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mercredi 22 mai 2013

Saillans : Ateliers citoyens sur la Transition Energétique ce 23 mai...



- Saillans : Jeudi 23 mai 2013 à 20 heures, Salle des Fête.
Débat public organisé dans le cadre du débat national et la préparation du Plan Climat Énergie et Territoire :
- Réduire la part du nucléaire
Le débat sur l'énergie devra déterminer comment appliquer la promesse de François Hollande de réduire de 75 à 50% d'ici 2025 le poids du nucléaire dans la production d'électricité. Le président français a promis de fermer d'ici fin 2016 Fessenheim, la plus vieille centrale française, qui emploie 700 salariés d'EDF. Le gouvernement s'est engagé à faire du démantèlement une filière d'excellence, créatrice d'emplois, mais 10% des effectifs seront conservés, disent les experts.
Réduire la dépendance au pétrole et au gaz
Les hydrocarbures représentent actuellement plus de 67% de la consommation d'énergie, contre 24% environ pour l'électricité, provenant pour l'essentiel des 58 réacteurs nucléaires. Pour le pétrole et le gaz, la France est entièrement dépendante des importations, dont la facture a atteint un coût record en 2011 à plus de 61 milliards d'euros et représente la quasi totalité du déficit de la balance commerciale.
Développer les énergies renouvelables
Les énergies renouvelables ne représentent que 11% environ de la production d'électricité en France, dont 3% pour l'éolien et le photovoltaïque, contre 25% en Allemagne. Lors de la conférence environnementale de septembre, le gouvernement s'est engagé à soutenir les filières vertes, qui pourraient représenter jusqu'à 225.000 emplois, mais leur développement reste à l'heure actuelle fortement freinée par l'instabilité tarifaire qui touche le secteur.
Réduire la consommation d’énergie
Afin de réduire la consommation, le gouvernement s'est engagé à lancer début 2013 un vaste plan de rénovation thermique des logements. Le parc immobilier français est vieillissant et la moitié des logements sont très mal isolés, certains étant qualifiés de «passoires thermiques». Dans cette logique d'efficacité énergétique, Paris souhaite développer des technologies innovantes comme les «réseaux intelligents» ou encore le stockage de l'électricité, rendu indispensable par le caractère intermittent des renouvelables. Sans cette technologie, qui devrait être maîtrisée dans une quinzaine d'année, la France sera contrainte de s'appuyer sur les centrales à charbon ou à gaz pour assurer la production électrique lors des pics de consommation.
Fiscalité verte et lutte contre la précarité énergétique
Les associations réclament la mise en place d'une fiscalité écologique qui mette fin notamment aux «niches fiscales polluantes», notamment favorables au diesel. Promises pour 2016 dans le cadre du pacte pour la compétitivité, ces mesures pourraient s'appliquer plus tôt, a récemment dit le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.
Les questions des ateliers de Saillans
1 - Quels moyens mettre en œuvre pour réduire les consommations et les factures énergétiques ? Comment développer l'efficacité et la sobriété énergétique ?
(Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.)
2 - Comment diversifier le "mixte énergétique" ?
(Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quels types de scénarios possibles aux horizons 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?)
3 - Comment donner une place prioritaire aux énergies locales et renouvelables ?
(Quels choix en matière d’énergies renouvelables  et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?)
4 - Quelle gouvernance et quelle priorité budgétaire sont à prévoir ?
(Quels coûts, quels bénéfices et quel financement de la transition énergétique ?)
Marc Isoard et Mireille Verdet
Le Serre de Pibous et Cougnès
26150 DIE
Tél : 04 75 21 19 10
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
reseaudioistransition@gmail.com

mardi 21 mai 2013

L' éolien en plein développement...

TARFAYA (Maroc) : l'énergie éolienne en plein développement

TARFAYA (Maroc) - L'énergie éolienne est en pleine expansion au Maroc, en particulier dans la région de Tarfaya (sud-ouest), où le plus grand parc d'Afrique, d'une puissance de 300 mégawatts, doit entrer en service en 2014.
Dépourvu à ce jour d'importantes réserves en hydrocarbures, le royaume s'est fixé pour objectif de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelables  en 2020, et a mis sur pied un programme visant à produire 4.000 mégawatts (MW).
La moitié de cette production doit être fournie par l'énergie solaire: début mai, le premier des cinq projets de parc, près de Ouarzazate (sud), a été officiellement lancé. Son entrée en fonction est prévu à partir de 2015.
Un vaste chantier
L'éolien doit fournir les 2.000 mégawatts restants, et semble en cela avoir pris une longueur d'avance: si plusieurs régions sont concernées, le sud-ouest du Maroc et son bord de mer désertique battu par les vents constitue d'ores et déjà un vaste chantier.
A Tarfaya, où doit voir le jour le plus grand parc du continent, le projet dirigé par le groupe français GDF Suez en partenariat avec la société locale Nareva Holding ne fait certes, lui aussi, que débuter.
«La construction a démarré fin décembre 2012. Mais la première tranche, de 50 MW, sera en service dès janvier», assure  Francis Schang, responsable chez Siemens, un des groupements chargés de réaliser les travaux.
«C'est un projet TGV», poursuit-il. D'ici la fin 2014, les 131 éoliennes géantes de 80 mètres devraient avoir garni le paysage désertique, afin de parvenir à une production de 300 MW, de quoi subvenir aux besoins de plusieurs centaines de milliers d'habitants, note-t-il.
«Maintenance accrue»
D'un coût de près de 500 millions d'euros, le parc de Tarfaya, qui s'étendra sur près de 20 km, devrait permettre «d'éviter des émissions de CO2 à hauteur de la quantité absorbée par 150 millions d'arbres», ajoute Boutaïna Sefiani, la chef de projet.
Sa principale contrainte, toutefois, «c'est le sable, ou plus précisément la poussière», relève M. Schang. «Cela va demander une maintenance accrue, avec un traitement d'étanchéité particulier.»
A une centaine de kilomètres plus à l'est, le parc éolien d'Akhfennir, plus modeste, est déjà bien avancé.
Dressées sur un plateau de pierres et de sable, où seuls errent quelques troupeaux de chameaux et leurs gardiens, une cinquantaine de turbines tournent déjà à plein régime.
Une dizaine d'autres éoliennes doivent entrer en fonction en juin, permettant d'atteindre une capacité de production de 100 MW, souligne Mohamed Ben Osmane, chef de projet pour Energie éolienne du Maroc (EEM), tout en précisant que la capacité du site devrait doubler à terme.
Sur l'ensemble du Maroc, «entre ce qui est déjà opérationnel et ce qui est en cours de construction, nous atteignons pour l'éolien les 1.000 MW», résume  le ministre de l'Energie, Fouad Douiri.
Pour doubler ce potentiel d'ici 2020, un appel d'offres pour un lot de 850 MW a été lancé et six groupements y ont répondu, ajoute M. Douiri. D'après lui, le lauréat sera connu «à la fin de cette année ou au début de la suivante».
«Le programme éolien avance très bien. Nous pensons que d'ici 2020 nous aurons même peut-être un peu plus que les 2.000 MW. Et après 2020, on continuera. Il y a le potentiel pour aller beaucoup plus loin», affirme-t-il.

vendredi 17 mai 2013

Vers des villes vertes...et humaines

Munich: Plus verte la ville

La ville de Munich est l'invitée d'honneur de la Biennale de l'habitat durable qui se tient en juin à Grenoble. On est allé voir ce que les Bavarois ont à nous apprendre...

De notre envoyée spéciale à Munich
C’est la pause déjeuner pour les employés de la Messestadt. Dans ce nouveau quartier mêlant habitations et entreprises, il règne un faux air de la Défense, sans les tours et surtout avec beaucoup moins de béton. Les costumes-cravate peuvent pique-niquer sous les arbres ou assis tranquillement au bord du lac artificiel construit, comme le reste, au début des années 1990. Pour Klaus Kellerer, qui a mené le projet pour le partenariat public-privé entre la ville de Munich et l’entreprise MRG, il était impensable de ne pas verdir autant que possible ce nouveau quartier. Une réflexion qui s’étend à toute la ville de Munich, jalonnée d’immenses espaces verts qui permettent à la ville de respirer.

L’Isar, coulée bleue en pleine ville

L’Englischer Garten, immense parc de 373 hectares tout proche de l’université, s’emplit d’étudiants qui viennent y réviser torse nu dès les premiers rayons de soleil. Il y a de la place pour tout le monde sur la pelouse, chiens, chevaux, pique-niqueurs, et les filles n’hésitent pas à tomber le tee-shirt pour bronzer. Un peu plus loin, l’Isar, la rivière qui traverse Munich, offre ses rives aux baigneurs. Partout, la ville se mêle à la nature et les grands espaces verts font rapidement oublier les larges artères passantes: avec  3.000 hectares de nature pour 1,4 million d’habitants, soit 21,4m² par personne, Munich respire bien mieux que Paris, qui n’offre à ses habitants asphyxiés que 2,5 petits mètres carrés de pelouse par personne…
La préservation de la nature fait partie du plan de développement de la ville de Munich, la «Perspective» mise en œuvre depuis 1998. Même en manque de logements et d’espaces pour les vélos ou les places de stationnement, pas question d’empiéter sur le vert. L’objectif est même d’en rajouter: le quartier de Messestadt a ainsi favorisé les grandes pelouses et la forêt pour le bien-être de ses habitants, la ville de Munich compte pas moins de 860 jardins communautaires et les toits végétalisés sont courants.

Des fleurs pour être aimable

Mais pour Christine Leyermann, ce n’est encore pas assez. Cette jardinière passionnée, qui mange les fleurs et passe le plus clair de son temps dans le jardin «à friandises» de l’association environnementale GreenCity, aimerait que Munich soit une ville en fleurs. «J’essaye de montrer aux gens qu’on peut cultiver beaucoup de légumes sur une petite parcelle, parfois même sur un balcon, en suivant les méthodes de nos grands-mères.» L’allure baba-cool, la jardinière ne se considère toutefois pas comme une militante écologiste acharnée et rejette le terme de «guérilla gardening»: «C’était un mouvement de protestation au début mais la ville nous a maintenant acceptés et nous soutient», explique-t-elle.
A tel point que la ville fournit maintenant le matériel et la terre pour les «parrains verts», un programme de refleurissement de petits coins de terre abandonnés dans les rues. A l’initiative des riverains, GreenCity intervient pour leur conseiller telle ou telle plante pour orner leur trottoir. Et la plantation donne lieu à une journée de bêchage dans la bonne humeur. «Cette année, nous sommes financés par le département social de la ville car ils ont reconnu que cela créait beaucoup de relationnel dans les quartiers», explique Sébastien Godon, responsable de ces opérations de jardinage urbain chez GreenCity. «Il y a encore des possibilités énormes de verdissement à Munich, estime Christine Leyermann. Toutes les plates-bandes qui servent au vélo ou aux crottes de chiens pourraient être végétalisées. Des fleurs partout, cela rendrait les gens plus aimables. On sourit toujours quand on regarde une fleur, pas quand on regarde une voiture.» A en croire les Munichois, la nature adoucit les mœurs.
Toutes les infos sur la Biennale de l'habitat durable

mercredi 15 mai 2013

Le compostage : 45 % de nos déchets, et 45 % des coûts de tri et transports...

JOSSELIN (Morbihan) - L'appétit d'ogre des lombrics, alternative écolo pour les déchets ménagers

JOSSELIN (Morbihan) - Rien ou presque ne trahit leur présence : une épluchure de patate qui tangue doucement, une silhouette rose entre des restes de légumes. Pourtant, dans ce bac à compost, utilisable en intérieur, des centaines de lombrics engloutissent les déchets; auxiliaires précieux pour réduire le volume des poubelles et produire un fertilisant de qualité pour les plantes.
«C'est inimaginable tout ce qu'ils mangent, ce qu'ils sont voraces! Avec tout ce que j'ai mis dedans depuis un an ...», s'exclame Patricia Dréano, encore incrédule devant l'appétit féroce des 400 lombrics «Eisenia Foetida» qui ont colonisé son lombricomposteur, installé au sous-sol de sa maison près de Josselin (Morbihan), sous la table où elle prépare ses soupes.
Importé d'Australie et des Etats-Unis, le lombricompostage permet de «recycler naturellement jusqu'à 30% du contenu de nos poubelles», plus rapidement et facilement qu'avec un composteur classique au fond du jardin, assure Gwénola Picard, 42 ans. Elle a co-fondé avec son mari, éleveur de dindes, la ferme lombricole du Pays de Josselin, un élevage d'un million de lombrics, nourris aux fumiers de cheval, de vache, de volaille et aux déchets de cuisine récupérés dans les restaurants.
Appliqué aux particuliers, le principe est simple: chaque ver dévore quotidiennement entre la moitié et une fois son poids en résidus de cuisine (épluchures, marc de café..), matières carbonées (carton, journal) ... jusqu'aux poussières du balai. Au fur et à mesure que s'amenuise le volume des déchets, celui des déjections s'accumule dans le lombricomposteur, sorte de tour composée de plateaux encastrables et percés, pour permettre aux lombrics de se déplacer.
«thé de ver»
Ne reste plus qu'à récolter le lombricompost, un fertilisant de la consistance d'un terreau destiné à nourrir les sols et revigorer les plantes. «Au bout de deux mois, pour dix kilos de déchets, on en récupère 5 kilos», affirme Gwénola Picard.
Le tout garanti sans odeurs, sans mouches et sans espoir pour les vers de s'échapper. Seule contrainte, selon Gwénola Picard : recueillir régulièrement le «thé de ver», un engrais liquide issu de l'eau des matières en décomposition, pour éviter de noyer le cheptel.
«Ouvrir le composteur chez moi, c'est déjà une épreuve!», reconnaît en souriant Patricia Ros-Chilias, directrice du centre de loisirs de Josselin. Ce qui ne l'empêche pas d'accueillir, enthousiaste, un lombricomposteur rose, flambant neuf, dans la salle de restauration des enfants. «C'est très pratique car on n'est pas obligé d'aller à l'extérieur» les jours de pluie ou de froid, «on l'a sous les yeux, on sait qu'on doit nourrir nos vers», explique-t-elle. «C'est un geste qui devient naturel : on a mangé donc, au lieu de jeter les restes, on se demande d'abord si on peut les reconvertir», poursuit-elle.
Si la méthode séduit M. et Mme Tout-le-Monde, «on sent une demande qui explose de la part des collectivités», constate Frédéric Raveaud, de la société iséroise Collavet-Plastiques, et concepteur d'Eco-Worms, unique modèle de lombricomposteur 100% français, tout en rondeurs design et aux coloris pimpants. «Il y a quatre ans, quand on a commencé, c'était un produit qui s'adressait à des convaincus», poursuit-il. Désormais, «on en vend 3.000-3.500».
Dans la communauté de communes de Saint-Jean-Brévelay, près de Vannes, qui en propose à 40 euros pièce, une vingtaine de particuliers figurent d'ores et déjà sur la liste d'attente.
«Les déchets organiques, qui devraient finir dans des composteurs, représentent 15 à 20 % du contenu des poubelles», explique Maxime Lohézic, du service environement  de cette collectivité. «Le gisement est énorme», dans le cadre de la réduction des déchets ménagers demandée par le Grenelle de l'environnement, poursuit-il, «bluffé» par le succès de ces vers - plus petits et discrets que les vers de terre - et qu'il n'hésite pas à présenter, ironiquement, comme «de nouveaux animaux de compagnie».

lundi 13 mai 2013

les humains en danger...

Seuil de CO2: le monde dans «une nouvelle zone de danger», alerte l'ONU

Le monde est "entré dans une nouvelle zone de danger" avec une ...

PARIS - Le monde est «entré dans une nouvelle zone de danger» avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis l'ère du pliocène il y des millions d'années, a alerté lundi la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres.
«Avec 400 ppm de CO2 dans l'atmosphère, nous avons dépassé un seuil historique et nous sommes entrés dans une nouvelle zone de danger», a déclaré Mme Figueres dans un communiqué daté de Bonn (Allemagne), reçu à Paris.
«Le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique», a-t-elle ajouté.
L'observatoire référence installé sur le volcan de Mauna Loa, à Hawaï, a enregistré jeudi dernier une concentration de CO2 de 400,03 PPM, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).
Il s'agit d'une mesure ponctuelle et non d'une moyenne annuelle - qui sera atteinte-, mais ce seuil symbolique est le signe que la planète est lancée sur la trajectoire d'un réchauffement inquiétant.
L'objectif fixé par la communauté internationale en 2009 est de contenir le réchauffement à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques mettent en garde contre un emballement du système climatique avec son cortège d'événements extrêmes.
Or avec une moyenne annuelle de 400 PPM de CO2, le réchauffement attendu est d'au moins 2,4°C, selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur le climat (Giec). Et les perspectives sont sombres: les émissions de CO2 dans l'atmosphère ne cessent d'augmenter et si la tendance se poursuit, la hausse du thermomètre devrait être de 3 à 5 °C.
«Climat préhistorique»
Estimant qu'il y a «toujours une chance d'échapper aux pires effets du changement climatique», la grande ordonnatrice des négociations onusiennes sur le climat a appelé la communauté internationale à apporter une «réponse politique qui relève vraiment le défi».
Le prochain grand rendez-vous est la conférence climat de l'ONU prévue en France en 2015. A cette date, les plus de 190 pays impliqués dans ces négociations pour tenter de progresser sur la lutte contre le réchauffement ont décidé de signer un accord global et ambitieux limitant les émissions de gaz à effet de serre.
Mais les négociations sur cet accord, qui doit impliquer les grands pollueurs que sont la Chine et les Etats-Unis, s'annoncent des plus délicates, la dernière tentative de parvenir à un instrument ambitieux et global ayant échoué à Copenhague en 2009.
La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 PPM de CO2, c'était il y a entre 3 et 5 millions d'années durant l'ère du pliocène. La température était alors de 3 à 4 degrés de plus qu'aujourd'hui.
«Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques», avait réagi en fin de semaine Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l'environnement, à la London School of Economics and Political Science.
Une étude parue dimanche a alerté sur les effets attendus du réchauffement sur la biodiversité avec plus de la moitié des espèces végétales et d'un tiers des espèces animales les plus communes qui devraient voir l'espace propice à leur existence réduit de moitié d'ici 2080, si la tendance actuelle se poursuit.

dimanche 12 mai 2013

Débat sur la transition énergétique en Biovallée.



Bonjour à toutes et à tous,
Nous vous convions aux deux forums citoyens sur la Transition Énergétique, que nous organisons avec d'autres collectifs de la vallée et en présence de nombreux témoins et acteurs d'initiatives locales dans les domaines de la production d'énergie, des écogestes, des initiatives citoyennes, de l'éco-construction, des déplacements doux...
Ils auront lieu :
- MARDI 14 MAI à 20h à la salle des fêtes de BLACONS
- JEUDI 23 MAI à 20h15 à la salle des fêtes de SAILLANS
Après une rapide présentation des initiatives locales, vous participerez à la table ronde de votre choix en présence des intervenants concernés. Merci donc de respecter au mieux les horaires ! Nous finirons par un pot amical pour poursuivre les discussions.
Par ailleurs, nous vous signalons une conférence où la question de l'énergie sera traitée sous l'angle rarement abordé de la SOCIOLOGIE, le jeudi 16 mai à Rovaltain en présence notamment de Stéphane LA BRANCHE, politologue, sociologue , chercheur spécialisé Energie Climat et membre du GIEC. Cliquez ici pour en savoir plus (pré-inscriptions nécessaires).
Forum citoyen sur la transition énergétique
Quelle énergie pour demain, et à quel prix ?
Comment valoriser les ressources de notre territoire ?
Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, des Forums citoyens ouverts à tous se tiendront à Blacons le mardi 14 mai et le jeudi 23 mai à Saillans.
Informations sur les enjeux énergétiques de la vallée, interventions de citoyens, de collectivités et d’entreprises impliqués dans des réalisations locales, tables rondes permettant à chacun d’apporter sa contribution au débat, discussions, échanges,...
Pour toute information complémentaire contact@vd-ec.org
Le Collectif pour le Débat sur la Transition énergétique en Vallée de la Drôme.
ADTE, Association Dioise pour la Transition Énergétique
CTVD, Collectif Transition du Val de Drôme
ENERCOOP, Coopérative énergétique
EaQ,  Écologie au Quotidien
FAEP, Familles A Energie Positive
VDEC, Vallée de la Drôme Énergie Citoyenne
Le Collectif pour le Débat sur la Transition énergétique en Vallée de la Drôme.
Pour toute information complémentaire contact@vd-ec.org
À bientôt!
François pour le Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/

mardi 7 mai 2013

Les o.g.m. bientôt finies...

OGM: la seule expérimentation de culture en plein champ peut-être bientôt finie

PARIS - Les jours de la seule culture OGM  en plein champ en France sont-ils comptés? L'Inra veut prolonger dans le Loiret son expérimentation sur des peupliers, possibles futurs biocarburants, mais une partie du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a déjà rendu un avis défavorable.
Une consultation du public a été ouverte lundi et doit se dérouler jusqu'au 27 mai. Les citoyens ont alors loisir de consulter des documents et donner leur avis sur le site vie-publique.fr.
Dans les deux semaines qui suivront, le ministère de l'Ecologie rendra son avis et le ministre de l'Agriculture décidera alors du renouvellement de l'autorisation ou pas.
L'Institut de la recherche agronomique (Inra) demande l'extension pour cinq ans d'une autorisation donnée en 2007 afin «d'étudier l'effet de la modification de la biosynthèse des lignines sur les propriétés du bois».
L'ambition est notamment d'évaluer les propriétés du bois ainsi modifié pour la production de biocarburant de 2e génération.
Cet essai, qui porte sur plus de 1.000 arbres et a démarré en 1995, se déroule à Saint-Cyr en Val.
Saisi par le ministère de l'Agriculture, le HCB - instance créée en 2009 pour éclairer les décisions des politiques sur les nouvelles technologies- a rendu un double avis le 15 avril.
Pour son comité scientifique, l'expérimentation «ne présente pas de risques identifiables pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement». En revanche, la majorité des membres du Comité économique, éthique et social (CEES) a estimé que la recherche «ne devrait pas être reconduite».
Le CEES craint notamment que la production de bioéthanol à partir de peupliers n'entre «en concurrence avec des surfaces agricoles et des cultures alimentaires».
Il pose également la question du bilan carbone global d'un tel biocarburant sachant que les productions faites à partir de peupliers classiques, dont les surfaces seraient utilisées en partie pour la production de bioéthanol, pourraient être substituées par du plastique.
Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale agriculture biologique, Greenpeace  et l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf), membres du CEES, ont appelé lundi «les citoyens à renforcer cette position» contre l'extension de l'expérimentation.
«Les sommes engagées dans la recherche publique aujourd'hui ne peuvent se détourner à ce point-là de l'intérêt public qui est d'assurer l'autonomie et la souveraineté alimentaire des populations», écrivent les associations dans un communiqué.
De son côté, l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), pro-OGM, a estimé que l'arrêt de cette expérimentation «serait pénalisant pour la recherche de voies innovantes nécessaires pour développer en France une énergie renouvelable à partir de la biomasse».
Il s'agit du seul essai à fin scientifique en plein champ en France, depuis la destruction de 70 pieds de vignes à Colmar par des militants anti-OGM en août 2010. Depuis 2008, il n'y a plus de culture d'OGM en plein champ à des fins commerciales.MCD

lundi 6 mai 2013

Die : Ateliers sur l' énergie dans la Diois ce 6 mai 2013



Le 6 Mai, 20 h 30, salle polyvalente à Die.
A l'automne 2013 un projet de loi pour la transition énergétique sera présenté au Parlement.
Afin de préparer cette étape primordiale, le Gouvernement, relayé par les Conseils régionaux, lance un grand débat national sur la transition énergétique. Des réunions publiques, qui peuvent être organisées jusqu’à fin mai, sont l’occasion de sensibiliser les citoyens aux enjeux énergétiques, et doivent permettre de récolter leur avis par la réponse à 4 questions prédéfinies.
Dans la vallée de la Drôme le collectif « Transition énergétique » s’est constitué et prépare des débats locaux sous la forme d’ateliers participatifs ouverts à tous. Pour toucher le plus grand nombre, nous voulons ces rencontres locales et concrètes, nous en organisons donc 6 réparties sur le territoire et chacune comportera plusieurs témoignages de porteurs d’initiatives locales de transition énergétique. Vous trouverez dans le document joint, une présentation plus détaillée du projet et nos engagements éthiques pour atteindre nos objectifs communs.
Ce débat national nous paraît une opportunité à saisir pour créer une dynamique locale visant la mise en œuvre conjointe de la transition énergétique. Nous vous sollicitons pour soutenir notre projet et idéalement en être partie prenante.
Nos attentes :
- Avoir le soutien moral de la collectivité matérialisé par l’apport de son logo sur nos documents de communication ;
- Lors de la préparation du contenu des ateliers participatifs, bénéficier de l’expertise des techniciens de la collectivité par l’apport de données en lien avec la Transition énergétique sur le territoire ;
- Lors des ateliers, bénéficier de l’expertise des techniciens de la collectivité par leur participation ;
- Afin de toucher le plus grand nombre, bénéficier de l’aide matériel de la collectivité par l’impression de tracts, d’affiches, et par la diffusion de l’information sur programmation de ces ateliers ;
- Dans le cas où la collectivité souhaite être partie prenante de l’organisation de ces débats locaux aux côtés du collectif actuel, alors nous vous proposons de nous rencontrer pour vous présenter de vive-voix le projet et convenir ensemble des modalités pratiques de ce partenariat.
Nous vous remercions d’accueillir positivement notre démarche.
Amitiés et merci pour tout   
Marc ISOARD
Collectif « Transition énergétique » de la vallée de la Drôme
Pour le Diois, Le collectif
ADTE,  Association Dioise pour la Transition Énergétique
Contact : 04 75 21 19 10 transition.energétique.diois@orange.fr
ENERCOOP,  Coopérative énergétique
EQ,  Écologie au Quotidien
FAEP,  Familles A Énergie Positive
Vallée de la Drôme Énergie citoyenne
Pour le Val de Drôme, CTVD Collectif Transition du Val de Drôme : 04 75 42 54 58 
Marc Isoard et Mireille Verdet
Le Serre de Pibous et Cougnès
26150 DIE
Tél : 04 75 21 19 10
Une boîte mail a été ouverte au nom de l’association. transitionenergetiquedioise@gmail.com  
Collectif « Transition énergétique » de la vallée de la Drôme
Pour le Diois, Le collectif
ADTE,  Association Dioise pour la Transition Énergétique
Contact : 04 75 21 19 10 transition.energétique.diois@orange.fr
ENERCOOP,  Coopérative énergétique.
EQ,  Écologie au Quotidien (asso. Eco de Biovallée).0475210056.
FAEP,  Familles A Énergie Positive.
Vallée de la Drôme Énergie citoyenne.
Pour le Val de Drôme, CTVD Collectif Transition du Val de Drôme : 04 75 42 54 58 
Marc Isoard et Mireille Verdet
Le Serre de Pibous et Cougnès
26150 DIE
Tél : 04 75 21 19 10
Une boîte mail a été ouverte au nom de l’association. transitionenergetiquedioise@gmail.com  

jeudi 2 mai 2013

Les grands pollueurs se cachent...

Les grandes entreprises cachent bien leurs émissions de CO2

ECONOMIE - Elles sont peu nombreuses à révéler publiquement leur impact sur l'environnement...

Emettre du CO2, trop honteux pour être publié? D’après une étude réalisée par une ONG britannique, plus de 6 grandes entreprises sur 10 ne publient pas leurs émissions de dioxyde de carbone, alors que les réglementations de nombreux pays les obligent de plus en plus à le faire. Selon l’association Environmental Investment Organisation (EIO), seulement 37% des 800 plus grandes entreprises du monde ont publié un bilan carbone complet.

Les entreprises françaises parmi les plus transparentes

Les entreprises françaises, tenues depuis la loi Grenelle II de publier un rapport annuel sur leurs actions en matière de responsabilité «sociétale» (ou RSE), sont néanmoins parmi les plus «transparentes» dans ce classement mondial. Sur les trente firmes françaises présentes dans le panel, GDF Suez, Lafarge, Total, Air Liquide, Saint-Gobain, Michelin, Vinci, Sanofi, France Telecom et Alstom ont publié des bilans carbone complets. Des gros pollueurs pour la plupart: «Ce sont ceux que l’on attend le plus au tournant, qui sont les plus surveillés par les ONG, commente Elise Dronne, consultante spécialisée sur les sujets carbone  chez Greenflex. D’autres marques qui ont un impact CO2 moindre seront plus attaquées sur des enjeux sociaux.»
Ainsi, Technip, Carrefour, Vivendi, Schneider Electric, Société Générale, Pernod Ricard, Christian Dior, Unibail-Rodamco, BNP Paribas et Axa figurent dans le classement de l’EIO dans la catégorie «données incomplètes». Quant à Safran et Sodexo, ils n’ont rien publié. Qu’est-ce qui explique cette timidité, qui met ces entreprises dans l’infraction à la loi Grenelle II? Pour Elise Dronne, c’est avant tout l’absence de sanctions légales et le manque de préparation qui explique ces manquements. «La collecte de données peut être très chronophage si on n’a pas de système d’information bien mis en place», pense-t-elle.

L’environnement, passé de mode?

Au contraire, les entreprises qui se sont pliées à l’exercice du bilan carbone l’ont fait en majorité par «engagement environnemental de la direction» ou à cause de l’obligation légale, révèle l’observatoire 2012 des diagnostics gaz à effet de serre réalisé par le cabinet Ethicity et l’association  Bilan carbone. Mais en période de crise, les données environnementales sont souvent moins scrutées que les données sociales, estime Elise Dronne: «Le développement durable est peut-être passé de mode, mais il est maintenant plus intégré dans la politique de l’entreprise».

mercredi 1 mai 2013

Les ravages des pesticides

Les Français sont les plus exposés aux pesticides

SANTE - D'après une étude l'Institut national de veille sanitaire, les Français seraient plus exposés que les Allemands ou les Américains...

L'Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié lundi une étude reflétant l'exposition de la population française aux pesticides qui, pour la famille d'insecticides la plus utilisée, se révèle être plus élevée qu'en Allemagne ou en Amérique du Nord. Sur la base de l'étude de concentrations urinaires mesurées en 2007, l'INVS indique que «les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes (famille d'insecticides la plus utilisée aujourd'hui pour le traitement des cultures et les applications domestiques) étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis». «La consommation de certains aliments et l'utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations», ajoute l'INVS.

Plus près des champs, plus exposés

L'étude rendue publique lundi est un des volets d'une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007. La présence de 42 biomarqueurs a été mesurée chez 400 personnes pour évaluer l'exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles), ces derniers étant interdits depuis 1987. Pour les pesticides organophosphorés, efficaces sur les insectes et les acariens mais dont les usages ont été fortement restreints, la France présente des concentrations urinaires similaires à la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens. Elle affiche en revanche des niveaux inférieurs à l'Allemagne, dont les chiffres datent de 1998.
Pour cette catégorie de pesticides, plusieurs facteurs semblent influencer les marqueurs urinaires (âge, corpulence, alimentation) et «également le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne et l'usage d'insecticides dans le logement». L'INVS estime qu'une «attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables».

mercredi 24 avril 2013

Nicolas Hulot : les politiques écologiques sont insuffisantes...

Nicolas Hulot: «Je trouverai les politiques écologiques, qu'elles soient de gauche ou de droite, toujours insuffisantes»

Hors des partis politiques, Nicolas Hulot mène sa barque écolo et agit «dans l'ombre» pour la planète...

Nicolas Hulot est une énergie renouvelable à lui seul. On le croyait abattu après son échec à la primaire écologiste, il revient sur les marches de l’Elysée avec un titre d’envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète. On le croyait fataliste, il garde toujours l’espoir que l’humanité change d’état d’esprit et épargne un peu sa planète. On le croyait consensuel, il multiplie les «je me bats». Discuter avec Nicolas Hulot, c’est prendre une décharge d’énergie verte, qu’il emploie toujours à construire le monde de demain.

Vous avez souvent exprimé le souci d’être à l’endroit où vous seriez le plus utile. L’avez-vous trouvé?

J’ai fait des expériences comme la primaire de l’écologie, je sais maintenant que ce n’est pas là que je peux être le plus utile. Aujourd’hui, avec ma fondation et ma mission diplomatique, je ne dis pas que je vais révolutionner le monde et sauver la planète, mais par rapport à mon potentiel, c’est là que je peux m’exprimer le mieux. D’un côté, je peux me préoccuper de ce qu’on fait dans notre pays et faire en sorte que des esprits travaillent de manière apaisée avec une ambition radicale, et de l’autre côté, dans l’ombre, essayer de rassembler des hommes et femmes d’Etat en m’adressant à eux avec un discours non pas politique mais humaniste.

En quoi consiste votre rôle d’envoyé spécial pour la protection de la planète?

C’est une mission de diplomatie à l’échelle internationale pour faire en sorte que les sujets universels comme le climat, la biodiversité, les océans ou les biens communs ne disparaissent pas de nos radars. J’essaye, avec l’appui du réseau diplomatique français, d’identifier les acteurs avec lesquels on peut renforcer des coalitions et surtout de voir ce qui fonctionne sur un plan juridique, économique ou technologique chez les uns et les autres pour le valoriser. La Chine a inscrit dans sa constitution un objectif d’économie circulaire, le Costa Rica a monté un modèle économique rentable pour ne pas exploiter ses ressources pétrolières: ça m’intéresse de voir si ça marche et comment ça marche. J’essaye donc d’agréger le côté positif du changement et de voir ce qui est reproductible dans notre pays.

Vous gardez néanmoins les pieds en France?

Pour être franc, j’ai parfois l’impression en France de tourner en rond et de dire les mêmes choses aux mêmes personnes, sauf qu’avant elles étaient dans l’opposition et maintenant elles sont au gouvernement. Je ne dis pas qu’il ne faut pas continuer à encourager les bonnes pratiques dans notre pays mais il y a aussi des choses qui ne pourront se régler qu’au niveau européen voire international. Ma mission s’inscrit entre autres dans la perspective de la conférence climat 2015 qui aura lieu à Paris. Ce sera un challenge mais il est nécessaire de l’affronter, ne serait-ce que parce que ça va contraindre, je l’espère, la France et l’Europe à prendre des initiatives.
Si la vidéo ne démarre pas, cliquer ici.

Que pensez-vous de la politique écologique du gouvernement?

Compte tenu de la complexité et de la gravité des enjeux, je trouverai les politiques écologiques, qu’elles soient de gauche ou de droite, toujours insuffisantes. Je pense qu’actuellement la crise économique détourne trop notre attention des enjeux écologiques. La difficulté qu’on a dans ce gouvernement comme dans d’autres auparavant, c’est que quelques personnes sont empreintes de ce sujet-là, comme Delphine Batho, mais d’autres ont des logiques différentes.  Je comprends qu’Arnaud Montebourg soit obsédé par les problèmes d’emploi ou les fermetures d’usines. Pour l’instant, chacun s’occupe de son domaine et il n’y a pas de cohérence. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et les gaz de schiste sont des cas d’école. Les adversaires et les défenseurs ont chacun des arguments recevables, selon que l’on prenne en compte les enjeux de court terme ou de long terme. Ce que je trouve dommage, c’est qu’on ne puisse pas discuter autrement que dans la tension. Je pense que notre démocratie, par rapport à tous les changements culturels, sociétaux, économiques, écologiques, n’est plus adaptée. Il faut des lieux où l’on puisse discuter et élaborer le futur de manière apaisée.

La politique, pour vous, c’est fini?

La politique au sens où on l’entend habituellement, c’est à-dire adhérer à un parti, me présenter à des élections, oui, je pense que c’est fini. Mais quand je suis avec cinquante scientifiques, chercheurs, économistes, à travailler sur le futur, c’est de la politique concrète.  Je ne suis pas encarté, je suis libre, mais je pense qu’il y a cinquante manières de faire de la politique. Et surtout des manières dont il faut se débarrasser si on veut progresser, notamment ce que j’appelle la petite politique, c’est-à-dire la politique partisane qui fait qu’une fois qu’on a choisi son camp, on considère que tout ce qui provient d’un autre horizon est nul et non avenu. Tant qu’on sera dans cette posture-là, notre société sera figée.

Vous avez lancé un think tank, quel est son objectif ?

Nous travaillons sur des propositions structurantes à long terme qui nous permettent d’aller vers un nouveau modèle de société, simplement parce que nous sommes dans un monde aux ressources finies qui sont en train de s’épuiser, avec de grands équilibres menacés qui impactent déjà nos économies et notre santé. Nous sommes le seul think tank qui ait comme grille de lecture la contrainte écologique, car nous considérons que c’est elle qui conditionne toutes les vulnérabilités. Si on ne prend pas en compte ce paramètre-là, tout ce que à quoi nous sommes attachés en termes de solidarité s’effondrera.

Dans l’actualité écologique, on a beaucoup parlé de fiscalité, et notamment d’aligner les taxes sur le diesel sur l’essence. N’est-ce pas  prendre le risque d’encore assimiler écologie et taxation?

Il y a un risque si on ne présente uniquement cette mesure alors qu’elle s’inscrit dans un dispositif qui doit être beaucoup plus large, notamment pour les gens qui n’ont pas le choix et qui ne peuvent pas changer de voiture demain matin. Mais si les citoyens comprennent qu’on va substituer une forme de fiscalité qui pénalise le travail à une autre forme de fiscalité qui régule les impacts environnementaux et les prélèvements de ressources naturelles, je pense que tout le monde sera d’accord.
Audrey Chauvet

dimanche 21 avril 2013

Les pétroliers fond le forcing....

Loi sur le gaz de schiste: Le Conseil d'Etat saisi par un groupe pétrolier

ENERGIE - Schuepbach Energy conteste la loi française interdisant la fracturation hydraulique...

Le Conseil d'Etat a indiqué jeudi être saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par la société pétrolière Schuepbach Energy pour contester la loi française interdisant la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste. La plus haute juridiction administrative a trois mois pour statuer sur le renvoi ou non de cette QPC devant le Conseil Constitutionnel, qui déterminerait alors sur le fond si la loi du 13 juillet 2011 est conforme à la Constitution.

«La loi ne justifie pas l'abrogation» des permis

La société américaine Schuepbach Energy, qui possédait deux permis d'exploration abrogés en 2011, a contesté dans une QPC les articles 1 et 3 de cette loi auprès du tribunal de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), qui a renvoyé la décision au Conseil d'Etat. «Les articles 1, visant à interdire l'exploitation des mines d'hydrocarbures par fracturation hydraulique et 3, visant à abroger les permis de recherche ayant recours à cette technique» sont concernés, a indiqué à Reuters le Conseil d'Etat. Le groupe Schuepbach Energy n'était pas joignable pour commenter sa démarche.
Interrogé sur cette procédure, qui pourrait invalider la loi interdisant de fait l'exploitation des gaz de schiste en France, Total a indiqué être également en procès avec l'Etat depuis deux ans concernant l'abrogation de son permis de Montélimar. «Nous avons attaqué la décision d'abrogation de notre permis mais Total n'a pas attaqué la loi. Nous sommes en procès avec l'Etat depuis deux ans», a déclaré jeudi Bruno Courme, directeur général de Total Gas Shale Europe, à des journalistes. «Mais nous ne sommes pas concernés par cette QPC. Nous considérons simplement que la loi ne justifie pas l'abrogation car nous nous étions engagés à ne pas faire (de fracturation hydraulique)», a-t-il ajouté.
Total a également déposé sa demande auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juridiction dont dépend le ministère de l'Energie, a-t-il précisé.
Pas d’alternative à la fracturation hydraulique pour Schuepbach
 La technique de la fracturation hydraulique, critiquée pour son impact environnemental et visuel, a été interdite en France par la majorité précédente, qui avait auparavant délivré plusieurs permis d'exploration à des groupes pétroliers. Après la loi du 13 juillet 2011, Total s'était engagé à ne pas recourir à la fracturation hydraulique sur son permis de Montélimar - abrogé à l'automne -, contrairement à Schuepbach qui avait dit ne pas pouvoir y renoncer en l'absence de solution alternative.
Deux permis du groupe américain avaient en conséquence été abrogés dans l'Aveyron et en Ardèche.
La France pourrait disposer de 5.000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste selon des études internationales mais aucune recherche n'a été effectuée sur le terrain pour confirmer ces chiffres. Avant de transmettre cette QPC au Conseil Constitutionnel, le Conseil d'Etat doit notamment établir si les dispositions critiquées sont applicables à cette procédure, si elles n'ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution et si la question est «nouvelle ou présente un caractère sérieux».

lundi 15 avril 2013

FestZad et journée de la Terre ce samedi à Aurel (26...

Journée de la Terre à Aurel ce 20 avril...


Un grand FESTIZAD est organisé à AUREL (26) 
Journée de la Terre le Samedi 20 avril 2013 à Die et en Biovallée.
Prendre soin de sa planète n’est pas un luxe mais une nécessité ! Alors comme nous, faites ce qu’il faut pour la préserver. Rendez-vous à la Journée de la Terre les 20 avril 2013 !
 20 AVRIL toute la journée
Le programme : 
10h30 – 12h30 : Point sur ce qui se passe à la ZAD et discussions autour des luttes locales (Chambarans, st Julien en St Alban, St Paul les Romans, Collectif Ville Campagne de Valence, LEO avignon…)
12h30 – 18h : Scène libre, ateliers (cuir, énergie…), spectacle (cirque du désastre), expos…
18h : Concerts (Caravane namasté, Les chevals Hongrois, Les Slugs)
Bouffes et boissons sur place, Tout PRIX LIBRE,  Ramènes ta tante et fais du covoiturage (petit parking) !
Pourquoi ce festival ?
Pour clamer notre opposition aux grands projets anti-écologiques et antisociaux.
Pour se regrouper en soutien aux luttes contre les accaparements de terre d’ici et de là bas, et qui grignotent petit à petit nos moyens de production au profit de grosses infrastructures capitalistes, consuméristes, financées en partie par de l’argent public.
Pour dénoncer l’alliance des politiques et des grandes firmes dans la course au profit immédiat et au contrôle de nos vies.
Pour montrer à celles et ceux qui luttent et à celles et ceux qui doutent combien on est nombreux-ses et combien on est partout !!
Pour ne pas se laisser dicter la construction de notre avenir.
Pour faire la fête toutes ensembles, se rencontrer, discuter, s’organiser… !!!
Le lieu : Aurel (26) – Après Saillans sur la route entre Valence et Die.
La journée mondiale de la Terre a été créée par Gaylord Nelson aux Etats-Unis le 22 avril 1970. L’écologie était déjà au cœur des discussions, le sénateur du Wisconsin étant déjà très engagé.
La journée de la Terre est aujourd'hui reconnue comme l'un des événements environnementaux populaires les plus importants au monde.
Depuis la première évaluation de l’Unesco en 2005, la Terre est reconnue en danger. Les activités humaines ont en effet modifié les écosystèmes pour satisfaire nos besoins. Au fil du temps et à force d’exploiter nos terres et nos ressources de cette façon, la planète risque de s’éteindre.
Cette journée vise à faire respecter la Terre, en adoptant un mode de vie plus respectueux de l’environnement.
Cet évènement a été célébré pour la première fois le 22 avril 1970. Le Jour de la Terre est aujourd'hui reconnu comme l'événement environnemental populaire le plus important au monde.
Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson. Il encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés. Aujourd'hui, le Jour de la Terre est célébré, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.
Notre planète en danger
Le 30 mars 2005, l'Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport accablant sur l'impact de l'homme sur la planète. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d'eau douce, de bois, de fibre et d'énergie...
Une dégradation irréversible aux conséquences désastreuses puisque le bien-être de l'homme est menacé d'ici à quarante ans.
Dimanche 22 avril 2012
Pour sa 42e édition, la Journée mondiale de la Terre offre à tous l'occasion de réfléchir à notre action sur la Planète, et aux solutions pour la sauvegarder. Préservation de l'environnement, protection de la biodiversité, diminution de la pollution...
Aujourd’hui, plus de 500 millions de personnes dans 184 pays passent à l’action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu l’événement participatif écologiste le plus important de la planète.
A l'occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU s'est adressé à tous les habitants de la planète bleue avec un cri d'alarme:
"La Terre nourricière, qui est notre unique demeure, est exposée à des menaces!"
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

vendredi 12 avril 2013

Fukushima çà continue...

Fukushima: Tepco se noie dans les fuites d'eau radioactive

NUCLEAIRE - Alors qu'une troisième fuite a été détectée ce mardi, l'opérateur de la centrale n'a toujours pas d'explication...

«Nous sommes pour le moment dans l'incapacité de dire "c'est ceci ou cela"». L’aveu de l’opérateur de la centrale de Fukushima, au Japon, n’est pas rassurant. Deux ans après le tsunami qui a ravagé la centrale nucléaire, la situation semble loin d’être sous contrôle. Depuis quelques semaines, les piscines de refroidissement des combustibles nucléaires donnent des sueurs froides aux techniciens de la centrale. Un simple rat qui passait par là le 18 mars dernier a provoqué une brutale coupure de courant dans les systèmes de refroidissement pendant une trentaine d’heures. Réaction de Tepco: «Nous allons à l'avenir pendre plus de précautions pour éviter que des petits animaux n'entrent dans les installations».

Une centrale fragile

Depuis le 5 avril, ce sont des fuites d’eau radioactive qui inquiètent les techniciens. Si pour le moment Tepco a annoncé une fuite de 120m3, les réservoirs destinés à entreposer le liquide utilisé pour la recirculation d’eau dans les cœurs des réacteurs dégradés contiennent en tout 200.000m3 d’eau, précise l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). «L’origine de la fuite pourrait être une dégradation de soudures des feuilles en matériau étanche constituant les enveloppes de confinement. Les conséquences de cette fuite restent donc limitées à ce stade, eu égard notamment à l’état du site accidenté», écrit l’IRSN, qui reconnaît que ces événements montrent «la fragilité de certains systèmes déployés en urgence à la suite de l’accident de mars 2011 pour en limiter les conséquences et la vigilance qu’il y a lieu de maintenir pour détecter toute anomalie et pouvoir intervenir rapidement en cas de situation anormale».

«Il y a encore un risque d’accident majeur»

Mais pour Chantal Bourry, auteur de La vérité scientifique sur le nucléaire, la situation est plus grave. La physicienne estime qu’il y a «encore un risque d’accident majeur» à Fukushima. «On ne peut plus accorder aucun crédit à Tepco, explique la physicienne à 20 Minutes. Les piscines de combustibles sont encore moins bien protégées que les réacteurs et les éléments radioactifs qui sont dispersés sont des menaces pour les nappes phréatiques et les eaux de surface.» Alors que l’opérateur assure que les fuites ne s’écouleront pas vers l’océan, Chantal Bourry rappelle que la centrale n’est qu’à 800m de la mer, ce qu’ont également relevé les autorités russes. Mardi, le chef des services sanitaires de Russie a déclaré que «La situation ne peut pas ne pas nous inquiéter, étant donné que nous sommes à côté» et qu’elle «témoigne du fait qu'ils ne peuvent régler la situation». «Certains disent que le danger à venir pourrait être plus grave que ce qu’il a été», alerte Chantal Bourry.
MCD

dimanche 7 avril 2013

Fukushima fuit toujours...

Fukushima: De l'eau radioactive fuit de la centrale nucléaire

JAPON - Ce sont 120 tonnes d'eau contaminée qui pourraient avoir fui d'un réservoir...

Jusqu'à 120 tonnes d'eau radioactive pourraient avoir fui d'un réservoir de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, et contaminé les sols environnants, a annoncé samedi l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). La compagnie électrique n'a pas encore déterminé la cause de cette fuite, découverte sur l'un des sept réservoirs stockant l'eau utilisée pour refroidir les réacteurs de la centrale fortement endommagée par un séisme et un tsunami en mars 2011.

L’eau ne devrait pas s’écouler dans la mer

Tepco, qui ne précise pas depuis quand le réservoir fuit, prévoit de transvaser les 13.000 mètres cubes d'eau restants dans d'autres cuves au cours des deux prochaines semaines. Cette eau ne devrait pas s'écouler dans la mer, située à 800 mètres du réservoir, a rapporté l'agence de presse Kyodo. Ces réservoirs, des trous creusés dans le sol après la catastrophe de mars 2011, sont entourés de panneaux étanches censés empêcher l'eau de s'écouler dans la terre.
Tepco a rencontré de nombreux problèmes pour faire fonctionner le système de refroidissement mis en place dans l'urgence après la catastrophe pour tenter de maîtriser les réacteurs. Elle a annoncé vendredi que le système de refroidissement de la piscine d'entreposage de barres de combustible s'était arrêté pendant environ trois heures sur le réacteur n°3. Il s'agissait de la deuxième panne en trois semaines dans le système de circulation de l'eau de mer utilisée pour refroidir le combustible usagé.

mercredi 3 avril 2013

Vers une pénurie d' eau

Plusieurs régions de France manqueront d'eau en 2030

Le Sud-Ouest et les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée pourraient être à sec...

Face aux besoins en eau à l'horizon 2030, les Régions françaises seront loin d'être logées à la même enseigne, indique mercredi un rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS) qui pointe le Sud-Ouest et les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée comme des territoires à risque, dans le contexte de réchauffement climatique. Si le CAS note que «le territoire métropolitain français est globalement bien pourvu en ressources en eau», il existe de «très fortes disparités», ce qui explique qu'aujourd'hui «certaines Régions peuvent connaître d'importantes tensions sur la ressource à certaines périodes de l'année». En l'occurrence en été et en automne, au moment de certains pics d'usage (développement des cultures, périodes touristiques, arrosage de jardins, remplissage de piscines, douches fréquentes, etc.).
L'alimentation de la Région francilienne «pourrait devenir préoccupante»
Le rapport inscrit les futurs besoins dans un contexte marqué par le réchauffement climatique. «La quasi-totalité des projections disponibles indiquent sous la latitude métropolitaine une tendance à la baisse des précipitations moyennes, surtout l'été et l'automne», rappelle le CAS tout en soulignant «les fortes incertitudes sur les baisses effectives à attendre». En se projetant en 2030, le CAS estime que «les Régions qui semblent le plus à risque sont celles qui connaissent déjà aujourd'hui un déficit chronique sur la ressource comme les bassins Seine-Normandie, Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée». Dans le bassin Seine-Normandie, qui présente déjà des zones en déséquilibre (eau potable pour l'Ile-de-France et irrigation en Beauce), «les projections montrent que le changement climatique devrait aggraver» cette situation. L'alimentation de la Région francilienne «pourrait ainsi devenir préoccupante d'ici 2030».
Dans le bassin Adour-Garonne, dans le sud-ouest, les problèmes sont concentrés dans les plaines, densément peuplées et lieux de cultures gourmandes en eau (surtout le maïs). Or, une forte croissance démographique y est prévue (+ 1 million en 2050) tandis que la Garonne devrait voir son débit diminuer de 20 à 40% d'ici là. Quant au Rhône, le fleuve français le plus puissant mais aussi un axe fortement sollicité (production énergétique, irrigation, industries, eau potable, navigation), «sa capacité future à satisfaire tous les usages» est en question. D'autant qu'on assiste à «une multiplication des prélèvements sur le Rhône et ses affluents qui devrait continuer» avec une forte croissance démographique en Paca, Languedoc-Roussillon et en Rhône-Alpes, une potentielle future irrigation de la vigne et la possible desserte de nouveaux territoires (Causses, Lozère, Vercors, etc.). Le débit moyen annuel du Rhône d'ici 2050 pourrait ainsi potentiellement baisser de 14 à 36%, selon cette étude.
MCD

mardi 2 avril 2013

Villeneuve de Berg 07 : Forum sur la Transition Energétique...



1er FORUM OUI à la TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET ÉNERGETIQUE - Quelle Ardèche pour demain ?  Se déroulant les samedi 13 et dimanche 14 avril 2013 à Villeneuve-de-Berg.
Le Collectif OUI à la Transition en Ardèche
La lutte contre les permis de recherches, d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste sur notre territoire, a déclenché la nécessité d’une réflexion sur l’utilisation de l’énergie, l’anticipation du remplacement des énergies fossiles, la préparation aux changements que cela entrainera et la résilience collective indispensable face au dérèglement climatique et aux dangers posés sur nos vies par la filière électronucléaire. Aussi, comme nous l’avons réussie dans la lutte contre le gaz de schiste, nous voulons mettre en synergie tous les acteurs associatifs et institutionnels actifs sur nos territoires afin de commencer localement la Transition énergétique et écologique nécessaire pour un « buen vivir » à long terme à la fois sur notre département et sur toute la planète.
Les premiers acteurs associatifs, institutionnels, citoyens, politiques et économiques se sont réunis dans le Collectif OUI à la Transition en Ardèche. 
Dans la continuité de la lutte contre les gaz et huiles de schiste, le Collectif Oui à la Transition Ardèche organise les 13 et 14 avril 2013 à Villeneuve de Berg (07) le 1er Forum Citoyen
Oui à la transition énergétique et écologique.
50 organisations et collectifs sont à l’initiative de cet évènement pour mobiliser l’ensemble des acteurs de la transition énergétique et écologique autour d’une grande manifestation citoyenne et populaire.
Durant deux jours, entre 5 000 et 10 000 personnes sont attendues pour participer à des ateliers-débats, s’informer, échanger, se fournir en produits naturels et locaux au village des possibles ou encore s’enthousiasmer lors des différents évènements artistiques.
Programme disponible sur le site : http://oui-transition07.org/ et dépliant sur le fichier joint.
Près d’un hectare de terrain est mis à disposition des différents associations/collectifs/exposants/producteurs/vendeurs sur une grande place de Villeneuve de Berg. Ce sera le centre d’attraction principal de la manifestation. Aussi, nous vous proposons de nous y rejoindre pour faire connaitre vos idées, vos expériences ou encore vos produits.
Deux conditions sont néanmoins nécessaires pour prendre part à cette manifestation :
- partager l’éthique du forum : bio, naturel, renouvelable, sobre, local,
- s’inscrire au plus vite sur :
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?fromEmail=true&formkey=dGdscDAteDNLOEYxNXZYVVNqRDdNUmc6MQ
(lien aussi accessible depuis le site internet)
Contacts téléphoniques possibles mais non obligatoires
(le formulaire nous permettra de très bien gérer les inscriptions et de vous recontacter pour les finaliser) :
 - Juliette BARD pour le marché naturel et bio
 06.30.71.44.81 / 04.75.87.51.90 juliettedeberg@gmail.com
 - Alain JOFFRE - pour les associations, collectifs, organisations, partenaires
 06 75 50 29 86 / 04 75 88 51 48 forumtre07@orange.fr
 - Nicolas SENIL- pour les éco-artisans
 06 08 31 92 88 nicolas_senil@yahoo.fr
 - Christophe DEININGER-pour les éco-bâtisseurs
 09 80 87 46 28 / 06 02 17 47 59 contact@secondeterre.org
- Philippe BRILLANT- pour les createurs, innovateurs et les questions générales concernant ce Village des Possibles
 06.08.93.31.56 dybloo@orange.fr
Visitez Les Activ'Acteurs du réseau Colibris à l'adresse suivante :
http://colibris.ning.com/groups/group/show?id=2998321%3AGroup%3A277116&xg_source=msg_mes_group
TOUT le samedi & TOUT le dimanche, à partir de 10h - Entrée libre
Des espaces permanents, pédagogiques, culturels et festifs
Marché bio / La rue des initiatives / Éco-artisans et éco-entrepreneurs / Inventeurs / Stands des collectifs, des associations, des partenaires / Zone de troc. ...Jeux, ateliers, carrefour et spectacles pour les enfants, ... Les fables de Pistil, éco-fabuliste ardéchois / Photo-langage : humaine nature / Exposition de photos participative et professionnelle / Atelier de création photo / Ateliers d’écriture / L'espace Bridget Kyoto / Ciné-débats, ...
Scène ouverte aux musiques vivantes et festives : les Batucadas : Tinunda & Patoukalé, qui calerons nos pas. Chorale P. Partouche, 30 chanteurs / Jo Figaro / BaZaltiK, Quartet de musique Klezmer / Demaria trio, Trio Jazz / Octet Jazz de Schiste / Tonton Jules, Trio Blues / Les souliers à Bascule / École de Viviers musique et Danse / Hélène Deschamps / Manbouss, Acoustik roots / Liber'trad … Restauration & troquets, produits bio et locaux
Des espaces pour débattre, échanger, découvrir... et se détendre
L'Agora du changement
Elle prendra la forme d'ateliers­-débats, de tables rondes, de projections, et permettra de décliner différents thèmes pour réfléchir à la manière de se loger, se déplacer, se nourrir…, ils mêleront témoignages et dialogues.
Le Village des possibles
Sa rue des Initiatives, sa place des Entrepreneurs, son marché bio, accueilleront des acteurs de la transition venus d’ici et d’ailleurs. Éco-hameau, biométhane, recyclage, éco-invention, jardins partagés, ressourceries, ...
L'Archipel artistique
Espace jeune public, expression artistique, fables, théâtre, scène musicale en continu, bal festif…
L'espace détente
Le local et le bio seront au menu, dans les troquets, les restaurants et sur le marché.