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mardi 2 août 2011

L' avenir est aux énergies renouvelables...

Les ports français s'emballent pour l'éolien

ENERGIE - L'appel d'offres pour l'éolien offshore a fait naître des vocations dans les ports de la côte ouest française...

De Dunkerque à Bordeaux, les ports de la façade ouest de la France, petits et grands, affûtent leurs armes pour capter une part de la manne de l'éolien marin, une activité nouvelle promise à un fort développement. «L'objectif est de créer de toutes pièces une filière qui pourrait générer rapidement 2.000 emplois directs et pérennes dans un port comme Le Havre», assure Michaël Hidrio, à l'agence de développement du Havre. L'enjeu porte dans l'immédiat sur les 600 éoliennes de l'appel d'offres lancé par le gouvernement en juillet qui représentent un investissement de 10 milliards d'euros. Elles devront être installées, à partir de 2015, au large du Tréport et de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Le Havre et Saint-Nazaire bien placés
En attendant la désignation des industriels lauréats prévue en avril, les ports voisins se disent prêts à offrir de l'espace pour construire, assembler et tester les éoliennes et un quai pour les embarquer vers les champs d'implantation en mer. Tous font du lobbying, organisent des colloques sur ce thème et établissent des annuaires des compétences locales. Dans cette course, Le Havre et Saint-Nazaire apparaissent les mieux placés en raison de la qualité de leurs installations et de la densité de leur tissu industriel. Le premier qui propose deux sites, au choix, bénéficie de la proximité des trois projets de champs normands localisés dans un rayon de 120 km de ses quais.
Le second qui proposera prochainement un site compte dans son orbite le chantier naval STX dont le carnet de commandes a besoin de se remplir et qui a fait des énergies marines un axe de diversification. L'entreprise a ainsi conçu un navire de pose des éoliennes et développe un projet de fondations pour ancrer ces engins en mer.
Des éoliennes après un EPR à Cherbourg?
Plus modestes par leur taille, mais au coeur des projets, Cherbourg et Brest se sont mobilisés très tôt et bénéficient du soutien appuyé de leurs régions respectives, la Basse-Normandie et la Bretagne. A Cherbourg, le port met à disposition un site pour accueillir cette activité qui pourrait prendre le relais du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, prévu pour se terminer en 2016. A Brest, la Bretagne a prévu d'aménager pour les énergies marines un polder d'une cinquantaine d'hectares. «C'est tout le tissu industriel breton qui est derrière avec le cluster Bretagne pôle naval dont l'expertise pourrait être utilisée pour l'éolien», assure Jean-Hervé Lacroix, directeur du département industrie à la CCI de Brest.
Plus excentrés, Dunkerque et Bordeaux se sont quand même mis sur les rangs avec deux sites pour le premier et une zone de développement éolien en projet sur son terminal du Verdon pour le second. Enfin des ports beaucoup plus petits comme Fécamp, Dieppe ou encore Saint-Brieuc, proches des futurs parcs, se positionnent pour assurer la maintenance des éoliennes lorsqu'elles seront en activité.
Les ports français regardent vers l’étranger
Tout ne sera pas perdu pour les ports non-retenus par les industriels lauréats: ils auront droit à une seconde chance avec le deuxième appel d'offres qui doit être lancé en avril prochain ou pourront miser sur l'export. Brest, Cherbourg et Le Havre regardent vers le sud de l'Angleterre où les projets sont nombreux et les capacités portuaires limitées tandis que Dunkerque lorgne les fabuleux marchés du nord de l'Europe. «Nous nous positionnons en Manche mais aussi en Mer du Nord où le principal du développement de l'éolien marin se fera dans les 20 ans à venir», assure Jean-Frédéric Laurent, directeur du développement du port de Dunkerque.

dimanche 31 juillet 2011

Quant ils veulent ...les politiques peuvent...

Une communauté de communes à énergie positive


ENERGIE - Les communes du Mené, dans les Côtes-d'Armor, se sont lancées dans un projet de «territoire à énergie positive»...

Une initiative originale a vu le jour en Bretagne, dans la communauté de communes de Mené (Côtes-d’Armor). Sept communes pourraient devenir totalement autonomes pour leur approvisionnement en énergie grâce à la valorisation des ressources locales.

Objectif: 100% d’énergies renouvelables en 2030

L’histoire commence à la fin des années 1990, quand des agriculteurs commencent à s’interroger sur leur impact environnemental. Problème récurrent en Bretagne, le traitement du lisier issu des élevages de porc trouve une solution avec la création d’une usine de méthanisation, qui consiste à transformer le lisier en énergie. «Ce n’est qu’en 2006 que nous avons pu vendre l’électricité issue de la méthanisation, car avant il n’y avait pas de tarifs, explique Marc Théry, responsable du projet à la communauté de communes. Maintenant, on récupère la chaleur pour sécher le digestat, qui est vendu aux agriculteurs de Beauce qui s’en servent comme engrais.»
En 2004, une étude menée avec l’association Solagro incite les communes à se tourner définitivement vers les énergies renouvelables, notamment pour «conforter l’économie locale et que le territoire reste en vie», explique Marc Théry à 20Minutes. Inspirées par le scénario Négawatt, les sept communes regroupant 6.500 habitants sur 165 km2 veulent devenir un territoire «100% énergies renouvelables» à l’horizon 2030, en s’inspirant des projets similaires développés dans d’autres pays.

Le parc éolien, «un parcours du combattant»

Plusieurs projets voient ensuite le jour. Des réseaux de chaleur sont installés dans les bourgs: une chaufferie au bois alimente 4.500m2 de bâtiments publics et privés, soit une soixantaine de locaux. Le bois provient de plantations locales, dont une plantation de saules de vingt hectares irriguée avec l’eau provenant de la nouvelle usine de méthanisation créée en juin 2011. Cette nouvelle unité de méthanisation devrait permettre de produire entre 12 et 14 gigawatts heures grâce au lisier et aux coproduits des entreprises agro-alimentaires de la région. Le colza produit localement est utilisé par une huilerie fournissant du carburant pour les tracteurs des paysans locaux.
Mais le projet de parc éolien de 25 mégawatts attend son permis de construire depuis deux ans et demi. Financé de manière participative par le système d’économie solidaire Les cigales, il pourrait permettre à la communauté de communes de devenir totalement indépendante énergétiquement. «Si les politiques nationales étaient favorables, notre territoire serait même largement exportateur, enrage Marc Théry. Mais monter un parc éolien est un parcours du combattant, nous sommes écrasés par les nouvelles réglementations et l’interdiction de dépasser 90 mètres de hauteur à cause des couloirs d’entrainement aérien de l’armée. Cela divise par trois ou quatre la capacité de production d’électricité.»
La population de Mené, elle, a bien accepté le projet, même si elle n’en voit pas encore les retombées sur sa facture d’électricité: «Aujourd’hui, nous ne sommes qu’à 10% d’autosuffisance énergétique, précise Marc Théry. L’objectif est d’atteindre 25% en 2013 puis 75% en 2020. Avec les économies d’énergie et l’éolien, nous commencerons à voir les répercussions.»

lundi 25 juillet 2011

le libéralisme conduit à la guerre....

Le changement climatique, une menace pour la paix selon Ban Ki-moon

CLIMAT - Vivement critiqué par les Etats-Unis, le secrétaire général des Nations unies a fait part de son inquiétude pour la sécurité mondiale...

Alarmiste, Ban Ki-moon? Pour le général des Nations unies, les changements climatiques génèrent un «cocktail détonant» de catastrophes naturelles qui menacent la sécurité mondiale. «Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et violentes dans les pays riches comme dans les pays pauvres, anéantissant vies, infrastructures, institutions et budgets. Un cocktail détonant qui peut créer de dangereux vides pour la sécurité», a déclaré Ban Ki-Moon, ajoutant que c’était «une menace pour la paix et la sécurité internationale», durant les débats au Conseil de sécurité. Ses 15 membres n'ont toutefois pas réussi mercredi à trouver un consensus pour qualifier le réchauffement climatique de menace directe à la paix et à la sécurité, suscitant la colère des Etats-Unis qui ont qualifié la situation de «pathétique».
Dans son communiqué, le Conseil de sécurité se contente d' «exprimer son inquiétude que de possibles effets hostiles du changement climatique puissent, dans le long terme, aggraver certaines menaces existantes à la paix et la sécurité». Les petits Etats des îles du Pacifique réclamaient une mention explicite de la dangerosité du changement climatique. Le président de la république de Nauru, Marcus Stephen, a notamment prévenu que plusieurs îles pourraient disparaître de la carte.

Les Etats-Unis qualifient de «pathétique» la déclaration de Ban Ki-moon

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, ne cachait pas sa colère après les débats à l'ONU. «C'est plus que décevant. C'est pathétique, cela dénote un manque de prévoyance, et franchement, il s'agit d'un manquement au devoir», a fustigé Susan Rice. Lors des débats, les représentants de la Chine et de la Russie notamment ont expliqué que le Conseil de sécurité n'avait pas vocation à régler cette question. Un haut responsable des Nations unies a pourtant averti qu'avec les changements climatiques qui s'accélèrent, les catastrophes naturelles vont se développer «de façon exponentielle» avec des conséquences pour la sécurité mondiale.
Achim Steiner, directeur général du Programme pour l'environnement des Nations unies, s'est basé sur un scénario d'une élévation des températures de 3 à 4 degrés au cours du siècle et une augmentation du niveau des mers d'un mètre. Les menaces sont nombreuses, a-t-il souligné, citant la sécheresse en Somalie actuellement, les inondations au Pakistan et leurs implications pour le marché de l'alimentation. «L'étendue de ces désastres naturels va augmenter de façon exponentielle, sans que nous n'en connaissions encore toutes les implications», a-t-il déclaré.

samedi 23 juillet 2011

Les Energies renouvelables vont remplacer le nucléaire et les carbonés...

En 2010, 20% de l'électricité mondiale était renouvelable

RAPPORT - Selon une étude publiée par les Nations unies, un cinquième de l'énergie produite dans le monde en 2010 était d'origine renouvelable...

Près de 150 milliards d’euros, soit plus de 30% d’augmentation par rapport à 2009: les investissements dans les énergies renouvelables ont fait un bond en 2010. Selon le rapport mondial sur les énergies renouvelables, publié le 12 juillet par le Programme des Nations unies pour l’environnement, les énergies vertes ne connaissent pas la crise. 16% de la consommation finale d’énergie et 20% de la production mondiale étaient issues de sources renouvelables en 2010: l’hydroélectricité reste en tête, mais les énergies solaire et éolienne prennent peu à peu le pas sur les énergies fossiles.

L’Allemagne championne d’Europe

Championne toute catégorie du renouvelable, l’Allemagne a installé plus de panneaux solaires en 2010 que l’ensemble du monde durant l’année précédente. Plus facile de sortir du nucléaire quand on dispose déjà d’un parc de production d’énergie renouvelable conséquent: l’Allemagne arrive juste après les Etats-Unis et la Chine en termes de capacité en électricité à base de sources d’énergies renouvelables, suivie par l’Espagne et l’Inde.
L’énergie éolienne a le vent en poupe: c’est elle qui a ajouté le plus de capacité de production dans le monde en 2010. Le solaire a également connu une embellie dans plus de cent pays où la capacité photovoltaïque a augmenté. Pour la première année, l’Europe a ainsi ajouté plus de capacité photovoltaïque que de capacité éolienne. L’énergie verte représente maintenant 41% de la capacité électrique nouvellement installée dans l’Union européenne.
Pour répondre à la demande, la production mondiale de panneaux solaires a plus que doublé  par rapport à 2009, notamment grâce à la baisse des prix de ces panneaux et aux incitations financières des gouvernements. 119 pays dans le monde ont adopté une politique d’appui aux énergies renouvelables, dont la moitié sont des pays en développement.

Renouvelable ne veut pas toujours dire respectueux de l’environnement

Mais la Chine reste le leader incontesté de l’investissement dans le renouvelable, avec ses 29 gigawatts issus d’énergies renouvelables raccordés au réseau en 2010 qui la placent au premier rang mondial en nombre d’éoliennes et de systèmes thermiques solaires installés. La Chine est également en première place de la production d’hydroélectricité, certes renouvelable mais pas tout à fait tendre avec l’environnement: les glissements de terrain et les pénuries d’eau provoqués par le barrage des Trois-Gorges, sur le Yangtsé, provoquent la colère des populations et des ONG.

vendredi 22 juillet 2011

L' incinération toxique relancée....

Déchets: Un décret ravive la flamme de l'incinération

ENVIRONNEMENT - Le Grenelle II prévoyait de limiter l'incinération des déchets en France à 60% du volume collecté. Mais le décret d'application précise quelques exceptions qui remettent en cause cette ambition...

Alors que le Grenelle II prévoyait de limiter la capacité d’incinération et d’enfouissement des déchets à 60% du volume des déchets collectés, le décret d’application, paru au Journal officiel le 12 juillet dernier, remet fortement en cause cette ambition. L’article 10 précise en effet que «la capacité annuelle des départements ne peut être supérieure à 60% de la quantité des déchets produits, sauf dans le cas où le cumul des capacités des installations d’incinération et de stockage en exploitation est supérieur à cette limite.» Un «sauf» qui change tout.
En France, l’incinération représente 30% du traitement des déchets ménagers, soit 13 millions de tonnes de déchets incinérés, l’enfouissement un peu moins de 30%.
«Le projet est vidé de sa substance»
«Le projet de décret qui nous avait été communiqué stipulait que les départements n’avaient pas le droit d’être au-dessus des 60%. Il y a une grande différence avec le texte publié le 12 juillet», s’insurge Delphine Lévi Alvarès, chargée de mission «incinération» au Cniid (Centre national d’information indépendante sur les déchets). «Nous trouvions déjà que cet objectif de 60% n’était pas très ambitieux, mais là il est totalement vidé de sa substance.» Le ministère de l’Environnement se justifie en assurant que juridiquement la capacité d’incinération est un droit acquis.
Du côté d’Amorce (association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur), on est plus nuancé. «On peut difficilement demander à un territoire dépassant les 60%, de diminuer la capacité de ses usines. C’est tout l’équilibre financier de ces structures qui serait remise en cause» estime Nicolas Garnier, délégué général de l’association. «Ce qui nous interpelle le plus dans ce décret, c’est qu’au final il comptabilise dans ces 60% les déchets des entreprises et du BTP, sur lesquels les départements n’ont pas de prise, en plus des déchets ménagers. Cela va amener de grosses disparités d’un département à l’autre.»
A travers ce texte de loi, c’est le mode même de l’incinération qui fait débat. Ce système, particulièrement prisé en France, est source de polémique, surtout depuis certains scandales sanitaires dus aux rejets de dioxines dans l’air il y a quelques années. Le SVDU (Syndicat national du traitement et de la valorisation des déchets urbains et assimilés) affirme que ces rejets ont diminué de 99% entre 1995 et 2006 avec les nouveaux incinérateurs, et que ceux-ci sont désormais pourvus de systèmes de valorisation énergétique. Le parc d’incinérateurs fournirait ainsi 2,6% de la production d’électricité renouvelable en France, et représente 23% du mix énergétique des réseaux de chaleur.

«Un tiers des départements bientôt en manque de structures»

Le Cniid estime au contraire que l’incinération est un cercle pernicieux. «Avec l’incinération on s’enferme dans un système qui empêche de faire tout autre choix. La durée de vie des usines étant d'au moins 40 ans, cela veut dire qu’on ne compte pas réduire la production de déchets durant cette période. Or, seulement 9% de ce qui se trouve dans nos poubelles ne peut avoir actuellement d’autre destination que l’enfouissement ou l’incinération. Tout le reste est potentiellement réutilisable ou recyclable» assure Delphine Lévi Alvarès. Quant à la valorisation énergétique, elle estime qu’il s’agit ni plus ni moins que de «brûler des ressources ce qui nécessitera de re-fabriquer le même produit et le transformer par un processus industriel énergivore.»
Pour Nicolas Garnier «il ne serait pas raisonnable d’empêcher la construction de nouvelles usines, au regard des déchets produits actuellement.» Amorce estime que la part des déchets non recyclables «restera aux alentours d’un tiers pendant encore plusieurs années, et il est tout de même plus intelligent de transformer cette matière en énergie que de la stocker.» A l’inverse, l’association alerte sur la situation en France: «un tiers des départements vont bientôt être en manque de structures d’accueil pour les déchets.»

mercredi 20 juillet 2011

Manger moins de viande...

Vacances: des séjours 100% végétariens


TOURISME - Voyager tout en respectant son mode de vie végétarien n'est pas toujours simple. Inde, Thaïlande, Crète, Chine, Turquie… Voyage Végétarien vous proposent des séjours sur mesure...

«Nous n’éditons pas de catalogue, prévient Frédéric Prioré, co-fondateur de Voyage végétarien. Que vous partiez en famille, en couple ou entre amis, selon vos disponibilités, votre budget et vos envies, nous élaborons des séjours personnalisés sur deux semaines minimum.» Au menu: «Popottes Chinoises», «Délices d’Istanbul», «Saveurs du Kérala»…
Plusieurs formules s’offrent à vous: accompagnement quotidien ou ponctuel d’un guide local, déplacements en transports  locaux ou en voiture privée avec chauffeur, pension complète ou demi-pension…
L’objectif? Montrer toutes les facettes d’un pays, loin des clichés du tourisme de masse. Mais aussi prouver que la cuisine végétarienne, ce n’est pas seulement des plats sans viande. «C’est une cuisine riche et variée, souligne Frédéric Prioré. Ces voyages sont aussi des découvertes culinaires, via des dégustations de spécialités locales, des promenades dans les marchés ou encore des cours de cuisine en famille et des rencontres avec des artisans.»
En Inde du Sud, au Kerala, vous pouvez ainsi partir à la découverte de la cuisine ayurvédique, faire une petite croisière en «house boat», plonger au sein des plantations de thé, être hébergé dans un gîte écologique au cœur de la jungle, déambuler dans les marchés locaux, déguster des spécialités à base de coco, de citronnelle…
Voyage végétarien, qui est membre de l’ATES,  réseau de Tourisme Equitable et Solidaire, c’est donc une façon différente de découvrir un pays, et ses habitants. Dès l’automne prochain, de courts séjours seront proposés en Europe.
Plus d’infos : www.voyagevegetarien.com

samedi 16 juillet 2011

les forêts sauveront les hommes...

Climat: les forêts absorbent un tiers du CO2 émis

CLIMAT - Les auteurs de l'étude alertent contre la déforestation, qui pourrait avoir de graves conséquences sur le climat...

Le parc forestier mondial absorbe un tiers du CO2 émis par les combustibles fossiles dans l'atmosphère, selon une étude internationale qui alerte, en parallèle, sur les conséquences dramatiques de la déforestation dans le contexte du réchauffement climatique. «Si demain on arrêtait la déforestation, les forêts existantes et celles au stade de la reconstitution absorberaient alors la moitié des émissions des combustibles fossiles», a souligné Pep Canadell, coauteur de l'étude publiée par la revue américaine Science.
Les forêts de la planète absorbent 2,4 milliards de tonnes de carbone par an, selon cette première étude chiffrée de la contribution des forêts boréales, tropicales et des régions tempérées au cycle du carbone. La déforestation, elle, est responsable de l'émission de 2,9 milliards de tonnes par an, soit environ 26% du total des émissions. Les émissions des combustibles fossiles se chiffrent, elles, à plus de 8 milliards de tonnes par an. Les données, portant sur la période 1990 à 2007, ont été compilées pendant deux ans par une équipe internationale de chercheurs experts du réchauffement climatique.

La lutte contre la déforestation permet des bénéfices financiers

L'étude a montré pour la première fois que dans les régions tropicales le volume de carbone émis du fait de la déforestation a été contrebalancé par celui absorbé par les forêts primaires intactes avec, au final, un bilan carbone presque nul. Les chercheurs ont mis en évidence que les rejets de CO2 lors de la déforestation ont été compensés par l'absorption de CO2 par la repousse des forêts secondaires dans les zones où l'agriculture a été abandonnée.
Selon Pep Canadell, deux leçons principales sont à tirer de cette étude. «Les forêts ne sont pas seulement de très importants réservoirs de carbone mais elles absorbent également très activement le CO2 produit par les activités humaines, aussi les forêts prennent de plus en plus le devant de la scène dans une stratégie pour protéger notre climat», selon lui. La seconde leçon est que les économies rendues possibles par une meilleure gestion de la forêt, en exploitant notamment les bénéfices de la réduction de la déforestation seront bien «plus importantes que ce que l'on pensait». Il a notamment souligné l'aspect financier dans le cadre du marché du carbone et des compensations prévues dans le mécanisme REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Ce mécanisme a été adopté formellement à la conférence de l'ONU sur le climat à Cancun (Mexique) fin 2010. Il vise à pousser les pays ayant des forêts tropicales à éviter de les couper ou à les gérer de manière durable, en leur versant des compensations financières.

mercredi 13 juillet 2011

Etape de l' Altertour des innitiatives citoyennes et écologiques...


Ecologie au Quotidien accueille le Vendredi 15 juillet 2011 à la Ferme du Bès à St Roman -26 l'Altertour de France à Vélo
A la Ferme du Bez de Dominique et Jean-Marie Verdet à 3 km du village de St Romans en Diois. Depuis 1988, Jean-Marie et Dominique Verdet cultivent pommes poires, noix, céréales et fourrage et commercialisent des jus de fruits, de la farine de blé et de petit épeautre. La ferme en bordure du Bez et  au confluent de la Drôme est située dans un espace protégé au pied du Vercors. Toutes les ramières qui longent la rivière sont en zone naturelle protégée où la chasse est interdite. La ferme est aujourd'hui en agriculture biodynamique.
Journée « Relocalisation de l'Economie » dans le Diois
Au programme :
12 h Repas Bio et échanges avec les participants de l'Altertour des alternatives
14 h - Atelier /info :
Créer une Monnaie Locale dans le Diois
17h - Atelier d'Echanges
" Quels besoins et solutions pour relocaliser l'Economie dans le Diois".
L'occasion de faire des propositions, des projets, des actions...
- Espace enfants avec animations
- Espace zone de gratuité : Amener ce que vous voulez donner /
Repartez avec ce dont vous avez besoin
- Espace Troc de graines, de plants et de légumes
- Espace d'échanges de pratiques pour réduire notre empreinte écologique
19h : Repas Bio
21 h Soirée Scène Ouverte : Contes et Percussions
Amenez vos histoires à partager et vos instruments...
Les pauses Boissons de l'Alter Tour
- L'Alter Tour de France à vélo fera des pauses boissons le 15 juillet à 9h devant la Cave Raspail à Saillans, à 10h à Ste Croix devant la Cave d'Achard, à 11h à la Place de la Comtesse à Die et le 16 juillet à 9h au Claps à Luc en Diois et à 10h à Baurrières.
Tour cycliste familial en relais solidaire
pour un monde sans dopage
 En opposition avec l'esprit de compétition qui conduit au dopage dans le sport, et à la logique de l'agriculture productiviste qui débouche notamment sur les Plantes Génétiquement Modifiées, les altercyclistes voyagent ensemble, partagent leurs bicyclettes et se relaient dans un esprit de solidarité.
L'AlterTour, c'est un autre Tour de France, qui dénonce le dopage sous toutes ses formes : dans le sport parce qu'il y porte atteinte aux sportifs pour le bénéfice de l'actuel système économique et politique, dans l'agriculture industrielle, parce qu'il y porte atteinte aux paysans et à la biodiversité pour le bénéfice des firmes productrices d'OGM et d'agrotoxiques, dans l'économie de marché, où il est source d'inégalités et de mises sous dépendance.

   C'est un tour "à la carte", pour tout ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective, découvrir des terroirs préservés, avoir une activité physique source de santé, et dire ensemble : "Nous voulons un monde sans dopages".
Cette manifestation itinérante, préparée par des bénévoles, veut faire la démonstration de notre soutien à celles et ceux qui luttent dans le monde entier contre toutes les formes de dopages, qui portent atteinte à la santé, à la société et à l'environnement.
L'AlterTour 2011 fait l’éloge de la lenteur
Deux fois moins de distance parcourue que l'autre Tour de France cycliste, et en deux fois plus de temps. Cette contre-performance est bien compréhensible, puisque les personnes de tous ages qui participent à l’AlterTour ne prennent pas de substances dopantes. Elles forment un
collectif solidaire pratiquant une activité physique mesurée, qui puise son énergie dans la convivialité, la musique, le sentiment de participer à quelque chose d'utile, sans négliger le rôle de la sieste ! La sieste, cette absence apparente d'activité, ce retrait du reste du monde en toute indépendance, qui prépare à l'effort futur ; exactement à l'opposé du dopage, stimulation artificielle qui rend dépendant et dégrade durablement.
Dans l’« AlterTour », ce n'est pas la vitesse individuelle qui mesure la performance, mais la durée d'un projet collectif qui comporte neuf mois de préparation suivis de six semaines de parcours en relais, du 2 juillet
(Genève) au 07 août ( Larzac) cette année. Quelques dizaines de bénévoles ont assuré le relais entre l'édition 2010 et l'édition 2011. Près d’une trentaine d’organisations, cinq collectivités et la Fondation Un Monde Par Tous ont apporté leur concours à cette 4ème édition de l’AlterTour.
Quelques dates :
La veille : Jeudi 14 juillet 2011 : Eurre –la ferme de la Baume Rousse à Cobonne - Mirabel-et-Blacon
Ferme de Sauzet  à Mirabel-et-Blacon 26.
Suite : Samedi 16 juillet 2011 : Saint Roman –  La Beaume – Mison Hautes Alpes :
Information : www.altertour.net www.ecologieauquotidien.fr
Contact : 04 75 21 00 56
Contact : 04 75 21 00 56




lundi 11 juillet 2011

L' éolien énergie du futur...

L'éolien en mer en France n'en est qu'à ses débuts

ENERGIE - Le premier appel d'offres a été présenté lundi et le second est déjà en préparation...

Le ministère de l’Ecologie vient à peine de présenter, ce lundi, le premier appel d’offres pour l’installation d’éoliennes en mer au large des côtes françaises qu’un second appel est déjà annoncé pour avril 2012. En complément des trois gigawatts qui devraient être fournis par les premières éoliennes, ce second programme permettra d’atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement de porter à 23%  la part des énergies renouvelables en France.

Début de la concertation pour de nouvelles zones d’implantation des éoliennes

Pour cela, la France doit se doter d’une capacité de production de 6 GW d’ici à 2020, soit 1.200 éoliennes. Les zones définies pour le premier appel d’offres ne seront pas concernées par le second, pour lequel de nouvelles côtes pourront faire acte de candidature. Le début du processus de concertation sur la définition de ces zones, mené au niveau des préfets, a été annoncé lundi par Nathalie Kosciusko-Morizet et le ministre chargé de l’Energie, Eric Besson. «Au-delà de l’évolution de mix énergétique de la France, l’enjeu est de constituer une filière industrielle française et de conquérir une position de leader dans l’industrie des énergies éoliennes en mer, a déclaré la ministre de l’Ecologie. Plus de 10.000 emplois pourraient ainsi être créés à l’horizon 2020.»
Pour le premier appel d’offres, les entreprises seront sélectionnées sur trois critères: le prix d’achat de l’électricité proposé, la qualité du projet industriel et social ainsi que la prise en compte de l’environnement et des activités de pêche. La sélection aura lieu en avril 2012.

vendredi 8 juillet 2011

Nettoyer la montagne ...

Un été pour ramasser les déchets de l'hiver en montagne

ENVIRONNEMENT - L'association Mountain Riders invite chacun à participer à ses opérations de nettoyage de pistes...

Entre le 1er mai et le 1er septembre, les bénévoles de l’association Moutain Riders ne sont pas vraiment en vacances: ils mènent leur campagne annuelle de ramassage des déchets sur les pistes de ski, où la fonte des neiges révèle bien souvent des tonnes de papier, mégots ou plastiques abandonnés. Pour inciter tout le monde à les aider dans cette tâche, l’association a tourné une vidéo et rappelle que chaque année, ce sont 65 tonnes de déchets qui sont ramassés grâce aux volontaires.

Un éco-événement

En 2010, les 6.000 bénévoles se sont déployés dans 165 stations de ski, pour y ramasser canettes, emballages, bouteilles, métaux ou mégots. Cette année, Moutain Riders espère agir dans 200 stations, et a besoin de bras pour ces opérations qui se transforment à chaque fois en éco-événement: covoiturage entre participants, tri sur les lieux des animations liées (repas, jeux, expositions,…) et bien sûr, pour ne plus passer les vacances d’été à ramasser les déchets laissés pendant les vacances d’hiver, diffusion de messages… sur papier recyclé.

mercredi 6 juillet 2011

protéger la planète

Les Causses et les Cévennes inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco




ENVIRONNEMENT - Après avoir été deux fois ajourné, ce territoire de 3.000km2 va finalement entrer dans le patrimoine mondial de l'humanité...

Des parcs naturels au patrimoine mondial: les Causses et les Cévennes vont entrer dans la liste des sites distingués par l’Unesco, rapporte ce mardi l’AFP alors que la cession annuelle de sélection des nouveaux sites à inscrire se tient à Paris jusqu’au 29 juin.
>> Retrouvez le diaporama des sites en attente de classement de l’Unesco par ici
Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a finalement accepté la candidature du parc naturel des Causses et de celui des Cévennes, qui avait été recalée en 2007 et 2009. Les quatre départements concernés, Aveyron, Gard, Hérault et Lozère, sont ainsi récompensés pour leurs pratiques d’agropastoralisme: l’élevage non-intensif des brebis, qui donnent notamment le roquefort, permet «d’entretenir et de modeler l’espace» sur les 3.000km2 du territoire.

mardi 5 juillet 2011

Vacances à la Ferme....pour connaître l' agriculture

Vacances: fermes, je vous aime!

VACANCES - Cette année, que diriez-vous de lier l'utile à l'agréable? Alors, optez pour des vacances intelligentes! En jonglant, par exemple, entre le jardin bio, la conduite des vaches au pré ou l'aide à la construction d'une maison environnementaly friendly. Les plus courageux pourront même garder des enfants...

Si le Help Exchange, dérivé du WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), est un peu moins connu, il a des caractéristiques similaires: un réseau international de particuliers, majoritairement des fermes bio, vous offrent le gîte et le couvert en échange d’heures de travail généralement non-rémunérées.
De quelques jours à plusieurs semaines selon vos envies, vous planifierez votre itinéraire, irez de famille en famille et, ainsi, découvrirez, de l’intérieur, la richesse du pays. Un échange de bons procédés pour voyager à travers le monde, améliorer votre niveau de langue, partager et vivre au rythme de la population, tout en vous imprégnant de la culture locale.
Pendant vos days off, il vous sera possible de pratiquer des activités, comme monter à cheval, faire du kayak… ou, tout simplement, vous balader dans la région. Vous pourrez créer votre profil, consulter celui de vos hôtes, moyennant 20 ­ pour l’inscription (valable deux ans), et entrer en contact directement avec eux.
Par Anne-Charlotte Beaugrand, ingénieur juriste en environnement

samedi 2 juillet 2011

Etiquettes environementales enfin...

L'étiquette environnementale arrive dans les rayons

CONSOMMATION - Le 1er juillet débutent les tests d'affichage environnemental des produits de grande consommation. Les clés pour comprendre ces nouvelles étiquettes...

Prévu par le Grenelle de l’environnement, l’affichage environnemental va être testé dès le 1er juillet. 168 entreprises se sont portées volontaires pour faire figurer sur leurs produits les émissions de carbone dues à leur fabrication. A côté des informations nutritionnelles, des ingrédients, des prix,… cette nouvelle étiquette devra être visible et compréhensible par le consommateur. Différentes modalités d’affichage vont être testées afin de trouver la plus adaptée.

Où sera cette étiquette?

Donner plus d’informations sur les emballages tout en réduisant leur volume est une équation compliquée pour les industriels. D’autres moyens sont donc à l’étude: sur les rayons à côté du prix, sur un site Web dont l’adresse serait indiqué sur le produit, ou via un flashcode. Mais pour que le consommateur puisse choisir ses achats en fonction de leur bilan carbone, il faut que les informations soient disponibles dans le magasin: l’option la plus adaptée serait donc une information basique sur le produit complétée par des données détaillées sur un site Web.

Qu’est-ce qui sera indiqué?

Les grandes surfaces qui ont commencé à tester l’affichage carbone ont opté pour une présentation simple des émissions de CO2 générées par la fabrication du produit. Chez Casino, on peut lire la quantité de CO2 sur la face avant du paquet et au dos une échelle permet de situer le produit entre faible et fort impact environnemental. Dans deux magasins E.Leclerc qui testent cet affichage depuis 2008, le poids CO2 est indiqué sur les tickets de caisse. Sur les sites Web liés, d’autres informations plus complètes sont disponibles: consommation d’eau, impact sur la biodiversité et la qualité de l’air ou quantité d’énergie consommée durant le cycle de vie du produit.

Et après les tests?

Les entreprises sélectionnées devront rendre un bilan de leur expérience au ministère de l’Ecologie le 30 juin 2012. La possibilité de réaliser des analyses de cycle de vie pour tous les produits et la réaction des consommateurs à ces étiquettes seront les principaux critères pour décider de rendre cet affichage obligatoire ou non. Selon une étude TNS/Ethicity d’avril 2010, 74% des Français désirent connaître l’impact environnemental des produits qu’ils achètent. Reste à tester s’ils modifieront réellement leurs achats en fonction de ces données.

vendredi 1 juillet 2011

Les pollueurs menacent les chercheurs sur le Climat...

Réchauffement: Des climatologues cibles de menaces de mort

ENVIRONNEMENT - Aux Etats-Unis et en Australie, certains auraient été victimes de harcèlement par courriers électroniques...

 Les résultats scientifiques ne font pas toujours l’unanimité. Une importante association américaine pour la promotion de la science (AAAS) a manifesté son inquiétude mercredi dans une lettre ouverte faisant l’état d’attaques personnelles et de menaces de morts, dont auraient été victimes des climatologues australiens, rapporte l’AFP.

«Cibles de propos menaçants et de courriers électroniques injurieux (…)»

Harassés par des courriers électroniques injurieux, les chercheurs en question, des climatologues australiens de «haut niveau»,  auraient été la «cible de propos menaçants», et ce, de manière répétitive, selon l’AFP. Le harcèlement aurait même été plus loin puisque les scientifiques concernés auraient  reçu des menaces de mort, obligeant la police à prendre ces courriers plus au sérieux.
L’objet de ce harcèlement? Des travaux que les scientifiques auraient mené sur l’«impact du réchauffement climatique résultant des activités humaines». Les résultats de cette étude ne seraient apparemment pas du goût de tous.

Même rengaine aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, le statut confidentiel de chercheur ne serait pas non plus réellement respecté puisque «des élus du Congrès et des groupes de militants ont cherché à avoir accès à des dossiers détaillés de chercheurs travaillant sur le climat», selon l’AFP.
Selon l’AAAS, l’Americain Tradition Institut (ATI), un organisme réputé pour son ultra-conservatisme, aurait sollicité l’Université de Virginie pour qu’elle lui fournisse des documents et des rapports d’études. Rapports d’études rédigés par Michael Mann, qui n’est autre qu’un ancien professeur de l’université, et, accessoirement, un grand ponte de la climatologie.

Remise en cause de «l’intégrité personnelle et professionnelle»

Ces menaces «créent un environnement hostile qui empêche le libre échange de résultats scientifiques et rend difficile la transmission d'informations aux décideurs et au grand public», indiquent des membres du conseil d'administration de l'AAAS dans leur lettre ouverte. Ils «s'opposent vigoureusement aux attaques qui visent des chercheurs et mettent en question leur intégrité personnelle et professionnelle ou les menacent en raison du mécontentement suscité par leurs conclusions scientifiques».
Avant de conclure fermement en précisant que «les scientifiques et les décideurs politiques peuvent être en désaccord sur des conclusions scientifiques concernant le changement climatique (...), mais la communauté scientifique dispose de méthodes éprouvées et bien établies pour résoudre des désaccords suscités par les résultats de recherche».

samedi 25 juin 2011

Silence papillon...

Vigie Nature lance un appel à témoins pour comprendre le comportement des papillons

BIODIVERSITE - Pour comprendre les effets de la sécheresse sur les papillons, le grand public est appelé à envoyer des photos...

Sortez les objectifs, Vigie Nature a besoin de tout le monde pour comprendre comment le climat de ce printemps a influencé la vie des papillons. La sécheresse a provoqué une situation contrastée pour les papillons: plus rares dans les milieux secs mais plus nombreux dans les forêts, le nombre d’espèces observées serait également plus importante que les années précédentes.

Une année exceptionnelle pour les papillons

L’année 2011 s’annonce «exceptionnelle» pour les papillons, expliquent le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Noé conservation: «Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises.»
Autant de particularités qui méritent d’être observées de près. Pour cela, les chercheurs appellent chacun à prendre son appareil photo pour tirer le portrait des papillons de son jardin ou de sa région. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur www.noeconservation.org ou vigienature.mnhn.fr, et d’ouvrir l’œil pendant les ballades en forêt...

jeudi 23 juin 2011

La mer-poubelle

La Méditerranée est en danger

ENVIRONNEMENT - Déchets plastiques et résidus chimiques menacent la mer Méditerranée, alerte le sénateur de l'Aude Roland Courteau...

La Méditerranée, une nouvelle mer morte? Le sénateur de l’Aude, Roland Courteau, le craint : dans un rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST), il met en garde contre les pollutions qui menacent la vie aquatique. Plastiques qui se décomposent et infiltrent la chaine alimentaire, résidus de crèmes solaires ou de médicaments, dégazages… La Méditerranée est sous une pression environnementale forte, renforcée par sa situation de mer fermée.

Plastiques, cosmétiques, métaux lourds et hydrocarbures…

«La Méditerranée est dans une situation préoccupante. Si l’on veut continuer à voir “danser la mer le long des golfes clairs”, la communauté internationale doit réagir», a déclaré Roland Courteau, qui présentait mercredi le rapport parlementaire sur la pollution en Méditerranée. L’absence de retraitement des eaux usées sur la rive sud de la mer a favorisé la prolifération des phosphates et des nitrates. Sur la rive nord, ce sont des pollutions aux métaux lourds, apportés par les fleuves comme le Rhône, le Pô ou l’Ebre, qui menacent la flore et la faune sous-marine.
Tout aussi inquiétantes, les pollutions aux plastiques et aux molécules pharmaceutiques préoccupent le sénateur: «On a pêché au large de Sète des poissons dont l'estomac était tapissé de petits bouts de plastique. On ne sait pas assez qu'en Méditerranée on trouve en moyenne 60 divers objets en plastique au km2» explique-t-il. Dans une mer fermée dont l’eau met un siècle à se renouveler, les pollutions chimiques ont un effet dévastateur sur la vie aquatique: «Il est essentiel d'amplifier les recherches sur la façon dont les stations d'épuration filtrent, ou non, ces pollutions selon les molécules concernées», déclare Roland Courteau. Et bien sûr, mieux contrôler les dégazages sauvages en pleine mer, responsables d’une pollution aux hydrocarbures qui peuvent entraîner des fermetures de plages, comme ce fut récemment le cas à La Ciotat.

Plus d’aires marines protégées

Le rapport insiste également sur la nécessité de créer des aires marines protégées.  Le sénateur de l’Aude espère faire de sa région un exemple: «J'ai bon espoir de voir prochainement aboutir en Languedoc-Roussillon, sur 4000 km2 entre Leucate et Port Cerbère, un parc naturel marin de la Cote Vermeille qui s'ajoutera à celui de Porquerolles. Il s'agit de faire en sorte que la Méditerranée reste un point fort de la biodiversité planétaire».

mardi 21 juin 2011

Changeons notre regard...

Matthieu Ricard: Changeons notre regard


INTERVIEW - La crise remet en question nos réflexes, nos habitudes, notre rapport à l'argent. Le moine bouddhiste Matthieu Ricard, photographe et traducteur du dalaï-lama, qui vit dans le monastère de Shéchèn, au Népal, analyse les leçons que nous pouvons en tirer. Propos recueillis par Michel Pascal, auteur du livre Notre crise est une chance - l'éthique de l'argent...

Michel Pascal: Cette crise est-elle une chance?
Matthieu Ricard
: En tout cas, c’est une opportunité! Non pour revenir le plus vite possible au système d’avant, qui est fondamentalement dysfonctionnel. Mais plutôt pour changer nos priorités, notre façon d’aborder la vie et les questions financières. Gandhi a dit: «Il y  suffisamment pour les besoins de tous, mais pas assez pour l’avidité de tous.» Tout vient du Produit Intérieur Brut (PIB) qui a été instauré en 1930, suite à la crise de 1929, pour stabiliser le chômage. Au début, la civilisation industrielle, scientifique, technologique avait pour but d’améliorer la qualité de l’existence. L’espérance de vie est passée de 40 à 80 ans, on a eu accès plus facilement à l’éducation, etc. Mais, dans les années 1930, le PIB s’est mis à indiquer la prospérité générale d’une nation, y compris la satisfaction de vie, ce qui n’avait aucun sens. Maintenant, quand ce genre d’indicateur baisse, tout le monde panique car on considère cela comme un échec.
M. P.: Mais le bien-être est capital!
M. R.:
Justement. Il suffirait de garder l’idée que tout ce que nous faisons vise au mieux-être de chacun. Les gouvernements doivent investir dans le bien-être. Si, pour améliorer cette qualité de vie, il fallait sacrifier un peu du Produit National Brut (PNB) et autres critères purement économiques, on ne percevrait pas cela comme un échec. Au lieu de s’intéresser aux taux d’inflation dans l’Union européenne, on pourrait parler, par exemple, d’écart à ne pas dépasser entre les riches et les pauvres ou d’égalité entre les hommes et les femmes au travail. Cela serait beaucoup plus sain! On a vu ce qu’a donné la course au profit! Si on réfléchit aux solutions possibles, on s’aperçoit que le seul et unique facteur qui fait le lien est l’altruisme.
M. P.: C’est-à-dire?
M. R.:
Il faut faire le lien entre les échelles de temps différentes. Or l’économie en possède une très brève. L’altruisme éviterait que l’on ne récolte les économies de Monsieur Tout-le-Monde, et que l’on ne s’en serve comme au casino! À moyen terme, l’altruisme améliore la qualité de vie. Et se répercute sur des générations, une famille, un travail. L’altruisme au travail éviterait cette précipitation de l’économie qui induit une baisse de la qualité de vie. Une entreprise ne peut pas faire des bénéfices sans humanité! D’ailleurs, les salariés qui se sentent mieux dans leur entreprise sont plus motivés. L’altruisme prend aussi en compte les générations futures en pensant à leur bien-être. Sans cette attention aux autres, les gens ont l’impression qu’ils sacrifient leur vie au seul profit de leur entreprise! La crise nous permet de nous rendre compte que nous sommes sans cesse obsédés par le court terme.
M. P.: Peut-on imaginer une notion de profit altruiste?
M. R. :
Des statistiques de l’université des Nations unies ont montré qu’un quart de la richesse mondiale est dans les mains de 1 % de la population. Que fait-on du surplus d’argent? On l’investit souvent dans des choses inutiles pour la société. Dans les années 1970, quand j’étais en Inde, je vivais très bien avec 30 euros par mois! Aujourd’hui, je reverse 100% de mes droits d’auteur car je n’en ai pas besoin. Vouloir toujours plus ne fonctionne pas. Le dalaï-lama a dit que «Même si on avait le monde entier entre nos mains, on ne serait pas satisfait».
M. P.: Donc, toute la question, c’est de changer notre rapport à l’argent.
M. R.:
Oui, et dans l’idéal de changer complètement! On ne peut pas transformer uniquement notre rapport à l’argent. Le bonheur véritable se trouve dans les qualités humaines, telles que l’altruisme, la sérénité intérieure, la liberté intérieure, la compassion. Sans cela, on peut vivre dans un petit paradis en étant déprimé et, à l’inverse, être satisfait même si les conditions extérieures ont l’air déplaisantes.
M. P.: On est un chef d’entreprise face à un plan social, on est au chômage, notre carte bleue est bloquée. Quelle attitude adopter?
M. R.:
Évidemment, il existe des cas tragiques et pas de solutions miracles, car nous vivons dans un système qui provoque ces drames. C’est peu à peu qu’il faut changer de cap, repenser la manière dont nous fonctionnons sur le court terme, revoir nos priorités. Les études du psychologue américain Tim Kasser, qui ont porté sur plusieurs dizaines de milliers de personnes durant vingt ans, ont montré que les gros consommateurs sont, en moyenne, moins heureux que les autres, ont moins d’amis et sont moins concernés par les questions globales, celle de l’environnement en particulier. La «simplicité volontaire» serait donc la meilleure solution. Cette crise ne semble pas avoir suffi à faire changer les mentalités, mais les signaux d’alarme continuent de se multiplier.

vendredi 10 juin 2011

Les lobbies industriels tuent la Démocratie...

Gaz de schiste: le Sénat adopte le texte

ENERGIE - Le texte adopté jeudi soir par les sénateurs projette d'interdire la technique de la fracturation hydraulique, alors qu'il prévoyait à l'origine l'interdiction pure et simple de l'exploitation de ces hydrocarbures...

Le Sénat a adopté jeudi soir la proposition de loi UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste à l'issue d'un débat qui a tourné en monologue de l'opposition accusant une majorité peu diserte de «vouloir gagner du temps».
La discussion au Sénat de ce texte déjà adopté par l'Assemblée n'avait pu être achevée la semaine dernière, le nombre de sénateurs UMP étant insuffisant en séance. Le vote a été acquis par 167 voix contre 152, seule la majorité l'approuvant. L'antagonisme entre droite et gauche est désormais d'autant plus installé sur les gaz de schiste après la publication mercredi du rapport de la mission d'information parlementaire lancée en mars et dont les deux rapporteurs, Philippe Martin (PS) et François-Michel Gonnot (UMP) aboutissent à des conclusions radicalement opposées. Cette mission, a été lancée en mars, à la suite d'une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l'octroi en catimini de permis d'exploration de gaz de schiste en mars 2010 dans le sud de la France.
L'opposition souhaite l'interdiction pure et simple de l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale des sous-sols, tandis que la majorité souhaite ne pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures non-conventionnels. La gauche demande l'annulation de tous les permis exclusifs et demande une réforme du code minier.
La proposition de loi du député UMP Christian Jacob prévoyait à l'origine l'interdiction de l'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels mais elle a été amendée en première lecture à l'Assemblée et ne propose plus que d'interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante. Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés. La majorité sénatoriale a amendé le texte en rendant cette technique possible mais «à des fins scientifiques».

Texte inscrit en urgence

«L'interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d'une autre méthode toute aussi dévastatrice (...) il faut abroger tous les permis», a critiqué l'écologiste Jean Desessard (EELV). «Les industriels qui ont les permis pourront les garder» s'est indignée Nicole Bricq (PS). «Le gouvernement a la volonté de faire baisser la mobilisation», a soutenu Didier Guillaume (PS). «Pourquoi ne pas marquer une pause et d'abord réformer le code minier pour y voir plus clair dans ce qui devient de plus en plus illisible», a plaidé Jacques Mirassou (PS).
«Réformer le code minier ne changerait rien pour le passé et donc ne règlerait pas le problème, c'est de l'argumentaire politique» a répondu Benoist Apparu (Logement) représentant le gouvernement en l'absence de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. «Vos positions sont trop radicales, le problème de la dépendance énergétique est un problème fondamental, il ne faut pas nous brider et nous ôter toute possibilité», a lancé Philippe Dallier, un des rares intervenants de droite. «Ceux qui prétendent qu'avec ce texte on ne leur donne pas de sécurité, trompent les citoyens», a aussi soutenu Jacques Blanc (UMP).
Le texte étant inscrit en urgence (une lecture par assemblée), une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) va maintenant être chargée d'élaborer une version commune aux deux assemblées, version qui reviendra devant le Parlement pour un vote définitif.

jeudi 9 juin 2011

Le machisme en politique, ici comme ailleur

Machisme en politique : les élues lyonnaises témoignent

Par Fabien Fournier (avec LL et SB)

femmes ()
Blagues grivoises, compliments orientés, doutes sur leur capacité ou volonté de les rabaisser émaillent la carrière de nos femmes politiques. Morceaux choisis.
Les machos ont connu leur heure de gloire. Un moment politique magique pour eux où leur parole s'est libérée : "Va faire la vaisselle", "après la putain de la République, la putain de la Région", ou" Geffroy salope". Le 8 et le 9 janvier 1999, pleuvent des phrases assassines sur les quatre femmes qui ont renversé le président sortant, Charles Millon, coupable d'une alliance avec le FN : Marie-Thérèse Geffroy, Florence Kuntz, Fabienne Lévy et Anne-Marie Comparini. Celle-ci l'emporte finalement, soutenue par le PS et notamment quelques femmes telles Annie Guillemot ou Christiane Demontès qui font barrage pour l'aider à monter à la tribune. Mais les machistes se rappelleront à elle quand, défaite par Michel Havard aux législatives de 2007, elle est traitée de "salope" par Patrick Devedjian.
Lévy ()
© Tim Douet
Autre temps, mêmes moeurs. Après le présumé viol de DSK, c'est Georges Tron, ex-secrétaire d'Etat à la Fonction publique, qui est accusé par deux fonctionnaires qui se disent victimes de harcèlement sexuel par l'élu UMP. Et voilà que Luc Ferry révèle une affaire de pédophilie, couverte par les autorités de l'époque. Un doute nous saisit : la politique est-elle cette sphère opaque où tout est possible, comportements machistes, agressions sexuelles et domination du sexe fort ? "La politique est particulièrement machiste parce que c'est un monde où il y a particulièrement peu de femmes. Ils nous prennent parfois pour leur secrétaire", accuse Fabienne Lévy (photo ci-contre), conseillère régionale (Parti Radical). Pour Nora Berra, secrétaire d'Etat à la Santé (UMP), cette attitude discriminatoire est "liée au pouvoir".
Nous avons interrogé une vingtaine d'élues de l'agglomération lyonnaise pour savoir si elles ont été victimes de ces excès de virilité. Certaines, en particulier les plus jeunes, nous ont rassurés. "Je souffre plus d'être jeune que femme", observe Sarah Peillon, conseillère régionale (PS). Selon elle, qui a travaillé à la chambre de commerce et d'industrie, les comportements machistes sont plus fréquents dans le monde économique.
Conseillère générale PS, Sandrine Runel est en "désaccord avec cette polémique". "Toute le monde se lâche et certaines de façon abusive. C'est la vengeance des femmes", décrypte-t-elle. Elle a reçu des observations sur son look, comme "t'es bien jolie aujourd'hui" ou "t'as de jolies jambes". "C'était des remarques, jamais des avances". Elle souligne en revanche avoir essuyé d'authentiques commentaires machistes… par des femmes, plus âgées qu'elle. "Si Collomb t'a choisie, c'est parce qu'il a besoin d'une minette", lui a lancé l'une d'elle, jalouse.  
picard ()
Sont-elles capables ? 
“Tu ne seras pas capable de résister“
Maire de Vénissieux (PCF), Michèle Picard (photo ci-contre) se souvient de la campagne des législatives de 2002 où elle est suppléante d'André Gerin. "Vous êtes sa secrétaire ?", lui demande un électeur. Elle observe aussi amusée le regard interloqué des enfants lorsque le maire leur est présenté.
"Quand je suis devenue députée européenne, la première question qu'on m'a posée c'était 'est-ce que tu penses avoir la carrure pour ce poste, et est-ce que tu parles plusieurs langues ?'. Chose qu'on n'a jamais demandé à mes collègues masculins. C'était l'un des pires moments de ma carrière", confie Martine Roure, conseillère municipale de Lyon (PS). Pour douter de ses capacités à exercer le pouvoir, on a reproché à Hélène Geoffroy "d'être trop douce, tranquille". Elle n'a "pas assez de poigne", disent-ils. Ils ajoutent : “tu ne seras pas capable de résister“.
Pas le droit à la parole
"Vous n'avez rien à dire"
A défaut d'avoir suffisamment de responsabilité, elles ont, croit-on, le pouvoir de la parole. Même pas : "Une femme ne prend pas facilement la parole et ils le sentent", glisse Fabienne Lévy. Ces messieurs ne se pressent pas pour leur tendre le micro.
berra ()
Quand elles parlent, ces dames ne sont pas toujours écoutées. Florence Perrin, conseillère régionale (PS), se souvient de interventions en tant que vice-présidente en charge de l'Enfance des Vallons du Lyonnais. Les élus reculent leurs chaises, se détendent. C'est presque une récréation. Ces comportements ne sont pas seulement le fait d'élus de villages. Alors que Nora Berra (photo ci-dessus) s'exprimait au Sénat, elle a été haranguée par un parlementaire socialiste qui s'est écrié : "mais taisez-vous, vous n'avez rien à dire" . "Je lui ai laissé la possibilité de faire ses excuses sur le moment ou plus tard. Il l'a fait tout de suite", raconte-t-elle.
Conseillère communautaire (Europe Ecologie-Les Verts), Pascale Bonniel-Chalier relève que si les femmes sont souvent interrompues, c'est parce qu'elles cumulent moins de mandats. "Leur parole est moins qualifiée car elles ne sont pas en position de pouvoir", analyse-t-elle. Par comparaison, ses collègues masculins sont plus entendus car ils sont déjà maires, vice-présidents ou députés.
balas ()
© Florence Balas
Des compliments sur leur physique
"Tu as de jolies jambes"
Conseillère municipale (UMP), Laurence Balas (photo ci-contre) relève l'attitude particulière du maire de Lyon en conseil municipal. Gérard Collomb se montre condescendant voire méprisant à l'égard de ses opposants. Il traite ses opposantes à l'avenant, y ajoutant une pointe de donjuanisme. "Si vous étiez venue dans mon bureau, je vous aurais expliqué", taquine-t-il, en réponse à une question. Il n'a jamais fait pareille offre à Michel Havard ou Patrick Huguet (UMP). "Je le prends sur le ton de la rigolade, mais d'autres s'en énervent", relate l'intéressée.
bouzerda ()
Ces dames sont habituées aux compliments sur leur tenue ou leur physique. Faut-il nécessairement y voir du sexisme ? Ne leur arrivent-elles pas de féliciter ces hommes pour leur bonne mine, leur régime ou leur costume ? Fabienne Lévy a plutôt rigolé quand un élu socialiste à la Région lui a lâché : "comment peut-on être aussi sexy et aussi dure en affaire ?". On la soupçonne d'en avoir été flattée. Idem pour Fouziya Bouzerda (photo ci-contre), conseillère municipale (centriste) qui a reçu plusieurs invitations à dîner ou à prendre un verre. Mais à force d'insistance, ce type de propositions lasse. "Quand c'est récurrent, on occulte le contenu et on se cristallise sur le contenant", proteste cette élue qui ne manque de rappeler qu'elle a mari et enfants. Martine Roure (PS) a arrêté de mettre des jupes. Elle en avait marre des remarques en dessous de la ceinture. Florence Perrin se rappelle d'un comité syndical du schéma de cohérence territoriale, en 2002. Elles sont deux femmes parmi une trentaine d'hommes. La jeune élue a le malheur d'être en jupe. Des sifflets traversent la pièce à son arrivée.
Ces petits compliments sont-ils toujours amicaux et désintéressés ? Vice-présidente à la Région, Farida Boudaoud reconnaît avoir été draguée par des élus. "On est obligatoirement sollicitée", souffle la députée Pascale Crozon (PS), évasive. Il y a quelques mois, elle a surpris deux députés se retournant au passage d'une "belle femme mûre", députée elle-aussi. "Elle est encore baisable", avait philosophé l'un d'eux. Ils n'avaient pas réalisé que se tenait près d'eux l'une des parlementaires les plus actives en matière de droits des femmes. "On est tellement peu nombreuses qu'on a l'impression d'être transparentes".
Des blagues graveleuses
"Il n'y a pas que les boules qui vous intéressent ?"
Conseillère régionale (PS), Sheila Mc Carron ne parvient même plus à les compter, les blagues misogynes. Nathalie Perrin-Gilbert nous confie une histoire, survenue en 1997. Elle participe à une commission de sport où elle présente un projet de soutien à une association de boulistes. Le président, un centriste au comique troupier, l'interrompt. "Rassurez-moi, il n'y a pas que les boules qui vous intéressent ?". Un ange passe.
perrin-Gilbert ()
© Tim Douet
Elles couchent pour réussir
"Le père, c'est Buna ou Collomb ?"
Pour Florence Perrin, le summum du machisme a été atteint en 2001. Un élu lui demande si elle a couché pour réussir. "Depuis, j'ai pris des responsabilités et on ne me pose plus directement la question. Mais on l'insinue à mon mari", raconte cette élue de Thurins. Au moment de son élection, Anne-Marie Comparini avait aussi essuyé ce type de sarcasme : "la bise à Queyranne" ou "madame Barre bis". Quand la maire du 1er arrondissement (PS) Nathalie Perrin-Gilbert (photo ci-contre) tombe enceinte de son premier enfant, un élu lui demande : "Le père, c'est Buna ou Collomb ?". Il ne viendrait plus à personne l'idée de lui poser la question, tant elle s'est depuis opposée à eux deux.
Les femmes à la maison
"Qui s'occupe des enfants ?"
geoffroy ()
© Tim Douet
La question éducative est une obsession des élus masculins. Mais pourquoi diable s'enquièrent-ils autant du sort des progénitures de leurs collègues ? "C'est une question qu'on ne pose jamais aux hommes", relève Hélène Geoffroy (photo ci-dessus), conseillère générale (PS). "Des collègues masculins m'ont souvent dit : 'tu ne comprends rien, il faudrait mieux que tu t'occupes de tes enfants'", rapporte-t-elle. Cette phrase Florence Perrin l'a aussi entendue à maintes reprises. "Si ton fils se balade un peu trop dans la rue, c'est parce que sa mère fait de la politique".
Une variante : "qui s'occupe de ton conjoint ?". Lors d'une campagne sur les marchés, un homme a interrogé Sheila Mc Carron : « pourquoi n'êtes vous pas chez vous à faire à manger pour l'homme ? ». "Quand j'ai débuté, au conseil général en 2004, des élus hommes avaient demandé aux femmes de “rentrer dans leurs foyers“. Il s'en est suivi une révolte où mes collègues femmes sont revenues avec du tissu et des tricots pour souligner l'absurdité des propos", relate Hélène Geoffroy.

mardi 7 juin 2011

La France seule pronucléaire ?

L'Allemagne adopte le projet de loi d'abandon du nucléaire

NUCLEAIRE - L'Allemagne sera le premier grand pays industrialisé à sortir du nucléaire d'ici à 2022...

La décision historique d’Angela Merkel a été confirmée lundi par le gouvernement allemand, qui a adopté le projet de loi faisant de l'Allemagne la première grande puissance économique du monde à tourner le dos au nucléaire, a annoncé le ministre de l'Economie, Philipp Rösler. Toutes les centrales nucléaires allemandes s'éteindront «d'ici à 2022», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Eoliennes en mer et centrales au gaz et au charbon pour compenser

L'équipe d'Angela Merkel a défini lors d'un conseil des ministres extraordinaire la stratégie qui doit permettre au pays de relever ce défi sans précédent, et dont le principe avait déjà été validé il y a une semaine par les partis composant la coalition au pouvoir. Tandis que huit des 17 réacteurs du pays sont mis à l'arrêt immédiatement, les neuf autres vont s'éteindre progressivement entre 2015 et 2022, privant l'Allemagne d'une énergie qui pèse 22% de sa production d'électricité brute. Pour compenser, le gouvernement allemand veut miser en particulier sur la construction d'éoliennes en mer, accélérer les chantiers de centrales au gaz ou au charbon, et promouvoir les économies d'énergie.
Berlin se garde jusqu'ici de chiffrer le coût de cet abandon de l'énergie nucléaire, qui selon les experts pourrait se situer entre 90 et 200 milliards d'euros, à répartir entre le contribuable, les consommateurs d'électricité et les producteurs d'énergie. En abandonnant l'énergie nucléaire, quitte à prendre à court terme des risques pour la compétitivité de ses industriels, l'Allemagne espère faire école et trouver à moyen terme des débouchés pour ses technologies «vertes.» Mais paradoxalement, cette décision pourrait mettre en danger les objectifs de réduction de gaz à effet de serre du pays en l'obligeant à recourir à des centrales électriques plus polluantes.

lundi 6 juin 2011

La fin du nucléaire...

62% des Français souhaitent un arrêt progressif du nucléaire

ENQUÊTE - Selon un sondage, ils souhaitent un arrêt progressif «sur 25 ou 30 ans»...

Plus de six Français sur dix (62%) souhaitent un arrêt progressif «sur 25 ou 30 ans» du programme nucléaire national et de ses centrales, selon un sondage publié dans le Journal du dimanche. Selon cette enquête de l'Ifop réalisée après la décision de l'Allemagne d'abandonner l'énergie nucléaire dès 2022, 15% se prononcent pour un arrêt rapide du programme nucléaire français et 22% sont au contraire favorables à sa poursuite et à la construction de nouvelles centrales. 1% ne se prononce pas.
Une majorité de 55% ne ressent cependant pas d'inquiétude à l'égard des centrales nucléaires françaises, contre 45% qui se disent inquiets. La décision allemande de quitter le nucléaire a relancé le débat en France, où le gouvernement s'oppose à cette mesure, face à des socialistes divisés et sous pression de leurs partenaires écologistes, qui font d'un adieu à l'atome le préalable à tout accord électoral.
La France compte le deuxième parc nucléaire civil au monde avec 58 réacteurs, produisant quelque 73% de l'électricité du pays. Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars, les antinucléaires ont réclamé la sortie du nucléaire, mais le président Nicolas Sarkozy a défendu à plusieurs reprises ce choix, estimant que le débat ne concerne que la seule sécurité de cette filière, vitrine du savoir-faire industriel français.

samedi 4 juin 2011

La fin des forêts ?

La forêt en chiffres et en cartes

EVENEMENT - A l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin, voici un point sur les forêts, en France et dans le monde...

La Journée mondiale de l’environnement sera l’occasion de penser aux forêts, auxquelles les Nations unies ont dédié l’année 2011. Ces écosystèmes menacés par l’urbanisation, l’agriculture et la surexploitation sont vitaux pour l’homme: les forêts captent le CO2, abritent une grande partie des espèces animales terrestres et leur bois fournit de l’énergie à des milliards de personnes sur terre.

La forêt française en chiffres

Selon l’Office national des forêts, 28% du territoire de métropole, soit 15,71 millions d’hectares, est couvert par les forêts, dont un quart sont publiques. Les départements les plus boisés sont le Var et les Landes, dont plus de 60% de la superficie est recouverte par la forêt. Plus de 140 essences d’arbres peuplent les forêts françaises, mais parmi elles le chêne et le hêtre se taillent la part du lion: les différentes sortes de chênes représentent à elles seules plus de 35% du couvert forestier.
Chaque année, ce sont 100 millions de mètres cubes de bois qui sont produits par la forêt française, dont 60% sont récoltés pour être utilisés comme matériau de construction ou pour produire de l’énergie. L’équivalent de 9,5 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 3,5% des besoins français en énergie, sont couverts par la forêt.

Panorama de la forêt dans le monde

Quatre milliards d’hectares, soit 30% des terres émergées, sont recouvertes par la forêt dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les trois pays les plus boisés sont la Russie, le Brésil et le Canada. Si on leur ajoute les Etats-Unis et la Chine, c’est plus de la moitié de la forêt mondiale qui est réunie dans ces cinq pays.


La forêt tropicale représente 52% des forêts du monde, suivie par la forêt boréale et polaire, dans l’hémisphère Nord, qui représente 25% de la superficie forestière mondiale. Seuls 36% des forêts sont restés primaires, c’est-à-dire composés d’espèces indigènes et sans trace d’activité humaine. Chaque année, 6 millions d’hectares de forêt primaire disparaissent, à cause de la déforestation ou de l’implantation d’activités humaines.


La déforestation a fait perdre chaque année, entre 2000 et 2005, 7,3 millions d’hectares de forêts. Si la perte nette se ralentit, notamment grâce à des efforts de préservation des forêts, certains continents ont connu un recul important de leur couvert forestier: moins 19% pour l’Amérique centrale entre 1990 et 2005, 9,1% de moins en Afrique et 6,6% pour l’Amérique du Sud. Bonne nouvelle en Europe: les forêts y ont progressé de 1,2% sur la même période.