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mardi 3 mai 2011

L' EPR ?, dépassé et inutile

Le chantier de l'EPR de Flamanville bloqué par Greenpeace

NUCLEAIRE - Les militants écologistes ont pris d'assaut le chantier pour protester contre le nucléaire...

L'association écologiste Greenpeace bloque depuis lundi vers 03H30 (01H30 GMT) les quatre accès au chantier EDF du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR de Flamanville, dans la Manche (ouest), tandis que d'autres membres de l'association escaladent les grues du chantier, a constaté un correspondant de l'AFP. «Le nucléaire sûr n'existe pas, on veut dès maintenant un moratoire sur le nucléaire, et ça même André-Claude Lacoste, le patron de l'ASN, l'a évoqué», a expliqué à l'AFP Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace France.
L'opération sur le site de l'EPR a commencé à 03H30. «Des militants se sont enchaînés sur les quatre grilles d'accès du chantier et deux véhicules ont été fixés sur les routes habituelles d'accès par un système installé à l'intérieur du véhicule», a expliqué Yannick Rousselet. Vers 05H00 les premiers ouvriers qui voulaient accéder au chantier se sont retrouvés bloqués devant l'accès principal du site où la gendarmerie était présente, selon un correspondant de l'AFP.
Une quarantaine de grimpeurs sur les grues
Les militants, des Français mais aussi des Belges ou encore de Finlandais et des Canadiens, se sont attachés aux grilles, mais aussi dans les véhicules de l'association fixés au sol. En tout, une soixantaine de militants sont arrivés sur le site, dont une vingtaine sur les grilles tandis qu'une quarantaine d'autres, des «grimpeurs», ont entamé l'ascension des grues du chantier, selon Yannick Rousselet. Trois des principales grues du chantier étaient investies vers 05H00, selon l'association. «Le but est de rester le plus longtemps possible», a affirmé Yannick Rousselet.
Le chantier de l'EPR de Flamanville, l'un des deux chantiers EPR les plus avancés dans le monde (l'autre se situant en Finlande), emploie quelque 3.400 personnes. EDF, le maître d'oeuvre, a annoncé en juillet 2010 qu'il repoussait de deux ans, à 2014, la mise en service de ce réacteur que la France veut exporter, et avait relevé son coût à 5 milliards d'euros contre 3,3 milliards initialement. L'EPR est régulièrement la cible des associations écologistes comme le 23 avril où entre 580 et 800 personnes s'étaient rassemblées devant le site pour réclamer la sortie du nucléaire. Fin mars André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), avait évoqué devant le Parlement français la possibilité d'un moratoire sur la construction de l'EPR.

lundi 2 mai 2011

Sarkozy nous mène droit dans le mur énergétique....

Les ONG du Grenelle et l'Elysée, irréconciliables sur le nucléaire

NUCLEAIRE - Le chef de l'Etat s'oppose aux associations qui réclament la sortie du nucléaire...

Elles ont remis l’atome sur le tapis. Les organisations de défense de l'environnement ayant participé au Grenelle et Nicolas Sarkozy ont acté lundi leur désaccord sur la question de la sortie du nucléaire. Nicolas Sarkozy reste convaincu que la France et, plus généralement, les pays industrialisés ou émergents, ne peuvent se passer de cette source d'énergie. Les associations restent certaines, au lendemain de la catastrophe de Fukushima, qu’une sortie progressive du nucléaire doit être envisagée. Le chef de l'Etat leur a toutefois promis un audit sur cette filière énergétique.

Pas de sortie du nucléaire, mais une réduction de la consommation

«On a acté un certain nombre de désaccords avec le président de la République, notamment sur la sortie du nucléaire que nous demandions tous», a déclaré à la presse Bruno Genty, président de France nature environnement (FNE). Le chef de l'Etat et les ONG se sont en revanche mis d'accord sur la nécessité de travailler sur la réduction des consommations d'énergies, a précisé Bruno Genty.
Le président de FNE a demandé que cinq milliards d'euros du grand emprunt public destiné à financer des investissements d'avenir en France soient consacrés à la réduction des consommations d'énergies. Cela permettrait de mobiliser pour cette politique 20 à 25 milliards d'euros, grâce à l'effet de levier du grand emprunt et Nicolas Sarkozy s'y est déclaré favorable, a-t-il dit.

Les discussions, auxquelles a également participé la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont aussi porté sur la fiscalité écologique, alors que le gouvernement a renoncé à mettre en place une «taxe carbone» dont l'instauration avait été décidée dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Selon Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC, il a notamment été proposé d'étudier la constitutionnalité de la fiscalité écologique et la fiscalité du patrimoine naturel. «Le chantier est ouvert et on espère des mesures en matière de fiscalité du patrimoine naturel pour la loi de finances 2012», a-t-il ajouté.
Enfin, selon Karine Gavand, responsable des relations politiques de Greenpeace, Nicolas Sarkozy a proposé d'organiser une consultation sur les questions d'efficacité énergétique. «Parler d'efficacité énergétique sans remettre en cause le modèle énergétique français, pour nous c'est inadmissible», a cependant ajouté la représentante de Greenpeace, qui refuse de participer à une telle consultation.
Les opposants au nucléaire ont «perdu leur sang-froid»

L'accident de la centrale japonaise de Fukushima, à la suite du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars, a relancé en Europe le débat sur le recours à l'atome, notamment en France, où près de 80% de l'électricité est d'origine nucléaire. Malgré cela, Nicolas Sarkozy entend confirmer le choix de la France mardi en se rendant sur le site de la centrale de Gravelines, dans le Nord, et dénoncer à cette occasion «la perte de sang-froid», selon lui, de ceux qui demandent aujourd'hui l'abandon du nucléaire.
Lors de sa rencontre avec les ONG du Grenelle de l'environnement, il a cependant promis de demander à la Cour des comptes un audit sur la filière nucléaire française, son coût et son financement, ont rapporté des participants. Mais il a refusé de suspendre la construction de la nouvelle centrale de Flamanville (Manche) pendant la durée de l'audit -suspension demandée par Greenpeace, dont une cinquantaine de militants ont bloqué lundi matin les accès au chantier.

dimanche 1 mai 2011

Vers la fin des Forêts ?

230 millions d'hectares de forêts pourraient disparaître d'ici à 2050

FORETS - Le climat et la biodiversité en seraient les premières victimes selon une étude du WWF...

230 millions d'hectares de forêts sont menacés de disparition d'ici 2050 selon une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) publiée mercredi, ce qui aurait des conséquences dramatiques sur le climat, la diversité des espèces et le développement économique d'après le WWF. Le WWF appelle les acteurs politiques et économiques à arrêter la déforestation au niveau mondial et la dégradation des milieux forestiers d'ici 2020.
«Les forêts offrent des moyens de subsistance à l'Homme et aux espèces naturelles, mais aussi des ressources à de nombreuses entreprises. C'est pourquoi la rapide déforestation menace aussi l'économie, c'est pourquoi l'arrêt de la déforestation ne doit pas être seulement l'objectif de la sphère politique», a déclaré Philipp Göltenboth, responsable forêt à WWF Allemagne, cité dans un communiqué.
Le WWF réclame une utilisation durable des ressources forestières. «Des alternatives profitables apparaissent dès que les responsables économiques et politiques coopèrent, souligne le WWF, citant l'exemple d'un projet à Bornéo (Indonésie) sur 220.000 ha. L'étude a été réalisée à l'occasion de l'année internationale des forêts.

mercredi 27 avril 2011

Les hommes et les femmes inégaux devant le CO2

ETUDE - Les hommes émettent en moyenne 7 kilos de dioxyde de carbone de plus que les femmes par jour...

Pas de parité dans les émissions de CO2. Selon une étude menée par le cabinet belge Factor X, les femmes françaises n’émettent que 32,3 kg de CO2 par jour contre 39,3 kg pour les hommes. Une différence de taille qui s’explique en majorité par les transports, l’alimentation, l’alcool et le tabac, explique le Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique).
En rapprochant les résultats de l’étude belge de ceux d’une étude suédoise publiée en octobre 2009, le Citepa a recensé les comportements qui créent cet écart entre hommes et femmes. Menée dans quatre pays d’Europe, l’étude révélait qu’un homme vivant seul consommait 8% d’énergie de plus qu’une femme seule en Allemagne, et jusqu’à 39% de plus pour les Grecs.

Les hommes mangent et conduisent plus que les femmes

En calculant le bilan carbone des différentes consommations, l’étude reflète en premier lieu les écarts de niveau de vie entre hommes et femmes: plus les inégalités de salaires sont fortes, plus les émissions de CO2 diffèrent en raison d’un pouvoir d’achat moindre pour les femmes. Mais au-delà de cette différence de base, les hommes sont pénalisés par des consommations très émettrices de CO2. Ce sont majoritairement les transports, et notamment l’entretien de leur voiture personnelle (carburant, nettoyage, réparations,…), et la nourriture (quantité de viande consommée, nombre de repas pris hors domicile, aliments industriels,…) qui plombent le bilan carbone des hommes.
L’étude rappelle que les calculs ont été faits avec des coefficients moyens de conversion des dépenses en émissions de CO2 et que les sources d’énergie sont différentes selon les pays. Toutefois, les estimations semblent pouvoir s’appliquer à la France où les hommes achètent plus de viande et utilisent moins les transports en commun que les femmes selon les statistiques de l’Insee.

dimanche 24 avril 2011

Manger moins de viande...

La moitié de la viande américaine contaminée aux staphylocoques dorés

ALIMENTATION - Une étude révèle la présence de cette dangereuse bactérie devenue résistante aux antibiotiques...

Une étude qui a de quoi couper l’appétit des Américains: selon le Transnational Geonomics Research Institute, 47% des échantillons de viande présents dans les magasins américains contiennent des traces de staphylocoques dorés et parmi ceux-ci 52% sont résistants à au moins trois classes d’antibiotiques, rapporte le Los Angeles Times.
Les 136 échantillons, bœuf, poulet, porc ou dinde, ont fait l’objet de tests ADN qui ont montré que l’origine de la contamination bactérienne était l’alimentation des animaux. Selon Lance Price, scientifique spécialisé dans la santé et l’environnement, les antibiotiques ajoutés à la nourriture du bétail pour favoriser sa croissance et réduire les maladies dans les élevages industriels ont permis la propagation des bactéries. «Ces résultats mettent le doigt sur de graves problèmes dans la manière d’alimenter le bétail aujourd’hui aux Etats-Unis», déclare-t-il.

Hygiène et cuisson permettent de se protéger

La FDA (Food and drug administration) avait demandé en 2010 aux industriels de la viande de réduire l’usage d’antibiotiques afin d’éviter de donner naissance au phénomène d’antibiorésistance aussi bien chez les animaux que chez les humains qui les consomment. Mais certains scientifiques pensent  qu’il faut se méfier des conclusions hâtives: selon eux, la moitié des humains véhiculent des staphylocoques dorés et il suffit d’une mauvaise manipulation de la nourriture pour répandre la bactérie.
Les règles d’hygiène sont donc à respecter pour éviter une contamination, et les risques sont réduits lorsque la viande est très cuite. Caroline DeWaal, directrice de la sécurité alimentaire au Center for Science in the Public Interest à Washington, recommande même de porter des gants pour manipuler la viande crue et de la passer sous l’eau avant cuisson.
Le syndicat des producteurs de viande, le American Meat Institute, a pour sa part assuré que la viande était saine. Selon le Center for disease control and prevention, organisme fédéral en charge de la sécurité sanitaire, 11.000 personnes meurent chaque année aux Etats-Unis d’un staphylocoque doré, mais les intoxications alimentaires mortelles ont diminué de 20% depuis dix ans.

lundi 11 avril 2011

Arrêter le nucléaire...

Energie: huit Français sur dix souhaitent une réduction du nucléaire

SONDAGE - Ce sondage Ifop montre par ailleurs que plus d'un Français sur deux est inquiet à l'égard des centrales françaises...

Huit Français sur dix (83%) souhaitent que d'ici vingt ou trente ans, la France diminue de manière significative la part du nucléaire au profit d'autres sources d'énergie, selon un sondage Ifop publié mardi par le quotidien France-Soir.
90% des sympathisants de gauche et 66% des sympathisants UMP (droite au pouvoir) souhaitent cette réduction.
Par ailleurs, ils sont 73% à estimer que cette réduction du nucléaire est possible (74% des sympathisants de gauche et 66% des sympathisants de l'UMP).
Enfin, 56% des Français expriment leur inquiétude à l'égard des centrales nucléaires contre 44% qui ne sont pas inquiets.
Sondage réalisé par téléphone les 31 mars et 1er avril 2011 auprès d'un échantillon national représentatif de 896 personnes âgées de 18 ans et plus.

dimanche 10 avril 2011

Il ne reste que 18 ours dans les Pyrénées...

Au moins dix-neuf ours vivent dans les Pyrénées


OURS - Selon le dernier recensement, les ours pyrénéens seraient une vingtaine...

Le suivi de la population d'ours met en évidence un effectif minimum de 19 individus en 2010 dans les Pyrénées dont 17 repérés côté français, indique le rapport annuel de l'équipe ours à l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Le rapport annuel de suivi de l'ours, mis en ligne sur internet jeudi, montre deux noyaux bien différents, l'un comptant 16 animaux dans le centre et l'est du massif et l'autre dans les Pyrénées occidentales qui comprend seulement trois individus mâles, dont l'un n'a pas été décelé depuis février 2010. Cet ours pourrait avoir disparu courant 2010 selon le rapport, qui estime par ailleurs que Boutxy, né en 1997, a disparu du noyau oriental en 2009. L'effectif du noyau occidental «poursuit sa régression» souligne le rapport, tandis que dans les Pyrénées centro-orientales «une bonne dynamique semble s'amorcer».

Un géniteur dominant réduit la diversité génétique

Le rapport indique que deux portées de deux oursons ont été détectées en 2010 dans la zone centrale. Il note toutefois que «l'existence d'un géniteur dominant» Pyros, introduit de Slovénie en 1997, «laisse présager une probable érosion de la diversité génétique». L'aire de présence des ours du noyau centro-oriental s'est «accrue» l'an dernier, «car l'ours Balou s'est déplacé très à l'est sur le département de l'Aude». Elle atteint 4.800 km2 dont 2.900 km2 du côté français. Les auteurs soulignent que «c'est bien un effectif minimum qui est donné» car «certains individus n'ont peut-être pas été détectés». L'équipe ours précise avoir travaillé sur la base de 600 indices de présence (empreintes, poils, crottes, dommages,...).
Les associations pro-ours attendent impatiemment l'introduction d'une nouvelle ourse, probablement slovène, pour tenir compagnie aux deux mâles de l'ouest et remplacer numériquement Franska, tuée en 2007 lors d'un accident de la route. La décision de principe a été annoncée l'an dernier par le gouvernement, mais ne devrait entrer en vigueur qu'après avis du conseil national de protection de la nature, fait-on remarquer dans l'entourage de la ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet. La dernière réintroduction, cinq ours en provenance de Slovénie, date de 2006, elle a suscité la colère permanente des éleveurs et anti-ours. Les deux camps se sont à nouveau opposés lors de la consultation des habitants organisée cet hiver.

vendredi 8 avril 2011

La Décroissance ?

Décroissance : les yourtes cachent-elles la forêt ?

Difficile de dépasser le folklore pour présenter les réfractaires à la croissance à tout crin
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Devant, le cheval est harnaché à une charrue. Derrière, ils accompagnent la lente entreprise de labourage. Bien emmitouflés, en bonnets, jeans et chaussures de marche. L'image ne provient pas d'une antique gravure ; c'est une photo couleur qui occupe la moitié d'une page du Point du 24 mars. Elle montre les habitants d'un "écovillage" allemand qui "vivent avec un minimum d'énergie". Titre de l'article ? "En route pour la décroissance."
L'heure est venue, affirme le magazine au cœur d'un dossier spécial consacré à la catastrophe de Fukushima et à ses conséquences : "Après le séisme nippon, suivi de l'accident nucléaire de Fukushima, la voix des écologistes tendance "décroissants" trouve soudain un écho." Deux jours plus tard sur France 2, "Envoyé spécial, la suite" repartait à la rencontre d'adeptes de la décroissance, rencontrés deux ans plus tôt.

En route pour la décroissance - Le Point - 24/03/11
Pour autant, ces menues flammèches médiatiques n'augurent pas forcément d'une flambée de reportages et de débats sur ce thème. Depuis des années, les médias tournent autour de la décroissance, mais parviennent rarement à en cerner avec pertinence le cadre théorique ou intellectuel. Paradoxe: ce sont peut-être les décroissants eux-mêmes qui empêchent ce travail, tant leurs "coutumes" et leur folklore sont d'irrésistibles aimants à caméras.
Lorsque les journalistes parlent de décroissances, ce sont d'abord des figures qui émergent. Des hommes, des femmes, aux comportements décrits comme "étranges", "avant-gardistes" ou "loufoques", en fonction de la plume qui les croque ou de la caméra qui les traque. Ainsi de Christophe, qui arrive "forcément" "un peu en retard" en ouverture d'un long article du Monde 2, qui, le 18 juillet 2010, dressait un portrait de groupe des décroissants. Car "depuis longtemps, Christophe n'a plus de voiture", "se chauffe avec un poêle à bois, récupère l'eau de la machine à laver pour arroser". Mais aussi fabrique sa lessive avec de la cendre de bois, se brosse les dents avec de l'argile verte et fait des meubles "avec de la sciure, de la chaux, du sable et 60 % de papier".
Dans les portraits, les articles, les reportages, Christophe a été accompagné au fil des ans par James, éco-entrepreneur et père de famille dont Le Point racontait en novembre 2009 qu'il avait enduit les murs de sa maison "d'un mélange de paille et d'argile", avec des panneaux en roseau "pour l'isolation", ou par François Schneider, qui "parcourt la France avec son âne et ses amis marcheurs pour prêcher la bonne parole : l'abandon de la voiture au profit du vélo, le partage des biens, une vie sans pollution ni violence" (Le Monde, 16 août 2006).
Ensemble, ils forment une tribu que les articles ont du mal à appréhender en un ensemble cohérent. Qui sont les décroissants ? En 2005, L'Express hésitait à les classer parmi les "nouveaux radins" ou les détenteurs d'"idées pour être dans le coup". La plupart des articles se contentent de décrire leurs pratiques : " Leur mode de vie, c'est le vélo, la nourriture bio et la cuisine sans frigo", résumait par exemple, lapidaire, Le Monde du 2 décembre 2006. Ils consomment localement, évitent les produits emballés et réduisent leurs déchets. Fabriquent leur lessive, s'habillent dans les dépôts-vente, refuse les jeux électroniques. Mais développent aussi, et ça se complique, des idées "mêlant préoccupations écologiques, retour à la nature, rejet de la consommation et vision apocalyptique d'un monde à la dérive" (Le Monde 2).
La belle vie des décroissants - Le Monde 2 - 18 juillet 2010
En France, l'idée n'est pas neuve. La Gueule ouverte, journal écologiste fondé en 1972, tournait déjà autour de ces idées. Mais la banalisation récente du mot dans l'hexagone est symbolisée par l'apparition de la revue mensuelle La Décroissance, lancée en 2004 par le mouvement Casseurs de pub (l'un de ses fondateurs, Vincent Cheynet, s'occupe aussi du Parti des objecteurs de croissance). Ce mensuel, tout comme L'Âge de faire et Entropia, "revue d'étude théorique et politique de la décroissance", discute à longueur de page des théories fondant la décroissance. Ailleurs, dans Le Monde, le journaliste et chroniqueur Hervé Kempf milite assez activement en leur faveur. Exemple, parmi beaucoup d'autres: une chronique du 10 novembre 2010, où il assénait que "l'ampleur de la crise écologique appelle une transformation de nos sociétés à la mesure du danger" et que "puisque la consommation matérielle démesurée est l'agent de cette crise, il faut réduire la consommation matérielle".

Yourtes, compost et toilettes sèches, trinité incontournable
Mais en-dehors de ces lieux spécialisés, le cadre théorique de la décroissance est rarement abordé. Il faut dire qu'il est bien peu télégénique. Et tient mal la comparaison avec les symboles que les médias, et la télé en premier lieu, dénichent à foison dès qu'ils fouinent dans le mode de vie de ceux qui leur semblent la plupart du temps être des extra-terrestres.


Et s'il ne possède pas cet attribut, le décroissant se devra au moins d'exhiber d'autres signes d'appartenance à la tribu: l'utilisation de toilettes sèches, accompagnées de leur sciure de bois, et la fabrication de son propre compost, plein de vers de terre comme il se doit.



Décroissants des villes, et des champs
En regardant ces quelques images, l'observateur comprendra aisément que les décroissants se divisent en deux familles. Décroissants des villes, et décroissants des champs, que les reportages, pour paraître complets, s'emploient à présenter tour à tour.
La première catégorie est relativement peu spectaculaire, puisqu'elle prend généralement les traits de jeunes gens vivant dans de grands centres urbains, bien mis et polis, peu friands de coups d'éclat mais habitués à porter des vêtements de seconde main, à utiliser un vélo ou les transports en commun, ou à peupler leurs appartements d'objets de récupération. Finalement, ils tranchent assez peu avec une bonne partie de leurs congénères de mêmes âge et classe sociale. Ils poussent simplement un peu plus loin que le tri sélectif la conscience écologiste.
Leur avantage pour le reporter en mal de sujet, c'est leur nombre. On en trouve dans toutes les grandes villes. Par exemple, en 2006-2007, Le Point les a repérés à Strasbourg, Toulouse et Lyon...
Leurs cousins des champs sont plus amusants à rencontrer pour les journalistes. Ils sont peut-être moins nombreux mais, qu'ils résident dans une petite ville, un village ou carrément en pleine nature, ils ont eu le temps, et la place de déployer un véritable arsenal de trouvailles aptes à réduire leur consommation d'énergie et freiner leurs dépenses. Parmi cette catégorie, un couple semble particulièrement accueillant avec les médias. Il s'agit de Patrick et Brigitte Baronnet. Dans leur maison de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), ces partisans de l'autarcie énergétique ont tout fait pour limiter au maximum leurs factures. En juin 2009, Le Point décrivait ainsi une scène de leur vie quotidienne : "Patrick Baronnet arrime l'éolienne installée à côté de sa maison à Moisdon-la-Rivière, un village de Loire-Atlantique. Sa femme, Brigitte, rassemble les petits pois du jardin, puis court lancer le lave-linge, alimenté à l'énergie solaire. (…) Les Baronnet se passent de réfrigérateur depuis près de trente ans. La fraîcheur de la face nord de la maison fait l'affaire. Une abstinence consommatrice qu'ils appliquent aux grandes occasions. A Noël, chez les Baronnet, on s'offre des galets peints et des produits locaux."

Les Baronnet sont manifestement des militants, prêts à donner l'exemple. Et ils n'ont pas accueilli que Le Point. Un jour ou l'autre, ils sont passés sur presque toutes les chaînes ! Rien qu'en 2007, ils étaient au 20 heures de France 2 en septembre, à 66 minutes sur M6 en mai, chez Ruquier sur France 2 et dans le 13 heures de TF1 en février… Et Patrick Baronnet avait déjà montré son visage dans le 13 heures de TF1 en juillet 2005 et en décembre 1997, année où il avait aussi été invité par Jean-Luc Delarue sur France 2.


Des idées invisibles

Mais une fois dépassée la description de ces cas symptomatiques, ou exemplaires, bien peu de médias franchissent le pas supplémentaire. Celui d'interroger les choix de vie de ces militants. Ou, encore plus difficile, de questionner le modèle auquel ils s'opposent : le dogme de la croissance économique. Cette évidence qui sous-tend, depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale, le discours économique mondial : pour qu'un pays aille bien, il faudrait que son économie tourne toujours plus vite. Et ce "bon" fonctionnement est mesuré à l'aune de la croissance, c'est-à-dire de la progression du Produit intérieur brut (PIB). Et ce n'est, contrairement aux apparences, pas une évidence...
Et certains savent le dire, avec des mots simples. Ils l'ont même parfois dit autour d'un feu de camp accueillant pour les caméras au cœur d'un de ces éco-hameaux en construction dont les télés raffolent, parce qu'ils cristallisent une bonne part de ce qu'un reportage sur les décroissants peut rechercher.

Mais au fait, où sont donc les penseurs, et les politiques, sur ce sujet ? Comme nous l'expliquons dans un second article, même s'ils existent, ils ont du mal à se mettre d'accord entre eux, et donc à porter un discours commun solide, qui pourrait percer dans les médias. Et notre émission de cette semaine sera consacrée au sujet.
(avec Tiphaine Crézé et Roxane Delaby)
Ces divisions expliquent sans doute que le mouvement de la décroissance n'ait pas mieux pris dans le terreau idéologique français. Les figures représentatives, comme Paul Ariès ou Pierre Rabhi, ne peuvent seules nourrir le débat, et les membres de la même famille sont souvent opposés entre eux sur l'un ou l'autre des nombreux enjeux soulevés dès lors qu'on interroge son rapport au culte de l'accélération économique. L'absence de discussion dans les médias sur le fond de ces questions est, peut-être, un symptôme de cette incapacité à discuter ensemble.

Incapacité, ou absence de volonté ? Il paraît aussi clair que, tout à leur expérience, aussi militante soit-elle, nombre de décroissants répugnent à entrer sur le terrain politique. Ecoutez par exemple les membres d'une petite communauté, rencontrés par Canal +.

La politique ? Non merci…


Alors, l'heure des décroissants est-elle venue ? La route de la décroissance, ouverte ? C'est loin d'être sûr. Le débat ouvert par la catastrophe de Fukushima ne sera sans doute pas assez puissant pour faire évoluer les mentalités sur ce point. Déjà en 2009, plusieurs articles, comme celui-ci, paru dans Challenges, prédisaient la fin de "l'hyper-consommation"et la montée en puissance des idées des décroissants: la crise économique était censée réveiller les consciences sur la nécessité de réduire notre train de vie énergétique et économique. Un sondage d'octobre 2009 pour Sud-Ouest, régulièrement repris, assurait que 27 % des Français se disaient "prêts à changer en profondeur leur mode de vie et à restreindre leur consommation de manière significative". Pour l'instant, ceux qui ont sauté le pas sont restés cantonnés au rang d'exotiques objets télévisuels.

jeudi 31 mars 2011

Relocaliser l' économie

Pour les Français, consommer responsable, c'est consommer local

ENQUETE - C'est le principal enseignement du baromètre annuel Ethicity sur les Français et la consommation durable, rendu public à l'occasion de l'ouverture de la semaine du développement durable...

Deux études marquent le début de la semaine du développement durable en France: celle publiée par le site Mes courses pour la planète sur les ventes de produits «verts» et le baromètre annuel Ethicity sur «Les Français et la consommation durable», présenté ce jeudi au ministère de l’Ecologie, dont l'édition 2011 révèle que les enjeux environnementaux planétaires suscitent de moins en moins d’intérêt de la part des Français.  Pour la première fois depuis sept ans que ce baromètre existe, moins d’un Français sur deux (49%) se dit « très sensibles » à ces enjeux pour la planète. Ils étaient 62% à répondre favorablement à cette question en 2006.
Cela ne veut pas dire que les Français sont insensibles au développement durable. Mais pour 51% d’entre eux, ils associent la consommation durable à la fabrication locale. «Ils lui accordent davantage de crédit car au-delà des étiquettes et des labels, il y a une notion de confiance dans le petit producteur de proximité, et ils estiment de plus qu’ils favoriseront ainsi l’emploi local» analyse Elizabeth Pastore-Reiss, présidente d’Ethicity.
>> Retrouvez les résultats de l'étude sur les ventes de produits responsables de mescoursespourlaplanète.com

63% pensent que la mondialisation n’est pas synonyme de progrès

Les consommateurs sont avant tout à la recherche de produits de plus grande qualité. Ils sont en effet 63% à mettre la santé et celle de leurs proches dans leurs trois premières préoccupations. «Ce souci de qualité, de bien être et de santé pour sa famille explique la montée de l'intérêt pour le local» poursuit Elizabeth Pastore-Reiss. Elle ne traduit cependant pas cette «montée de l’individualisation» et cette «volonté de se protéger du monde extérieur – 63% des sondés pensent que la mondialisation n’est pas synonyme de progès» comme un facteur négatif. «A condition que cela se traduise par la création de réseaux locaux, qui peuvent être un facteur de dynamisme.»

Une déception vis-à-vis des grands rendez-vous internationaux

Par ailleurs s’ils sont prêts à s’impliquer, les consommateurs souhaitent qu’on leur donne les clés pour agir, voire qu’on les incite davantage: 30% voudraient que les marques les  encouragent à consommer responsable, en mettant en place un système de « bonus ».
Marie-Claire Daveu, directrice de cabinet de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, voit également dans cette étude une «déception des Français vis-à-vis des grands rendez-vous internationaux, comme Copenhague. Il faudra voir si ce décalage par rapport au global se poursuit ces prochaines années.» Pour le ministère, cette enquête montre qu’il «faut concevoir des mécanismes qui transfèrent les grands enjeux en actions concrètes.»

mardi 29 mars 2011

Quatre Réunions sur le loups avec éleveurs, bergers, naturalistes et écologistes

 Bonjour,
Comme prévu lors de la préparation des Rencontres de l'Ecologie 2011,  nous organisons pour la "Journée de la Terre et de la Biodiversité" ( du 17 avril à Vercheny) des réunions préparatoires autour du thème du loup afin de permettre à toutes et à tous d'échanger, dialoguer, débattre et ainsi mieux comprendre la vision de chacun face
à la présence du loup sur nos territoires. L'objectif est de sortir des aprioris,  des intolérances et des tensions grandissantes, de reconstruire du bien vivre ensemble, de la bienveillance dans nos montagnes et imaginer des solutions ensemble. Nous proposons de décider ensemble des règles de conduite pendant ces réunions basées sur la Communication Non-Violente et le respect de chacun. 2 réunions ont eu lieu les 26 février  et 19 mars et ont été très riches.
Nous vous invitons à la prochaine réunion :
le Dimanche 10 Avril 2011
à la salle Joseph Reynaud de Die ( rue Joseph Reynaud)
 à 12  h  : Repas partagé à partir des mets apportés par chacun
à 13h Réunion ouverte à toutes et tous
Chaque participant  est invité à venir avec une personne investie sur  le sujet  de la présence du  loup sur notre territoire.

Deux sujets ont été abordés à partir de 2 groupes de travail mis en place lors de la réunion :

1. Loup  -  Biologie, dynamique de population, situation présente dans l'arc alpin. Présentation synthétique de l'espèce et de son statut dans les autres pays européens.
Groupe de travail : Gilbert David, ( LPO Drôme), Jean-David Abel.

2. Protection des troupeaux ovins  -  prévention, effarouchement, protection : mesures existantes, conditions de mise en place, efficacité, expérimentations possibles etc. Problématiques liées, questions diverses.
Groupe de travail :  Xavier Belakhovsky, Marc Prouveur, Christèle Bergeret
Nous vous ferons parvenir un compte-rendu prochainement.

Lors de la prochaine réunion les 2 sujets suivants seront abordés :

3. Situation de la filière ovine -  situation économique présente, synthèse de l'évolution sur les dernières décennies, perspectives, etc ...Problématiques (type d'élevage, diversité des milieux, devenir de la PAC, etc).  Questions diverses.
4. Conditions d'"intervention" sur l'espèce prédatrice  -  Notions de prélèvement, de gestion, de régulation. Cadre réglementaire international. Problématiques liées (viabilité de l'espèce, efficacité des autorisations de prélèvement, évolution future avec expansion de l'espèce).
      
Vous trouverez sur le lien ci-dessous quelques articles sur le loup  : http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/search/label/Dossier%20loups
Au plaisir de vous accueillir,
Anne Tesson
pour Ecologie au Quotidien

Ecologie au Quotidien
04 75 21 00 56
Site : www.ecologieauquotidien.fr

La Guerre de l' eau a débuté

Plus d'un milliard de personnes sans eau en 2050?

ENVIRONNEMENT - Selon une étude américaine...

En cale sèche. Plus d'un milliard d'habitants de la planète, surtout dans les villes, vont manquer d'eau d'ici 2050 alors que le changement climatique accélère les effets de l'urbanisation, montre une étude publiée lundi aux Etats-Unis. Cette pénurie menace les conditions sanitaires de certaines grandes métropoles mondiales et présente un risque pour la faune et la flore si les villes pompent l'eau dans la nature, affirme l'étude parue dans les «Proceedings of the National Academy of Sciences».

«Il existe des solutions»

Si la tendance actuelle à l'urbanisation se poursuit, vers 2050, quelque 993 millions d'habitants de villes auront accès à moins de 100 litres d'eau par jour pour vivre, ce qui correspond au volume d'un bain par personne. Si on y ajoute les effets probables du changement climatique, quelque 100 autres millions d'habitants n'auront pas accès à ce volume d'eau, considéré par les experts comme le minimum nécessaire à un individu pour ses besoins en boisson, repas et toilette.
«Il existe des solutions pour que ce milliard de personnes ait accès à de l'eau. Mais cela nécessite beaucoup d'investissements dans les infrastructures et une meilleure utilisation de l'eau», souligne le principale auteur de l'étude, Rob McDonald, du centre d'études privé The Nature Conservancy. Aujourd'hui 150 millions de personnes consomment moins de 100 litres d'eau par jour. L'Américain moyen consomme 376 litres chaque jour.
Les six grandes villes de l'Inde - Bombay, Delhi, Calcutta, Bangalore, Madras et Hyderabad - sont parmi les métropoles qui vont être touchées par ce manque d'eau. Dans la plaine et le delta du Gange, 119 millions d'individus manqueront par exemple d'eau, selon l'étude. L'Afrique de l'Ouest, avec les villes de Lagos au Nigeria et Cotonou au Bénin, va aussi faire face à une pénurie d'eau. D'autres villes sont également citées, comme Manille, Pékin, Téhéran et Lahore au Pakistan.

Le secteur agricole visé par des réformes?

«Si les villes se mettent à assécher les rivières en puisant l'eau pour leur consommation, cela a un effet sur les poissons, les reptiles et toutes formes de vie aquatique», explique McDonald. Selon lui, le secteur agricole, premier utilisateur d'eau, doit entreprendre des réformes. «Il y a un grand potentiel pour une utilisation de l'eau plus efficace dans le secteur agricole mais aussi dans le secteur résidentiel», a ajouté l'expert.
L'étude estime qu'il faudrait collecter des fonds au niveau international pour aider les nations les plus pauvres «à fournir de l'eau potable aux habitants des villes». L'ONU travaille sur un projet de création d'un fonds de 100 milliards de dollars annuels d'ici 2020 pour aider les pays touchés par le changement climatique.

samedi 26 mars 2011

Economiser l' énergie

Earth Hour: une heure sans lumière pour la planète

EVENEMENT - Samedi de 20h30 à 21h30, éteignez vos lumières...

La lumière s'éteindra pendant une heure samedi dans des centaines de lieux emblématiques à travers le monde, pour l'opération «Une heure pour la planète» qui promeut la lutte contre le dérèglement climatique et réservera cette année un hommage particulier au Japon. De l'Australie à l'Amérique, en passant par l'Australie, l'Asie, l'Europe et l'Afrique, les édifices les plus célèbres, tels que l'opéra de Sydney, le Christ rédempteur de Rio de Janeiro, l'Empire State Building ou la Tour Eiffel seront plongés dans le noir à 20h30 heure locale à chaque endroit.
>> Les plus belles images de l'Earth hour 2009

Une «fête» en hommage au Japon

Cet événement, baptisé «Earth Hour» en anglais, «est semblable au Nouvel An», a déclaré Andy Ridley, co-fondateur et directeur de l'opération, dont ce sera cette année la cinquième édition. «C'est censé être une fête --c'est un peu différent cette année à cause du Japon--, et c'est censé parler d'espoir et d'avenir», dit-il.
A Sydney et dans d'autres villes, les participants de plusieurs événements organisés en marge de l'opération observeront une minute de silence en hommage aux victimes du séisme et du tsunami du 11 mars au Japon, qui ont tué plus de 26.000 personnes. Le début de l'année a également été marqué par des inondations gigantesques dans le nord-est de l'Australie et un tremblement de terre de Christchurch en Nouvelle-Zélande. «Ca a été un mauvais début d'année et c'est l'occasion de s'arrêter un moment pour réfléchir à tout cela», a déclaré l'organisateur.

4.616 villes et 128 pays participants

Le mouvement est né à Sydney en 2007 lorsque 2,2 millions de personnes avaient plongé la ville dans le noir pendant une heure pour sensibiliser l'opinion à la consommation excessive d'électricité et à la pollution au dioxyde de carbone. Cette opération, organisée à l'initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF), a pris une dimension mondiale en 2008. En 2010, 4.616 villes dans 128 pays et territoires, ainsi que des millions de personnes, y ont participé. «Nous étions loin de nous imaginer au début que cela prendrait une telle ampleur», confie Andy Ridley, en soulignant l'importance des réseaux sociaux dans la montée en puissance de cette opération annuelle.
Earth Hour a créé une plateforme sur internet connectée à 14 sites de réseaux sociaux les plus célèbres, de Facebook à Twitter. En dépit de la taille grandissante de Earth Hour, l'événement qui a rassemblé le plus de participants en 2010 selon ses organisateurs, les idéaux du départ n'ont pas changé, selon Andy Ridley. «Lorsque nous avons commencé, nous voulions prendre la température, voir si les gens se souciaient du changement climatique», a-t-il dit. «Or je crois qu'il y a un consensus massif pour passer à l'action, et pas seulement à propos du changement climatique». Les premières lumières à s'éteindre samedi seront celles des Fidji, avant la Nouvelle Zélande.

vendredi 18 mars 2011

Nucléaire au Japon : vrai accident nucléaire

Fukushima: sols, eau, végétaux et animaux contaminés


ENVIRONNEMENT - Les retombées radioactives dans le voisinage direct de la centrale, devraient être plus importantes à Fukushima qu'à Tchernobyl. La biodiversité alentour risque d'être fortement impactée...

Sols, eau, végétaux, animaux... Si un accident nucléaire comme celui en cours à Fukushima libère des produits radioactifs dans l'atmosphère, c'est l'ensemble de l'environnement qui risque d'être contaminé.
Il est toutefois difficile d'évaluer le risque pour la centrale de Fukushima car la contamination serait vraisemblablement différente de celle provoquée par l'explosion du réacteur de Tchernobyl en 1986.
En Ukraine, la déflagration avait projeté des débris nucléaires à plus d'un kilomètre de haut et libéré un panache de particules et de gaz contaminés qui avait disséminé des éléments radioactifs sur la plupart des pays d'Europe.
Au Japon, les six réacteurs de la centrale sont à l'arrêt, et le risque d'explosion lié à un emballement de la réaction nucléaire semble écarté. Une contamination de l'environnement serait donc plus localisée, mais aussi plus forte.
«On s'attend à avoir des retombées plus importantes dans le voisinage immédiat de Fukushima que ce qu'on a eu dans le voisinage de Tchernobyl», explique à l'AFP Didier Champion, directeur de l’environnement à l'Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN). «L'inconvénient, c'est qu'on a un territoire qui est plus fortement contaminé à 10 ou 20 km, peut-être au-delà. L'avantage, par contre, ça veut dire moins de contamination à plus grande distance», ajoute-t-il.

LES PRINCIPALES SOURCES DE CONTAMINATION

Un accident nucléaire peut libérer une grande variété d'éléments radioactifs, mais les deux principales sources de contamination sont l'iode-131 et le césium-137.
- L'iode-131
Ce produit de la fission nucléaire dans les réacteurs constitue le principal danger de contamination à court terme en cas de rejets dans l'atmosphère. Il se volatilise en vapeur violette à faible température, un peu au-dessus de 100 °C.
C'est un élément redouté car il est volatil et donc très mobile. Il se propage rapidement dans l'environnement: dispersion dans l'atmosphère, dépôt au sol ou sur les feuilles de végétaux, captation par les racines, ingestion par l'animal et éventuellement consommation par l'homme .Ingéré par les mammifères en période de lactation, l'iode se retrouve très rapidement dans le lait (quelques heures après l'ingestion).
Il se concentre dans la glande thyroïde, raison pour laquelle il est prévu de distribuer des pastilles d'iode stable en cas de contamination pour saturer cette glande et empêcher l'iode radioactif de s'y fixer. Contrepartie de sa grande radioactivité, l'iode-131 une vie très courte, la moitié de ses atomes se désintégrant naturellement en huit jours (période radioactive). Sa radioactivité est ainsi divisée par 2.000 tous les trimestres.
- Le césium-137
Cet élément, l'un des plus importants produits de la fission nucléaire, est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire due aux essais nucléaires et à l'accident de Tchernobyl.
Contrairement à l'iode-131, il est peu mobile et s'enfonce lentement dans le sol, où il est fixé par les minéraux. La contamination se fait d'abord par les feuilles, puis les racines. Les champignons et le gibier sont les plus contaminés par le césium. Il peut se concentrer dans la chaîne alimentaire, par exemple dans la chair des poissons.
Sa période radioactive est beaucoup plus longue que celle de l'iode-131 (30 ans) et il peut donc contaminer durablement l'environnement.

LES DANGERS POUR L'ENVIRONNEMENT ET LA POPULATION

- L'alimentation humaine et animale
Selon Didier Champion, la priorité aux abords de la centrale est de surveiller «la contamination des denrées alimentaires» par dépôt des particules radioactives sur les feuilles, qu'il s'agisse des légumes consommés directement par la population, ou des végétaux consommés par le bétail. En raison de la rapide transmission de l'iode radioactive au lait, cette denrée fait également partie des «produits les plus sensibles dans l'immédiat».
Mercredi, l'UE a recommandé le contrôle des aliments importés du Japon.
- Les zones bâties
Que les éléments radioactifs contenus dans l'atmosphère retombent naturellement ou qu'ils soient lessivés par la pluie, ils peuvent former des dépôts dans les zones urbaines (routes, maisons, etc). «Le problème principal c'est que ces dépôts deviennent à nouveau une source de rayonnement, qui peut conduire à des doses durables», explique M. Champion.
- L'eau
Hormis les citernes d'eau de pluie, la contamination de l'eau reste a priori un enjeu «secondaire», selon l'expert de l'IRSN.
L'océan Pacifique voisin de la centrale constitue un « réservoir» où les produits radioactifs devraient se diluer. Concernant les rivières et aux autres sources d'eau potable, l'eau s'y écoule en permanence et le dépôt radioactif est rapidement évacué.
Quant à la nappe phréatique, il faut plusieurs années pour que la contamination migre dans le sol. Le césium-137 migre très peu et l'iode se désintègre bien avant d'avoir pu l'atteindre.

jeudi 10 mars 2011

Changer nos relations à l' animal...

Les poules aussi ressentent de l'empathie

ANIMAUX - Les volailles seraient capables de sentir la souffrance de leurs semblables, une étude qui pourrait accabler les élevages en batterie...

Les «mères poules» ont bien mérité leur nom. Selon une étude britannique parue mercredi dans le magazine Proceedings of Royal Society, les poules seraient aussi sensibles que les humains aux souffrances de leurs congénères, et particulièrement à celles de leurs petits. Des observations qui pourraient avoir des conséquences sur les conditions d’élevage des poulets.

Les mamans poules anxieuses pour leurs petits

Pour tester leur capacité d’empathie, les chercheurs de l’université de Bristol ont observé la réaction des poules lorsque leurs poussins étaient soumis à des bouffées d’air qui leur ébouriffaient les plumes. Ce stress a fait augmenter le rythme cardiaque des poules et a accru leur niveau d’attention. Les poules ont également émis plus de gloussements à l’attention de leurs poussins.
«Savoir dans quelle mesure les animaux sont affectés par la détresse de leurs semblables est d’une grande importance pour le bien-être des animaux de ferme et de laboratoire, explique Jo Edgar, doctorant à l’université de Bristol. Nous avons observé que les volailles femelles possédaient au moins un des attributs essentiels de l’empathie: la capacité à être affecté et à partager l’état émotionnel des autres.»
Selon les chercheurs,  les poulets sont régulièrement confrontés à la souffrance dans les élevages en batterie à cause des cas courants de fractures ou de blessures. Mais les volailles ne sont pas les seules à compatir: des tests sur des souris malades ont démontré qu’elles souffraient plus lorsqu’elles voyaient leurs congénères se tordre de douleur.

mardi 8 mars 2011

Malgrés les catastophes...on continue

BP continue ses forages en eaux profondes

ENERGIE - Le président du groupe a annoncé ce lundi que la marée noire dans le Golfe du Mexique, n'était pas une raison pour stopper ses forages en eaux profondes...

La gigantesque marée noire dans le golfe du Mexique provoquée l'an dernier par l'explosion d'une plateforme exploitée par BP n'est pas une raison pour arrêter les forages en eaux profondes, a estimé lundi le président suédois du groupe pétrolier britannique.
«Si nous tirons les leçons de cet accident, je ne vois aucune raison de bloquer les eaux profondes comme une nouvelle zone d'exploration et de production pétrolière», a affirmé Carl-Henric Svanberg lors d'une conférence sur les catastrophes pétrolières à Malmö, dans le sud de la Suède. Les Etats-Unis avaient levé en octobre un moratoire sur les forages pétroliers en eaux profondes décidé après la catastrophe. La Commission européenne avait abandonné au même moment un projet similaire, sous la pression notamment du Royaume-Uni.
«Toute extraction d'énergie a ses risques et c'est notre tâche et notre contrat avec la société de s'assurer que nous pouvons prendre ces risques de façon responsable», a déclaré le dirigeant, en soulignant que la demande d'énergie allait exploser au cours des prochaines années.

Quatre millions de barils de pétrole déversés dans le Golfe du Mexique

Ex-patron d'Ericsson, Carl-Henric Svanberg était arrivé à la présidence de BP en janvier 2010, trois mois seulement avant l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon louée par BP au large de la côte sud des Etats-Unis. La catastrophe avait causé la mort de 11 personnes et déversé en trois mois plus de quatre millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique avant le colmatage du puits Macondo, qui se trouvait par 1.500 mètres de fond.
«Cet accident n'aurait jamais dû avoir lieu», a estimé M. Svanberg. «C'est un résultat d'une série complexe d'événements, de décisions et d'opportunités manquées par plusieurs parties. Nous n'avons certainement pas été parfaits dans notre réponse, mais nous avons essayé de faire ce qu'il fallait faire et nous faisons des changements significatifs dans notre organisation à la suite de cet accident», a-t-il dit.
Six manifestants de Greenpeace, vêtus de combinaisons blanches tachées de noir, ont manifesté devant le centre de conférences, avec une bannière «Sauvez l'Arctique, plus de marées noires» et des faux cadavres d'oiseaux mazoutés. Alléchées par des promesses d'immenses réserves d'hydrocarbures inexploitées, les compagnies pétrolières ont en effet mis le cap sur l'Arctique, au grand dam des défenseurs de l'environnement. «L'Arctique est clairement un des endroits les plus risqués où ont actuellement lieu des prospections pétrolières», a dénoncé à l'AFP Therese Jacobson, une des militantes.
Le gouvernement local groenlandais a attribué en novembre dernier 7 blocs de prospection à l'ouest du Groenland à huit compagnies pétrolières et gazières. De nouvelles licences d'exploration, cette fois au nord-est, sont attendues d'ici la fin de l'année.
BP avait annoncé en août 2010 qu'il renonçait à tenter d'obtenir une licence au Groenland. Mais le britannique et son allié russe Rosneft ont annoncé en janvier un accord sans précédent en vue de prospecter une région immense de 125.000 kilomètres carrés au coeur de l'Arctique russe. La place de BP pourrait finalement être occupée par sa coentreprise avec le russe TNK, TNK-BP.

dimanche 6 mars 2011

Nouvelles oppositions aux prospections de gaz de schiste

80 parlementaires contre l'exploitation du gaz de schiste

ENERGIE - Ils ont cosigné une motion parlementaire pour rejeter les forages...

Quatre-vingt parlementaires de tous bords ont cosigné, jeudi, une motion parlementaire «contre l'exploitation du gaz de schiste» écrite à l'initiative de Pierre Morel-à-L'Huissier (UMP, Lozère) et de Pascal Terrasse (PS, Ardèche). «Nous, parlementaires de toute la France et de tous bords politiques, avons décidé de nous unir afin de porter les inquiétudes de nos concitoyens et des élus locaux de nos territoires quant à l'exploitation industrielle du gaz de schiste», affirme le texte. «A la vue des impacts présents aux Etats Unis et au Canada (...), il n'est pas concevable qu'une quelconque exploitation de ce gisement soit mise en oeuvre sur l'ensemble des sites français», ajoute-t-il. «Le manque de transparence évident de la part de l'Etat et l'incohérence entre le souci de préserver l'environnement et l'annonce de l'exploitation du gaz de schiste nous pousse à réagir», poursuivent les parlementaires.

La suspension des explorations est «insuffisante»

«La suspension des travaux d'exploration jusqu'aux résultats du rapport sur les enjeux environnementaux de l'exploitation du gaz de schiste n'est pas suffisante. Il faut immédiatement que l'Etat fasse marche arrière et stoppe toutes les initiatives prises au nom notamment du principe de précaution qui a valeur constitutionnelle (...) Notre détermination est totale, nous ne nous laisserons pas imposer le gaz de schiste!», concluent les parlementaires.
Pierre Morel-à-L'Huissier et Pascal Terrasse ont déjà décidé, courant février, de créer «un comité de surveillance et de précaution sur le gaz de schiste». Une mission d'information pilotée par les députés François-Michel Gonnot (UMP) et Philippe Martin (PS) devrait rendre un rapport le 8 juin.

jeudi 3 mars 2011

La disparition des éspèces avance

Les cougars ont officiellement disparu

BIODIVERSITE - Le puma de l'est américain a été déclaré mercredi officiellement éteint...

Le puma, aussi appelé cougar aux Etats-Unis, était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis longtemps. Il a été déclaré mercredi officiellement éteint par les Etats-Unis, son extinction remontant probablement aux années 1930.

Les félins observés récemment ne sont pas des cougars

Les services américains de la pêche et de la faune (U.S. Fish and Wildlife Service) ont passé en revue toutes les informations disponibles et conclu mercredi que le puma de l'est américain était effectivement éteint. Ils ont recommandé que ses sous-espèces ne figurent plus sur la liste des animaux menacés d'extinction. Selon Mark McColough, le principal scientifique des services, l'extinction daterait probablement des années 1930.
«Nous reconnaissons que de nombreuses personnes disent avoir vu des cougars dans la nature ces dernières décennies mais nous ne pensons pas que ces félins soient des cougars de l'est américain et nous n'avons trouvé aucune information qui confirmerait son existence», a expliqué dans un communiqué Martin Miller, le responsable de la région nord-est du service des espèces menacées.
Les pumas sauvages observés par les différents témoins appartenaient à d'autres sous-espèces, souvent sud-américaines, qui étaient en captivité et se seraient échappées ou auraient été lâchées dans la nature. D'autres appartenaient à des sous-espèces de l'ouest américain et auraient migré à l'est et dans le Midwest, a ajouté Martin Miller.
La décision fédérale de déclarer le puma de l'est américain éteint n'affecte pas le statut de la panthère de Floride (sud-est), une autre sous-espèce de félins figurant sur la liste d'animaux menacés. Alors que cette panthère avait autrefois un habitat qui s'étendait à l'ensemble du sud-est, elle occupe désormais moins de 5% de son territoire historique. Sa population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le sud-ouest de la Floride, selon les services américains de la pêche et de la faune.

mercredi 2 mars 2011

L' etat met en péril les énergies renouvelables

Photovoltaïque: le cri d'alarme de seize organismes

ENERGIE - La France «ne doit pas devenir le pays du soleil couchant», s'inquiètent seize associations qui viennent d'interpeller le gouvernement sur l'avenir de la filière...

Seize organisations, de la Fondation Nicolas Hulot au Syndicat des énergies renouvelables (SER), ont lancé un cri d'alarme lundi au sujet de l'avenir de la filière photovoltaïque, avertissant que "la France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant".
«Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, 25.000 emplois, créés dans la foulée d'une rupture écologique et économique majeure - le Grenelle de l'Environnement - seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme», affirment-elles dans un communiqué.
«Le gouvernement souhaitait légitimement réguler et encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met en grave danger une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté», poursuit le texte.Il y a une semaine, le Premier ministre François Fillon a présenté les nouvelles règles du jeu devant régir le développement du photovoltaïque en France avant même le 9 mars, fin du moratoire décidé début décembre.
Ce dernier avait été lancé pour calmer l'emballement autour de cette nouvelle énergie développée, selon lui, grâce à des «panneaux de piètre qualité» importés de Chine, «dans des conditions environnementales et urbanistiques très rudimentaires». Pour la suite, M. Fillon s'est engagé à au moins tripler, d'ici à la fin 2012, la capacité de production du parc français de panneaux photovoltaïques tout en annonçant une baisse de 20% du tarif de rachat de l'électricité solaire.
«Le manque de vision de l'extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences», écrivent le WWF, Enerplan (filière des entreprises du photovoltaïque), ou encore le Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler). «Nous demandons solennellement au gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière en amendant dans un sens constructif le projet de texte lors de son examen par le Conseil supérieur de l'énergie le 2 mars prochain, et en ouvrant rapidement, dans l'esprit du Grenelle de l'Environnement, le chantier d'un «plan solaire photovoltaïque» ambitieux et bénéfique pour tous».

samedi 19 février 2011

Les pétroliers à l' amende

Le pétrolier Chevron condamné à payer huit milliards de dollars en Equateur

AMENDE RECORD - L'Equateur a condamné le groupe américain pour une pollution dans la province de Sucumbios...

Le groupe pétrolier américain Chevron a été condamné lundi à payer huit milliards de dollars pour la pollution entraînée par Texaco, compagnie qu'il a rachetée, dans une province amazonienne équatorienne, un jugement contre lequel il a promis de faire appel. «Le juge (du tribunal provincial de Sucumbios, en charge de l'affaire) a condamné Chevron à payer plus de huit milliards de dollars pour dommages environnementaux», a déclaré à l'AFP l'avocat des plaignants, Pablo Fajardo. Le porte-parole pour l'Amérique latine de Chevron James Craig, a confirmé qu'un «jugement condamnatoire avait été émis dans le cadre du procès pour dommages à l'environnement intenté contre l'entreprise en rapport avec les opérations de Texaco Petroleum Company», entre 1964 et 1990.
«Nous allons interjeter appel», a déclaré le porte-parole joint par téléphone à New York. Dans un communiqué, la compagnie a en outre assuré que le jugement était «illégitime et inapplicable», en considérant qu'il était le résultat d'une «fraude et totalement contraire à la preuve scientifique légitime». Cette condamnation dépasse l'amende record initialement exigée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989, d'un montant de 4,5 milliards de dollars, avant d'être ramenée plusieurs années plus tard à 500 millions.

Rafael Corra parle de «crime contre l’humanité»

Le juge en charge de l'affaire, basé à Lago Agrio, dans la province de Sucumbios (nord, non loin de la frontière colombienne) a ainsi refermé un nouveau chapitre du feuilleton judiciaire opposant depuis 1993 quelque 30.000 habitants de cette région amazonienne au géant pétrolier. Selon les plaignants, Texaco (rachetée en 2001 par Chevron), a entraîné des dommages environnementaux très graves, notamment en versant dans des fosses à ciel ouvert ses déchets pétroliers, qui ont ensuite contaminé sols et rivières. Les habitants de cette région, dont beaucoup d'indigènes, se plaignent en outre de maladies et même de cancers qu'ils attribuent à cette pollution.
Le président socialiste équatorien Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007, a pour sa part accusé la compagnie d'avoir ainsi commis «un crime contre l'humanité». «Des villages entiers ont été exterminés par cette pollution», avait-il déclaré. L'ONG internationale de défense de l'Amazonie Amazon Watch a pour sa part salué ce jugement «historique». «C'est la première fois qu'un peuple indigène poursuit une multinationale dans le pays où le délit a été commis et gagne», déclare notamment l'ONG dans un communiqué, qui accuse Chevron d'avoir mené une «campagne de relations publiques pour éviter d'avoir à réparer la catastrophe environnementale et sanitaire» entraînée.

La Cour internationale de La Haye veut trancher

Chevron de son côté accuse la justice équatorienne de «fraude», vidéos à l'appui, en affirmant qu'un des juges en charge de l'affaire avait même accepté des pots-de-vin pour condamner la compagnie. Il estime en outre que la responsabilité pour les éventuels dommages entraînés par les opérations de Texaco relève de la compagnie pétrolière d'Etat Petroecuador, un temps alliée à Texaco, qui avait déjà versé 40 millions de dollars pour le nettoyage de la zone touchée.
Le groupe a par ailleurs obtenu le 9 février une décision favorable de la Cour d'arbitrage international de La Haye, compétente en vertu d'un traité américano-équatorien de  protection des investissements. La cour ordonne dans cette décision en référé que le gouvernement équatorien s'abstienne d'exécuter un éventuel jugement condamnatoire dans le pays ou à l'étranger tant qu'elle n'aura pas tranché au fond.

vendredi 18 février 2011

Inondations , conséquence du Réchauffement climatique

Les inondations, conséquence du réchauffement climatique

CLIMAT - Les dernières études démontrent un lien entre l'intensité des inondations et le réchauffement...

Le réchauffement climatique a accru l'intensité des pluies diluviennes et des inondations dans l'hémisphère Nord au cours de la seconde moitié du 20e siècle, selon des travaux publiés mercredi. Deux études paraissant dans la revue scientifique britannique Nature figurent parmi les premières établissant un lien direct entre le changement climatique et son impact sur des événements météorologiques extrêmes. Jusque là, ce lien restait essentiellement théorique, même si des modélisations numériques prédisaient que l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère aggraverait les épisodes de pluies diluviennes. «C'est vraiment le cas, notre papier en fournit la premier preuve spécifique», assure Francis Zwiers (Université de Victoria, Canada), co-auteur d'une des études.«L'homme influence l'intensité des précipitations extrêmes», a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une conférence de presse téléphonique.

Davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe

Les données collectées en Europe, Asie et Amérique du Nord montrent, qu'en moyenne, les plus graves pics de précipitations d'une durée de 24 heures pour une année donnée ont eu une intensité accrue au cours de la dernière moitié du 20e siècle. Lorsqu'on compare ces pics annuels avec les simulations des modèles climatiques, l'influence humaine devient évidente, selon Francis Zwiers. «Le changement observé ne peut pas s'expliquer par des fluctuations naturelles, internes du seul système climatique», dit-il. Il y a davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe : «l'atmosphère a une capacité accrue à retenir l'humidité», explique le chercheur.
Les précipitations ne vont pas nécessairement augmenter dans les régions où les pluies sont faibles. Certaines risquent, au contraire, de devenir plus sèches. «Mais cela signifie que lorsqu'une précipitation survient, il y a davantage d'eau», souligne ce scientifique.

Les risques de pluies extrêmes doublés

Pourquoi a-t-il été si difficile pour les scientifiques d'établir un lien direct entre changement climatique et événements météorologiques extrêmes? Il est de «plus en plus facile de détecter dans les observations» les effets du changement climatique au fur et à mesure les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère, répond-il. Les capacités de calcul limitées des ordinateurs restent cependant un frein pour réaliser de fines modélisations et les confronter à la réalité.
Pour vaincre cet obstacle, Myles Allen (Université d'Oxford) et Pardeep Hall (ETH, Zurich) se sont servi de la puissance des réseaux sociaux pour réaliser la seconde étude portant sur l'impact du réchauffement climatique en Angleterre, où l'automne 2000 avait été marqué par des pluies diluviennes entraînant de graves dégâts. «Nous avons demandé à des membres du public dans le monde entier de laisser leur propre ordinateur personnel faire les simulations pour nous lorsqu'ils ne s'en servaient pas», relate-t-il. Le projet de calcul distribué climateprediction.net bénéficie actuellement de 50.000 à 60.000 ordinateurs personnels.
Les chercheurs ont pu comparer deux modèles numériques, l'un basé sur des données météorologiques historiques détaillées, l'autre sur une simulation de ce qu'il se serait passé à l'automne 2000 en Angleterre si des gaz à effet de serre n'avaient pas été émis au 20e siècle. Après avoir répété la simulation des milliers de fois, ils ont trouvé que ces émissions avaient doublé les risques de voir se produire des épisodes de pluies extrêmes.

jeudi 17 février 2011

Création d'une Vallée de la Drôme - Diois en Transition, c' est parti ...

Territoires en transition
Vallée de la Drôme – janvier 2011

Une animation citoyenne a fait émerger 7 thématiques autour desquelles réfléchir et agir pour préparer le territoire à vivre sans pétrole

1. L’économie
Remettre l’homme au centre de l’économie
Développer des formes alternatives : monnaies locales, SEL (Système d’Echange Local)
Développer des solutions collectives
Travailler en sociétés coopératives
Mettre en place un minimum social

2. L’Agriculture
Réduire l’étalement urbain sur des terres de bonne qualité
Relocaliser la production agricole vivrière
Revisiter les méthodes et techniques agricoles plus naturelles : permaculture, bio, moins d’intrants,
Favoriser l’autonomie locale en se réappropriant une parcelle de terre : 20% de surfaces de jardins obligatoires (à l’instar du logement social)

3. Energie – Habitat
Informer systématiquement la population de toutes les solutions alternatives
Idée de base : consommer moins et trouver des petites solutions
Végétaliser les toitures pour isoler et recréer en toiture ce qu’on a perdu au sol
Relocaliser l’énergie au même titre que l’alimentation : passer du fuel au bois (à court terme)
Changer les comportements : réduire de qq degrés, isoler les maisons, changer de fournisseur, faire le point sur sa propre consommation d’énergie et envisager ensemble les solutions possibles
Mutualiser, grouper les systèmes de chauffage (l’autonomie personnelle est-elle souhaitable ?) d’où aller vers l’habitat groupé (comment trouver les compétences ??) à long terme
Tous les thèmes sont interconnectés : habitat-social-transports … => réfléchir ensemble

4. Transports
Développer toutes les alternatives : co-voiturage, stop solidaire, taxis collectifs, velos, petits véhicules 10 personnes
Repenser le programme de construction des routes
Privilégier les voies ferrées
Travailler les mentalités, éduquer les enfants, rapprocher les services du public, multiplier les parkings pour se rendre ensemble sur des sites collectifs (jardins)

5. Alimentation
Eduquer autrement, mutualiser les repas entre voisins : cusiner 1fois/semaine, repas partagés / semaine, cuire ensemble, privilégier les fruits et légumes de saison et locaux, faire des actions de sensibilisation dans les supermarchés (emballages, types d’aliments …)
Développer les jardins collectifs, l’autosuffisance locale
Organiser des composts en ville

6. Lien social
Echanges de connaissances, d’informations sur des alternatives, des potentiels, de discussions … des lieux de rencontres
Faire la fête plus souvent
Habitat partagé
- Si tout ceci existe déjà, réfléchir ensemble à ce qui nous empêche d’être réellement plus collectifs.
Créer des activités rassembleuses qui ne répondent pas forcément à des besoins (ex recyclage, remontage de vêtements par un groupe toutes générations) mais qui créent de la joie et aident à aller vers un idéal
Former les jeunes à la CNV dès l’école (Communication Non Violente)
Revenir à des « universités populaires » où chacun partage son savoir avec les autres , savoir faire des anciens
Le lien social revient ou va revenir par envie ou par nécessité ? réflexion autour de l’Amour pour aller vers l’autre.

7. Réflexion politique
Eveil des consciences ; utiliser la CNV dans les conseils municipaux, dans la formation
Combattre le capitalisme et comment vivre intérieurement les mots, liberté, égalité, fraternité ?
Dégager des énergies positives
Développer des entreprises coopératives
Les élus sont plus des animateurs des citoyens que des professionnels de la politique
Le changement passe par l’information, la sensibilisation, la recherche de sens, le développement de la conscience de chacun ; se réapproprier notre avenir au-delà des élus.
Florence Alicot
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

mardi 8 février 2011

Le pétrole une malédiction...

La malédiction de l'or noir au Nigeria


Des hommes marchent dans une nappe de pétrole, dans le delta du Niger, le 20 juin 2010. Sunday Alamba/AP/SIPA

ENVIRONNEMENT - Le site d'Arte propose un web-documentaire complémentaire du reportage diffusé sur les conséquences néfastes des actions de l'industrie pétrolière au Nigeria...

vendredi 4 février 2011

Encore des cochonneries nucléaires...

Un train de déchets nucléaires a quitté la France pour la Belgique


ENVIRONNEMENT - C'est le deuxième du genre, et ce n'est pas fini...