DECOUVREZ NOTRE SITE

VENEZ NOUS RETROUVER SUR NOTRE SITE http://www.ecologieauquotidien.fr

samedi 25 juin 2011

Silence papillon...

Vigie Nature lance un appel à témoins pour comprendre le comportement des papillons

BIODIVERSITE - Pour comprendre les effets de la sécheresse sur les papillons, le grand public est appelé à envoyer des photos...

Sortez les objectifs, Vigie Nature a besoin de tout le monde pour comprendre comment le climat de ce printemps a influencé la vie des papillons. La sécheresse a provoqué une situation contrastée pour les papillons: plus rares dans les milieux secs mais plus nombreux dans les forêts, le nombre d’espèces observées serait également plus importante que les années précédentes.

Une année exceptionnelle pour les papillons

L’année 2011 s’annonce «exceptionnelle» pour les papillons, expliquent le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Noé conservation: «Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises.»
Autant de particularités qui méritent d’être observées de près. Pour cela, les chercheurs appellent chacun à prendre son appareil photo pour tirer le portrait des papillons de son jardin ou de sa région. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur www.noeconservation.org ou vigienature.mnhn.fr, et d’ouvrir l’œil pendant les ballades en forêt...

jeudi 23 juin 2011

La mer-poubelle

La Méditerranée est en danger

ENVIRONNEMENT - Déchets plastiques et résidus chimiques menacent la mer Méditerranée, alerte le sénateur de l'Aude Roland Courteau...

La Méditerranée, une nouvelle mer morte? Le sénateur de l’Aude, Roland Courteau, le craint : dans un rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST), il met en garde contre les pollutions qui menacent la vie aquatique. Plastiques qui se décomposent et infiltrent la chaine alimentaire, résidus de crèmes solaires ou de médicaments, dégazages… La Méditerranée est sous une pression environnementale forte, renforcée par sa situation de mer fermée.

Plastiques, cosmétiques, métaux lourds et hydrocarbures…

«La Méditerranée est dans une situation préoccupante. Si l’on veut continuer à voir “danser la mer le long des golfes clairs”, la communauté internationale doit réagir», a déclaré Roland Courteau, qui présentait mercredi le rapport parlementaire sur la pollution en Méditerranée. L’absence de retraitement des eaux usées sur la rive sud de la mer a favorisé la prolifération des phosphates et des nitrates. Sur la rive nord, ce sont des pollutions aux métaux lourds, apportés par les fleuves comme le Rhône, le Pô ou l’Ebre, qui menacent la flore et la faune sous-marine.
Tout aussi inquiétantes, les pollutions aux plastiques et aux molécules pharmaceutiques préoccupent le sénateur: «On a pêché au large de Sète des poissons dont l'estomac était tapissé de petits bouts de plastique. On ne sait pas assez qu'en Méditerranée on trouve en moyenne 60 divers objets en plastique au km2» explique-t-il. Dans une mer fermée dont l’eau met un siècle à se renouveler, les pollutions chimiques ont un effet dévastateur sur la vie aquatique: «Il est essentiel d'amplifier les recherches sur la façon dont les stations d'épuration filtrent, ou non, ces pollutions selon les molécules concernées», déclare Roland Courteau. Et bien sûr, mieux contrôler les dégazages sauvages en pleine mer, responsables d’une pollution aux hydrocarbures qui peuvent entraîner des fermetures de plages, comme ce fut récemment le cas à La Ciotat.

Plus d’aires marines protégées

Le rapport insiste également sur la nécessité de créer des aires marines protégées.  Le sénateur de l’Aude espère faire de sa région un exemple: «J'ai bon espoir de voir prochainement aboutir en Languedoc-Roussillon, sur 4000 km2 entre Leucate et Port Cerbère, un parc naturel marin de la Cote Vermeille qui s'ajoutera à celui de Porquerolles. Il s'agit de faire en sorte que la Méditerranée reste un point fort de la biodiversité planétaire».

mardi 21 juin 2011

Changeons notre regard...

Matthieu Ricard: Changeons notre regard


INTERVIEW - La crise remet en question nos réflexes, nos habitudes, notre rapport à l'argent. Le moine bouddhiste Matthieu Ricard, photographe et traducteur du dalaï-lama, qui vit dans le monastère de Shéchèn, au Népal, analyse les leçons que nous pouvons en tirer. Propos recueillis par Michel Pascal, auteur du livre Notre crise est une chance - l'éthique de l'argent...

Michel Pascal: Cette crise est-elle une chance?
Matthieu Ricard
: En tout cas, c’est une opportunité! Non pour revenir le plus vite possible au système d’avant, qui est fondamentalement dysfonctionnel. Mais plutôt pour changer nos priorités, notre façon d’aborder la vie et les questions financières. Gandhi a dit: «Il y  suffisamment pour les besoins de tous, mais pas assez pour l’avidité de tous.» Tout vient du Produit Intérieur Brut (PIB) qui a été instauré en 1930, suite à la crise de 1929, pour stabiliser le chômage. Au début, la civilisation industrielle, scientifique, technologique avait pour but d’améliorer la qualité de l’existence. L’espérance de vie est passée de 40 à 80 ans, on a eu accès plus facilement à l’éducation, etc. Mais, dans les années 1930, le PIB s’est mis à indiquer la prospérité générale d’une nation, y compris la satisfaction de vie, ce qui n’avait aucun sens. Maintenant, quand ce genre d’indicateur baisse, tout le monde panique car on considère cela comme un échec.
M. P.: Mais le bien-être est capital!
M. R.:
Justement. Il suffirait de garder l’idée que tout ce que nous faisons vise au mieux-être de chacun. Les gouvernements doivent investir dans le bien-être. Si, pour améliorer cette qualité de vie, il fallait sacrifier un peu du Produit National Brut (PNB) et autres critères purement économiques, on ne percevrait pas cela comme un échec. Au lieu de s’intéresser aux taux d’inflation dans l’Union européenne, on pourrait parler, par exemple, d’écart à ne pas dépasser entre les riches et les pauvres ou d’égalité entre les hommes et les femmes au travail. Cela serait beaucoup plus sain! On a vu ce qu’a donné la course au profit! Si on réfléchit aux solutions possibles, on s’aperçoit que le seul et unique facteur qui fait le lien est l’altruisme.
M. P.: C’est-à-dire?
M. R.:
Il faut faire le lien entre les échelles de temps différentes. Or l’économie en possède une très brève. L’altruisme éviterait que l’on ne récolte les économies de Monsieur Tout-le-Monde, et que l’on ne s’en serve comme au casino! À moyen terme, l’altruisme améliore la qualité de vie. Et se répercute sur des générations, une famille, un travail. L’altruisme au travail éviterait cette précipitation de l’économie qui induit une baisse de la qualité de vie. Une entreprise ne peut pas faire des bénéfices sans humanité! D’ailleurs, les salariés qui se sentent mieux dans leur entreprise sont plus motivés. L’altruisme prend aussi en compte les générations futures en pensant à leur bien-être. Sans cette attention aux autres, les gens ont l’impression qu’ils sacrifient leur vie au seul profit de leur entreprise! La crise nous permet de nous rendre compte que nous sommes sans cesse obsédés par le court terme.
M. P.: Peut-on imaginer une notion de profit altruiste?
M. R. :
Des statistiques de l’université des Nations unies ont montré qu’un quart de la richesse mondiale est dans les mains de 1 % de la population. Que fait-on du surplus d’argent? On l’investit souvent dans des choses inutiles pour la société. Dans les années 1970, quand j’étais en Inde, je vivais très bien avec 30 euros par mois! Aujourd’hui, je reverse 100% de mes droits d’auteur car je n’en ai pas besoin. Vouloir toujours plus ne fonctionne pas. Le dalaï-lama a dit que «Même si on avait le monde entier entre nos mains, on ne serait pas satisfait».
M. P.: Donc, toute la question, c’est de changer notre rapport à l’argent.
M. R.:
Oui, et dans l’idéal de changer complètement! On ne peut pas transformer uniquement notre rapport à l’argent. Le bonheur véritable se trouve dans les qualités humaines, telles que l’altruisme, la sérénité intérieure, la liberté intérieure, la compassion. Sans cela, on peut vivre dans un petit paradis en étant déprimé et, à l’inverse, être satisfait même si les conditions extérieures ont l’air déplaisantes.
M. P.: On est un chef d’entreprise face à un plan social, on est au chômage, notre carte bleue est bloquée. Quelle attitude adopter?
M. R.:
Évidemment, il existe des cas tragiques et pas de solutions miracles, car nous vivons dans un système qui provoque ces drames. C’est peu à peu qu’il faut changer de cap, repenser la manière dont nous fonctionnons sur le court terme, revoir nos priorités. Les études du psychologue américain Tim Kasser, qui ont porté sur plusieurs dizaines de milliers de personnes durant vingt ans, ont montré que les gros consommateurs sont, en moyenne, moins heureux que les autres, ont moins d’amis et sont moins concernés par les questions globales, celle de l’environnement en particulier. La «simplicité volontaire» serait donc la meilleure solution. Cette crise ne semble pas avoir suffi à faire changer les mentalités, mais les signaux d’alarme continuent de se multiplier.

vendredi 10 juin 2011

Les lobbies industriels tuent la Démocratie...

Gaz de schiste: le Sénat adopte le texte

ENERGIE - Le texte adopté jeudi soir par les sénateurs projette d'interdire la technique de la fracturation hydraulique, alors qu'il prévoyait à l'origine l'interdiction pure et simple de l'exploitation de ces hydrocarbures...

Le Sénat a adopté jeudi soir la proposition de loi UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste à l'issue d'un débat qui a tourné en monologue de l'opposition accusant une majorité peu diserte de «vouloir gagner du temps».
La discussion au Sénat de ce texte déjà adopté par l'Assemblée n'avait pu être achevée la semaine dernière, le nombre de sénateurs UMP étant insuffisant en séance. Le vote a été acquis par 167 voix contre 152, seule la majorité l'approuvant. L'antagonisme entre droite et gauche est désormais d'autant plus installé sur les gaz de schiste après la publication mercredi du rapport de la mission d'information parlementaire lancée en mars et dont les deux rapporteurs, Philippe Martin (PS) et François-Michel Gonnot (UMP) aboutissent à des conclusions radicalement opposées. Cette mission, a été lancée en mars, à la suite d'une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l'octroi en catimini de permis d'exploration de gaz de schiste en mars 2010 dans le sud de la France.
L'opposition souhaite l'interdiction pure et simple de l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale des sous-sols, tandis que la majorité souhaite ne pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures non-conventionnels. La gauche demande l'annulation de tous les permis exclusifs et demande une réforme du code minier.
La proposition de loi du député UMP Christian Jacob prévoyait à l'origine l'interdiction de l'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels mais elle a été amendée en première lecture à l'Assemblée et ne propose plus que d'interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante. Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés. La majorité sénatoriale a amendé le texte en rendant cette technique possible mais «à des fins scientifiques».

Texte inscrit en urgence

«L'interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d'une autre méthode toute aussi dévastatrice (...) il faut abroger tous les permis», a critiqué l'écologiste Jean Desessard (EELV). «Les industriels qui ont les permis pourront les garder» s'est indignée Nicole Bricq (PS). «Le gouvernement a la volonté de faire baisser la mobilisation», a soutenu Didier Guillaume (PS). «Pourquoi ne pas marquer une pause et d'abord réformer le code minier pour y voir plus clair dans ce qui devient de plus en plus illisible», a plaidé Jacques Mirassou (PS).
«Réformer le code minier ne changerait rien pour le passé et donc ne règlerait pas le problème, c'est de l'argumentaire politique» a répondu Benoist Apparu (Logement) représentant le gouvernement en l'absence de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. «Vos positions sont trop radicales, le problème de la dépendance énergétique est un problème fondamental, il ne faut pas nous brider et nous ôter toute possibilité», a lancé Philippe Dallier, un des rares intervenants de droite. «Ceux qui prétendent qu'avec ce texte on ne leur donne pas de sécurité, trompent les citoyens», a aussi soutenu Jacques Blanc (UMP).
Le texte étant inscrit en urgence (une lecture par assemblée), une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) va maintenant être chargée d'élaborer une version commune aux deux assemblées, version qui reviendra devant le Parlement pour un vote définitif.

jeudi 9 juin 2011

Le machisme en politique, ici comme ailleur

Machisme en politique : les élues lyonnaises témoignent

Par Fabien Fournier (avec LL et SB)

femmes ()
Blagues grivoises, compliments orientés, doutes sur leur capacité ou volonté de les rabaisser émaillent la carrière de nos femmes politiques. Morceaux choisis.
Les machos ont connu leur heure de gloire. Un moment politique magique pour eux où leur parole s'est libérée : "Va faire la vaisselle", "après la putain de la République, la putain de la Région", ou" Geffroy salope". Le 8 et le 9 janvier 1999, pleuvent des phrases assassines sur les quatre femmes qui ont renversé le président sortant, Charles Millon, coupable d'une alliance avec le FN : Marie-Thérèse Geffroy, Florence Kuntz, Fabienne Lévy et Anne-Marie Comparini. Celle-ci l'emporte finalement, soutenue par le PS et notamment quelques femmes telles Annie Guillemot ou Christiane Demontès qui font barrage pour l'aider à monter à la tribune. Mais les machistes se rappelleront à elle quand, défaite par Michel Havard aux législatives de 2007, elle est traitée de "salope" par Patrick Devedjian.
Lévy ()
© Tim Douet
Autre temps, mêmes moeurs. Après le présumé viol de DSK, c'est Georges Tron, ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique, qui est accusé par deux fonctionnaires qui se disent victimes de harcèlement sexuel par l'élu UMP. Et voilà que Luc Ferry révèle une affaire de pédophilie, couverte par les autorités de l'époque. Un doute nous saisit : la politique est-elle cette sphère opaque où tout est possible, comportements machistes, agressions sexuelles et domination du sexe fort ? "La politique est particulièrement machiste parce que c'est un monde où il y a particulièrement peu de femmes. Ils nous prennent parfois pour leur secrétaire", accuse Fabienne Lévy (photo ci-contre), conseillère régionale (Parti Radical). Pour Nora Berra, secrétaire d'Etat à la Santé (UMP), cette attitude discriminatoire est "liée au pouvoir".
Nous avons interrogé une vingtaine d'élues de l'agglomération lyonnaise pour savoir si elles ont été victimes de ces excès de virilité. Certaines, en particulier les plus jeunes, nous ont rassurés. "Je souffre plus d'être jeune que femme", observe Sarah Peillon, conseillère régionale (PS). Selon elle, qui a travaillé à la chambre de commerce et d'industrie, les comportements machistes sont plus fréquents dans le monde économique.
Conseillère générale PS, Sandrine Runel est en "désaccord avec cette polémique". "Toute le monde se lâche et certaines de façon abusive. C'est la vengeance des femmes", décrypte-t-elle. Elle a reçu des observations sur son look, comme "t'es bien jolie aujourd'hui" ou "t'as de jolies jambes". "C'était des remarques, jamais des avances". Elle souligne en revanche avoir essuyé d'authentiques commentaires machistes… par des femmes, plus âgées qu'elle. "Si Collomb t'a choisie, c'est parce qu'il a besoin d'une minette", lui a lancé l'une d'elle, jalouse.  
picard ()
Sont-elles capables ? 
“Tu ne seras pas capable de résister“
Maire de Vénissieux (PCF), Michèle Picard (photo ci-contre) se souvient de la campagne des législatives de 2002 où elle est suppléante d'André Gerin. "Vous êtes sa secrétaire ?", lui demande un électeur. Elle observe aussi amusée le regard interloqué des enfants lorsque le maire leur est présenté.
"Quand je suis devenue députée européenne, la première question qu'on m'a posée c'était 'est-ce que tu penses avoir la carrure pour ce poste, et est-ce que tu parles plusieurs langues ?'. Chose qu'on n'a jamais demandé à mes collègues masculins. C'était l'un des pires moments de ma carrière", confie Martine Roure, conseillère municipale de Lyon (PS). Pour douter de ses capacités à exercer le pouvoir, on a reproché à Hélène Geoffroy "d'être trop douce, tranquille". Elle n'a "pas assez de poigne", disent-ils. Ils ajoutent : “tu ne seras pas capable de résister“.
Pas le droit à la parole
"Vous n'avez rien à dire"
A défaut d'avoir suffisamment de responsabilité, elles ont, croit-on, le pouvoir de la parole. Même pas : "Une femme ne prend pas facilement la parole et ils le sentent", glisse Fabienne Lévy. Ces messieurs ne se pressent pas pour leur tendre le micro.
berra ()
Quand elles parlent, ces dames ne sont pas toujours écoutées. Florence Perrin, conseillère régionale (PS), se souvient de interventions en tant que vice-présidente en charge de l'Enfance des Vallons du Lyonnais. Les élus reculent leurs chaises, se détendent. C'est presque une récréation. Ces comportements ne sont pas seulement le fait d'élus de villages. Alors que Nora Berra (photo ci-dessus) s'exprimait au Sénat, elle a été haranguée par un parlementaire socialiste qui s'est écrié : "mais taisez-vous, vous n'avez rien à dire" . "Je lui ai laissé la possibilité de faire ses excuses sur le moment ou plus tard. Il l'a fait tout de suite", raconte-t-elle.
Conseillère communautaire (Europe Ecologie-Les Verts), Pascale Bonniel-Chalier relève que si les femmes sont souvent interrompues, c'est parce qu'elles cumulent moins de mandats. "Leur parole est moins qualifiée car elles ne sont pas en position de pouvoir", analyse-t-elle. Par comparaison, ses collègues masculins sont plus entendus car ils sont déjà maires, vice-présidents ou députés.
balas ()
© Florence Balas
Des compliments sur leur physique
"Tu as de jolies jambes"
Conseillère municipale (UMP), Laurence Balas (photo ci-contre) relève l'attitude particulière du maire de Lyon en conseil municipal. Gérard Collomb se montre condescendant voire méprisant à l'égard de ses opposants. Il traite ses opposantes à l'avenant, y ajoutant une pointe de donjuanisme. "Si vous étiez venue dans mon bureau, je vous aurais expliqué", taquine-t-il, en réponse à une question. Il n'a jamais fait pareille offre à Michel Havard ou Patrick Huguet (UMP). "Je le prends sur le ton de la rigolade, mais d'autres s'en énervent", relate l'intéressée.
bouzerda ()
Ces dames sont habituées aux compliments sur leur tenue ou leur physique. Faut-il nécessairement y voir du sexisme ? Ne leur arrivent-elles pas de féliciter ces hommes pour leur bonne mine, leur régime ou leur costume ? Fabienne Lévy a plutôt rigolé quand un élu socialiste à la Région lui a lâché : "comment peut-on être aussi sexy et aussi dure en affaire ?". On la soupçonne d'en avoir été flattée. Idem pour Fouziya Bouzerda (photo ci-contre), conseillère municipale (centriste) qui a reçu plusieurs invitations à dîner ou à prendre un verre. Mais à force d'insistance, ce type de propositions lasse. "Quand c'est récurrent, on occulte le contenu et on se cristallise sur le contenant", proteste cette élue qui ne manque de rappeler qu'elle a mari et enfants. Martine Roure (PS) a arrêté de mettre des jupes. Elle en avait marre des remarques en dessous de la ceinture. Florence Perrin se rappelle d'un comité syndical du schéma de cohérence territoriale, en 2002. Elles sont deux femmes parmi une trentaine d'hommes. La jeune élue a le malheur d'être en jupe. Des sifflets traversent la pièce à son arrivée.
Ces petits compliments sont-ils toujours amicaux et désintéressés ? Vice-présidente à la Région, Farida Boudaoud reconnaît avoir été draguée par des élus. "On est obligatoirement sollicitée", souffle la députée Pascale Crozon (PS), évasive. Il y a quelques mois, elle a surpris deux députés se retournant au passage d'une "belle femme mûre", députée elle-aussi. "Elle est encore baisable", avait philosophé l'un d'eux. Ils n'avaient pas réalisé que se tenait près d'eux l'une des parlementaires les plus actives en matière de droits des femmes. "On est tellement peu nombreuses qu'on a l'impression d'être transparentes".
Des blagues graveleuses
"Il n'y a pas que les boules qui vous intéressent ?"
Conseillère régionale (PS), Sheila Mc Carron ne parvient même plus à les compter, les blagues misogynes. Nathalie Perrin-Gilbert nous confie une histoire, survenue en 1997. Elle participe à une commission de sport où elle présente un projet de soutien à une association de boulistes. Le président, un centriste au comique troupier, l'interrompt. "Rassurez-moi, il n'y a pas que les boules qui vous intéressent ?". Un ange passe.
perrin-Gilbert ()
© Tim Douet
Elles couchent pour réussir
"Le père, c'est Buna ou Collomb ?"
Pour Florence Perrin, le summum du machisme a été atteint en 2001. Un élu lui demande si elle a couché pour réussir. "Depuis, j'ai pris des responsabilités et on ne me pose plus directement la question. Mais on l'insinue à mon mari", raconte cette élue de Thurins. Au moment de son élection, Anne-Marie Comparini avait aussi essuyé ce type de sarcasme : "la bise à Queyranne" ou "madame Barre bis". Quand la maire du 1er arrondissement (PS) Nathalie Perrin-Gilbert (photo ci-contre) tombe enceinte de son premier enfant, un élu lui demande : "Le père, c'est Buna ou Collomb ?". Il ne viendrait plus à personne l'idée de lui poser la question, tant elle s'est depuis opposée à eux deux.
Les femmes à la maison
"Qui s'occupe des enfants ?"
geoffroy ()
© Tim Douet
La question éducative est une obsession des élus masculins. Mais pourquoi diable s'enquièrent-ils autant du sort des progénitures de leurs collègues ? "C'est une question qu'on ne pose jamais aux hommes", relève Hélène Geoffroy (photo ci-dessus), conseillère générale (PS). "Des collègues masculins m'ont souvent dit : 'tu ne comprends rien, il faudrait mieux que tu t'occupes de tes enfants'", rapporte-t-elle. Cette phrase Florence Perrin l'a aussi entendue à maintes reprises. "Si ton fils se balade un peu trop dans la rue, c'est parce que sa mère fait de la politique".
Une variante : "qui s'occupe de ton conjoint ?". Lors d'une campagne sur les marchés, un homme a interrogé Sheila Mc Carron : « pourquoi n'êtes vous pas chez vous à faire à manger pour l'homme ? ». "Quand j'ai débuté, au conseil général en 2004, des élus hommes avaient demandé aux femmes de “rentrer dans leurs foyers“. Il s'en est suivi une révolte où mes collègues femmes sont revenues avec du tissu et des tricots pour souligner l'absurdité des propos", relate Hélène Geoffroy.

mardi 7 juin 2011

La France seule pronucléaire ?

L'Allemagne adopte le projet de loi d'abandon du nucléaire

NUCLEAIRE - L'Allemagne sera le premier grand pays industrialisé à sortir du nucléaire d'ici à 2022...

La décision historique d’Angela Merkel a été confirmée lundi par le gouvernement allemand, qui a adopté le projet de loi faisant de l'Allemagne la première grande puissance économique du monde à tourner le dos au nucléaire, a annoncé le ministre de l'Economie, Philipp Rösler. Toutes les centrales nucléaires allemandes s'éteindront «d'ici à 2022», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Eoliennes en mer et centrales au gaz et au charbon pour compenser

L'équipe d'Angela Merkel a défini lors d'un conseil des ministres extraordinaire la stratégie qui doit permettre au pays de relever ce défi sans précédent, et dont le principe avait déjà été validé il y a une semaine par les partis composant la coalition au pouvoir. Tandis que huit des 17 réacteurs du pays sont mis à l'arrêt immédiatement, les neuf autres vont s'éteindre progressivement entre 2015 et 2022, privant l'Allemagne d'une énergie qui pèse 22% de sa production d'électricité brute. Pour compenser, le gouvernement allemand veut miser en particulier sur la construction d'éoliennes en mer, accélérer les chantiers de centrales au gaz ou au charbon, et promouvoir les économies d'énergie.
Berlin se garde jusqu'ici de chiffrer le coût de cet abandon de l'énergie nucléaire, qui selon les experts pourrait se situer entre 90 et 200 milliards d'euros, à répartir entre le contribuable, les consommateurs d'électricité et les producteurs d'énergie. En abandonnant l'énergie nucléaire, quitte à prendre à court terme des risques pour la compétitivité de ses industriels, l'Allemagne espère faire école et trouver à moyen terme des débouchés pour ses technologies «vertes.» Mais paradoxalement, cette décision pourrait mettre en danger les objectifs de réduction de gaz à effet de serre du pays en l'obligeant à recourir à des centrales électriques plus polluantes.

lundi 6 juin 2011

La fin du nucléaire...

62% des Français souhaitent un arrêt progressif du nucléaire

ENQUÊTE - Selon un sondage, ils souhaitent un arrêt progressif «sur 25 ou 30 ans»...

Plus de six Français sur dix (62%) souhaitent un arrêt progressif «sur 25 ou 30 ans» du programme nucléaire national et de ses centrales, selon un sondage publié dans le Journal du dimanche. Selon cette enquête de l'Ifop réalisée après la décision de l'Allemagne d'abandonner l'énergie nucléaire dès 2022, 15% se prononcent pour un arrêt rapide du programme nucléaire français et 22% sont au contraire favorables à sa poursuite et à la construction de nouvelles centrales. 1% ne se prononce pas.
Une majorité de 55% ne ressent cependant pas d'inquiétude à l'égard des centrales nucléaires françaises, contre 45% qui se disent inquiets. La décision allemande de quitter le nucléaire a relancé le débat en France, où le gouvernement s'oppose à cette mesure, face à des socialistes divisés et sous pression de leurs partenaires écologistes, qui font d'un adieu à l'atome le préalable à tout accord électoral.
La France compte le deuxième parc nucléaire civil au monde avec 58 réacteurs, produisant quelque 73% de l'électricité du pays. Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars, les antinucléaires ont réclamé la sortie du nucléaire, mais le président Nicolas Sarkozy a défendu à plusieurs reprises ce choix, estimant que le débat ne concerne que la seule sécurité de cette filière, vitrine du savoir-faire industriel français.

samedi 4 juin 2011

La fin des forêts ?

La forêt en chiffres et en cartes

EVENEMENT - A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin, voici un point sur les forêts, en France et dans le monde...

La Journée mondiale de l’environnement sera l’occasion de penser aux forêts, auxquelles les Nations unies ont dédié l’année 2011. Ces écosystèmes menacés par l’urbanisation, l’agriculture et la surexploitation sont vitaux pour l’homme: les forêts captent le CO2, abritent une grande partie des espèces animales terrestres et leur bois fournit de l’énergie à des milliards de personnes sur terre.

La forêt française en chiffres

Selon l’Office national des forêts, 28% du territoire de métropole, soit 15,71 millions d’hectares, est couvert par les forêts, dont un quart sont publiques. Les départements les plus boisés sont le Var et les Landes, dont plus de 60% de la superficie est recouverte par la forêt. Plus de 140 essences d’arbres peuplent les forêts françaises, mais parmi elles le chêne et le hêtre se taillent la part du lion: les différentes sortes de chênes représentent à elles seules plus de 35% du couvert forestier.
Chaque année, ce sont 100 millions de mètres cubes de bois qui sont produits par la forêt française, dont 60% sont récoltés pour être utilisés comme matériau de construction ou pour produire de l’énergie. L’équivalent de 9,5 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 3,5% des besoins français en énergie, sont couverts par la forêt.

Panorama de la forêt dans le monde

Quatre milliards d’hectares, soit 30% des terres émergées, sont recouvertes par la forêt dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les trois pays les plus boisés sont la Russie, le Brésil et le Canada. Si on leur ajoute les Etats-Unis et la Chine, c’est plus de la moitié de la forêt mondiale qui est réunie dans ces cinq pays.


La forêt tropicale représente 52% des forêts du monde, suivie par la forêt boréale et polaire, dans l’hémisphère Nord, qui représente 25% de la superficie forestière mondiale. Seuls 36% des forêts sont restés primaires, c’est-à-dire composés d’espèces indigènes et sans trace d’activité humaine. Chaque année, 6 millions d’hectares de forêt primaire disparaissent, à cause de la déforestation ou de l’implantation d’activités humaines.


La déforestation a fait perdre chaque année, entre 2000 et 2005, 7,3 millions d’hectares de forêts. Si la perte nette se ralentit, notamment grâce à des efforts de préservation des forêts, certains continents ont connu un recul important de leur couvert forestier: moins 19% pour l’Amérique centrale entre 1990 et 2005, 9,1% de moins en Afrique et 6,6% pour l’Amérique du Sud. Bonne nouvelle en Europe: les forêts y ont progressé de 1,2% sur la même période.

 

mardi 31 mai 2011

Les écologistes empècheurs de capitaliser en rond...

Au Brésil, des écologistes menacés de mort seront protégés par le gouvernement en Amazonie

ENVIRONNEMENT - Au Brésil, la lutte pour la protection de la forêt amazonienne peut valoir des menaces de mort...

Ils risquent leur vie pour la forêt: le gouvernement brésilien va devoir prendre des mesures d'urgence pour protéger petits paysans et écologistes menacés de mort en Amazonie, a déclaré lundi le secrétaire général du ministère de la justice, Luis Paulo Barreto. La Commission pastorale de la terre (CPT), liée à l'Eglise catholique, a diffusé une liste de 125 agriculteurs et écologistes menacés de mort en raison de leur lutte contre les déboisements illégaux, et le gouvernement a décidé de prendre des mesures de protection immédiates pour ces militants «désignés pour mourir». «Le gouvernement, en collaboration avec les autorités de chaque Etat (...) va apporter une protection spéciale aux personnes les plus menacées», a souligné Luis Paulo Barreto devant la presse à l'issue d'une réunion au siège du gouvernement. Une commission interministérielle a été créée au cours de cette réunion coordonnée par le vice-président brésilien, Michel Temer.

Un couple d’écologistes assassiné mardi

Les responsables ont discuté d'actions à mener pour freiner les conflits agraires en Amazonie, une région où les grands propriétaires terriens, commanditaires présumés d'assassinats de petits paysans, bénéficient le plus souvent d'une impunité totale. Les gouverneurs des neuf Etats amazoniens ont été convoqués mardi dans le cadre de ces actions.
Mardi dernier, un couple d'écologistes a été assassiné par balle lors une embuscade dans l'Etat du Para, l'un des Etats brésiliens où les violences sont les plus grandes en matière de conflits agraires. Samedi, l'agriculteur Eremilton Pereira dos Santos, qui aurait vu les assassins présumés des écologistes, a été abattu à son tour. La direction de la CPT a «réaffirmé la responsabilité de l'Etat» pour ces crimes et a dénoncé le fait que la justice est «toujours très rapide pour juger les demandes de l'élite agraire, mais plus que lente pour juger les crimes perpétrés contre les petits paysans».

vendredi 27 mai 2011

Grave contamination océane....

Japon: Greenpeace révèle une grave contamination marine

RADIOACTIVITE - L'ONG a effectué des prélèvements d'algues au large de Fukushima qui révèlent des taux de radioactivité élevés...

Cinquante fois plus que la limite autorisée: les taux de radioactivité mesurés par Greenpeace sur les algues prélevées à plus de 20km des côtes japonaises sont largement au-dessus des seuils tolérables. Une mission du Rainbow Warrior, le navire de Greenpeace, a permis de collecter algues, poissons et coquillages au large de la centrale nucléaire de Fukushima, qui ont ensuite été analysés par des laboratoires belges et français.
Le résultat des tests est pire que ce à quoi s’attendaient les membres de Greenpeace. Même en dehors des eaux territoriales japonaises, les taux d’iode 131 et de césium 137 et 134, éléments radioactifs, dépassent, parfois plus de cinquante fois, les seuils tolérés. «Ces résultats montrent que la contamination se propage sur de longues distances, et que la radioactivité ne diminue pas par dilution ou dispersion comme le prétendent les autorités», commente Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace.

Iode et césium se concentrent dans les algues

La concentration de la radioactivité est particulièrement forte dans les algues, les niveaux constatés dans les poissons et coquillages étant «pour la plupart en dessous de la limite conseillée». Comme l’expliquait David Boilley, physicien et président de l’Acro (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest), à 20 Minutes en mars dernier, «les algues et les poissons concentrent l’iode mille fois plus que l’eau. L’iode n’ayant qu’une durée de vie de huit jours, au bout de dix semaines, elle devrait être divisée par mille». Mais depuis le 11 mars, date du séisme et du tsunami qui ont déclenché la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima n’a pas cessé de rejeter des eaux radioactives, ne permettant pas aux taux d’iode de diminuer.
En ce qui concerne le césium, «il peut être stocké dans les sédiments et dans ce cas-là, il ne sera pas dispersé par les masses d’eau. Des réservoirs locaux de pollution peuvent apparaître, précisait David Boilley. Les sédiments vont relâcher petit à petit les éléments radioactifs et la pêche risque d’être interdite pendant longtemps.»

Les aliments contaminés: une menace pour la population

Greenpeace met en garde sur les conséquences «sévères» que ces niveaux de radioactivité pourraient avoir sur la vie marine «et sur tous ceux qui en dépendent». «La contamination des aliments est l’une des sources les plus dangereuses d’exposition à la radioactivité, ajoute Sophia Majnoni. Les Japonais ont le droit de savoir comment la centrale nucléaire de Fukushima affecte leur vie afin de pouvoir se protéger et protéger leurs familles. Les autorités japonaises doivent être complètement transparentes sur la contamination radioactive.»
Dans un rapport publié le 23 mai, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait confirmé que les contaminations s’étendaient bien au-delà des 20km évacués autour de la centrale de Fukushima. Les concentrations à 30km autour de la centrale atteignent jusqu’à 30 millions de becquerels par mètre carré, selon les mesures effectuées par les autorités japonaises.

mercredi 25 mai 2011

Gilly sur Isère : déni de justice pour une catastrophe chimique

250.000 euros d'amende pour un exploitant d'incinérateur de déchets responsable d'une pollution à la dioxine


ENVIRONNEMENT - Le tribunal d'Albertville a condamné Novergie Sud-Est pour une pollution à la dioxine dans les années 2000 en Savoie...

Une filiale de Suez-Environnement, exploitant un incinérateur de déchets en Savoie à l'origine d'une grave pollution à la dioxine dans les années 2000, a été condamnée lundi 23 mai à 250.000 euros d'amende par le tribunal d'Albertville. Novergie Centre-Est a en outre été condamné à verser plus de 80.000 euros de dommages et intérêts aux différentes associations constituées partie-civiles. Lors de l'audience, fin novembre, le parquet avait requis une amende de 200.000 euros à l'encontre de l'exploitant de cet incinérateur de Gilly-sur-Isère, seule personne morale à avoir comparu, pour non-respect des normes liées à une installation classée.
«Depuis neuf ans on se bat pour connaître la vérité, nous n'avons toujours pas de réponses», a déclaré à l'issue du jugement Pierre Trolliet, coprésident de l'association citoyenne de lutte active contre les pollutions (Acalp), dont la constitution partie-civile a été déclarée irrecevable. «C'est un événement grave et nous n'en n'avons pas tiré les conséquences», a-t-il dit.
Le procureur de la République Patrick Quincy avait jugé «cynique» de faire «fonctionner cette usine pendant des mois et des mois et empoisonner l'environnement pour des raisons purement économiques». Un ex-directeur de l'incinérateur jugé pour le vol d'une pièce secondaire a a pour sa part été «dispensé de peine». Une amende de 1.000 à 1.500 euros avait été requise contre lui.
L'avocat de Novergie, François Saint-Pierre, avait plaidé la relaxe de la société, et déposé plainte contre le syndicat intercommunal, Simigeda, propriétaire de l'incinérateur, qui s'était dissout avant le procès. «Le tribunal a clairement stigmatisé la responsabilité majeur du Simigeda. Nous, nous avons choisi d'assumer nos responsabilités, nous verrons l'opportunité de faire appel», a déclaré lundi Me Saint-Pierre.
En 2001, la préfecture avait fermé l'incinérateur après que des contrôles eurent montré des taux anormalement élevés de dioxine, polluant cancérogène, dépassant jusqu'à 750 fois la norme maximale autorisée. En mars 2002, près de 200 riverains, affirmant que les rejets nocifs de l'incinérateur de Gilly avaient provoqué une augmentation des cancers, avaient porté plainte. Une information judiciaire pour «homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui» avait été ouverte.
Durant les cinq années d'une instruction très médiatisée, deux préfets avaient été mis en examen mais ces procédures avaient ensuite été annulées faute, notamment, de charges suffisantes. Les expertises n'avaient démontré aucun lien de causalité certain entre la pollution à la dioxine et les cancers.

mardi 17 mai 2011

Fukushima ne fait que commencer...

A Fukushima, le scénario du pire pourrait être en train de se réaliser

JAPON - Le réacteur n°1 de la centrale japonaise est arrivé à un point critique: le combustible radioactif pourrait percer la cuve...

Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent. Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée.

Le fond de la cuve résistera-t-il?

D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air. Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Toutefois, la température au fond de la cuve, qui s’élève à 120°C, laisse penser qu’une partie du combustible a fondu, formant un corium, une sorte de boule de combustible concentré. A l’heure actuelle, on ignore si ce corium peut transpercer la cuve, voire la dalle de béton située en dessous. Mais lors d’un point de presse en fin de semaine dernière, Junichi Matsumato, directeur de Tepco, a avoué que le fond de la cuve du réacteur n°1 était percé.
Ce scénario était redouté par les experts, comme Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) l’expliquait à 20 Minutes en mars dernier: «Si le refroidissement des réacteurs nucléaires échoue, leur coeur pourrait fondre. Les pastilles d’uranium s’accumuleraient alors au fond de la cuve, formant un corium, sorte de grosse boule de métal en fusion. Ce corium pourrait alors transpercer la cuve, puis la dalle de béton en dessous de la centrale, et enfin la roche et la terre avec des conséquences sur les nappes phréatiques et les sols en général.»

Un sarcophage en construction

Malgré cela, Tepco et l'agence japonaise de sûreté nucléaire visent toujours à stabiliser d'ici à janvier 2012 la situation à Fukushima-Daiichi par l'«arrêt à froid» des réacteurs. L’arrosage continue, nécessitant sept tonnes d’eau par jour, et du béton est injecté dans les enceintes pour tenter de colmater les brèches et éviter les fuites d’eau radioactive dans la mer.
Tepco a également annoncé le 13 mai qu’un sarcophage allait être construit pour recouvrir la centrale de Fukushima et éviter la prolifération de produits radioactifs dans l’environnement, comme cela a été fait à Tchernobyl. Les travaux de construction du sarcophage en acier de 55 mètres de haut, 47 mètres de long et 42 mètres de large autour du réacteur n°1 devraient commencer en juin. Mais pour les habitants de la région de Fukushima, il sera difficile d’enterrer les dégâts déjà causés par la centrale: dimanche, 7.800 personnes ont été évacuées de localités situées au-delà de la zone d'exclusion de 30 km autour de la centrale. Samedi, un homme d'une soixantaine d'années qui travaillait à la centrale de Fukushima-Daiichi est décédé. C'est le troisième employé dans ce cas depuis l'accident.

lundi 16 mai 2011

Les p'tites annonces Diois

De : Mengoni JeanClaude
Objet : Les p'tites annonces Diois - val de Drôme - 11 mai 2011

Bonjour,
Comme toujours, vous pouvez demander à ne plus recevoir les « p'tites annonces » par un simple « stop ». Et pour les autres, merci de diffuser au plus grand nombre en leur proposant de « s'affilier » aux petites annonces. Plus il y aura d'annonces et de réponses, au mieux les échanges fonctionneront. J'en profite pour signaler que les annonces sont présentes sur http://coucouservices.fr/?cat=50.

Ca se passe en mai
( 17 ) Conférence au Greta
« La rénovation énergétique » avec Stéphan Solignac – 8h30 => 12h00
( 17 ) Constitution de la coopérative bois-énergie à Die
« Nous travaillons depuis quelques mois au montage d'un projet de coopération pour la production, la transformation et l'achat de bois bûche local : les Bonnes
énergies. Nous serions heureux de vous accueillir lors de l'AG constitutive de l'association qui portera les premières coupes collectives dès cet été. Rendez-vous mardi 17 mai à 20h30, salle Joseph REYNAUD à Die pour plus de précisions et des échanges autour du verre qui suivra l'AG. »
( 19 et 20) Conférence au Greta
19 mai : « droit de l'environnement » avec Corinne Capisano – 9h00 => 17h00
20 mai : « Norme ISO 14 001 Certification environnementale » avec Corinne Capisano – 13h00 => 16h30
( 21 ) Spectacle interactif et musical
Ca se passe dans le jardin de Thaïs, Damien, Françoise et Patrice au Pont de la Griotte à Die . Vous êtes invité à sélectionner un titre musical, Josy et Franky vous interprèteront une version décalée et survoltée du morceau choisi parmi plusieurs dizaines des années 70-90. Renseignements : 04 75 21 04 31 / 06 81 15 26 01 / 04 75 21 49 2. tarif : 5€.
( 21 au 22i) Stage Plantes sauvages comestibles et médicinales à Boulc.
Intervenants : Grégori Lemoine, ethnobotaniste, Claire Vittoz, agricultrice, cuisinière et transformatrice de plantes sauvages, Magali Ozanne, cuisinière et transformatrice de plantes sauvages. 85 EUR Tarif réduit / 100 EUR Tarif plein. Infos complémentaires : com/article-stage-plantes-sauvages-comestibles-et-medicinales-21-au-22-mai-2011-70065681.html>
( 27 ) Réunion de création d'un mouvement vers une monnaie locale
au CFPPA av de la Clairette à Die - 18 h : film/Débat " La double face de la monnaie" -  19 h : Constitution d'un Collectif pour créer une Monnaie Locale Complémentaire. Suivi par un repas partagé pour les personnes qui le désirent.
Contact : ecologieauquotidien.die@gmail.com  04 75 21 00 56
( 27 au 28 ) Rencontres nationales de la construction paille
Les RNCP se déroulent cette année à Grâne (Aux amanins, 27 mai, assises régionales) et Die (martouret, 28 mai, assises nationales). Forums, conférences, information, démonstration sont au programme de ces 2 jours. Il est urgent de s'y inscrire. Plus d'info sur http://www.compaillons.eu.
( 28 au 29 ) Stage de tango à Barnave
Les Os pOsés vous proposent les 28 et 29 mai « Tango Contact (rencontre du tango argentin et du Contact Improvisation) au Serre à Barnave,
Avec Edwine Fournier. http://osposes.free.fr/Stages_danse_contact_improvisation_.html
Cherche – propose
URGENT – CERISES
Commande groupée de cerises en provenance de Loriol (conversion en bio). 3,5€/kg. Attention la commande doit partir ce mercredi 11/5 midi. Livraison jeudi. Pour simplifier, je propose que ce soit par colis de 5kg. Alain.odile@wanadoo.fr ou jeanclaude.mengoni@free.fr
Stevia
Personne ou presque n'est intéressé(e) par une commande de stevia ? Si il s'agissait d'un oubli de votre part, un mail à jeanclaude.mengoni@free.fr
Nouveaux services de coucou services
Coucou services (yannik gachet) a posté un formulaire en ligne pour essayer de percevoir quels services futurs nous intéresseraient. Intéressé(e)s : http://coucouservices.fr/?cat=48

Bientôt la pluie pour ranimer les rivières ???

-- 
Jean-Claude 

samedi 14 mai 2011

Faire son jardin est révolutionnaire...

Ces jardins qui respectent la biodiversité

JARDINAGE - Vous êtes jardinier amateur, vous souhaitez voir vos efforts récompensés par des fleurs à faire pâlir votre fleuriste, sans pour autant passer par des produits chimiques? Aujourd'hui, des solutions existent, il suffit juste de respecter la biodiversité de votre petit coin vert...

Si 89 % des Français ont un espace de jardinage, dont 38 % un coin potager ou un verger, ils restent les plus gros consommateurs européens de pesticides. Pourtant, l’attention portée aux thématiques environnementales est pourtant bien réelle. Il vous est très simple de changer ces mauvaises habitudes.
Tout d’abord, il est important de comprendre que la variété des espèces repose sur la variété des milieux. Plus le milieu est diversifié dans sa configuration –creux, bosses, zones d’ombre et de soleil, milieux boisés, herbe, pierres- plus il sera accueillant pour un large panel d’espèces végétales et animales. La biodiversité est favorisée par la mise en place de plantes. Ainsi, pour une meilleure pollinisation des légumes, des fleurs et des arbres fruitiers, il est utile de favoriser la venue d’insectes dits «auxiliaires»: coccinelles, carabes,  abeilles, chrysopes, punaises, etc. Avec quoi pouvez-vous les attirer? En misant sur des plantes locales volontiers rustiques (supportant un gel de -10°C) qui offrent des fleurs riches en pollen. L’herbe est aussi un excellent repère pour tous ces insectes. Aussi, gardez une parcelle d’herbe sauvage, vous la verrez rapidement colonisée par une faune riche et variée. En favorisant les terriers et abris pour les petits animaux comme le hérisson ou la musaraigne, le jardin est protégé des insectes, des larves, des limaces, ou des chenilles.
Chaque espèce de fleurs joue un rôle important: certaines colonisent les espaces libres et évitent ainsi le désherbage, d’autres permettent d’économiser l’eau. Misez par exemple sur les valérianes  qui se nourrissent des mauvaises herbes et vous permettront de rendre votre jardin plus fourni. Vous avez un potager? Pensez aux layias ou aux orties sauvages qui attirent les auxiliaires, repoussent les insectes ravageurs. Les cosmos pourpres et les panicauts, des fleurs hôtes et nourricières aux propriétés nectarifères, sont, elles, des fleurs utiles aux papillons. Pour les oiseaux, il faut planter des fleurs qui libèrent des graines et leur offrent ainsi une source d’alimentation indispensable, spécialement à l’approche de l’hiver. Des exemples? Les amarantes et les monnaies du pape. Enfin, pour nos amis les pollinisateurs, les sauges des près et les vipérines permettent de reconstituer un milieu naturel favorable à la récolte du nectar et du pollen par les abeilles, bourdons, syrphes…

jeudi 12 mai 2011

Les pollueurs se contolent eux même....

L'audit du nucléaire français pourrait être recalé par Bruxelles

NUCLEAIRE - La France ne souhaite pas prendre en compte les risques terroristes et humains, mais le Parlement européen veut que tous les risques soient évalués...

Que se passerait-il en cas d’attaque terroriste sur une centrale nucléaire? A la veille d'une réunion clé sur les «stress tests» que vont subir les 143 réacteurs nucléaires de l'Union européenne, les Etats restent divisés mercredi sur le bien-fondé de tester ou non le risque terroriste. La France continue de s'opposer à cette possibilité qui, estime-t-elle, pourrait avoir un impact négatif sur la filière. La Commission européenne pousse en sens inverse en faisant valoir le besoin de transparence envers les populations.

Les tests sur le risque terroriste pourraient ne pas être publiés

Mercredi, le président de l'exécutif communautaire, José Manuel Barroso, et son commissaire à l'Energie ont insisté sur leur position. «Ces tests doivent être complets et inclure une large gamme de scénarios, naturels et du fait de l'homme, en se centrant sur leur impact possible sur le fonctionnement des centrales», a déclaré le premier dans un communiqué. Le second, par la voix de sa porte-parole, a ajouté qu'il était «toujours d'avis que les chutes d'avion et les attaques terroristes devaient faire partie des critères». «Nous allons faire des propositions en ce sens», a déclaré la porte-parole, qui a toutefois indiqué que le commissaire allemand était prêt à un compromis consistant à ne pas publier les résultats de ces tests sur le risque terroriste afin de préserver la confidentialité des systèmes de défense.

Les «stress tests» sont organisés sur une base volontaire et il reviendra in fine aux Etats membres d'en tirer les conséquences, comme la fermeture d'une centrale par exemple. La réunion du groupe des régulateurs européens de la sureté nucléaire organisée jeudi à Bruxelles devra arrêter la méthodologie des tests, près de deux mois après la catastrophe de Fukushima.

vendredi 6 mai 2011

Le prochain accident nucléaire sera en France.

Nucléaire: la France doit se préparer à des accidents «inimaginables»

SECURITE - Selon le directeur général de l'IRSN, ce qui menace le plus les installations nucléaires françaises, ce n'est pas l'accident standard, mais un accident extraordinaire...

La France doit accepter de se préparer à des accidents nucléaires «complètement inimaginables», qui représentent le plus grand danger pour ses installations, comme le prouve la catastrophe de Fukushima, a estimé jeudi le directeur général de l'IRSN, Jacques Repussard.
«Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident +standard+», a déclaré le responsable de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lors d'une audition parlementaire. En France, avec EDF, «nous avons un des opérateurs nucléaires parmi les plus compétents au monde, il est donc d'autant moins vraisemblable que nous soyons confrontés à un accident +standard+», a estimé M. Repussard. «Si un accident se produit, le moins invraisemblable est que ce soit un accident absolument extraordinaire, lié par exemple à des effets dominos avec d'autres installations voisines, des aléas naturels ou des actes de malveillance. Il faut se préparer à ce type de scénarios», a averti le responsable de l'IRSN.
A la lueur de l'accident survenu dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le gouvernement français a décidé de lancer un audit sur la sûreté des installations nucléaires de l'Hexagone prenant en compte des cas de figure extrêmes, jusqu'alors écartés par les opérateurs ou les experts chargés de la sûreté. «Pour les Japonais, ce n'était pas réaliste ce tsunami de 15 mètres de haut» alors que la digue protégeant la centrale de Fukushima n'avait été rehaussée que de 5,7 mètres, a relevé Jacques Repussard. «Il faut faire des scénarios réalistes dans un contexte qui n'est pas réaliste pour notre imagination, c'est ce qui s'est produit au Japon», a-t-il conclu.
Le directeur de l'IRSN s'exprimait dans le cadre d'une audition de la mission parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires, créée après la catastrophe de Fukushima et confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST). «Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire en France», a répété le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, auditionné lui aussi.
Il revient «aux exploitants, aux autorités de contrôle, au gouvernement, de faire ce qu'il faut pour réduire cette probabilité. A nous tous de faire ce qu'il faut pour en réduire les conséquences, mais à l'évidence il faut que nous soyons capables de les gérer», a-t-il insisté.
L'audition parlementaire ouvrait un séminaire international consacré à la gestion post-accidentelle des crises nucléaires, organisé par l'ASN jusqu'à vendredi dans les locaux de l'Assemblée nationale.

jeudi 5 mai 2011

Diversifier les énergies pour arréter le nucléaire

81% des Français en faveur d'une diversité énergétique

ENERGIE - Le solaire et l'éolien sont plébiscitées comme source d'énergie renouvelable. mais le prix de l'énergie passe toujours devant son impact sur l'environnement...

Plus de huit Français sur dix sont favorables à une grande diversité des sources d'énergie dans leur pays, selon un sondage CSA, rendu public mercredi, et effectué les 7 et 8 avril alors que la campagne anti-nucléaire des écologistes s'intensifiait après l'accident de Fukushima.
Au total, 81% des personnes interrogées estiment qu'à l'avenir la France devrait avoir la plus grande diversité possible de sources d'énergie. Actuellement, près de 80% de l'électricité consommée en France vient du nucléaire.
Cependant la quasi-totalité des Français (93%) trouve qu'il est important que la France soit indépendante en matière d'énergie et qu'elle produise le plus possible sa propre énergie. Parmi eux, 35% sont tout à fait d'accord avec cette opinion et 58% plutôt d'accord.
Pour le choix des sources d'énergie qu'il faudrait développer davantage, 92% des personnes interrogées se prononcent pour le solaire, 81% pour l'éolien et 69% pour l'hydraulique. Toutefois, le prix de la source d'énergie passe toujours avant son impact sur l'environnement pour une majorité de 62% des Français, selon ce sondage CSA réalisé pour le compte de l'agence Publicis Consultants.
Plus de la moitié (57%) avancent aussi l'impact environnemental comme critère important pour le choix d'une énergie. 30% mettent en avant le critère de sécurité. Enfin, 62% des personnes interrogées se disent favorables à l'exploitation du pétrole de schiste en France au cas où cela permettrait de faire baisser le prix du carburant, alors que les écologistes mènent une campagne véhémente contre cette forme d'exploration nécessitant des injections d'eau et de produits chimiques sous forte pression dans les sous-sols.
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1.004 personnes âgées de 15 ans et plus constitué selon la méthode des quotas

mardi 3 mai 2011

L' EPR ?, dépassé et inutile

Le chantier de l'EPR de Flamanville bloqué par Greenpeace

NUCLEAIRE - Les militants écologistes ont pris d'assaut le chantier pour protester contre le nucléaire...

L'association écologiste Greenpeace bloque depuis lundi vers 03H30 (01H30 GMT) les quatre accès au chantier EDF du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR de Flamanville, dans la Manche (ouest), tandis que d'autres membres de l'association escaladent les grues du chantier, a constaté un correspondant de l'AFP. «Le nucléaire sûr n'existe pas, on veut dès maintenant un moratoire sur le nucléaire, et ça même André-Claude Lacoste, le patron de l'ASN, l'a évoqué», a expliqué à l'AFP Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace France.
L'opération sur le site de l'EPR a commencé à 03H30. «Des militants se sont enchaînés sur les quatre grilles d'accès du chantier et deux véhicules ont été fixés sur les routes habituelles d'accès par un système installé à l'intérieur du véhicule», a expliqué Yannick Rousselet. Vers 05H00 les premiers ouvriers qui voulaient accéder au chantier se sont retrouvés bloqués devant l'accès principal du site où la gendarmerie était présente, selon un correspondant de l'AFP.
Une quarantaine de grimpeurs sur les grues
Les militants, des Français mais aussi des Belges ou encore de Finlandais et des Canadiens, se sont attachés aux grilles, mais aussi dans les véhicules de l'association fixés au sol. En tout, une soixantaine de militants sont arrivés sur le site, dont une vingtaine sur les grilles tandis qu'une quarantaine d'autres, des «grimpeurs», ont entamé l'ascension des grues du chantier, selon Yannick Rousselet. Trois des principales grues du chantier étaient investies vers 05H00, selon l'association. «Le but est de rester le plus longtemps possible», a affirmé Yannick Rousselet.
Le chantier de l'EPR de Flamanville, l'un des deux chantiers EPR les plus avancés dans le monde (l'autre se situant en Finlande), emploie quelque 3.400 personnes. EDF, le maître d'oeuvre, a annoncé en juillet 2010 qu'il repoussait de deux ans, à 2014, la mise en service de ce réacteur que la France veut exporter, et avait relevé son coût à 5 milliards d'euros contre 3,3 milliards initialement. L'EPR est régulièrement la cible des associations écologistes comme le 23 avril où entre 580 et 800 personnes s'étaient rassemblées devant le site pour réclamer la sortie du nucléaire. Fin mars André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), avait évoqué devant le Parlement français la possibilité d'un moratoire sur la construction de l'EPR.

lundi 2 mai 2011

Sarkozy nous mène droit dans le mur énergétique....

Les ONG du Grenelle et l'Elysée, irréconciliables sur le nucléaire

NUCLEAIRE - Le chef de l'Etat s'oppose aux associations qui réclament la sortie du nucléaire...

Elles ont remis l’atome sur le tapis. Les organisations de défense de l'environnement ayant participé au Grenelle et Nicolas Sarkozy ont acté lundi leur désaccord sur la question de la sortie du nucléaire. Nicolas Sarkozy reste convaincu que la France et, plus généralement, les pays industrialisés ou émergents, ne peuvent se passer de cette source d'énergie. Les associations restent certaines, au lendemain de la catastrophe de Fukushima, qu’une sortie progressive du nucléaire doit être envisagée. Le chef de l'Etat leur a toutefois promis un audit sur cette filière énergétique.

Pas de sortie du nucléaire, mais une réduction de la consommation

«On a acté un certain nombre de désaccords avec le président de la République, notamment sur la sortie du nucléaire que nous demandions tous», a déclaré à la presse Bruno Genty, président de France nature environnement (FNE). Le chef de l'Etat et les ONG se sont en revanche mis d'accord sur la nécessité de travailler sur la réduction des consommations d'énergies, a précisé Bruno Genty.
Le président de FNE a demandé que cinq milliards d'euros du grand emprunt public destiné à financer des investissements d'avenir en France soient consacrés à la réduction des consommations d'énergies. Cela permettrait de mobiliser pour cette politique 20 à 25 milliards d'euros, grâce à l'effet de levier du grand emprunt et Nicolas Sarkozy s'y est déclaré favorable, a-t-il dit.

Les discussions, auxquelles a également participé la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont aussi porté sur la fiscalité écologique, alors que le gouvernement a renoncé à mettre en place une «taxe carbone» dont l'instauration avait été décidée dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Selon Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC, il a notamment été proposé d'étudier la constitutionnalité de la fiscalité écologique et la fiscalité du patrimoine naturel. «Le chantier est ouvert et on espère des mesures en matière de fiscalité du patrimoine naturel pour la loi de finances 2012», a-t-il ajouté.
Enfin, selon Karine Gavand, responsable des relations politiques de Greenpeace, Nicolas Sarkozy a proposé d'organiser une consultation sur les questions d'efficacité énergétique. «Parler d'efficacité énergétique sans remettre en cause le modèle énergétique français, pour nous c'est inadmissible», a cependant ajouté la représentante de Greenpeace, qui refuse de participer à une telle consultation.
Les opposants au nucléaire ont «perdu leur sang-froid»

L'accident de la centrale japonaise de Fukushima, à la suite du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars, a relancé en Europe le débat sur le recours à l'atome, notamment en France, où près de 80% de l'électricité est d'origine nucléaire. Malgré cela, Nicolas Sarkozy entend confirmer le choix de la France mardi en se rendant sur le site de la centrale de Gravelines, dans le Nord, et dénoncer à cette occasion «la perte de sang-froid», selon lui, de ceux qui demandent aujourd'hui l'abandon du nucléaire.
Lors de sa rencontre avec les ONG du Grenelle de l'environnement, il a cependant promis de demander à la Cour des comptes un audit sur la filière nucléaire française, son coût et son financement, ont rapporté des participants. Mais il a refusé de suspendre la construction de la nouvelle centrale de Flamanville (Manche) pendant la durée de l'audit -suspension demandée par Greenpeace, dont une cinquantaine de militants ont bloqué lundi matin les accès au chantier.

dimanche 1 mai 2011

Vers la fin des Forêts ?

230 millions d'hectares de forêts pourraient disparaître d'ici à 2050

FORETS - Le climat et la biodiversité en seraient les premières victimes selon une étude du WWF...

230 millions d'hectares de forêts sont menacés de disparition d'ici 2050 selon une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) publiée mercredi, ce qui aurait des conséquences dramatiques sur le climat, la diversité des espèces et le développement économique d'après le WWF. Le WWF appelle les acteurs politiques et économiques à arrêter la déforestation au niveau mondial et la dégradation des milieux forestiers d'ici 2020.
«Les forêts offrent des moyens de subsistance à l'Homme et aux espèces naturelles, mais aussi des ressources à de nombreuses entreprises. C'est pourquoi la rapide déforestation menace aussi l'économie, c'est pourquoi l'arrêt de la déforestation ne doit pas être seulement l'objectif de la sphère politique», a déclaré Philipp Göltenboth, responsable forêt à WWF Allemagne, cité dans un communiqué.
Le WWF réclame une utilisation durable des ressources forestières. «Des alternatives profitables apparaissent dès que les responsables économiques et politiques coopèrent, souligne le WWF, citant l'exemple d'un projet à Bornéo (Indonésie) sur 220.000 ha. L'étude a été réalisée à l'occasion de l'année internationale des forêts.

mercredi 27 avril 2011

Les hommes et les femmes inégaux devant le CO2

ETUDE - Les hommes émettent en moyenne 7 kilos de dioxyde de carbone de plus que les femmes par jour...

Pas de parité dans les émissions de CO2. Selon une étude menée par le cabinet belge Factor X, les femmes françaises n’émettent que 32,3 kg de CO2 par jour contre 39,3 kg pour les hommes. Une différence de taille qui s’explique en majorité par les transports, l’alimentation, l’alcool et le tabac, explique le Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique).
En rapprochant les résultats de l’étude belge de ceux d’une étude suédoise publiée en octobre 2009, le Citepa a recensé les comportements qui créent cet écart entre hommes et femmes. Menée dans quatre pays d’Europe, l’étude révélait qu’un homme vivant seul consommait 8% d’énergie de plus qu’une femme seule en Allemagne, et jusqu’à 39% de plus pour les Grecs.

Les hommes mangent et conduisent plus que les femmes

En calculant le bilan carbone des différentes consommations, l’étude reflète en premier lieu les écarts de niveau de vie entre hommes et femmes: plus les inégalités de salaires sont fortes, plus les émissions de CO2 diffèrent en raison d’un pouvoir d’achat moindre pour les femmes. Mais au-delà de cette différence de base, les hommes sont pénalisés par des consommations très émettrices de CO2. Ce sont majoritairement les transports, et notamment l’entretien de leur voiture personnelle (carburant, nettoyage, réparations,…), et la nourriture (quantité de viande consommée, nombre de repas pris hors domicile, aliments industriels,…) qui plombent le bilan carbone des hommes.
L’étude rappelle que les calculs ont été faits avec des coefficients moyens de conversion des dépenses en émissions de CO2 et que les sources d’énergie sont différentes selon les pays. Toutefois, les estimations semblent pouvoir s’appliquer à la France où les hommes achètent plus de viande et utilisent moins les transports en commun que les femmes selon les statistiques de l’Insee.

dimanche 24 avril 2011

Manger moins de viande...

La moitié de la viande américaine contaminée aux staphylocoques dorés

ALIMENTATION - Une étude révèle la présence de cette dangereuse bactérie devenue résistante aux antibiotiques...

Une étude qui a de quoi couper l’appétit des Américains: selon le Transnational Geonomics Research Institute, 47% des échantillons de viande présents dans les magasins américains contiennent des traces de staphylocoques dorés et parmi ceux-ci 52% sont résistants à au moins trois classes d’antibiotiques, rapporte le Los Angeles Times.
Les 136 échantillons, bœuf, poulet, porc ou dinde, ont fait l’objet de tests ADN qui ont montré que l’origine de la contamination bactérienne était l’alimentation des animaux. Selon Lance Price, scientifique spécialisé dans la santé et l’environnement, les antibiotiques ajoutés à la nourriture du bétail pour favoriser sa croissance et réduire les maladies dans les élevages industriels ont permis la propagation des bactéries. «Ces résultats mettent le doigt sur de graves problèmes dans la manière d’alimenter le bétail aujourd’hui aux Etats-Unis», déclare-t-il.

Hygiène et cuisson permettent de se protéger

La FDA (Food and drug administration) avait demandé en 2010 aux industriels de la viande de réduire l’usage d’antibiotiques afin d’éviter de donner naissance au phénomène d’antibiorésistance aussi bien chez les animaux que chez les humains qui les consomment. Mais certains scientifiques pensent  qu’il faut se méfier des conclusions hâtives: selon eux, la moitié des humains véhiculent des staphylocoques dorés et il suffit d’une mauvaise manipulation de la nourriture pour répandre la bactérie.
Les règles d’hygiène sont donc à respecter pour éviter une contamination, et les risques sont réduits lorsque la viande est très cuite. Caroline DeWaal, directrice de la sécurité alimentaire au Center for Science in the Public Interest à Washington, recommande même de porter des gants pour manipuler la viande crue et de la passer sous l’eau avant cuisson.
Le syndicat des producteurs de viande, le American Meat Institute, a pour sa part assuré que la viande était saine. Selon le Center for disease control and prevention, organisme fédéral en charge de la sécurité sanitaire, 11.000 personnes meurent chaque année aux Etats-Unis d’un staphylocoque doré, mais les intoxications alimentaires mortelles ont diminué de 20% depuis dix ans.