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mardi 18 décembre 2012

Les Rencontres Citoyennes 2013 de Rhône-Alpes...



En Drôme dans la Biovallée® du 19 janvier au 9 février 2013

A Die dans la Salle Polyvalente du 25 janvier au 04 février 2013

Les 11èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien

«  Les Utopies en Marche… »

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » 
Marc Twain (1835 /1910)

Ensemble imaginons un futur vivable pour tous...

Partageons des initiatives locales sur l’agriculture, l’alimentation, le recyclage, l’énergie, les transports, les monnaies complémentaires, l’habitat collectif ou partagé
Suscitons l’émergence de nouvelles alternatives sur nos territoires
Imaginons des formes d’utopies permettant une transformation de la société par nos pratiques et nos réflexions. 
Construisons des modes de vie résilients, adaptés aux secousses sociales, économiques et environnementales que nous connaissons déjà à travers les bouleversements climatiques et les crises financières.
Vivons l’écologie civile comme un projet de société ouvert sur le monde
Tissons des liens avec les initiatives qui incitent à réfléchir à nos rapports avec les autres.
Dans la joie, le plaisir de vivre ensemble.
Des utopies concrètes.

Inlassablement, en défendant et valorisant ces valeurs qui nous semblent essentielles telles que l'entraide, la coopération et la solidarité, pour ensemble construire et ''vivre l'utopie'', Ecologie au Quotidien  incarne trois fonctions au regard des initiatives locales, à savoir celles  d’inspirer, de relier et de soutenir.

« L'utopie, c'est la vérité de demain » Victor Hugo (1802-1885)


Sauf indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la Salle Polyvalente (Bd du Ballon)
ou dans des salles municipales ou privées  à Die-26
et dans ce cas, elles sont précisées).

Samedi 19 janvier                 Ecologie au Quotidien

Espenel-rive droite– Association Labelvie (rourebel.fr)
Participation Libre
10h Visite des installations solaires thermiques et photovoltaïques
12h Repas partagé convivial
14h Atelier d’Echanges Autonomie Energétique
Comment développer une autonomie énergétique sur notre territoire Association Dioise de Transition Energétique, Association Vallée de la Drôme Energie Citoyenne, Georges Roussel-Saillans Transition, Enercoop, Joachim Hirschler-consultant en énergie et environnement, Claire Salomon-projet éolien local.

Dimanche 20 janvier               Vivre son pays 

Livron sur Drôme -MJC-Centre Social Coluche-rue Gerbault
Participation Libre
14-17h  L’aménagement du territoire pour tous, déclinons nos utopies…
A partir d’une exposition et du film « Un Monde pour Soi »
FRAPNA Drôme Avec l’Association « Ensemble » de Livron

Jeudi 24 janvier                               L’art fondateur

Saillans-26 -Salle des Fêtes – Participation Libre
17h30 : Alter Drôme, le Magazine Vidéo des Alternatives écologiques et sociales dans la Drôme.
N°1: Amaps de Bourg lès Valence et Taulignan, Le Collectif Transition Val de Drôme, L'association l’Envol de Montélimar, La Mesure de Romans, Le vélomobile d'Hubert Fèvre.
François Hoog-réalisateur militant

Saillans-26- Local l’Oignon- 55 Grand’ Rue - Participation Libre
19h30 Repas Partagé et Fables Humoristiques de Pistil
Episode 1 : « Et quand j'appuie là, ça vous fait mal ? » - ou la main forte prêtée par les animaux pour égratigner un peu celui qui marche debout mais qui n'avance pas.
PISTIL- Fabuliste

Crest-26-Café Citoyen L’Arrêt Public- rue de la République Participation Libre
20h : Atelier d’échanges sur la clérocratie qui postule que de nouvelles formes démocratiques ne peuvent émerger qu’au travers du débat et de la construction collective.
Etienne Maillet

                                                 
Début des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien
à la Salle Polyvalente de Die - Bd du Ballon

Buvette et Restauration Biologique et Locale sur place

Vendredi 25 Janvier            Intelligence du coeur   

10h Atelier participatif : La Santé au féminin
La Santé au féminin : nos seins malmenés. Prévention des risques pour des seins ... sains.
Monique Bessaz- Formatrice en santé

14h  La Disparition des Abeilles : agir sur le territoire
Film : « Quand les Abeilles ont le Bourdon » de et avec Marc Peyronnard
De nombreux pesticides sont à l’origine de la mortalité importante des abeilles domestiques et sauvages. Si les abeilles disparaissaient, notre avenir serait menacé. Quelles actions sur notre territoire ?
Rodolphe Stromaier-Groupement de Défense Sanitaire Apicole-26, Franck Reppelin-apiculteur professionnel du Vercors
Résonance locale : Marie-Laure Drouet-Rouhier, Bernard Sellier-apiculteurs

17h  Un siècle de protection des oiseaux
Film Les 100 ans d’actions de la LPO France :
Diaporama/Débat La migration des Oiseaux : la faune sauvage et son environnement.
Gilbert David-LPO-Drôme

20h30 L'Intelligence du Coeur
Les émotions que nous n’osons pas dire nous détruisent. Celles que nous exprimons maladroitement abîment nos relations avec ceux que nous aimons. Savons-nous réagir devant les pleurs d’autrui, maîtriser nos peurs, dire nos colères ? Sommes-nous libres de culpabilité ou de rancune ?
Isabelle Filiozat, psychopraticienne

Suivi d’un Concert avec le groupe local Caillasse
Musique Cajun, originaire de Louisiane : de belles ballades qui racontent des histoires du « Bon Temps qui Roule »...

Samedi 26 janvier               Etre au monde                  
Crest-Café Citoyen l’Arrêt Public–Rue de la République
12h Inauguration des Rencontres de l’Ecologie et buffet partagé

Die
11h Inauguration Festive sur le marché à Die
Animation : Porteurs de paroles « Quelles sont vos utopies ?» 
12h   Repas Partagé sur le Marché- Die
Soupe et verre de l’amitié offerts par Ecologie au Quotidien

 14h  Le Revenu de Base Inconditionnel, une Utopie ?
Film/Débat « le Revenu de Base »  
Un revenu  versé par une communauté à tous ses membres : une idée pour transformer le travail en oeuvre, réussir sa vie plutôt que réussir dans la vie ?
François Plassard, ingénieur agronome 
Résonance locale : Bernard Bruyat, Mouvement pour un Revenu Inconditionnel d’Existence

Marignac en Diois-26
14h  Visite d’une Maison en Eco-construction
Michel et Catherine Fatras-Métral – Quartier l’Hermite
Point Informations Energie ADIL 26
Inscription obligatoire au 04 75 79 04 47

Die-26
Au Restaurant les Locaux-Loco, Rue de l’Armellerie-Die
Participation Libre
15h Atelier découverte : Votre bébé a tant à dire !
Découvrez la langue des signes pour bébés, un moyen de communication efficace avant ses premiers mots.
Sylvaine Mauplot-Signes & marMots

16h  La Biovallée, un « Territoire Ecole »
Energie, Emploi, Finances Solidaires, Aménagement…
4 ans après la création de la Biovallée, bilan et perspectives.
Jean Serret-Président de la Biovallée, Annie Agier et Didier Jouve-Elus de la Région Rhône-Alpes, Elus des Communautés des Communes de la Biovallée et
Résonance Locale: Conseils Locaux de Développement du Diois et du Val de Drôme

18h30 Inauguration des Rencontres de l’Ecologie
sous la présidence du Conseil Régional Rhône-Alpes

19h 30 Buffet Biologique offert par Ecologie au Quotidien
Intermèdes artistiques


* 2oh30  Bal Folk  avec le Groupe «Hydromel»
Une invitation à danser sur des musiques traditionnelles de France,
d’Irlande, d'Italie, d'Europe de l'Est et à se laisser emporter d’andros en tarentelles, pour une soirée des plus conviviales.

*  20h30 Cinéma Le Pestel-Avenue du texas-Die-26
Film « Planète à vendre » de et avec Alexis Marant- réalisateur
Une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays pauvres pour garantir la sécurité alimentaire des pays riches.

Dimanche 27 Janvier             Tous égaux en Droits

Cinéma Le Pestel- Avenue du Texas- Die-26
9h30 Petit déjeuner
10h30 Film/Débat «Ecuador, une politique au-delà de l'utopie»
de Jacques Sarasin
Comment le Président Rafael Correa a transformé l'Equateur aux structures archaïques en une démocratie participative, sociale, indépendante et écologique.
François Plassard, ingénieur agronome

9h30 Film « La vie à la Colombine »
Expérience d’un lieu de vie local pour personnes handicapées.

10h30 Ateliers d’échanges sur la Psychiatrie Citoyenne
Quelle prise en compte dans notre société de la maladie, du handicap ou de la souffrance ?
Marie-Noëlle Besançon -Psychiatre et Jean Besançon-Entrepreneur social
Résonance locale : La Colombine, GEM l’Envol de Montélimar.

14h Osons la Psychiatrie Citoyenne 
Les Invités au Festin : Une expérience innovante d’alternative psychiatrique citoyenne
Film /Débat  «Un monde à l’endroit», une utopie incarnée. Un exemple réussi de lieux de vie pour des personnes en souffrance. L’interpénétration des activités, facteur désaliénant pour les Hommes comme pour les institutions.
Marie-Noëlle Besançon-psychiatre et Jean Besançon-entrepreneur social

Die - Salle Le Relais - 9 rue Saint-Vincent
14h Le Pacte Civique : il est urgent d’inventer ensemble
Une proposition pour réinventer ensemble notre démocratie et construire un futur désirable.
Bénédicte Fumey-Sciences-Po et Pacte Civique

Die - Salle Le Relais - 9 rue Saint-Vincent
17h Film/Débat : Uranium, l’héritage empoisonné
Une enquête sur les conséquences de l'exploitation de l'uranium au Gabon et au Niger : pollution radioactive des sols et maisons construites avec des stériles miniers provoquent de nombreuses maladies. Bilan.
Survie 26/07-Raphaël Granvaud-auteur du livre « Areva en Afrique »

17h Les Ecolocontes Poèlitico-Rigolos
Les Fables de Pistil : Episode 2 : «Mais c'est où les freins ? » Développement Durable quand tu nous tiens... à coeur d'être une réalité ! Un tour d'horizon sur celui qui peut tout changer : NOUS !
Pistil, Fabuliste
Un Pas de Côté : Des contes pour s'inventer un futur radieux, entre science et fantaisie, réalité et imaginaire. 
Franswaz Rochette- conteuse, Cie Double Un

20h30 Incarner l’Utopie : Contes de Métamorphoses
Conférence Contée suivie d’un débat :
Que nous disent les sciences humaines et les contes, notre mémoire collective, sur les processus de changement appelés métamorphose ?
François Plassard-conteur et agroéconomiste

Être nous-mêmes le changement que nous voulons pour la société.
En quoi relier la transformation personnelle à la transformation du collectif est aujourd'hui un acte politique ?
Bénédicte Fumey- Sciences-Po et Pacte Civique
Résonance Locale : Yves Michel, éditeur-Ex-maire de Eourre-26

Suivi de Danses en Cercle  avec Michèle De Chazournes
Le Cercle permet de retrouver un sens d'unité et d'appartenance

Lundi  28 janvier       Pas de Pays sans Paysans          

Locaux-Loco, Rue de l’Armellerie-Die 
10h : Atelier pratique : Yoga sur chaise
Changer le regard sur la vieillesse et le handicap 
Jeannot Margier, professeur de yoga

10h La Spiruline, l’algue bleue de santé – Participation Libre
Les  bienfaits et la  culture de la spiruline artisanale
Emilie Mendès - Ferme La Pimpreline

14h  Film/Débat : Terre d’Entraides de Patrick Viron
De nombreux paysans vivent une période très rude face aux lois du marché.
Pour accompagner les familles et préserver l’emploi, des agriculteurs ont créé l’association Solidarité Paysans.
Solidarité Paysans- Marc Tardy, Jacques Liotard et Marion Lelarge et les Compagnons de la Terre
 

17h Accaparements  des terres et des ressources : prévenir les violations des droits humains
Extrait Film Terres «la terre n’est pas une marchandise !» 
Comment préserver les terres agricoles au Sud comme au Nord ?
Soutenir l’agriculture paysanne et assurer la Souveraineté alimentaire des peuples nécessite le renforcement de la gouvernance et la participation des organisations de la société civile.   
Maureen Jorand-Chargée du plaidoyer sur la souveraineté alimentaire- CCFD-Terre Solidaire
Résonance Locale : Robert Delage-Terre de liens, Anaïs Hammel et Samuel L’Orphelin-Confédération Paysanne 26, Association Dioise de Protection des Terres Agricoles,  FRAPNA-Drôme.

20h30 Transition Energétique – Scénario négaWatt
NégaWatt montre qu’une société dite «développée» peut subvenir à ses besoins en diminuant radicalement l’utilisation d’énergies fossiles et en sortant progressivement du nucléaire. Des mesures concrètes permettant une réelle transition énergétique.
Thierry Rieser-ambassadeur Association négaWatt
Résonance Locale : Association Citoyenne de Transition Energétique du Val de Drôme, Claire Salomon- projet éolien local, Joachim Hirschler-consultant en énergie et environnement

Mardi 29  janvier                                  Forêt Sacrée 

8h30 Petit déjeuner partagé dans la salle polyvalente
Interpellation citoyenne : « Quelles sont vos utopies ?» 

Locaux-Loco, rue de l’Armellerie-Die
10h Le Jeu de la Ficelle : pour construire un monde plus solidaire
Comprendre les impacts de nos choix de consommation sur l’environnement, les pays du Sud, la santé, la justice
Daniel Cauchy-Maison du Développement Durable- Louvain la Neuve

10h Film/Débat  La Forêt Retrouvée
Face aux problèmes liés à la désertification, un exemple rare et réussi de reforestation Résonance Locale : Gilbert David-LPO Drôme, ONF-26/07

14h Des forêts et des hommes
Les forêts du Vercors dans l'histoire contemporaine : refuge, ressources et résistance
Philippe Hanus-historien, Jean-Claude Daumas-professeur d’histoire

17h Débat Contradictoire :
Micro-filière courte et participative pour le bois
S'organiser collectivement pour l'autonomie en bois (énergie, construction) et la mise en valeur des forêts locales
Jean André-REFORA, Longo Maï Treynas -Alternatives Forestières, ONF, Frédéric Jean-FRAPNA Drôme, Pascale Laussel et Stéphane Chauplanaz-Dryade, Les Bonnes Energies, FIBOIS

20h30 Plaidoyer pour l’Arbre
Diaporama/conférence : Visitons le monde des arbres avec un botaniste de renommée internationale qui nous emmène dans un voyage fantastique où la réalité n'en finit pas de nous étonner
Francis Hallé-biologiste, botaniste
Résonance Locale : Laure Vuinée-LPO Drôme

22h30 Concert offert «Infiniment» de Morice Benin
10 chansons pour célébrer l’utopie : de «Plus tu es heureux»  à «Simplicité joyeuse» en passant par «Souffle d’homme» et «On avance»

Mercredi 30 janvier             Les Générations Futures

Die
10h Atelier Participatif
Une Maison des Projets dans le Diois ?
Décloisonnement, complémentarité... une utopie ? Remise en question de nos pratiques et nos manières d’être, de travailler avec les autres et de se relier avec nos différences.
Le Collectif Maison Des Projets

Locaux-Loco, Rue de l’Armellerie-Die  
10h : Atelier pratique : Yoga sur chaise (un yoga pour chacun) avec explications : « Changer le regard sur la vieillesse et le handicap »
Jeannot Margier, professeur de yoga

Sur le Marché de Die
11h Animation autour d’un verre de l’amitié 
Porteurs de paroles « Quelles sont vos utopies ?» 

 La Roche sur Grâne-26 - Les Amanins
12h Repas «  Du jardin à l’assiette » sur réservation (04 75 43 75 05)
14h Visite guidée du Centre Agroécologique des Amanins
15h30 Ciné-rencontre autour du film : Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
Avec Anne Barth-réalisatrice du film, Isabelle Peloux, directrice de l’Ecole des Colibris.

13h30 à 16h30 Mercredi Ecologie pour les Jeunes (gratuit)
Contes avec Agnès Dauban "Philomène la raconteuse"
Ateliers pour Enfants : Jeux Eco-Solidaires
Tous âges : Jeux coopératifs, jeux du monde, jeux liés à l’environnement et à la solidarité… Fabrication de jeux avec matériaux recyclés
Ludambule, Coop’Aire de jeux, Mado Goldstein, Barbora Prechova.
Dessinons pour la Planète et Goûter Bio

Salle Meyros’ Pub-26 rue des Jardins- Die-26
15h Film/débat Le Compostage, un enjeu local et planétaire
Nourrir la terre, jardiner au naturel : Pourquoi composter, comment fait-on ? Comment utiliser le compost ?
Jean Pierre Rouit, Vice-Pt de la CCD chargé des Ordures Ménagères, Olivier Canivet, animateur environnement
Résonance Locale : Jardiniers du Diois, ESAT-Recoubeau, fabricants de composteurs

Café le Voltaire – rue Camille Buffardel - Die-26
15h Autour du livre «Les Derniers Rhinocéros» de Lawrence Anthony
Les aventures extraordinaires d’un homme qui, voulant sauver une espèce, est allé rencontrer des terroristes dans la jungle au Congo
Résonance Locale : Jane Martin-Traductrice du livre

17h Forum Participatif : Finances Solidaires et Echanges Citoyens
L’Epargne Solidaire au Service du Développement Local
De l’argent qui sépare à l’argent qui relie : quelles solutions pour développer l’épargne solidaire sur notre territoire ?
Maryline Mougel-Cigale, Michel Lepesant- La Monnaie Locale Complémentaire la «Mesure »  de Romans, Joël Lebossé- Banque Ethique-NEF et Philippe Leconte- Ancien président du Conseil de Surveillance de la Nef
Résonance Locale : Noël Maguet-SEL-Système d’Echange Local, Pascale Caron-Solade-Accorderie, Franck Lepriol-Carte Agir Ensemble, etc…)

20h30 Débat Contradictoire : Gaz de Schiste : Où en est-on ?
Des permis d’exploration de Gaz de Schiste  ont été délivrés en Drôme et Préalpes : quels seraient les impacts environnementaux et sociaux de l’extraction du Gaz de Schiste sur notre territoire ?
Robert Pilli-Non au Gaz de Schiste Isère, Jean Marie Combet-ancien Président de la Fédération Française des Combustibles Carburants et Chauffage, FRAPNA Drôme, Laure Noualhat-journaliste à Libération
Résonance Locale : Yann Louvel- Non au Gaz de Schiste-Val de Drôme

Jeudi 31 janvier               Expérimentations Sociales

10h : Table ronde/Débat «Permaculture, Agroécologie et Territoire»
La Permaculture, une philosophie ? Une vision globale ? Une pratique agricole ? ...difficile de s’y retrouver. Des formateurs, agriculteurs et ingénieurs nous proposent d’y voir plus clair.
Jean-Louis Peytoureau-Jardinier/animateur à l’Ecole de la Nature et des Savoirs, Marc-Antoine Forconi-Ingénieur Agronome à l’Ecole de la Nature et des Savoirs
Résonance Locale : Jean-Marc Faure, Thierry Geffray (Agriculteurs Drômois),

10h Habiterre-Chemin des Combes - Die 
Atelier Découverte Action Non-Violente
Conscients des limites liées aux modes traditionnels de mobilisation, renouveler les modes d’action avec humour et créativité
Les Désobéissants- Xavier Renou

14h Film/Débat :  Marinaleda, une utopie
Comment des habitants d’un village espagnol autogestionnaire récupèrent des terres en friche et construisent une coopérative de conserve de légumes.
André Duny -CEN-Coordination de la Nouvelle Education Populaire

17h  La Non-Violence est-elle une utopie ou une réalité ?
La situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action plus efficaces. La réalité des rapports de force exige de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique ludique.
Les Désobéissants Xavier Renou

20h30  Eloge de la Forêt
Film/Débat : Sadhana Forest : Une expérience de reforestation en Inde, à Haïti, et au Kenya de forêts indigènes durables avec les populations locales.
13 millions d’hectares de forêts disparaissent tous les ans alors qu’elles  jouent un rôle primordial dans la préservation des équilibres sociaux et écologiques. Quelles sont les solutions à notre portée ?
Sadhana Forest  International- Aviram Rozin
Sadhana Forest  France- Fatima Da Silva, David Blavier, Céline Robineau 
Résonance Locale : Gilbert David-LPO Drôme, Amis de la terre-Sylvain Augerand (sous réserve)

Suivi de Danses  en Cercles  avec Michèle De-Chazournes

Vendredi 1 février             Economie Solidaire     
10h Atelier participatif :
Pourquoi et comment manger moins de viande ?
Notre assiette, miroir de notre société, de ses impasses et espérances, peut servir de tremplin pour questionner le monde et nous mettre en projet de constructions d’alternatives de pensée et d’action.
Daniel Cauchy-la Maison du Développement Durable, Louvain la Neuve

Locaux-Loco, Rue de l’Armellerie-Die – Participation Libre
10h Atelier découverte : Votre bébé a tant à dire !
Découvrez la langue des signes pour bébés, un moyen de communication efficace avant ses premiers mots
Sylvaine Mauplot- Signes & mar’Mots

14h Faire des hommes libres 
Film/Débat «  Sur les traces de Boimondau »
Boimondau, un voyage à travers la mémoire des anciens compagnons de cette entreprise horlogère autogérée créée à Valence en 1941 qui voulait faire du travail un outil d'émancipation collectif
Michel Chaudy-Communauté de travail de Boimondau, Ambiance Bois, Ardelaine, le Viel Audon

Locaux-Loco, Rue de l’Armellerie-Die
15h Atelier d’Echanges Les Toilettes Sèches Domestiques
Usage et enjeux des toilettes sèches au quotidien 
Denis Mauplot-auto-entrepreneur «Le petit coin» conception et réalisation de cabanes, toilettes sèches et petites constructions bois

17h Les Collectifs de Travail et la Coopération
Une aventure humaine, des portraits de femmes et d’hommes qui ont agi pour que se développent les idées participatives et solidaires
Réseau Repas : Béatrice Barras-Ardelaine, Michel Lulek-Ambiance Bois, Yann Sourbier-le Viel Audon

Die–Restaurant Un Air de Famille-rue Kateb Yacine (près du Théâtre)
17h : Alter Drôme, le magazine vidéo des alternatives écologiques et sociales dans la Drôme.
Magazine Vidéo Local n° 1: Amaps de Bourg lès Valence et Taulignan, Collectif Transition Val de Drôme, l'Envol de Montélimar, Monnaie Locale de Romans, le vélomobile d’Hubert Fèvre
Alter Drôme-François Hoog

20h30 Film/Débat «Les Moissons du futur» avec Marie-Monique Robin-réalisatrice : Comment l’agroécologie peut nourrir le monde
Comment nourrir les milliards de Terriens avec une agriculture plus écologique ? Un documentaire plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire à travers des témoignages de réussites de l’agriculture biologique récoltés sur toute la planète.
Marie-Monique Robin- journaliste, réalisatrice et écrivaine.
Réalisatrice de « Le monde selon Monsanto » et « Notre poison quotidien ».
Résonance Locale : Vincent Delmas et Jérôme Mougnoz-agriculteurs

Suivi du Groupe de Musique Label’Rousse
Les six compagnons de route de la Bel’Rousse lancent à la volée des textes intimes et poétiques portés par des mélodies rassembleuses.

Samedi  2 février                   Vision Transformatrice

10h Eco-Habiter Ensemble
Diaporama/Débat : Ecohameaux et habitats collectifs en Amérique du Nord
Un voyage à la rencontre d’éco-hameaux, allant de l'écovillage (Twin oaks) au voisinage écologique.
Noémie Capdevilla, Marc Bodinier- Habiterre de Die  
Résonance Locale : Habitats Groupés locaux, Ecoravie (26),  

Sur le Marché- Die-26
11h Animation autour d’un verre de l’amitié
Porteurs de paroles « Quelles sont vos utopies ? » 

14h  World Café « Quels projets pour quelle Biovallée ? »
Les habitantes et habitants rêvent leur territoire. Quelles utopies les portent ? Ensemble, nous imaginerons ces espaces nouveaux à construire    
Les Amanins, Ecologie au Quotidien
Résonance locale : Présentation de projets locaux, Rodolphe Baltz -l’Université de l’Avenir,  Roland de Miller-Bibliothèque de l’Ecologie, Alter Drôme, MédiasCitoyens Diois…

Saint-Andéol-en-Quint -26 
14h  Visite d’une Maison en Bois en Eco-Construction
Maryline et Gilles Roy, Les Vials, Hameau de Saint-Etienne en Quint
Point Informations Energie ADIL 26
Inscription obligatoire au 04 75 79 04 47


17h : La Raison du plus Faible- Jean-Marie Pelt
 « La nature, ce n'est pas que la loi du plus fort, affirme Jean-Marie Pelt. Il existe aussi d'innombrables mécanismes qui inhibent l'agressivité, sinon, ce serait le chaos total. Il faut qu'il y ait aussi de la solidarité et parfois, les plus forts ne sont pas ceux que l'on croit »
Jean-Marie Pelt- Biologiste, Président honoraire de l’Institut Européen d’Ecologie

20h30 Sommes-nous en Démocratie ?
« La crise sociale et écologique est une des conséquences de l’impuissance politique : il est nécessaire de créer une véritable démocratie »
Des pistes pour inventer de nouvelles pratiques sociales et participatives
Etienne Chouard, professeur d’économie-gestion
Résonance Locale : Michèle Eybalin-élue régionale Rhône-Alpes,
Veyret Claude-journaliste-Ex-Président du Conseil Local de Développement du Pays Diois

Suivi d’un Circle Song avec Barbora Prechova
Participer à un Cercle de Chant : improvisation vocale inspirée du moment présent.

Dimanche 3 février               Eco-Habitat Partagé     

Die- Salle Polyvalente
9h Petit  Déjeuner Partagé
10h Atelier d’échanges:
Ecrire ensemble un article de la Constitution pour un vrai respect des initiatives populaires
Etienne Chouard- professeur d’économie-gestion

Crest- Salle des Acacias-rue des Acacias
10h Atelier d’échanges ouvert à tous avec Jean-Marie Pelt  et les naturalistes locaux sur la biodiversité

Die- Salle Polyvalente
14h-16h Démonstration de Pratiques d’Eco-Construction
Avec la participation d’entreprises et de professionnels de l’éco-construction : Ar’terre, Vert de Terre, Greta Viva 5, Quint'essence, CFPPA, l'eco’legs, la Maison écologique, Paille en Diois…
Fabrication d’un mur en paille, ossature bois, isolations naturelles, enduits terre, argiles, chaux…Ces démonstrations offrent aux particuliers la possibilité de se renseigner sur les matériaux et les techniques de l’éco-construction
Exposition du projet d’éco-quartier de Chanqueyras-Die

Salle Le Relais- 9 rue St Vincent- Die
14h Ateliers d’échanges : Facteurs de succès et d'échecs de la création d'habitats groupés  et d’écohameaux.
Présentation d’outils pour faciliter la prise de décision et la communication.
Noémie Capdevilla  et Marc Bodinier-Habiterre 

Salle Le Relais- 9 rue St Vincent- Die
17h  Atelier Participatif : Aller à la rencontre de nos ados 
Comment préserver l'essentiel avec nos jeunes grâce à la Compréhensiv'Attitude !
Claire Commarmond, formée en Communication Non-Violente, auteure de la BD : «Aller-Retour» vers de nouveaux horizons

17h Table ronde/Débat sur l’Eco-Construction :
Quelle isolation et quel chauffage pour une maison basse consommation ?
Avec la participation de professionnels et le témoignage de particuliers.
Associations locales et entreprises : Amandine Mancino, Paille en Diois,  Didier Bertrand-Vert de Terre, Alain Arnaud-Ar’terre, Marc Bodinier-Habiterre- Die, Hubert Fèvre
L’Eco’legs, Greta Viva5, Quint’essence.
Témoignages : « Lyrae-Les-Prés », « Les Toits de la Gare-Recoubeau ».
 
*17h Cinéma Le Pestel – Avenue du Texas – Die
 « Tous cobayes ? » de Jean-Paul Jaud
La plus longue étude de consommation d’un OGM agricole faite sur des rats de laboratoire : les conclusions qui vont en être tirées sont édifiantes.
Débat avec le Réalisateur Jean-Paul Jaud

20h30 Salle Polyvalente : OGM, recherches et lanceurs d’alerte 
Extrait du film «  Tous Cobayes » de Jean-Paul Jaud
La dispersion des OGM par le vent, les oiseaux et les insectes pollinisateurs ne respecte aucune des limites fixées par la loi. Les exemples de contaminations génétiques incontrôlable aux Etats unis, au Canada, et en Suisse, le démontrent sur le terrain. Irréversibilité?
Jean-Paul Jaud-réalisateur, Michèle Rivasi-Députée européenne, Aude Cornu-Association Rés'OGM Info

Lundi 4 février_______      Résistances Créatrices  

16h Cercle de Parole «Les Utopies en Marche…»

19h Repas Partagé de Clôture des Rencontres Citoyennes.

21h Soirée Conviviale et Danses

* 20h30 Cinéma Le Pestel – Avenue du Texas – Die
Film/ Débat « Le grand retournement » avec Gérard Mordillat-réalisateur
C’est la crise, l’économie se meurt. Pour sauver leurs mises, les banquiers font appel à l’État. Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres, pauvres.
Gérard Mordillat- réalisateur et Yann Louvel-Amis de la Terre


Fin  des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien
à la Salle Polyvalente de Die – Bd du Ballon

Jeudi 7 février___Nos Energies Renouvelables     

Crest- Cinéma L’Eden-Quai Béranger de la Blache
20h 30 Projection-échanges L'utopie en pratique, ici et ailleurs
Trois documentaires courts : Le Méné, Bretagne: 100% énergies renouvelables. Güssing, Autriche, autonomie énergétique. Communautés Songhai, Afrique, recherche et production en agriculture durable.
Collectif Val de Drôme Transition : où en est la Transition ?

Vendredi  8 février____  Tous les Possibles_      

Loriol - Cinéma Espace-12  Rue de la République
20h 30 Film/Débat  « Les Moissons du futur » de Marie-Monique Robin avec le Centre Social et le Cinéma Espace de Loriol.
Comment l’agroécologie peut nourrir le monde.
Comment nourrir les milliards de Terriens avec une agriculture plus écologique ? Un documentaire plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire à travers des témoignages de réussites de l’agriculture biologique récoltés sur toute la planète.
Résonance locale : Michel Terrail, paysan à Montmeyran
et François Sausse, paysan à Chabeuil

Samedi 9 février                        Ici et Maintenant     

Espenel-26 (rive droite) Labelvie-Rourebel (rourebel.fr)
Ateliers Découverte – Participation Libre
10h Vivre l’Instant Présent : Mieux Etre et Pleine Conscience 
Une pratique pour se libérer de nos conditionnements, réduire le stress et vivre pleinement l’instant présent.
Anne Tesson- Association Résonance - Gestion du stress et Relaxation
                       (www.associationresonance.blogspot.com)

12h Repas Partagé (plats apportés par chacun)

14h Alimentation et " bon Sens" : Manger en Conscience
Que manger? Régime alimentaire, végétarisme…etc, Comment s'y retrouver aujourd’hui. Et si c'était plus simple...? Plus près de soi et de nos besoins, à l’écoute de nos 5 sens
Gervaise Anziani, Naturopathe

Crest –Salle des Acacias-Repas Partagé
18h Découvrir des Alternatives du Val de Drôme/Crest
Film :  De la servitude moderne.
SEL (Système d'Echange Local), Les Groupes Vallée de la Drôme-Transition, L’Arrêt-Public, Association Vallée de la Drôme Energie Citoyenne, Université de l’Avenir, Topinambours-Compostage-Urbains, Jardins Partagés de Aoûste sur Sye  et Mirabel et Blacon, Agricourt de Eurre, Dryade-Bois, Ressourcerie, Atelier Vélo  



Les 4 saisons d'Ecologie au Quotidien

Hiver

19 janvier au Samedi 09 février 2013 :
Rencontres de l’Ecologie dans la Biovallée
« Les Utopies en marche.. »
Printemps

27 Mars 2013 :   La Roche sur Grâne – Les Amanins
« Journée Porteurs d’espoir » pour les Jeunes

Avril 2013 : Vercheny-Le-Bas
Journée de la Terre et de la Biodiversité

Eté

Juin 2013 : Fête des Jardins sur toutes la Biovallée
« Que mille jardins s’épanouissent ».

Automne
Octobre 2013 : Forum de l’Eco-Habitat
Eco-Construire dans la Biovallée

- Conférences/débats, Animations interactives, Films/Débats organisés toute l’année par Ecologie au Quotidien
- Sorties Nature - Gilbert David-LPO Drôme
- Lectures de Paysages - Claude Veyret-Journaliste





L'association "Ecologie au Quotidien" a pour objectif
de sensibiliser les habitants sur l'impact de nos modes de vie
et de nos gestes quotidiens sur l'environnement, la santé,
la société, le vivant et de proposer des alternatives.


Pendant les Rencontres de l’Ecologie Soyez acteurs de ces Rencontres : réagissez, agissez,  exprimez vos idées,  vos projets pour esquisser la trame  d’autres possibles à l’Espace Eco’Potes
- Buvette & Restauration  biologiques tous les jours à 12 h et 19 h
- Après les conférences, échange convivial autour de l’Espace Buvette
- Espace de gratuité : Amenez les objets, vêtements que vous voulez donner ou/et repartez avec ceux dont vous avez besoin tout au long des Rencontres de l’Ecologie.
- Films au cours de l’eau : « 6 milliards d’autres » de  Yann Arthus-Bertrand, Sibylle d'Orgeval et Baptiste Rouget-Luchaire.
- Intermèdes Musicaux avec des Artistes locaux 
- Agnès Dauban- "Philomène la raconteuse" et "La souffleuse"
- Galerie Art Zone- 29 rue Emile Laurens : Exposition  de sculptures à partir d’objets recyclés de Catherine Medico et artistes du Diois
- Construction d’un «monument aux victimes du nucléaire»par ADTE.   
- Expositions : Transition, Arehn, bac à compost, lombri-compostage et four solaire…
- Exposition : Usage et enjeux des toilettes sèches Denis Mauplot « Le petit coin »
- Médiathèque de Die : Exposition de photographies Nature Humaine - Sophie Dartigeas-photographe
- Dessins humoristiques en direct pendant les conférences–Alexis Nouailhat
- Espace Enfants : jeux et dessins     
- Espace Détente et Bien-être – Inscription sur place
- Espace Librairie avec la Balançoire de Crest, Edition Yves Michel, Silence, Passerelle-éco…
La manifestation se déroule à la Salle Polyvalente, Bd du Ballon à Die
sauf indication contraire

Participation aux Rencontres de l’Ecologie

- ECO PASS de soutien aux Rencontres de l’Ecologie : à partir de 30€
- ECO PASS des Rencontres de l’Ecologie : 25€
 Donnant accès aux Expositions, Conférences, Tables rondes, Visites de sites, Ateliers d’Echanges et Ateliers Découverte et films.
(* Sauf : Bal Folk et films au Cinéma Le Pestel)
 - Journée 8€ (5€ TR-tarif réduit)
(* Sauf : Bal Folk et films au Cinéma Le Pestel)
- 1 Journée + Bal Folk : 12€ (7 € TR)    
- Conférence/Film-Débat/ Ateliers d’Echanges et Découverte : 5€ (3€ TR)
- Soirée Bal Folk : 8€ (5€ TR)
- Films au Cinéma Le Pestel : Consultez la plaquette du Cinéma
- Accès aux Rencontres de l’Ecologie gratuit  pour scolaires et étudiants
- Les difficultés financières ne doivent pas être un obstacle
à votre participation. Nous consulter sur place.
- Adhésion à l’association : 5 €  (association : 10€)
- Pour venir, pensez à utiliser le Covoiturage : http://www.manaterra.org/asso/forum/covoiturage-du-diois
- Pour l’hébergement, contactez l’Office du Tourisme de Die :
04 75 22 03 03  - www.diois-tourisme.com


Nous remercions les partenaires ci-dessous pour leur participation aux Rencontres de l'Ecologie 2013 :

ADIL-26 , un Air de Famille (26), Alterre Drôme, Ar’terre (26), les Amanins (26), Ambiance Bois, Les Amis de la Terre (26 et 38), Ardelaine (07),A.R.E.H.N (76), L’Arrêt Public (26), Ar’Terre (26), ASCO(26), ADTE-Association Dioise de Transition Energétique, ASPAS (26), Biovallée®(26), les Bonnes Energies (26), Café Associatif l’Oignon de Saillans, La Carline(Die),  Café Le Voltaire (Die), CCFD-Terre Solidaire(75), la CEN (26), Cinéma le Pestel (26), La Colombine ’26), Communauté des Communes du Val de Drôme (26), Confédération Paysanne (07/26), Conseil Local de Développement du Diois (26), Conseil Local de Développement Vallée de Drôme (26), Conseil Régional Rhône Alpes, Coop’aire de Jeux (26), CPIE-PNRV(26), Dryade (26), Les Eco-Constructeurs du Diois, Ecole de la Nature et des Savoirs(23), Ensemble de Livron, Centre Social et Cinéma de Loriol, MJC Ninichaise de Aoûste,  Edition Yves Michel (04), ESAT-Cat de Recoubeau (26), Fédération des Oeuvres Laïques-Ligue de l’enseignement (26), Festival du Conte de Bourdeau (26), F.R.A.P.N.A (Fédération Rhône Alpes pour la Protection de la Nature-26, GDSA (26), GEM L’Envol(26), Gîtes Panda (26), GretaViva5 (26), Habiterre (26), Héraldie (26), Hydromel(07), Imagerie (26), les Invités au Festin(25), Jaillance (26), Klub’terre, Label’Rousse (69), Labelvie (26), Librairie La Balançoire(Crest), Locaux-Loco (26), LPO Drôme (26), Ludambule (05), Maison des Projets (26), Maison du Développement Durable-Louvain la Neuve, MJC Livron(26), Médiathèque Départementale Diois-Vercors(26), MédiasCitoyensDiois (26), La Nef (26), NégaWatt (26), Non au Gaz de Schiste-Val de Drôme(26), Office National des Forets (26), Pacte Civique(75), Radisel (26), REFORA, SERA(26), Réseau Diois Transition(26), Réseau-Val-de-Drôme-Transition(26),  Res’OGM 26, Résonance (26), Signes & Mar’mots (26), Silence (69), Solad-Accorderie (26), Solstice (26), Survie 26/07, Terre de Liens (26), Val de Drôme Energie Citoyenne, le Viel Audon (07), la Ville de Die et le Personnel Municipal de Die (26)…




Ecologie au Quotidien  Le Chastel 26150 DIE
 Tel  04 75 21 00 56


Les terres arables au maximum de leurs surfaces.

Le pic des terres agricoles a été atteint, selon des experts américains

AGRICULTURE - Selon des experts, la croissance des rendements et le ralentissement de la démographie permettraient de réduire la surface occupée par l'agriculture dans les années à venir...

C’est environ 2,5 fois la surface de la France qui pourrait revenir à la nature d’ici à 2060. D’après un groupe d’experts, la planète atteint actuellement son pic de terres agricoles, c’est-à-dire que les surfaces réservées à l’agriculture n’ont jamais été aussi importantes et ne le seront plus jamais. Selon leur rapport, l’augmentation des rendements et le ralentissement de la croissance démographique permettrait de réduire de 10% les surfaces cultivées dans le monde.
Même les biocarburants et la consommation de plus en plus forte de viande dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde, qui implique des champs pour faire pousser l’alimentation du bétail, n’y pourraient rien: la productivité agricole les compenserait largement. «Nous croyons que l’humanité a atteint son pic de terres agricoles et qu’un retour net de terres à la nature est prêt à commencer», explique Jesse Ausubel, directeur du programme pour l’environnement humain à la Rockfeller university de New York. «Heureusement, la cause n’est pas l’épuisement de terres arables, comme beaucoup l’avaient craint, mais plutôt la modération de la population et de ses goûts, ainsi que l’ingéniosité des fermiers», poursuit-il.

Le changement climatique non pris en compte

Ainsi, environ 150 millions d’hectares pourraient redevenir des forêts d’ici à 2060. Alors que la terre comptait 1,53 milliard d’hectares de terres cultivées en 2009, elle pourrait se contenter de 1,38 milliard en 2060. L’étude pointe que l’Inde et la Chine ont déjà «économisé» des terres arables grâce à l’amélioration des rendements: si les récoltes étaient restées au niveau des années 160, l’Inde utiliserait 65 millions d’hectares de plus qu’actuellement pour nourrir sa population. De même, la Chine a épargné 120 millions d’hectares.
Ces prévisions vont à l’encontre de toutes les projections des Nations unies: selon la FAO, il faudrait 70 millions d’hectares de plus en 2050 pour nourrir près de neuf milliards d’humains. Jesse Ausubel explique que l’étude de l’université de New York se base sur des hypothèses fortes: une augmentation continue des rendements, un ralentissement progressif de la démographie, un freinage dans la culture de biocarburants et un appétit modéré pour la viande à travers le monde. L’étude ne prend pas non plus en compte les éventuels impacts du changement climatique sur l’agriculture, qui pourraient changer la donne.

Audrey Chauvet

samedi 15 décembre 2012

La lutte contre les projets inutiles s' enracine...

Notre-Dame-des-Landes: réunion des comités de soutien pour créer une "plateforme de revendications"

Environ 300 représentants des comités de soutien à la lutte contre l'aéroport nantais deNotre Dame des Landes  étaient rassemblés samedi sur place pour assister à une première assemblée générale organisée par les opposants au projet et destinée à élaborer "une plateforme commune de revendications, a constaté une journaliste de l'AFP.
Quelques 180 comités de soutien de toute la France étaient officiellement répertoriés samedi et "ça gonfle de partout" a indiqué à l'AFP Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, la principale organisation d'opposants.
Samedi, beaucoup de représentants venaient des régions limitrophes des Pays de la Loire mais les organisateurs attendaient également des délégués des comités de Mulhouse , Nice et Marseille notamment.
Ces rencontres, prévues sur deux jours, doivent permettre d' "harmoniser le message que nous voulons porter face au monde politique, a ajouté Julien Durand. Il faut que chaque comité agisse localement en collant la problématique de Notre-Dame-des-Landes à des actions menées chez eux" contre d'autres projets d'infrastructures suscitant aussi des oppositions.
"Il y aura des interpellations d'élus partout et des recours partout en même temps" contre l'aéroport, a déclaré Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa.
"Cette lutte est emblématique : j'ai très envie que cette lutte gagne car sinon d'autres projets inutiles vont nous être imposés", a dit Norbert Bossu, venu du département de la Loire et évoquant en particulier les gaz de schiste.
Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes prévoit de remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique.
Ce dossier, qui suscite une très vive opposition notamment depuis l'intervention des forces de l'ordre, a pris une tournure nationale du fait de l'implication du Premier ministre Jean Marc Ayrault , ancien député-maire de Nantes, qui est particulièrement visé par les critiques visant cette infrastructure déclarée d'utilité publique en 2008.

mardi 11 décembre 2012

Enfin un toxique de moins....

Les apiculteurs rassurés par le rejet du pourvoi sur le pesticide Cruiser

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a salué jeudi la décision du Conseil d'Etat qui a rejeté le pourvoi de la société Syngenta sur l'interdiction définitive du pesticide Cruiser OSR par le gouvernement.
"Après un premier échec en référé fin juillet au tribunal administratif de Versailles, la société agrochimique a tenté en vain de convaincre le Conseil d'Etat que la décision ministérielle de retrait serait illégale et préjudiciable à l'agriculture", indique l'Unaf dans un communiqué.
Le Conseil d'Etat a refusé le pourvoi le 21 novembre, précise l'Unaf pour qui le "retrait du Cruiser OSR sur le colza (...) est une mesure de sauvegarde courageuse et indispensable mais non encore suffisante".
Pour Olivier Belval, président de l'Unaf, "cette décision du Conseil d'Etat est un succès pour l'apiculture française, elle permet au ministère de l'Agriculture d'aller jusqu'au bout en prononçant le retrait du Cruiser sur le maïs".
Le gouvernement a annoncé fin juin l'interdiction définitive du Cruiser OSR, un pesticide utilisé pour le colza, dont plusieurs études ont confirmé les effets néfastes sur les abeilles.
L'interdiction, entrée immédiatement en vigueur, concerne exclusivement le Cruiser OSR utilisé pour le colza en enrobage de la semence, et pas le Cruiser 350 utilisé sur le maïs.

dimanche 9 décembre 2012

Demain, seule l' agriculture biologique nourrira le monde....

"Vive l'agro-révolution française !" de Vincent Tardieu, Ed Belin Vive l'agro-révolution française !


Alors que la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir en 2050, nombreux sont ceuxVive l'agro-révolution française ! qui pensent qu'il n'y a pas d'alternative à l'agriculture chimique et industrielle. Et pourtant. Au terme d'un tour de France de dix-neuf mois à la rencontre de paysans, de chercheurs et de techniciens, Vincent Tardieu révèle que le monde agricole est en pleine mutation : la crise du modèle productiviste actuel engendre une puissante révolution vers une nouvelle agriculture où les processus naturels sont au coeur des méthodes de production. Cette agriculture écologique est riche d'une belle diversité d'itinéraires (bien au-delà de la seule agriculture biologique) et de réseaux humains que l'ouvrage invite à découvrir avec, à la clé, des raisons d'espérer : oui, on peut nourrir la planète tout en préservant l'environnement ! Oui, nos paysans peuvent vivre mieux et plus nombreux ! Mais cette révolution écologique n'ira pas sans bouleversements des marchés, des organisations agricoles et de notre façon de consommer.


Vincent Tardieu est journaliste scientifique spécialisé en agronomie et en écologie. Sa précédente enquête, consacrée au déclin des abeilles (L'étrange silence des abeilles, Belin, 2009), a été saluée par la critique et les lecteurs.

Une enquête rigoureuse et pleine d'humanité pour découvrir la révolution écologique qui est en marche dans nos campagnes...
1) Qui êtes-vous ? !
Journaliste scientifique depuis plus de vingt-cinq ans, je me consacre à des enquêtes au long cours sur l'écologie et l'agriculture sous la forme d'ouvrage pour un large public depuis une dizaine d'années après avoir travaillé pour Libération, Le Monde, Géo, Science & Vie, Terre Sauvage... J'ai quitté Paris depuis une quinzaine d'années et vis à présent en pleine garrigue dans les hauts cantons de l'Hérault.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Lassé par les discours excessivement pessimistes et convenus sur l'agriculture, j'ai voulu explorer à travers un tour de France des paysans et des chercheurs innovants les nouveaux parcours tracés par ces derniers pour conjuguer productions alimentaires et préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Et, au terme de près de deux ans d'enquête, je montre pourquoi et comment ces nouvelles formes d'agroécologie (ou d'agriculture écologique) sont à la fois en mesure de nourrir nos sociétés et d'améliorer l'avenir des agriculteurs. A condition qu'évoluent à la fois les marchés, les formes d'organisation professionnelle et notre modèle de consommation dominant...
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Chez ces paysans écologistes, j'ai le sentiment que ceux qui ouvrent de nouveaux sillons sont, certes, des êtres fondateurs et rebelles, parfois écorchés, meurtris par la spirale agro-industrielle, mais avant tout des êtres reliés entre eux, solidaires."
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven, bien sûr ! ;-)
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Une certaine confiance en la créativité de nombreux paysans et agronomes et amener chacun à prendre ses responsabilités en tant que consommateur.
La revue de presse : Eliane Patriarca - Libération du 6 décembre 2012 Durant son long tour de France, et au fil des rencontres avec plus d'une centaine d'agriculteurs, de scientifiques, d'écologistes et d'industriels, il découvre une «révolution écologique aux mille facettes», qui va bien au-delà de la seule agriculture biologique : il y a l'agroforesterie (les futaies dans les parcelles cultivées), la biodynamie, le désherbage sans labours ni pesticides, la rotation astucieuse des cultures, les prairies permanentes, la permaculture...
Mais, prévient l'auteur, pour qu'elles ne restent pas seulement des «niches commerciales» et constituent une réelle alternative au modèle dominant, productiviste et chimique, il faut impérativement les soutenir...

samedi 1 décembre 2012

Les Monnaies Locales Complémentaires en marche...

Les monnaies locales, comment ça marche?

FINANCE - La ville de Montreuil réunit samedi et dimanche les «6e rencontres nationales des monnaies locales»...

Muse, Luciole, Sol Violette, Occitan, Canut ou Grain. Bienvenue dans le lexique imagé des «monnaies locales» françaises.  Au total, 17 monnaies de ce type circuleraient dans le pays et presque autant sont en projet. Un phénomène qui ne date pas d’hier mais qui a pris un nouvel élan ces dernières années, porté par une nouvelle vague de militantisme critique vis-à-vis du système financier spéculatif.
Une nouvelle génération éthique et écolo
«Ces monnaies parallèles existent en France depuis les années 1990, sous la forme des systèmes d'échange local ou plus récemment des banques de temps, deux systèmes de comptabilisation des échanges de services sans circulation de monnaie physique», rappelle Jérôme Blanc, maître de conférence en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon 2 et spécialiste de la pluralité des monnaies. «Mais on assiste depuis 2010 à l’apparition d’une nouvelle génération de monnaies circulant sous format papier dans une localité, avec l’objectif de contribuer au développement d’une économie locale et d‘emplois non délocalisables avec, et c’est une spécificité française, une dimension environnementale, sociale ou éthique», observe le spécialiste.
Dans la pratique, rien de bien compliquer. Autour d’Angers, l’association «Agir pour la transition» propose depuis le mois d’avril à ses adhérents de convertir leurs euros en « Muse » (Monnaie à Usage Solidaire et Ecologique) pour les utiliser chez une quarantaine de prestataires. «Cela fonctionne comme des bons d’échange à durée de vie limitée pour accélérer leur circulation». explique Philippe Floris son co-fondateur. L’argent collecté est placé sur un compte dans une banque solidaire NEF et servira à aider des projets, comme l’aide à l’installation d’agriculteurs par exemple
A Toulouse  , les Sol Violettes lancées en 2011 comptent déjà 800 adhérents et 100 commerces partenaires «dans l’économie sociale et solidaire, le développement durable ou le secteur commercial classique», détaille Andrea Caro, chargée de mission.  Ce projet d’envergure s’est monté en partenariat avec le Crédit coopératif et la mairie de Toulouse: la première convertit les euros qui sont placés sur un compte servant à financer des projets de microcrédit en faveur de personnes en situation d’exclusion financière. La seconde contribue à financer la distribution de Sol Vilolettes à des maisons de chômeurs.
Des développement encore limités
«Ces partenariats sont très intéressants car ils contribuent à rendre ces monnaies plus solides, plus visibles et à sensibiliser le milieu bancaire», observe Jérôme Blanc. Mais aussi à toucher un public plus vaste.
«La principale difficulté de ces systèmes est qu’ils restent principalement limités à des usagers qui ont déjà une sensibilité à l'égard des productions et commerces locaux et notamment des produits bio», note l’économiste.  Pour arriver à se développer, il leur faut aussi réussir à ne plus être cantonnés aux seuls moments de consommation, mais servir également à payer des fournisseurs et pourquoi pas une partie des salaries. «Inscrire ces monnaies dans un véritable circuit d’usages est un enjeu de réussite essentiel. Mais Il faut pour cela une grande variété de prestataires», souligne Jérôme Blanc. A ce jour la plus beau succès européen se trouve  en Bavière où quelque 3.000 utilisateur utilisent les « Chiemgauer » pour leurs échanges avec 600 entreprises commerces, et associations partenaires.
Claire Planchard

jeudi 29 novembre 2012

Arrêter de consommer....

Serge Latouche: «Pour lutter contre l'obsolescence programmée, il faut arrêter de consommer!»

INTERVIEW - Economiste et auteur de «Bon pour la casse» (éd. Les liens qui libèrent), Serge Latouche énumère par le menu les différentes façons de lutter contre l'obsolescence programmée...

Une batterie de smartphone qui lâche sans possibilité de la remplacer, l’ordinateur en panne le lendemain de la garantie, autant de défaillances qui n’ont rien d’inopiné ou de très écoresponsable, et que l’auteur de «Bon pour la casse» dénonce justement.
L’obsolescence programmée est au cœur de votre livre. Pouvez la définir?
La première obsolescence est technique. Le progrès rend obsolète ou inefficace un objet qui n’est pourtant pas usé. Le nouveau produit est simplement plus performant, plus adapté. La deuxième obsolescence est symbolique ou psychologique. On parle d’effet de mode. Là aussi, le capitalisme et la production en série ont accéléré le phénomène, pour susciter l’achat. Enfin, l’obsolescence programmée telle qu’on la conçoit aujourd’hui, se définit comme l’introduction d’un élément de défaillance dans un produit. A chaque génération, les produits Apple  offrent un cocktail des trois. Mais ce ne sont pas les seuls.
Comment lutter?
Le think tank du parti socialiste, Terra Nova, et Les Amis de la terre, ont planché sur cette question. Leur première proposition a été d’écrire une loi condamnant les cas avérés d’obsolescences programmée. Je ne crois pas qu’on ait besoin de nouvelles lois. Les consommateurs ont pu prouver un ou deux cas de défaillances par le passé, mais ce genre d’affaire prend des mois en procès... On parle aussi d’allonger la durée de garantie obligatoire de deux à cinq ans, puis à dix ans. Evidemment, les constructeurs ne vont pas se laisser faire.
A son niveau, que peut faire le consommateur?
Arrêter de consommer! Les gens ont trop intégré cette logique du jetable et du provisoire. De fait, il n’y aura pas de changement sans implication des citoyens. L’Etat et les consommateurs doivent inciter les entreprises à se tourner vers l’écoconception et l’écodesign. Un objet doit pouvoir être perfectible, réparable et réutilisable. On pourrait tout à fait imaginer un ordinateur portable conçu en modules que l’on pourrait changer afin de suivre les exigences techniques, ou le réparer en cas de panne. Le remplacement de l’achat par le leasing est également une piste intéressante. Rank Xerox, par exemple, loue ses photocopieuses au lieu de les vendre. C’est le cas aussi d’Autolib’, pour citer un modèle français. L’entreprise ne fait plus son beurre sur la vente mais sur la maintenance et l’entretien.
L’occasion et le réemploi ont plutôt le vent en poupe. Comment peuvent-ils contribuer à lutter contre l’obsolescence programmée?
La crise favorise en effet ce type de comportement chez le particulier. Seulement, de plus en plus d’objets sont pensés au départ pour ne pas être réparables. Le bricolage ne fonctionne que jusqu’à un certain point. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer des représentants d’Emmaüs ou du site Leboncoin.fr. Ce n’est pas un hasard si leurs ventes se concentrent sur les meubles et des vêtements, ils ne peuvent pas réparer ce qui est conçu pour ne pas l’être. Le marché de l’occasion et du réemploi est une initiative à encourager mais sans rupture radicale, le gaspillage à l’arrivée restera énorme.

lundi 26 novembre 2012

Dialogue ou manipulation ?

Notre-Dame-des-Landes: Une «commission de dialogue» ou de discorde?

Un dialogue qui pourrait être un monologue: c’est ce que redoutent les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, au lendemain de l’annonce par le Premier ministre de la création d’une «commission de dialogue». Destinée à «exposer ce projet et entendre toutes les parties prenantes», la commission n’a toutefois pas convaincu les opposants du bien-fondé de la construction d’un nouvel aéroport dans la métropole nantaise.
Dialogue ou explication de texte?
Pour Dominique Fresneau, président de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa), «le Premier ministre veut amener des mesures d’apaisement alors que c’est lui qui a allumé des incendies partout», déclarait-t-il après les violents affrontements entre militants anti-aéroport et forces de l’ordre ce samedi. «M.Ayrault peut toujours se comporter en pompier aujourd’hui mais s’il veut revenir à la discussion, il va falloir que l’apaisement soit réel sur le terrain et qu’il n’y ait plus de forces de police à Notre-Dame-des-Landes.» Choqué par la répression qui a eu lieu sur le site du futur aéroport et devant la préfecture à Nantes, Dominique Fresneau estime qu’il faut d’abord «panser et compter nos blessés, et on verra après quel mode de discussion on pourra adopter».
Le dialogue semble donc mal parti entre des opposants qui se posent désormais en victimes et un gouvernement inflexible, comme l’a rappelé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui estime que le dialogue doit se faire «sans conditions». Pour l’avocat spécialisé en droit de l’environnement Arnaud Gossement, on est très loin du «dialogue environnemental» promis par le chef de l’Etat lors de la conférence environnementale de septembre dernier: «Le Premier ministre a donc annoncé la mise en place d'une "commission du dialogue" qui n'a aucunement pour objet d'entretenir un dialogue mais bien celui de confirmer une décision déjà prise par le Premier ministre lui-même», écrit l’avocat. «A quoi servira cette "commission du dialogue"? A deux choses: "exposer" et "entendre". Elle n'a donc nullement pour but le dialogue mais l'explication de texte.»
Des solutions pour sortir de l’impasse
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a d’ailleurs déclaré ce dimanche que le rôle de la commission se limiterait à «exposer à toutes les parties prenantes la réalité des travaux réalisés, de leur impact sur la biodiversité» et qu'il ne s'agissait «aucunement de revenir sur le projet d'aéroport». Les écologistes du gouvernement, qui ont applaudi dans un premier temps la création de cette commission, ne sont pas dupes: le co-président du groupe Europe-Ecologie-Les Verts à l’Assemblée nationale, le député François de Rugy, a reconnu que «bien sûr, nous n'avons pas compris que cette commission de dialogue signifiait l'arrêt pur et simple du projet». Il espère néanmoins que ce ne soit pas «une commission de propagande». La Confédération paysanne a pour sa part averti qu’elle était prête à dialoguer «mais sur les modalités d'arrêt du projet, pas sur un moindre impact écologique comme ils le souhaitent», a déclaré Cyril Bouliguand.
Comment sortir de l’impasse?
La députée européenne Corinne Lepage (Cap21) estime qu’il faut «inventer pour ce projet une modalité totalement nouvelle de prise de décision. Cela impliquerait de la part du gouvernement qu’il accepte de geler cette décision, c’est-à-dire éventuellement de la remettre en cause, à l’issue du débat national, ou au moins régional, qui serait organisé». L’euro-député écologiste Daniel Cohn-Bendit appelle lui à «prendre exemple sur le conflit qui a eu lieu il y a deux ans en Allemagne à propos de l’enfouissement de la gare de Stuttgart»: «Devant la virulence des manifestations, l’ancien ministre-président du Land Bade-Wurtemberg, qui était de droite, a nommé un médiateur, qui était reconnu par les deux parties. Il a organisé un débat public pendant trois semaines, retransmis par la télévision locale. Et proposé un référendum.»Le Parlement européen à la rescousseEn attendant l’instauration d’une véritable concertation, voire d’un vote, plusieurs recours contre le projet d’aéroport sont en cours d’instruction. La pétition déposée par deux associations auprès du Parlement européen pour non-respect de plusieurs directives européennes (notamment sur l’évaluation des impacts sur l’environnement, sur l’eau, les directives «oiseaux» et «habitats»), aurait des chances d’aboutir. Mais d’ici là, les opposants aimeraient un moratoire sur le projet qui soit plus convaincant que la seule promesse du gouvernement de ne procéder à aucun défrichement avant six mois.
Audrey Chauvet

samedi 24 novembre 2012

500 crs et gendarmes comme réponse aux opposants à l' Aéroport...

Notre-Dame-des-Landes: Manifestants et forces de l'ordre face à face

MANIFESTATION - Cinq cents gendarmes mènent ce vendredi matin une «importante opération» d'évacuation de squatteurs, des heurts ont été constatés...

Sous une pluie battante, environ 500 gendarmes, arrivés à l’aube, mènent ce vendredi une «importante opération» d'évacuation des opposants  à Notre Dame des Landes en Loire Atlantique. Après quelques débordements en début d'après-midi, la situation s'est stabilisée. En début de soirée, les manifestants et les forces de l'ordre, étaient toujours sur place, à proximité des cabanes construites par les opposants, se préparant vraisemblablement à passer la nuit sur place.
Dans la journée de vendredi, plusieurs dizaines de soutiens sont venus de Nantes ou de Bretagne pour grossir les rangs des opposants.
L'opération visait à évacuer trois sites occupés: Le Rosier, La Lande de Rohanne et la Châtaigneraie.

Gaz lacrymo contre cocktails molotov, deux journalistes blessés

A la mi-journée, quelques échauffourées ont été constatées: des tirs de gaz lacrymogènes face à des cocktails Molotov, des pierres et des fusées d’artifice ont été échangés entre les forces de l’ordre et les squatteurs délogés.
Deux journalistes présents sur place ont été blessés, dont un au visage, par des tirs de projectiles. Les opposants se sont retirés dans des sous-bois entre le site du Rosier et celui de la Châtaigneraie. Selon notre journaliste sur place, la situation s'est ensuite calmée jusqu'en début de soirée.
Le Rosier, une maison considérée comme un symbole par une partie des opposants, aurait été évacuée ce matin. Elle avait été «protégée» ces derniers jours par de nombreuses barricades et véhicules agricoles.
«Il y a intention de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public et d'empêcher l'installation d'un camp qui pourrait servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux», a estimé Pierre-Henry Bradet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur RTL. Un huissier et un avocat ont été mandatés sur place à la demande d’EELV, afin de constater la légalité de la procédure sur le site de la Châtaigneraie, qui a lieu sur un terrain privé.

La mobilisation s’organise sur place

«C’est dur, il pleut, mais on ne lâchera rien» affirmait ce matin un squatteur . Aux abords du site, environ 200 manifestants, habitants, paysans et représentants politiques de Bretagne ou des Pays-de-la-Loire, sont venus apporter leur soutien aux squatteurs.
Parmi eux, le sénateur EELV de la Loire-Atlantique Ronan Dantec ne cachait pas sa colère. Le "signal envoyé par les 48 000 manifestants" n’a pas été entendu. On ne répond pas à une telle mobilisation par la force. Il n’y avait pas d’urgence à expulser et à démolir». Dans un communiqué, le parti écologiste rappellait vendredi matin sa proposition de nommer un médiateur: «Jean-Philippe Magnen, Porte-parole national et Vice-président du Conseil régional Pays-de-la-Loire, sera sur place dès ce matin aux côtés des militants EELV».

… et partout en France

Les deux principaux ponts de la région, celui de Cheviré et celui de Saint-Nazaire, ont été bloqués en début d'après-midi par une opération escargot, en soutien aux opposants. D'autres opérations de soutiens se sont organisées spontanémnt dans la région. Quelques 50 Comités de soutien sont nés en France, dont Crest et Ardèche-sud dans notre Région.
La mobilisation prenait également de l'ampleur dans le reste de la France où des manifestations  de soutien sont prévues. Sur son compte Twiter , le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon appellait ce matin à un «rassemblement ce soir, à 18h, devant l'Assemblée nationale (place Édouard Herriot) pour protester contre l'évacuation».

Une opération «normale» pour le ministre du travail

Autiste, invité sur LCI, le ministre du Travail, Michel Sapin, a qualifié cette opération de «normale». L'expulsion, demandée par le constructeur Aéroports du grand ouest (Vinci), vise à libérer des sites occupés illégalement en vue du démarrage des travaux préparatoires à la construction d’un nouvel aéroport.
MCD


jeudi 22 novembre 2012

Réduire ses déchets...

Six idées innovantes pour réduire ses déchets

Réduire ses déchets, c'est bien sûr agir en amont pour produire moins (ou mieux), mais aussi réduire les quantités de déchets à traiter en recyclant davantage. Et il est temps d'agir: l'Ademe rappelle que chacun d'entre nous jette en moyenne 390kg/an de déchets dans les poubelles auxquels s'ajoutent les 200kg/an qui sont apportés en déchèteries...

Pour la Semaine de réduction des déchets, Néoplanète a répertorié quelques exemples qui prouvent que chaque geste compte.
Des capsules de café biodégradables
Et si vous mettiez votre capsule de café dans le compost de votre jardin? C’est ce que vous propose Ethical Coffee Company avec ses capsules de café biodégradables fabriquées en France. Composée essentiellement à base de fibres végétales et d’amidon, cette capsule se dégrade en six mois, dans un compost industriel (recyclage) ou douze mois environ, dans un compost de jardin, après usage. L’idéal: ne pas utiliser de capsules!
Le plus: les cafés Inca Soave ou Lungo sont certifiés commerce équitable.
Des frigos bien recyclés
A La Chambre (en Savoie), Terecoval trie et recycle les réfrigérateurs usagés. Vidés de leurs huiles et gaz, les appareils sont broyés en fines particules. Chaque matériau est recyclé et consommé par les industries transformant le fer, le cuivre, le plastique. L’entreprise recycle près de 1.000 réfrigérateurs par jour et a franchi, mi-octobre, le million de réfrigérateurs triés et recyclés!
http://www.terecoval-sas.com/
Des enfants sensibilisés
Consommateurs d’aujourd’hui et de demain, les enfants sont au cœur du concours «Ecole Nature» lancé par l’association Alliance Carton Nature. Les élèves et enseignants du primaire sont sensibilisés au tri et au recyclage de la brique alimentaire grâce à un concours de créations en briques avec à la clé des jeux de cartes gagner, des lampes dynamos ou des bandes dessinées. Nouveauté 2012: un kit pédagogique intitulé «L’emballage, et si on y réfléchissait?» qui propose une réflexion sur les emballages ménagers.
 Plus d’infos sur le site Internet www.ecolenature.fr
De l’énergie avec des melons pourris
Que faire des tonnes de fruits invendables et invendus chaque année? Si beaucoup transforment poires, pommes et prunes en compost ou les donnent à manger aux animaux, Boyer S.A.S s’est équipée d’une unité de méthanisation. En partenariat avec GreenWatt, l’entreprise de melons transforme les fruits impropres à la consommation en biométhane et convertit ce gaz en énergie électrique et thermique.
Cerise sur le melon : la société est installée à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, et est la première en France à retraiter les fruits de cette façon.
 A réécouter, notre interview «GreenWatt génère de l’énergie avec des melons pourris !»
Vous êtes plutôt Cot-cot  ou bêbêêêêêê?
Le pari de la ville de Pincé ? Amener les habitants à accueillir une poule dans leur jardin pour lui faire manger les déchets alimentaires (pain, croûtes de fromages, épluchures…). Cela représente 150 à 200 kg de déchets organiques par an par poule. Le petit plus? Les familles ont des œufs frais presque tous les jours!
Le commissariat de police de Bièvres (Essonne) a, quant à elle, opté pour des chèvres naines pour entretenir ses espaces verts. Le troupeau permet de combattre naturellement une partie de la végétation spontanée.
Vous reprendrez une part de bioplastique?
Les Starbucks de Hong Kong, ce sont 4.000 tonnes de déchets par an. Pour valoriser intelligemment ces restes, les chercheurs de la City University de Hong Kong ont eu l’idée de les recycler en bioplastique. Mélangés à des champignons, les déchets alimentaires produisent des sucres simples qui, après fermentation, se transforment en acide succinique, déjà utilisé dans de nombreux produits.
Une solution pour recycler les restes alimentaires, mais aussi pour produire des plastiques sans pétrole!

mardi 20 novembre 2012

L' Etat s' enlise dans un projet absurde ...

Les politiques polémiquent sur la "réoccupation" de Notre-Dame-des-Landes

Au lendemain d'une manifestation d'ampleur ( 48 000 PERSONNES) contre le futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, les politiques ont vivement réagi dimanche, le chef de file des députés socialistes, Bruno le Roux, parlant de "guérilla" sur place où les opposants réoccupaient en force le site.
Le responsable PS a mis en garde les élus EELV qui soutiennent les opposants au projet soutenu par le Premier ministre Jean Marc Ayrault  , ancien maire de Nantes, lors de l'émission "Tous politiques" sur France Inter/Le Monde/AFP, leur demandant de ne pas s'associer à "une guérilla contre des décisions démocratiques".
Si le désaccord entre PS et EELV est acté depuis longtemps, "ce qui pose problème, c'est la guérilla menée par un certain nombre et le fait de s'y associer", a-t-il affirmé. Et pour lui le combat des opposants déborde aujourd'hui vers "une volonté de combattre l'Etat, de combattre le gouvernement libéral".
"Je ne souhaite pas que les Verts s'installent dans une stratégie d'empêcher l'exécution de décisions démocratiques", a-t-il ajouté.
Depuis dimanche matin les constructions de cabanes se sont poursuivies sur la zone de construction du futur aéroport Grand Ouest censé remplacer en 2017 celui de Nantes. Des dizaines de personnes ont repris, scies et visseuses à la main, un ouvrage interrompu par la nuit.
Objectif: ériger dans les jours et semaines qui viennent un nouveau "lotissement" de cabanes, avec salle de réunions et lieux de vie pour tous ceux qui ont été expulsés manu militari depuis le mois dernier.
Depuis la manifestation de "réoccupation" de samedi qui a rassemblé 48.000 personnes , en présence de nombreux politique EELV, Parti de gauche et MoDem, certains y voient un tournant qui isole le gouvernement et dessine une majorité "Progressiste  et ouverte "( EELV-MODEM-PG) contre un archaïsme" réactionnaire  et  productiviste" (PS-FN -PCF).
"La donne a changé", assure l'Acipa, l'association qui regroupe les opposants historiques à l'aéroport qui espère que la forte mobilisation va "faire réfléchir les responsables politiques".
"Force à la loi du plus con"
Les politiques qui soutiennent les opposants allaient dans ce sens dimanche: le président du MoDem, François Bayrou , a ainsi demandé dans une interview au Parisien Dimanche, à l'instar du président des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé sur le Forum Radio J, que le débat sur le futur aéroport soit rouvert.
Pendant que le débat politique s'envenime, sur la "Zone à défendre" comme l'ont baptisée les opposants, Jérôme, un des plus anciens occupants, a expliqué dimanche matin à la presse que "c'est le village des irréductibles qui est en train de se reconstruire".
Mais dès samedi la préfecture de Loire-Atlantique, toujours extrémiste,  avait affirmé que ces nouvelles constructions avaient "vocation à disparaître".
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a rappelé dimanche sur France 3 que "le débat public a eu lieu depuis 2003 (comme en 1974, on n'évolue pas d'un pouce), donc tout le monde a été entendu, sauf les intéressés. Il a été déclaré d'utilité publique. Donc force à la loi".
Loin de ces débats, craignant une intervention prochaine, les opposants se préparent à empêcher l'accès aux forces de l'ordre, notamment à l'aide de barricades. "On a la capacité de résister", affirme Jérôme.
Même si selon lui une intervention "serait une erreur stratégique" au regard de la mobilisation de samedi qui a été au-delà de toute espérance contre l'"Ayraultport". Comme au Larzac,  l' État ici doit  savoir reculer et entendre la population.
MCD-APL

vendredi 16 novembre 2012

Rendez vous à Nantes ce 17 novembre...

Notre-Dame-des-Landes: L'aéroport de la discorde

AMENAGEMENT - «Manifestation de réoccupation» au nord de Nantes...

Entre «8.000 et 10.000» manifestants sont attendus samedi par la police à Notre-Dame-des-Landes, à 30km au nord de Nantes, pour une «manifestation de réoccupation» de la zone réservée au futur aéroport. Depuis un mois, les forces de l’ordre ont en effet délogé les militants anticapitalistes qui occupaient la dizaine de maisons et terrains rachetés par les pouvoirs publics et le concessionnaire, Vinci. Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) et Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie - Les Verts) seront de la partie.

Les «réserves» de la commission

Pourtant, rien ne semble pouvoir arrêter ce projet vieux de trente ans, déclaré «d’utilité publique» en 2008. Les participations de l’Etat (125,5 millions d’euros) et des collectivités locales (115,5 millions) ont en effet été actées, en complément des 320 millions d’euros du groupe Vinci. Une concession de 55 ans a également été confiée au groupe français de BTP. Un «avis favorable» a même été rendu par la commission d’enquête publique chargée d’étudier le respect de la loi sur l’eau par le futur aéroport.
Les deux «réserves» qu’elle a posées continuent néanmoins d’alimenter les espoirs des opposants au projet. Un «collège d’experts indépendants» devra en effet valider la méthode de compensation des zones humides détruites par Vinci, qui se veut «plus qualitative que quantitative». Une condition sine qua none au démarrage des travaux lourds d’aménagement, prévu dans un an. Des recours en justice ou devant les instances européennes – non suspensifs – ont aussi été déposés.
Ces autres projets abandonnés
Surtout, les opposants gardent en tête des antécédents fameux. Un projet de centrale nucléaire a ainsi été abandonné au Pellerin (Loire-Atlantique) en 1997, avec vingt-trois ans de lutte des habitants locaux et des écologistes. Une extension du port de Nantes/Saint-Nazaire sur des rosières écologiquement fragiles, combattue pendant trente ans,  a également pris l’eau en 2009
Des violences grandissantes depuis un mois
Les expulsions des militants anticapitalistes sont émaillées, depuis un mois, de violences par  les forces de l’ordre.

lundi 12 novembre 2012

Déconsommer ...

Emprunt, achat groupé, glanage... Plus d'un Français sur deux consomme «différent»

 53% des Français sont «significativement» engagés dans de nouvelles façons de consommer, selon une enquête réalisée par l'Observatoire des consommations émergentes (Obsoco)...

Emprunter des produits, les réaliser soi-même, échanger des services… Ce ne sont plus des pratiques marginales. 53% des Français sont «significativement» engagés dans ces nouvelles consommations, selon une enquête réalisée par l’Obsoco, l’Observatoire des consommations émergentes. «Il s’agit plutôt de CSP+», note Philippe Moati, co-président de l’organisme.

La percée de l’achat groupé

L’Obsoco a identifié une douzaine de pratiques «alternatives». Parmi elles, l’achat de produits d’occasion est la plus diffusée: elle concerne 60% des Français et 49% déclarent avoir procédé à la revente d’au moins un produit au cours des 12 derniers mois. L’emprunt entre particuliers a également le vent en poupe, surtout pour les produits culturels ou le matériel de bricolage, mais aussi pour la voiture (10%). Le glanage, c’est-à-dire la récupération d’objets dans la rue, (et dans le monde rural : bois mort, veine pâture, glanage de maïs, grappillage de raisins) concerne 38% des sondés, juste devant l’achat groupé –une offre récente qui a déjà séduit 37% des Français. Plus rares, le recours au SEL, comprenez à l’échange de produits et de compétences, est adopté par 4% des Français.

La volonté de consommer «mieux»

Si les ménages se convertissent à ces pratiques «nouvelles», ce n’est pas pour condamner la société de consommation. Au contraire: 69% des Français considèrent que consommer «contribue fortement au bonheur». L’enjeu, pour plus d’un citoyen sur deux (52%), c’est de consommer «mieux». C’est-à-dire de donner du sens à son achat, de desserrer la contrainte budgétaire, de faire un geste pour l’environnement et de rechercher du lien social. Les Français voudraient surtout que les produits durent plus longtemps –c’est le premier critère cité lorsqu’ils sont interrogés sur la définition qu’ils donnent à «consommer mieux».

«Ré-enchanter la consommation»

«Il y a aussi clairement la volonté de ré-enchanter la consommation, de faire en sorte que consommer redevienne un acte un peu plus rigolo», avance Philippe Moati. Pour l’expert, ce phénomène n’est «ni un effet de mode, ni une généralisation du comportement «bobo», mais une tendance de fond aidée par le développement des nouvelles technologies». Et ces pratiques devraient continuer de s’enraciner et de monter en puissance à mesure que l’offre se structurera.
Céline Boff

Méthodologie de l’enquête

Cette étude a été réalisée en ligne par Opinéa du 9 au 23 juillet 2012 auprès de 4.072 personnes représentatives de la population française (méthode des quotas).

vendredi 9 novembre 2012

La fin des paysans ?

Philippe Dubois: «Les paysans ont quasiment disparu»

INTERVIEW - Dans «Les derniers paysans», des photographies nous ramènent dans les fermes traditionnelles...

A regarder la photo en noir et blanc, on pourrait croire qu’elle a été prise dans les années 1920. Mais sur la page d’à côté, la couleur nous rappelle que l’image n’a qu’une trentaine d’années. Les photographies de Serge Chevallier, prises des années 1970 à la fin du 20ème siècle, nous rappellent que ce monde paysan a bel et bien disparu, emporté par la «révolution verte» de l’après Seconde Guerre mondiale. Philippe Dubois, auteur des textes du livre Les derniers paysans (ed. Delachaux), voit néanmoins un héritage de ces paysans dans le retour à une agriculture «durable».

Votre livre nous montre des images d’«isolats paysans», qu’est-ce que c’est?

La plupart des photos ont été faites entre les années 1970 et 1990, une période charnière qui correspond à la fin de la paysannerie telle quelle existait depuis le Moyen Age et à l’avènement d’une agriculture de chefs d’entreprise. Mais comme dans Asterix, il y a eu des poches de résistance, des irréductibles. Ce sont ces gens que Serge Chevallier a photographiés. Ils n’étaient pas réfractaires au progrès mais vivaient simplement dans des zones très enclavées, notamment en montagne, où la mécanisation est arrivée moins vite. Cela a véritablement créé de petites régions comme l’Aubrac, les Causses, les vallées de la Haute Ariège, où les paysans ont continué à vivre pendant quelque temps comme on vivait un siècle auparavant.

Quelle différence faites-vous entre paysans et agriculteurs?

Les paysans ont existé depuis l’émergence de l’agriculture, il y a 12.000 ans, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils vivaient en autarcie, d’une agriculture vivrière. Ils élevaient et cultivaient pour eux d’abord et vendaient le surplus. L’agriculture d’aujourd’hui a émergé durant les Trente Glorieuses et correspond à une agriculture plus industrielle, où l’on produit pour vendre, où l’on est chef d’entreprise. On parle d’ailleurs «d’exploitants agricoles». Nous ne condamnons ni l’un ni l’autre, mais nous constatons que nous sommes passés à une agriculture de marché.

Ces paysans ont-ils complètement disparu?

Les paysans tels qu’ils sont présentés dans le livre, avec nostalgie mais sans passéisme, ont quasiment disparu. Mais aujourd’hui, une jeune génération d’agriculteurs a de nouveau une vision durable de l’agriculture. Ils veulent élever des races rustiques, des variétés végétales anciennes, travailler en circuit court avec des produits de qualité, parfois en bio. Ils utilisent des techniques modernes tout en ayant une approche éthique de l’agriculture et un souci de préservation de l’environnement. Ce sont les véritables héritiers de ces paysans.

mercredi 7 novembre 2012

La fin des gaz de schiste ?

Gaz de schiste: Le gouvernement ne reprendra pas la proposition Gallois

ENVIRONNEMENT - Le rapport Gallois estime que l'exploitation de gaz de schiste en France pourrait relancer la compétitivité...

Le gouvernement ne retiendra pas parmi ses mesures pour relancer la compétitivité la reprise des recherches sur l'exploitation des gaz de schiste, préconisée dans le rapport du commissaire à l'investissement, Louis Gallois, a-t-on appris lundi auprès de Matignon. Selon les services du Premier ministre, «cette proposition n'est pas retenue, la ligne édictée par le président de la République lors de la conférence environnementale reste inchangée». Jean-Marc Ayrault présentera mardi des premières mesures pour relancer la compétitivité.

Risque de fracture… avec les écologistes

Le rapport Gallois a relancé lundi le débat sur les gaz de schiste, un dossier qui empoisonne la majorité, en plaidant pour la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique, une technique interdite en France et à laquelle l'exécutif avait réaffirmé son opposition en septembre. L'ex-patron d'EADS et de la SNCF s'est ainsi fait l'écho des industriels, qui n'ont cessé de réclamer une réouverture du débat sur les gaz de schiste depuis l'interdiction en 2011 par l'ancienne majorité UMP de la fracturation hydraulique, seule technique existante permettant d'extraire cette ressource non-conventionnelle du sous-sol.
Avant même la publication du rapport, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, tout en réaffirmant l'opposition du gouvernement à la fracturation hydraulique, a dit vouloir «réfléchir» à l'exploitation du gaz de schiste, qui «sera certainement sur la table». Il a été rejoint par son collègue socialiste Alain Vidalies, ministre délégué aux Relations avec le Parlement, qui a assuré qu'au sein du gouvernement, personne ne pensait qu'il fallait écarter le gaz de schiste «pour l'éternité». Ces prises de position ont déclenché l'ire de Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat. «Si le Premier ministre reprend ces propositions du rapport Gallois, il y aura une large fracture dans la majorité avec les écologistes», a-t-il mis en garde.

dimanche 4 novembre 2012

Préserver les terres agricoles...

Le bétonnage des terres menace

Mi-octobre une mini-tornade s'abattait sur les grandes surfaces de Plan-de-Campagne, près de Marseille. Un événement climatique exceptionnel qui illustre, selon les écologistes, les conséquences dramatiques du bétonnage des terres agricoles.
L'artificialisation des terres "peut vraisemblablement engendrer ou amplifier des phénomènes climatiques comme semble le confirmer le trajet de la tornade, et comme le confirment les anciens qui rappellent que Plan-de-Campagne était une zone inondable", a déclaré mardi dernier le député écologiste François-Michel Lambert à l'Assemblée nationale.
Pourquoi ? Le béton favorise le ruissellement de l'eau à la surface au détriment de son infiltration.
Pourtant, l'artificialisation des terres continue, s'amplifie même.
La France perdrait l'équivalent d'un département de terres agricoles tous les sept ans, selon José Bové. Les Jeunes Agriculteurs (JA) ont même déclenché le compte à rebours, puisque, selon eux, ce sont 26 m2 de terres qui disparaissent chaque seconde.
L'aéroport Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, va par exemple se construire sur 2.000 hectares "constitués majoritairement de terres humides à la biodiversité exceptionnelle et au pouvoir drainant irremplaçable", dit le mouvement transparti Utopia (PS, écologiste, Parti de gauche, altermondialiste).
On peut aussi citer la ligne à grande vitesse Bordeaux-Pays basque, le grand stade de Lyon ou le futur complexe Europa City dans le Val-d'Oise. Des grands projets qui vont recouvrir des milliers d'hectares de terres agricoles, en plus des petites constructions qui poussent déjà chaque mois dans les campagnes.
Favoriser les constructions verticales
Pour les agriculteurs, cette situation est très préoccupante.
"Le foncier est un bien de plus en plus rare et cher" et l'accès aux terres est "la première difficulté à laquelle le candidat à l'installation est confronté", affirme le syndicat des Jeunes Agriculteurs.
De plus, "cela menace le maraîchage de proximité", ajoute José Bové. Une situation paradoxale alors que les consommateurs sont de plus en plus friands des paniers livrés par l'agriculteur du coin.
Face à autant d'effets pervers, le gouvernement en a pris "l'engagement": "l'artificilaisation des terres doit être arrêtée", a rappelé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll à M. Lambert qui l'interpelait sur le sujet dans l'hémicycle.
Pour autant, le ministre n'a pas le pouvoir de geler les grands projets d'infrastructures.
En outre, dans le cas précis de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le projet est soutenu en personne par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes.
Le ministère de l'Agriculture va donc s'attaquer à des constructions plus modestes.
"On a laissé s'étendre des parkings de manière horizontale calculés quelquefois pour des heures de pointe" alors qu'ils auraient très bien pu se faire en hauteur ou en sous-sol, explique Stéphane Le Foll.
On peut aussi favoriser la construction de logements collectifs et non plus de zones pavillonnaires étendues, déclare le ministère.
A cet effet, il étudie de nouvelles règles d'urbanisme, qui pourraient s'ajouter en 2013 au volet foncier du futur projet de loi d'avenir de l'agriculture ou au projet de loi sur le logement, préparé par Cécile Duflot.
Les Jeunes Agriculteurs espèrent d'ailleurs rencontrer la ministre du Logement la semaine prochaine pour défendree leurs arguments, à l'occasion de semaine nationale de la préservation du foncier agricole qu'ils organisent

jeudi 1 novembre 2012

Notre Dame des Landes : un projet inutile...

Notre-Dame-des-Landes, un projet porté par Ayrault qui devient un boulet

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, projet phare de Jean-Marc ...

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, projet phare de Jean-Marc Ayrault lorsqu'il était député-maire de Nantes, au point de susciter le surnom d'"Ayraultport", est en passe de devenir une "épine dans le pied" du Premier ministre, tant il suscite une opposition grandissante.

Les opposants à ce qu'ils ont rebaptisé "Ayraultport" se battent depuis des mois contre ce projet devant les juridictions administratives et sur le terrain. Ces dernières semaines, le débat est également entré au Parlement.
A chaque déplacement dans la région nantaise, le Premier ministre n'y coupe pas, un comité d'accueil des opposants à l'aéroport l'attend. Lors de son interview mercredi dernier sur France Inter, plusieurs d'entre eux ont investi les studios de France Culture pour lire un communiqué pendant qu'un auditeur interrogeait le Premier ministre sur...l'aéroport de Nantes.
Jean-Marc Ayrault maintient que l'aéroport se fera et le président du conseil régional des Pays-de-Loire, Jacques Auxiette (PS), assure que "plus aucune action en justice" ne pourra "remettre en cause la réalisation du projet".
De son côté, la ministre écologiste Cécile Duflot parle d'un "projet éventuel" et ajoute: "ce débat existe, il n'y a pas de tabou".
"J'avoue ne pas comprendre cette obstination sur un projet anti-écologique et anti-économique", confie à l'AFP Jean-Philippe Magnen, porte-parole national d'Europe-Ecologie-Les Verts. Ce Nantais connaît bien Jean-Marc Ayrault après "dix de coopération politique sur le terrain" en tant qu'élu régional.
"C'est la verrue dans le pied" du Premier ministre, ajoute M. Magnen, soulignant toutefois que les écologistes n'ont "pas envie d'en faire une lutte contre la personne du Premier ministre mais une lutte contre le projet".
"C'est plus qu'une épine dans le pied", estime François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée. Cet autre Nantais y voit "une forme d'entêtement difficilement justifiable aux yeux des élus et de l'opinion".
"Il n'est pas concevable que ce projet ne soit pas revisité", dit-il, d'autant qu'"il s'agirait du seul projet à survivre à la rigueur budgétaire".
"C'est un projet pour faire plaisir à Vinci et à l'ego de Jean-Marc Ayrault", raille auprès de l'AFP Christine Poupin, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Mardi, l'intervention des forces de l'ordre pour déloger les opposants a provoqué de nouvelles réactions plus ou moins courroucées.
"nouveau Larzac"
Si François de Rugy estime que "cette opération policière n'a pas d'autre objet que de faire une démonstration de force aux yeux de l'opinion publique pour montrer que le projet se fera coûte que coûte", Patrick Warin, ancien camarade de promotion de François Hollande à l'Ena, y voit un autre message.
Cet ancien directeur de la Caisse des dépôts et consignation, a écrit mardi une lettre ouverte au président de la République.
"La manière dont le pouvoir que vous incarnez gère le projet Notre-Dame-des-Landes va totalement bouleverser les positions politiques chèrement acquises (en Loire-Atlantique, ndlr) (...) la technostructure du PS et des grand élus régionaux est en train de s'isoler", prévient-il.
"Vous êtes face à un nouveau Larzac !", ajoute M. Warin.
Onze organisations, dont Greenpeace, la Confédération paysanne ou encore Attac, ont interpellé Jean-Marc Ayrault le 25 octobre au sujet du projet et dénoncé la "brutalité" des expulsions en cours.
"Si le Premier ministre cherche à prouver qu'il sait être ferme et autoritaire, il a bien mal choisi son sujet et son moment. A la veille du débat sur l'énergie, cela augure mal des discussions à venir", a déclaré mardi Greenpeace.
Partenariat public-privé, avec le groupe Vinci en maître d'oeuvre, le projet d'aéroport Grand Ouest est situé à 30 km au nord de Nantes. Il est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l'agglomération.

lundi 29 octobre 2012

Le velo : mode de déplacement du futur...

Un millier de Roumains à vélo demandent des voies réservées aux cyclistes


Un millier de Roumains, des jeunes pour la plupart, ont sillonné samedi les rues de Bucarest à vélo pour demander à la mairie de mettre en place des voies réservées aux bicyclettes, soulignant que ce moyen de transport écologique réduirait la pollution qui asphyxie la ville. "Il est vrai que la mairie a créé des pistes cyclables sur les trottoirs mais elles ne sont pas du tout pratiques, le plus souvent elles sont occupées par des voitures garées", dit Selma Dragos, une experte en ressources humaines venue au rassemblement accompagnée par son fils de deux ans. "Les cyclistes semblent agacer aussi bien les piétons que les chauffeurs, je pense que nous méritons plus de respect", ajoute-t-elle.
Selon Adrian Sorescu, président de l'association Ecopolis, l'un des organisateurs de cette manifestation, "sur les quelque 160 km de pistes cyclables aménagés par la mairie au prix exorbitant de 150.000 euro le km, plus de 100 km ont été déclarés illégaux par la police car inutilisables". "Quelqu'un devrait être sanctionné pour ce gaspillage," indique M. Sorescu à l'AFP. Cristian Varlan, un professeur de mathématiques de 35 ans, dénonce pour sa part le "mépris" des autorités envers les cyclistes. "Le maire Sorin Oprescu a affirmé que Bucarest était +une ville pour les voitures+. Les piétons et les cyclistes dovient donc se débrouiller comme ils peuvent", s'insurge-t-il.
Les participants ont également signé une pétition appelant les autorités à encourager la marche à pied et la pratique du vélo. "La Constitution garantit le droit à un environnement sain. Toutefois le trafic automobile, principale source de pollution en ville, est stimulé avec une insouciance inquiétante tandis que les solutions alternatives sont refusées", ont déploré les signataires. Avec ses 1,2 million de véhicules, Bucarest est l'une des capitales européennes les plus polluées.

jeudi 25 octobre 2012

Les pesticides intoxiquent, d' abord les paysans...

Pesticides: les sénateurs dénoncent  les risques pour les utilisateurs


Dermatoses, problèmes respiratoires, troubles neurologiques et cognitifs, cancers: les sénateurs ont dénoncé mardi les risques sanitaires menaçant ceux qui fabriquent ou utilisent des pesticides.
"Il faut plus de volontarisme et de transparence pour aller vers le risque zéro", a résumé la sénatrice socialiste Nicole Bonnefoy, rapporteur de la mission commune d'information du Sénat en présentant le rapport réalisé sur les pesticides et leur impact sur la santé de toutes les personnes appelées à manipuler ces produits.
Fruit d'un travail de sept mois et adopté à l'unanimité par les 27 sénateurs de la mission, ce rapport de 348 pages dresse un bilan sans concession de la situation avant de proposer une centaine de recommandations qui devraient faire l'objet d'un débat en séance plénière en janvier 2013.
Les risques sanitaires des produits phytosanitaires ont été "sous-évalués", reconnaît le rapport qui note que la peau "est quantitativement l'organe le plus contaminé".
De nombreux pesticides autorisés aujourd'hui en France ont déjà une toxicité cutanée reconnue, comme les fongicides et certains herbicides.
Comme les dermatoses, les rhinites, asthmes et insuffisances respiratoires chroniques sont reconnus comme des maladies professionnelles s'ils sont liés à la manipulation de pesticides. C'est également le cas depuis peu pour la maladie de Parkinson suite à une soixantaine d'études ayant fait apparaître un doublement du risque pour les personnes exposées.
Même si on dispose de moins d'études à ce stade, des soupçons existent pour divers troubles cognitifs et neurologiques, et notamment la maladie d'Alzheimer, ainsi que pour le cancer, même si le rôle exact joué par les pesticides dans son développement reste "difficile à évaluer", relève le rapport.
Des présomptions fortes existent pour le cancer de la prostate, le lymphome ou encore les leucémies et les cancers du cerveau chez l'enfant, mais elles devront encore être confirmées par de nouvelles études.
4e consommateur mondial
Le problème est de taille dans un pays qui est le 4e consommateur mondial de produits phytosanitaires, avec 60.000 tonnes en moyenne par an, soit un tiers de la consommation européenne, souligne de son côté le sénateur EELV du Morbihan Joël Labbé, qui fait partie de la mission.
Il déplore également qu'au lieu d'avoir baissé, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018, la consommation de produits phytosanitaires ait encore augmenté de 1,3% en 2011. Lancé en 2008, le plan Ecophyto prévoit une réduction de 50% de l'usage de ces produits d'ici à 2018.
Les principales victimes sont les agriculteurs, en particulier dans la viticulture ou la culture maraîchère, avec des effets en terme de santé apparaissant souvent très longtemps après l'exposition.
Parmi les recommandations qui pourraient être mises en oeuvre rapidement, Sophie Primas (UMP-Yvelines), présidente de la mission, cite la mutualisation des données épidémiologiques et la mise en place de registres d'exposition aux pesticides.
Les collectivités territoriales sont invitées à ne plus utiliser de pesticides d'ici à 5 ans, tandis que la vente de ces produits aux particuliers devrait être interdite "à terme".
Parmi les autres mesures figurent le renforcement du contrôle des nouvelles substances, en prenant notamment en compte le critère de perturbateur endocrinien, ou encore le classement d'un produit comme cancérogène dès la reconnaissance de cet effet chez l'animal.

mardi 16 octobre 2012

Demain la Faim...

Pourquoi l'humanité va manquer de nourriture

ALIMENTATION - Spéculation financière, changement climatique ou gaspillage menacent la sécurité alimentaire mondiale...

Demain, aurons-nous tous faim? La Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, est l’occasion de remettre sur la table des chiffres impressionnants: 868 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, selon les derniers chiffres de l’organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), tandis que dans les pays développés, 40% de la nourriture produite est gaspillée chaque année, selon un rapport de la FAO publié en 2008. Derrière ce paradoxe, la perspective de devoir nourrir neuf milliards de bouches fait craindre une pénurie alimentaire globale. Pourquoi l’humanité pourrait-elle manquer de nourriture?

Le climat est mauvais pour l’agriculture

Avec la multiplication, prévue par les climatologues, des phénomènes météorologiques intenses type tornades, sécheresses ou précipitations violentes, les récoltes pourraient devenir de plus en plus aléatoires. Déjà cette année, la forte sécheresse qui a touché les Etats-Unis a mis à mal les réserves de céréales: selon la FAO, les Etats-Unis n’auraient actuellement en stock que 6,5% du maïs qu’ils consommeront dans l’année, un record historiquement bas.

Spéculation sur la nourriture

Conséquence de la diminution des stocks, les prix de l’alimentaire s’emballent. Selon un rapport de Food Price Watch, entre septembre 2011 et septembre 2012, les prix du maïs et du blé ont augmenté d'environ 25%, rendant encore plus difficile pour les populations pauvres l’accès à la nourriture. Mais il n’y a pas que des raisons «naturelles» au renchérissement des denrées: beaucoup d’ONG, à l’image des Amis de la Terre, dénoncent la spéculation financière sur les matières premières.
>> La spéculation alimentaire: 20minutes.fr vous explique comment l’épi de blé ou la graine de colza sont devenus des produits financiers comme les autres

Des céréales dans le moteur

Autre cause de la flambée des prix alimentaires, les agrocarburants sont souvent montrés du doigt. Pour beaucoup d’ONG, il est intolérable de mettre dans nos voitures des céréales qui pourraient nourrir les hommes. Néanmoins, l’impact réel de ces cultures sur l’alimentation reste discuté: d’après les estimations d’Agrimonde, seulement 5% des calories végétales produites dans le monde sont destinées aux usages non alimentaires et l’Agence internationale de l’énergie avait calculé en 2005 que 1% des terres cultivées servaient à produire des agrocarburants.

Un modèle agricole dicté par la concurrence

Il n’empêche que les terres cultivables se font de plus en plus rares et que l’accroissement démographique pousse certains pays à sécuriser leur alimentation en achetant des terres agricoles à l’étranger. «L’Asie sera en déficit agricole intense dans les trente à quarante prochaines années, c’est pour cela qu’elle achète des terres en Amérique du sud ou en Afrique», expliquait l’hydrologue Ghislain de Marsily à 20Minutes, à l’occasion d’un colloque sur l’eau. Ce phénomène «d’accaparement de terres», régulièrement dénoncé par les ONG, menace l’alimentation des populations locales dans des régions souvent déjà défavorisées par un modèle agricole dicté par la concurrence mondiale: «On met en concurrence des gens équipés de tracteurs et de moissonneuses batteuses avec des gens qui travaillent à la main et sont donc contraints d’accepter les prix qui proviennent de l’exportation de nos surplus. C’est bien ça qui est la cause de la faim dans le monde», affirme l’agronome Marc Dufumier.

Trois hamburgers par semaine, ce ne sera pas pour tout le monde

Et si tout le monde mangeait comme un Américain? Avec la hausse du pouvoir d’achat dans des pays très peuplés comme la Chine, la consommation de viande explose et avec elle le besoin en céréales pour alimenter le bétail, en eau pour cultiver ces céréales et en surface pour élever les animaux. Les trois hamburgers hebdomadaires de l’Américain moyen ne pourront pas devenir le lot de neuf milliards d’humains. Sans compter le gaspillage dont les sociétés occidentales sont devenues expertes: «On surproduit à l’échelle internationale: pour nourrir correctement un homme, il faut produire 200 kilos de céréales, or la production mondiale est de 335 cette année. Ces 135 kilos représentent le gaspillage dans nos sociétés du Nord, l’alimentation du bétail et la fabrication d’éthanol pour nos voitures», rappelle Marc Dufumier.

mardi 2 octobre 2012

Ou est la Société Civile ?

Les ONG réclament des assurances sur le débat sur la transition énergétique

Douze ONG environnementales ont demandé lundi à la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, de clarifier les modalités du débat sur la transition énergétique qui doit s'ouvrir en novembre, menaçant de "se désolidariser" du processus si elles n'étaient pas suffisamment associées.
Ce débat, qui doit se dérouler de novembre à mai 2013, doit définir comment la France mettra en oeuvre l'engagement de François Kollande de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 à 50% à l'horizon 2025.
A l'issue de la conférence environnementale, organisée à la mi-septembre, le gouvernement a précisé les contours de ce débat.
Dans un courrier commun adressé à Delphine Batho, les 12 associations, dont Grennpeace , France Nature Environnement, le WWF, la Fondation NicolasHulot ou les Amis de la Terre, estiment toutefois que ce "cadre général" présenté par le gouvernement "nécessite d'être complété, voire modifié".
Des "précisions doivent être apportées", déclarent-elles dans ce courrier dont l'AFP a obtenue copie, notamment sur les missions du comité d'experts scientifiques sur lequel doit s'appuyer ce débat.
"Les missions du comité ne doivent pas se limiter à un simple rôle d'avis sur les documents servant de base au débat, mais bien comprendre la production d'expertises au cours du débat, avec les moyens financiers correspondants", demandent-elles à la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.
Les associations veulent par ailleurs pouvoir "proposer des membres et être associées au choix des personnes" qui composeront le comité de pilotage du débat, rappelant le "rôle crucial" de cette instance.
Elles souhaitent aussi avoir "l'assurance" que la phase de participation du grand public, prévue de janvier à avril 2013, "sera au coeur du processus et non à la périphérie comme lors du Grenelle de l'environnement".
Les ONG soulignent que la "démarche de concertation" initiée lors de la conférence environnementale "doit se poursuivre et s'amplifier, faute de quoi elles pourraient être amenées à se désolidariser d'un processus dont les modalités de mise en place (...) contrediraient les objectifs initiaux".