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mercredi 11 août 2010

Détruire les forêts...en plus du feu

Même quand elle étouffe, la Russie sacrifie ses poumons verts


Des militants russes dressent une barricade pour empêcher les bulldozers d'accéder à la forêt de Khimki, le 19 juillet 2010, en Russie.

Des militants russes dressent une barricade pour empêcher les bulldozers d'accéder à la forêt de Khimki, le 19 juillet 2010, en Russie. Misha Japaridze/AP/SIPA

Des militants écologistes se battent malgré les intimidations pour préserver une forêt...

«Napoléon a brûlé Moscou, mais n’a pas abattu les arbres», «Aujourd’hui Khimki, demain Boulogne». Cela fait plus d’une semaine que les manifestations se multiplient autour de la forêt de Khimki, près de Moscou, et que les références à la France se multiplient sur les pancartes. A travers ces slogans, c’est le groupe français Vinci qui est visé, car il est un des principaux associés à la construction d’un nouveau tronçon d’autoroute reliant Moscou à Saint-Petersbourg. Problème: la forêt de Khimki, un des poumons verts de Moscou, sera rasée pour laisser la place à l’autoroute.

Trois ans de lutte qui dégénèrent

Une association de riverains, le Mouvement pour la défense de la forêt de Khimki, se bat depuis déjà trois ans pour empêcher l’abattage. Ils ont proposé un projet qui permettait de contourner la forêt, mais le maître d’œuvre l’a refusé, le jugeant «incohérent», rapporte La voix de la Russie.

Mi-juillet, les militants écologistes ont installé des camps de protestation destinés à bloquer les engins de chantier, alors que les travaux commençaient sans autorisation légale. L’agression du leader du mouvement de défense de la forêt, Evguenia Tchirikova, par «un inconnu» a envenimé la situation.

Dans un témoignage publié le 7 août sur le site Europe solidaire sans frontières, Evguenia Tchirikova décrit les pressions exercées sur les manifestants. Menacés par des gardiens engagés par la société en charge de la déforestation et des vigiles «à l’apparence criminelle» et «très agressifs», les activistes tentent de résister aux arrestations arbitraires et aux violences physiques, tandis que l’accès des journalistes au site est très contrôlé et que des groupes soupçonnés d’être liés aux néo-nazis tournent autour des manifestants.

Vinci "responsable"

Fin juillet, le mouvement de défense de la forêt a adressé une lettre au PDG de Vinci, Xavier Huillard, lui demandant de renoncer à ce projet. «Le tracé a été décidé et reste du ressort des autorités russes et à ce stade Vinci n'intervient pas sur le chantier», avait alors indiqué à l'AFP la direction de Vinci à Paris.

Interrogée, Estelle Ferron, chargée de communication chez Vinci, confirme cette position et dénonce les «amalgames»: «A ce stade, seules les autorités russes ont, sur le plan légal et contractuel, la charge de la maîtrise foncière, dont le choix du tracé. L’intervention de notre filiale ne se fera qu’à l’issue de cette étape, nous n’avons personne sur le site actuellement.»

Une pétition et une manifestation de soutien à Paris

Vinci devrait bientôt recevoir une autre lettre, d’origine française cette fois. Une pétition adressée à Dmitri Medvedev, le président russe, et Xavier Huillard circule sur le Web. Alexis Prokopiev, son auteur, organise ce mardi à Paris une manifestation de solidarité: «Les militants russes ont sollicité le soutien français pour faire pression sur Vinci, mais également sur le gouvernement russe et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement qui finance le projet», explique-t-il . Selon lui, c’est depuis la visite à Paris du président Medvedev en mars dernier que les menaces se sont accélérées. L’arrivée rapide des bulldozers et les menaces de «hooligans certainement payés par une des parties en présence» s’expliqueraient par les sommes d’argent en jeu et la corruption soupçonnée des autorités russes.

Militant chez les Jeunes Verts français, Alexis Prokopiev est en contact quotidien avec les écologistes russes. «Nous manifestons pour défendre la forêt, mais également pour demander la libération des militants interpellés et défendre la liberté de la presse russe», précise Alexis Prokopiev. Soutenus par Greenpeace et les Verts français, les militants écologistes russes ont besoin de «se sentir moins seuls».

Audrey Chauvet

lundi 9 août 2010

La forêt et les hommes bafoués

Belo Monte, le barrage de trop pour l'Amazonie


Deux jeunes filles rient dans une barque sur le Xingu, près d'Altamira, le 28 avril 2010 (Ricardo Moraes/Reuters).

(De Belo Monte) Le chantier d'un troisième complexe hydroélectrique -le plus puissant du monde- doit démarrer en septembre au Brésil, accentuant la pression sur l'Amazonie. Reportage.

Janice Cuhna, biologiste à l'université d'Altamira, petite ville de 100 000 habitants endormie au bord de la rivière, est catastrophée quand elle parle de ce projet :

« La construction du barrage de Belo Monte sur le Xingu sera un désastre pour l'écosystème déjà si fragile de la région. »

Belo Monte -barrage de 6 km de large avec des canaux de dérivation gigantesques- doit devenir dans dix ans le troisième complexe hydroélectrique le plus puissant du monde, en plein cœur de l'Amazonie.

Sirio Gomez, l'ingénieur en chef du barrage, préfère s'enthousiasmer :

« C'est comme si on construisait un canal de Panama au milieu de la forêt. »

Le premier coup de pioche doit être donné dans quelques semaines sur les rives du Xingu, un des plus gros affluents de l'Amazone. Six cents kilomètres carrés de forêt seront inondés et deux cents kilomètres de rivière asséchés.

« Certains prédateurs vont proliférer »

Conséquence : de nombreuses espèces de poissons vont disparaître. « Ces mêmes espèces sont protégées par des lois fédérales », s'insurge la biologiste, spécialiste de la faune aquatique.

« La stagnation des eaux va changer l'acidité et la température du Xingu et l'équilibre de la rivière sera bouleversé. Certains prédateurs vont proliférer et pourraient mettre en danger l'existence même de la vie dans le lac d'accumulation.

A terre, ce ne sont pas moins de 44 espèces de vertébrés qui seront menacées, principalement parmi les oiseaux, les tortues et les lézards. »

Constat réfuté par Sandra Xavier, secrétaire générale du consortium en faveur du projet :

« Le gouvernement a commandé une étude d'impact environnemental avant d'autoriser la construction. Le projet est conçu de telle manière que ces impacts soient minimaux au regard des avantages que procurera la construction du barrage. »

C'est justement à propos de ce rapport que partisans et opposants au projet se déchirent. « Comment voulez-vous croire en ce rapport, alors qu'il a été écrit par l'entreprise mandatée pour la construction », fulmine Renata Pinheira, biologiste et spécialiste des questions environnementales.

« Quarante scientifiques brésiliens indépendants se sont penchés sur ce rapport, ils n'y ont relevé que contradictions, incohérences, falsifications, le tout étayé par des données la plupart du temps fantaisistes. »

Contre-attaque de Sandra Xavier, secrétaire du consortium :

« Ce rapport a été minutieusement épluché par le ministère de l'Environnement. Certains points ont même dus être réexaminés par les auteurs du projet, car nous voulons éviter que les erreurs commises à Tucuiri ne se répètent ici à Altamira. »

A Tucuiri, les riverains chassés par la montée des eaux

Tucuiri, situés à trois cents kilomètres à l'est d'Altamira, est le quatrième plus puissant barrage du monde et représente ce que les riverains veulent à tout prix éviter. Une fois le barrage terminé, la ville a été abandonnée.

Les riverains chassés par la montée des eaux n'ont jamais été indemnisés malgré les promesses et la région a été envahie par les moustiques à cause de la stagnation des eaux provoquant une forte recrudescence des cas de malaria.

De plus, les 2500 km² de forêt inondés par le barrage émettent, en se décomposant sous l'eau, autant de gaz à effet de serre par année que la Suisse en trois mois.

Antonia Melo, leader de la lutte contre le barrage et directrice de la fondation Vivre, produire et préserver, proteste :

« Pour Belo Monte, on a promis de couper les arbres avant d'inonder les terres. Je n'y crois pas, comment voulez-vous couper 600 km² de jungle impénétrable en si peu de temps ?

Mais le pire n'est pas l'inondation, mais bien l'assèchement de la rivière en aval du barrage. Plus de 10 000 familles vont devoir déménager sans indemnités car la loi brésilienne ne prend en compte que les gens touchés par la montée des eaux. »

A ces milliers de familles, s'ajouteront toutes celles attirées par la promesse d'un emploi lié à la construction du barrage.

« Les Indiens vont devoir s'adapter ou disparaître »

« On estime à environ 100 000 le nombre de personnes qui vont arriver à Altamira, soit un doublement de la population en deux ou trois ans », explique, de son coté, Carlos Antonio Magalhaes. Et cet anthropologue basé à Belem d'ajouter, désabusé :

« Tous ces gens vont s'installer de manière anarchique car rien n'est prévu pour un tel afflux de population. La plupart d'entre eux vont défricher des terres pour s'installer en territoire indien. Les Indiens vont donc se retrouver confrontés à une société qu'ils ne connaissent pas, ils vont devoir s'adapter ou disparaître. Ce barrage est un exemple des contradictions permanentes qui caractérisent ce gouvernement.

Après avoir réussi à créer un immense couloir dans la région pour protéger la biodiversité en Amazonie, il va tout détruire au nom du développement économique du pays. »

Photo : deux jeunes filles rient dans une barque sur le Xingu, près d'Altamira, le 28 avril 2010 (Ricardo Moraes/Reuters)

En partenariat avec La Tribune des droits humains

lundi 2 août 2010

LETTRE DES "COLIBRIS"


Juillet 2010 -
Lettre des colibris # 3






Cher réseau des colibris,
Chers lecteurs,
C'est avec enthousiasme que nous vous proposons aujourd'hui cette troisième lettre des colibris. Nous vous souhaitons une très bonne lecture et de nombreuses actions !


AGIR/Bouger !

Créez votre monnaie locale !

Depuis quelques mois les commerçants de Pezenas ont créé et mis en circulation la première monnaie locale en France : l'Occitan.
De façon concomittante, l'Abeille a été créée à Villeneuve sur Lot, signe qu'il est possible de trouver des réponses à la crise économique par la coopération d'acteurs locaux.

Pourquoi et comment créer une monnaie locale ?

Vous trouverez la réponse sur la partie économie de notre portail Ekopedia et dans la vidéo ci-contre !


Colibris déménage...
Nous devons malheureusement quitter nos locaux de la Bastille d’ici fin Septembre : le bail est arrivé à son terme et le propriétaire a décidé de vendre le local.
Nous cherchons un espace de 80 m2 (9 à 10 postes de travail) pour un budget maximum de 1800 euros/mois , idéalement dans Paris, près de Montparnasse.
Si vous entendez parler de quelque chose, si vous avez des idées, contactez-nous ! Merci beaucoup de votre aide !


FOCUS

Amanins : une journée inoubliable !
Le 29 mai dernier, Les Amanins fêtaient leur 5 ans ! En souvenir de cette journée et pour retrouver les participants, intervenants et organisateurs de cette rencontre unique, voici quelques liens, textes, témoignages, images et la bande sonore de la conférence «Ecologie et Coopération».
A découvrir ou redécouvrir ici !


ACTU RÉSEAU

Les Amanins
La formation "Pedagogie coopérative" organisée par Isabelle Peloux, la directrice de l'école des Amanins aura lieu les 25, 26 et 27 aout.
Pour suivre la formation, cliquez ici.

La Ferme des enfants et le Hameau des Buis
Des journées de formation sont organisées cet été !
« Créer un éco projet » sera animé par Sophie Rabhi & Laurent Bouquet, initiateurs et responsables du Hameau des Buis, les 7 et 11 aout 2010.
Pour voir la plaquette des formations, cliquez ici.

Sur le Mapic
Le site du Mapic propose des articles pour nourrir la réflexion des acteurs locaux. Comment vivre et faire vivre l'écologie aux niveaux personnel, collectif et sociétal ? Une diversité de contributions apportent des réponses sur des sujets essentiels comme l'éducation, la monnaie, le pouvoir, le lien à la Terre, l'insurrection des consciences, la politique, la santé, les technologies. Le Mapic est ouvert aux propositions sur ces thèmes ou d'autres !
Pour prendre contact, envoyer un courriel ici
Ou rendez-vous sur le site Web !

Rappel : journée de la Sauvegarde de la Création
La méconnaissance du rôle de l’homme dans l’univers et les dérives écologiques qui en découlent ont conduit le Patriarcat de Constantinople à instaurer en 1989, une journée annuelle pour la sauvegarde de la création. C’est dans cet esprit que Solan invite chaque année depuis 1995 tous ses amis à se réunir pour célébrer dans la prière et la réflexion la "Sauvegarde de la Création".
Pour plus d’information : contactez le Monastère de Solan au 04 66 82 94 25 ou
rendez-vous sur son site Internet.

Mouvement des oasis en tous lieux
Une rencontre est en préparation avec les adhérents, sympathisants et le collège des Oasis, avec la participation de Pierre Rabhi, afin d'échanger sur les objectifs et la dynamique de l'association Oasis en Tous Lieux. Dates et lieux à préciser ultérieurement.


AGENDA
Animations Colibris : l'agenda de la rentrée est déjà bien rempli !
Les 3, 4 et 5 septembre à Karma Ling : Rencontre Colibris
Le 11 septembre : ciné-action à Chambéry
Les 18 et 19 septembre : atelier "Territoires en transition", dans le cadre du SALON DES DÉCOUVERTES ÉCOCITOYENNES.
A suivre sur notre site !


LE CHIFFRE DE COLIBRIS
Bilan du premier semestre
1. Sensibilisation
Au premier semestre 2010, Colibris a organisé 31 conférences qui ont permis de réunir, informer et faire se rencontrer près de 8000 personnes en France.
Parallèlement le film a rassemblé plus de 200 000 spectateurs entre avril et juin.
13 000 personnes ont signé la Charte Colibris, ce qui constitue sur les 6 premiers mois de l’année une augmentation de plus de 50%.

2. Passage à l'action
Colibris en accompagnant le film Solutions locales pour un désordre global, a souhaité investir beaucoup de temps et d’énergie dans la mise en mouvement d’un large public. En 6 mois, Colibris a organisé 16 rencontres, 54 ciné-actions et 2 forums ouverts destinés à aider la constitution de groupes d'actions et la mise en oeuvre de projets sur le terrain. Ces 72 rencontres ont permis de mobiliser directement 7900 personnes, dont 70 entrepreneurs lors du forum des entreprises organisé à Bordeaux les 3 et 4 juin dernier.

Ces animations ont participé au lancement d'un grand nombre d'actions concrètes. Pour le seul mois de juin, 6 initiatives ont été lancées localement : deux nouvelles Amap, la révision de deux manuels scolaires avec Nathan, deux groupes de transition, un événement à Biarritz sur l’autosuffisance alimentaire…
La carte des projets s’est quant à elle enrichie de 80 nouvelles initiatives, ce qui monte à 175 leur nombre total.


DANS LES MÉDIAS

Pierre Rabhi, amoureux de la terre !
"L’été est pour moi un moment de plénitude. Je cesse de voyager pour être avec les miens, dans notre ferme ardéchoise. " Pierre Rabhi.
Extrait de l'article paru dans le magazine Psychologies.

Et pour penser à emporter avec vous le dernier livre de Pierre Rabhi, Vers la sobriété heureuse, publié chez Actes Sud, voici un article intéressant sur Enviscope.com.

Pour retrouver la revue de presse, rendez-vous sur l'espace presse de Colibris.

lundi 26 juillet 2010

BP tue 400 espèces animales

Internationalnews

http://picturepixie.com/wp-content/uploads/brown_pelican_alan_wilson.jpg

BFM TV - IN - Plus de 400 espèces pourraient disparaître du le golfe du Mexique. BP et l'administration Obama ont annoncé avoir retrouvé plus de 2 600 espèces mortes (mammifères, oiseaux, poissons, tortues...). Une catastrophe écologique qui pourrait durer des années, voire des décennies. Le plancton et les micro-organismes détruits servent en effet de nourriture pour les animaux, en particulier pour les poissons et les crevettes.

Les dispersants chimiques sont autant responsables de ce désastre que le pétrole: les petites boulettes formées, tombées au fond de l'eau, qui remonteront avec les courants et les tempêtes, seront absorbées par l'ensemble des animaux. Par ailleurs, plusieurs organisations de défense de la nature ont porté plainte contre BP, accusé de brûler des tortues vivantes en même temps que le pétrole.

Photo: picturepixie.com

Si la video n'apparaît pas, la regarder ici: http://www.youtube.com/watch?v=45gKsvqor9I

Articles liés:




Plus de 80 articles et documentaires dans notre dossier: Dossier marée noire de BP


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-maree-noire-400-especes-disparues-du-golfe-video-hq-1-06-54287125.html

mercredi 21 juillet 2010

catasrophiques sables bitumeux

Au Canada aussi le pétrole fait des ravages sur l'environnement...

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le Golfe du Mexique, des catastrophes environnementales au moins aussi importantes se passent dans l’indifférence générale. C’est le constat de l’ONG Corporate Ethics International, qui a saisi l’occasion de la marée noire pour lancer une campagne contre l’exploitation des sables bitumineux en Alberta, province de l’Ouest du Canada.

Sous le slogan «The other oil disaster», les ONG rassemblées par Corporate Ethics International, dont Les Amis de la Terre, appellent ainsi au boycott de l’Alberta par les touristes.

Pire que la marée noire

Michael Marx, le directeur de Corporate Ethics, est formel: «Nous pensons qu’il n’y a pas de comparaison possible. Les sables bitumineux sont bien pires». Ces sables, dont le principal gisement naturel se trouve en Alberta, sont un mélange de bitume brut (en moyenne, 11,5%), de sable, d’argile et d’eau. En les extrayant et en les transformant, on obtient du pétrole. Mais à un prix environnemental très élevé.

La forêt boréale est la première victime de ce nouveau filon pétrolier. Pour ouvrir les mines, il a fallu raser des hectares entiers de forêt, qui auront peu de chances de se reconstituer après l’exploitation. L’extraction des sables, à grands coups de pelleteuse et avec des allers et retours incessants de camions dégageant des tonnes de CO2, émet des gaz polluants, tels que le méthane ou l’anhydride sulfureux, responsable de l’acidification des lacs et des forêts. On estime que la production d’un baril de pétrole issu des sables bitumineux génère trois fois plus de gaz à effet de serre qu’un baril de pétrole classique.

Une compagnie pétrolière responsable de la mort de 1.600 canards

Des dégâts dans l’air, mais également dans l’eau. Le procédé de séparation des sables et du bitume consomme énormément d’eau, le plus souvent chauffée: il faut deux à cinq barils d’eau pour produire un baril de pétrole. Cette eau puisée dans les rivières de l’Alberta menace la région de sécheresse.

En échange, les industries pétrolières rejettent les eaux usées dans des bassins à l’air libre. Très toxiques, ces eaux tuent les animaux qui s’y abreuvent et dégagent des vapeurs gênantes et potentiellement dangereuses pour les hommes. En Juin dernier, la plus grande compagnie pétrolière canadienne, Syncrude Canada Ltd, a été condamnée en justice pour la mort de 1.600 canards qui s’étaient posés sur une des mares polluées.

Sauver l’Alberta, s’il est encore temps

Dernière touche au tableau: il faut utiliser du gaz naturel pour extraire le bitume, donc puiser dans une ressource fossile pour en exploiter une autre... Une logique que les compagnies pétrolières, alarmées par la vision du «peak oil» (le moment où les stocks de pétrole iront en décroissant) n’ont pas trouvé absurde: l’Alberta fournit 70% du pétrole exploité par le Canada et est depuis 2008 le premier fournisseur des Etats-Unis.

L’Alberta est aujourd’hui une province dévastée: le taux de cancers élevé, les difficiles conditions de travail dans les mines, le paysage ravagé en font une région fantôme. Les ONG ont donc décidé de sonner l’alarme, s’il n’est pas déjà trop tard: sur le site rethinkalberta.com, chacun est invité à signer la pétition pour freiner l’expansion des mines de sables bitumineux et convertir l’économie aux énergies renouvelables.

Audrey Chauvet

mardi 20 juillet 2010

La mort des abeilles

Les abeilles : une mort pas si mystérieuse que ça !

"Sur le plateau [de Millevaches], comme sur toute la planète les abeilles s’éteignent par milliard. Une hécatombe inquiétante qui fait suite à une série d’épisodes dévastateurs au cours des 10 dernières années.
Longtemps considérées comme mystérieuse, une des principales raisons de cette mortalité est aujourd’hui évidente : les pesticides.
Témoignages de trois apiculteurs désemparés par cette situation dont on sous estime les conséquences." (une vidéo de Télé Millevaches).

lundi 12 juillet 2010

Le retour de la Caravane de l'âne errant!

La Caravane de l’Ane Errant repart pour une nouvelle aventure !

Elle restera cette fois en Drôme pour un voyage de Saoû jusqu'au Die, en passant par St-Nazaire-le-Désert puis Châtillon-en-diois.

Cette année, nouveau concept !
Une quinzaine d’artistes de différents horizons sont invités à transhumer ensemble pour un travail de création en résonance avec le territoire : au rythme des ânes et des reliefs, les artistes voyageurs récoltent des traces du territoire qu’ils arpentent. Cette matière s’étoffe d’étape en étape pour donner naissance à des créations insolites et poétiques : installations, morceaux de théâtres, fragments de musiques, contes à emmener en voyage...

Ceci est donc une invitation à venir marcher avec nous et/ou à nous rejoindre pour découvrir le temps d'une soirée ces créations.

Ce projet est un projet de l’association TREFLE. L’équipe de la Caravane est portée par un désir de rendre accessible la culture en milieu rural et de faire connaître des pratiques artistiques originales. Nous souhaitons créer les conditions de la rencontre entre les artistes, entre les artistes et la population, entre les habitants, en toute simplicité et convivialité.

Tout cela peut exister grâce à de nombreuses forces vives : spécial MERCI !!
Mickey et Karine pour les ânes, Yann et Caroline pour le visuel et l’affiche, Grégori pour les balades botaniques, Medhi pour le blog, l’équipe de la transhumance artistique : Céline, Julia, Judith , Marilyne, Raphaël, Mathilde, Flora, Nickolaus, Agnès, Olivier, Stéphanie, Yann, Johanna, et Cécile bien sûr pour la co-organisation de cette aventure !! et puis tout ceux qui nous soutiennent !!

Le programme sortira d’ici 2 semaines. En attendant rendez-vous sur le blog de l’Âne Errant : http://aneerrant.canalblog.com
ou au bout du fil sans fil : 06 70 59 96 95

A bientôt sur les routes! et d'ici là bon été...

Claire

FIN DES TRANSPORTS DE DECHETS NUCLEAIRES ?

Une victoire d'étape gagnée par Greenpeace et vous ! Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. Ces derniers mois, grâce à votre soutien, nous avons pû faire éclater ce scandale auprès du grand public et ainsi mettre la pression sur Areva. Mettons fin à l'opacité sur le nucléaire... Nous avons l'opportunité aujourd'hui de profiter de cette victoire pour dévoiler le vrai visage du nucléaire. Ces prochains jours, en vous mobilisant sur Facebook ou en faisant un don à Greenpeace vous contribuez à nos prochaines victoires sur l'industrie de nucléaire. Je compte sur vous et sur votre détermination pour nous donner les moyens d'agir et de gagner ! Merci à tous et à très bientôt.

http://energie-climat.greenpeace.fr/areva-sapprete-a-arreter-son-trafic-de-dechets-nucleaires-vers-la-russie-greenpeace-a-gagne

EFFETS INDUITS DES PESTICIDES



L'exposition aux pesticides pendant la grossesse
augmente le risque de cancer chez le futur enfant

Un rapport publié le 2 juillet 2010 par CHEM Trust(1) souligne que certaines études montrent une augmentation du risque de cancer chez l'enfant lorsque la mère est exposée aux pesticides. L'exposition pendant la grosesse est la cause la plus systématique de cancer chez l'enfant.

En outre, ce rapport souligne que plusieurs études montrent que les agriculteurs ont plus de risque de développer un cancer au sein d'une population. De plus, un lien fort existerait entre l'exposition aux pesticides et certains cas de lymphomes non-hodgkiniens, de leucémie, de cancers de la prostate et d'autres cancers liés aux hormones.

Les enfants qui côtoient une activité agricole modérée à élevée dans des régions agricoles des Etats-Unis ont plus de risque de développer différents cancers. De surcroît, le rapport du CHEM Trust rapporte qu'un enfant sur 500 développe un cancer avant l'âge de 15 ans dans les pays industrialisés et que pour la moitié des cas, c'est avant 6 ans avant 6 ans.

Enfin, le rapport de CHEM Trust souligne que certains types de cancer ont augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies, désignant les facteurs environnementaux(2) et notamment l'exposition aux pesticides comme facteur déterminant.

Ainsi, en Grande-Bretagne une étude note qu'au cours des trentes dernières années (1975 - 2005) :

les cas de lymphomes non-hodgkiniens ont plus que doublés ;
le nombre de cancers des testicules a doublé ;
le nombre de cancers du sein chez la femme a augmenté de 67 % et a été multiplié par quatre chez l'homme ;
les cas de cancer de la prostate ont triplé.
Enfin, de 1963 à 1998, le nombre de cancer chez l'enfant a augmenté de 35 %(3)...

Lire la suite … http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=2462

Message de Pierre Rabbhi



http://www.dailymotion.com/video/xdx50w_un-message-de-pierre-rabhi_news

samedi 10 juillet 2010

Déchets nucléaires

Aujourd’hui, 9 juillet 2010, Areva arrête officiellement d’envoyer des déchets nucléaires en Russie !

Le trafic de déchets radioactifs durait depuis 1972…

Greenpeace a mis fin à 38 ans de transports de déchets nucléaires français vers la Russie !

Greenpeace a découvert qu’Areva va prématurément cesser d’exporter ses déchets nucléaires en Russie. Alors que le contrat qui unit Areva et l’agence atomique russe Rosatom devait prendre fin en 2014 (1), les Russes ont décidé de rompre dès le 11 juillet prochain cette collaboration qui dure depuis 1972 !

La polémique internationale créée ces derniers temps notamment grâce aux actions de Greenpeace a eu raison de ce scandale !

Un scandale révélé par Greenpeace
Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. En octobre 2009, la diffusion de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, « Déchets : le cauchemar du nucléaire » relance la polémique. N’obtenant aucune explication satisfaisante de la part d’Areva, le ministre de l’Écologie et de l’Énergie saisit le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui ouvre une enquête. Prévus pour janvier 2010, les résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de juin. Plus de détails ici : http://bit.ly/d7ynKp

Les mensonges d’Areva…
Tout au long de cette bataille, Areva n’a cessé de mentir pour essayer de justifier ces exportations. Aujourd’hui l’industriel essaie de faire croire que l’arrêt des exportations était prévu de longue date… La journaliste de Rue89 qui a réalisé une enquête complète sur cette affaire a eu bien des difficultés pour obtenir des réponses. Son article sur le sujet est visible ici : http://bit.ly/cUrXJy

Un scandale qui s’arrête, une bonne nouvelle !
Greenpeace considère qu’exporter ces déchets en Russie est contraire à loi russe sur la protection de l’environnement datant de 1989 qui interdit les importations de déchets nucléaires. Mais aussi à la directive européenne de 2006, relative à la surveillance et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire usé (4).
Ce texte stipule que l’expéditeur de déchets nucléaires doit s’assurer des bonnes conditions de sûreté dans lesquelles ils vont être disposés dans le pays dans lequel il les envoie. Aujourd’hui, ni Areva, ni EDF, ni même les autorités françaises ne sont en mesure de contrôler les conditions de sûreté en Russie, comme l’a confirmé l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Greenpeace a donc porté plainte devant la Commission européenne car, en expédiant leurs déchets nucléaires en Russie, les industriels français ne respectent pas cette directive.

(1) voir lettre du ministre russe de l’énergie http://bit.ly/cYCz7u
(2) http://bit.ly/cOAWGz, dernier paragraphe page 14
(3) www.greenpeace.fr/rapport-dechets-russie
(4) à consulter sur http://bit.ly/bDkIo9

jeudi 8 juillet 2010

Victoire provisoire pour les baleines

Victoire, le moratoire de la chasse à la baleine est maintenu !

Grâce à l’appui de 1 200 000 signatures recueillies par le site Avaaz, le moratoire sur la chasse à la baleine est maintenu.
Certains peuvent se demander ce que l’on peut faire pour changer le monde, agir contre les dérives actuelles de notre société ; cette pétition est un excellent exemple d’action citoyen qui peut être menée au niveau international.
Je vous retransmets le courrier de remerciements de l’équipe d’Avaaz.

Chers amis,

Nous avons réussi ! La proposition de légalisation de la chasse à la baleine a été enterrée au Maroc — et notre campagne a contribué à faire pencher la balance du bon côté.
En seulement quelques semaines, nous avons construit ensemble la plus grande pétition pour la protection des baleines jamais signée, réunissant plus d’1,2 million de citoyens, et nous l’avons remise directement aux principaux négociateurs de la Commission Baleinière Internationale réunis à Agadir. A la fin du sommet, ils ont décidé de maintenir le moratoire sur la chasse à la baleine vieux de 24 ans.
Le lobby pro-chasse a tenté de recourir à des manoeuvres politiques pour obtenir le texte dit de "compromis" équivalant à un quota de chasse à la baleine. Mais alors que la tension montait dans ces négociations à huis clos, notre gigantesque pétition est apparue sur la Une de la BBC World et dans une longue dépêche AFP, et nous avons agi avec les délégations proches de nos vues et d’autres partenaires pour mettre la pression là où elle était la plus utile, afin d’attirer encore plus l’attention de l’opinion internationale.

Le Ministre australien de l’Environnement Peter Garrett a reçu notre pétition et à travers lui l’ensemble des pays défenseurs du moratoire. Face aux médias du monte entier, il a déclaré : "Merci beaucoup à Avaaz. C’est un réel plaisir d’être ici et d’accepter cette pétition(...). J’estime que les voix des peuples du monde doivent être entendues. Je les ai clairement entendues aujourd’hui. "

La délégation américaine nous a accueilli par ces mots : "Avaaz ! Nous avons vu votre grande affiche à l’aéroport !" On nous a aussi rapporté les propos animés de négociateurs évoquant le compteur géant que nous avions installé face au centre de conférences pour indiquer en temps réel le nombre de signatures dépassant largement le million.

Après la réunion, un négociateur européen nous a confié : "nous avons réussi à maintenir le moratoire en place (...). J’ai suivi les chiffres de la pétition en ligne. J’ai été vraiment impressionné par la vitesse de croissance et les signataires venus du monde entier."

C’est une victoire importante en faveur des baleines — et pour la mobilisation citoyenne mondiale. Ensemble, nous avons démontré que les décisions internationales peuvent être influencées par une seule initiative bien coordonnée et qui réunit des citoyens du monde entier.

Mais en remportant cette bataille, nous ne garantissons pas encore la protection des baleines — la flotte japonaise dite "scientifique" est déjà en route pour exploiter les failles de la Commission Baleinière Internationale et tuer des centaines de baleines.
Si nous voulons gagner pour de bon, nous devrons mener campagne pour le renforcement et la réforme de la Commission Baleinière Internationale, et pour mobiliser les citoyens dans les pays où les gouvernements soutiennent la chasse commerciale, comme le Japon — où l’équipe au pouvoir connaît Avaaz et où par le passé nous avons fait changer la politique environnementale.
Nous pouvons y arriver, si nous sommes suffisamment nombreux à faire une petite contribution régulière. Nous avons déjà réuni 6000 donateurs hebdomadaires réguliers — si nous parvenons à 10 000 donateurs, nous pourrons commencer à financer des campagnes au Japon et dans d’autres pays clés. Cliquez ici pour parrainer l’action d’Avaaz et atteindre notre objectif :

https://vlsecure.avaaz.org/fr/whales_reportback_6/

En seulement 3 ans d’existence, notre mouvement a rassemblé des millions de membres autour d’une idée démocratique simple : le pouvoir des citoyens peut être mobilisé et obtenir des victoires face à de puissants groupes d’intérêts. Qu’il s’agisse de la protection des baleines, de la lutte contre la corruption, du soutien aux forces démocratiques, ou de la lutte contre le changement climatique, nous agissons ensemble pour réduire l’écart entre le monde tel qu’il est et le monde voulu par la grande majorité d’entre nous.
A présent, si un certain nombre d’entre nous décident de faire un don pour soutenir les campagnes d’Avaaz financées par ses membres, nous aurons plus de force pour remporter encore plus de victoires.
Avec espoir,
Ricken, Alice, Paul, Mia, Ben, Luis, David, Graziela, Milena et toute l’équipe d’Avaaz

lundi 5 juillet 2010

Y a t ' il un avenir heureux sur terre ?

"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle


Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian rapporte une interview bien pessimiste du célèbre scientifique australien Frank Fenner. Pour lui, nous avons déjà scellé le destin de l'Humanité : dans moins de 100 ans, les sociétés humaines ne seront plus...

Dans une interview accordée au quotidien national The Australian, et publiée le 16 Juin 2010, Frank Fenner, professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, prédit la disparition de l'Humanité dans les 100 prochaines années.

Ce mauvais augure pourrait prêter à sourire, mais le scientifique de 95 ans a une carrière impressionnante : Membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society, son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. Il a notamment été impliqué dans la disparition du virus responsable de la variole et dans la lutte contre la surpopulation de lapins en Australie via l'introduction volontaire du virus de la myxomatose dans les années 50.

Officiellement en retraite depuis des dizaines d'années, ce scientifique renommé poursuit toujours ses travaux de recherche et ses écrits, en se déplaçant quotidiennement à l'institut de médecine John Curtin de l'Université nationale australienne, dont il fut directeur de 1967 à 1973.

Sa compréhension approfondie de l'évolution des espèces n'a jamais entamé sa fascination pour l'observation sur le terrain. Du niveau moléculaire aux planètes, Frank Fenner s'intéresse à tous les écosystèmes. Il a commencé à publier ses premières études environnementales au début des années 70 lorsque l'impact des sociétés humaines sur notre planète devenait problématique.

De quoi inspirer confiance, ou au moins de l'intérêt pour ses déclarations.

"Nous allons disparaître. Quoique nous fassions maintenant, il est trop tard"

Cette affirmation de Frank Fenner a de quoi inquiéter, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une vision sur des millions d'années mais d'une prédiction pour le siècle en cours !

Pour Frank Fenner et d'autres scientifiques reconnus comme Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succèderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans.
Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.

En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis(1)...

L'explosion démographique en cause : "il y a déjà trop de monde"

A l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner incrimine l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

Selon l'ONU, le nombre d'humains devrait dépasser 6,9 milliards cette année(2). Vu l'inertie de nos sociétés et décideurs politiques sur l'urgence et l'importance des mesures à prendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, Fenner demeure pessimiste : "Nous allons subir le même sort que les personnes sur l'île de Pâques. Le changement climatique ne fait que commencer. Mais nous pouvons déjà voir des changements remarquables dans la méteo."

"Les Aborigènes nous ont montré qu'en l'absence de science et d'émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique, ils pouvaient survivre pendant 40 000 à 50 000 ans. Mais notre monde ne le peut pas. L'espèce humaine est susceptible de prendre le même chemin que beaucoup d'espèces que nous avons déjà vu disparaître." déclare t-il dans son interview.

"Homo sapiens devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde [sur Terre]" ajoute -til.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.

Un peu d'optimisme avant le naufrage de l'Humanité ?

Stephen Boyden, collègue et ami de Fenner, pense qu'il y a un profond pessimisme chez certains écologistes, mais que d'autres sont plus optimistes : "Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous nourrissent encore l'espoir que la situation entraînera une prise de conscience et, par conséquent, les changements révolutionnaires nécessaires pour atteindre la durabilité écologique".

Stephen Boyden ajoute : "C'est là que Frank et moi sommes différents. Nous sommes tous deux conscients de la gravité de la situation, mais je n'accepte pas qu'il soit forcément trop tard. Bien qu'il y n'ait qu'une lueur d'espoir, cela vaut la peine de résoudre le problème. Nous avons la connaissance scientifique pour le faire, mais nous n'avons pas la volonté politique."

A ce titre, Frank Fenner a ouvert le 23 juin 2010 le symposium "Healthy Climate, Planet and People"(3) à l'Académie australienne des sciences. Cette conférence vise justement à combler le fossé entre la science et les politiques environnementales.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

Notes

  1. La Terre sur un fil, Eric Lambin - Le Pommier, 2010
  2. Une population de 9 milliards de terriens en 2050... - notre-planete.info, 04/2009
  3. Healthy Climate, Planet and People- Fenner conference 2010 - ANU

Source

Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian, 26/06/2010

Auteur

Christophe Magdelaine - notre-planete.info (tous droits réservés)

mercredi 30 juin 2010

Confiscation des terres indiennes

Au Pérou, les Indiens ignorés par Perenco et son projet d'oléoduc

Un Indien lors d'une barricade à l'entrée de Yurimaguas, le 11  juin 2009 (Enrique Castro-Mendivil/Reuters).

En Amazonie péruvienne, la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco se prépare à construire un important oléoduc sur le territoire d'Indiens isolés. Un an après le massacre de Bagua, ce projet gigantesque destiné à acheminer le pétrole depuis l'Amazonie jusqu'à la côte pacifique péruvienne, provoque la colère de la population indigène.

Courant juin, Perenco a annoncé avoir transporté plus de 50 000 tonnes de matériel et de produits consommables, dans une région reculée de l'Amazonie péruvienne, pour construire un nouvel oléoduc, ce qui, aux dires de la compagnie, représenterait l'équivalent de sept Tours Eiffel.

Le gisement de pétrole convoité, évalué à 300 millions de barils, représenterait la plus grande découverte en la matière de ces trente dernières années dans ce pays. Deux autres compagnies pétrolières, Repsol-YPF et ConocoPhillips, espèrent déjà prospecter dans cette région et utiliser les installations mises en place par Perenco.

Le ministère péruvien de l'Energie a approuvé le rapport de synthèse de l'étude d'impact environnemental signalant les conséquences potentielles de ces infrastructures, bien que ce projet de grande envergure menace la survie d'au moins deux groupes d'Indiens isolés, soit environ une centaine de personnes, et la zone de plus grande biodiversité d'Amérique du Sud.

Perenco conseille d'« effrayer » et « repousser » les Indiens

A aucun moment Perenco n'a fait mention de la présence d'Indiens non-contactés dans cette région. Un cahier de consignes a toutefois dû être préparé à la demande du ministère au cas où les ouvriers du chantier entreraient en contact avec des Indiens isolés. La compagnie leur recommande donc désormais « de les effrayer et de les repousser ».

Perenco continue de nier l'existence d'Indiens isolés sur ce territoire malgré des preuves physiques formelles. Des recherches anthropologiques indépendantes ont en effet attesté de leur présence dans cette région, recherches qui ont été reconnues valides par Barrett Resources, la compagnie ayant précédé Perenco sur ce territoire, le gouvernement régional et un institut de recherche réputé.

En juillet dernier, un article du Gardian a par ailleurs révélé qu'un cabinet conseil agissant sur demande de Perenco aurait volontairement exclu de son rapport final les preuves attestant de l'existence d'Indiens isolés dans la région de prospection. Un co-auteur de ce rapport affirme :

« La présence d'Indiens isolés dans cette région ne laisse aucune place au doute […] j'ai été très contrarié lorsque j'ai lu la version finale du rapport ».

Il est donc évident que les activités de cette compagnie violent la législation internationale relative aux droits des peuples indigènes.

En novembre dernier, Perenco était arrivé troisième au prix Pinocchio des Amis de la Terre dans la catégorie droits de l'homme, prix visant à dénoncer les entreprises françaises qui ont « perpétré les violations les plus graves des droits de l'homme ».

Un an après le massacre de Bagua, rien a changé pour les Indiens

Si ces activités de prospection provoquent un tollé médiatique, notamment du fait des campagnes d'ONG tel Survival International, elles sont également vivement critiquées par les organisations indigènes du Pérou.

En juin 2009, les Indiens d'Amazonie s'étaient fortement mobilisés en réponse à l'adoption préalable par le gouvernement péruvien de décrets permettant aux compagnies de s'implanter sans difficulté sur les territoires indigènes.

Ces contestations pacifiques avaient été sévèrement réprimées par les forces armées péruviennes à Bagua, faisant 34 morts et 155 civils blessés.

Mais un an après ce soulèvement, la situation des Indiens d'Amazonie ne s'est pas améliorée. Leur pleine participation à ces projets de grande envergure réalisés sur leurs territoires n'est toujours pas garantie.

Alberto Pizango, leader de l'AIDESEP, l'Association interethnique pour le développement de la forêt péruvienne, n'a pas hésité dès son retour après onze mois d'exil politique au Nicaragua, à condamner les agissements de Perenco.

Il y a donc une importante contradiction entre les revendications des Indiens, qui ne demandent que le respect des instruments de droit nationaux et internationaux, et les actions du gouvernement. Une nouvelle loi portant sur la consultation préalable des peuples affectés par des projets sur leurs propres territoires a pourtant été adoptée en mai dernier, mais le gouvernement péruvien s'obstine à voter de nouvelles lois en faveur des Indiens, sans appliquer celles qui existent.

Photo : un Indien lors d'une barricade à l'entrée de Yurimaguas, le 11 juin 2009 (Enrique Castro-Mendivil/Reuters).

mardi 29 juin 2010

Les palestiniens veulent la Paix



Sondage : la plupart des Palestiniens souhaitent la paix avec Israël

Selon un étude norvégienne menée en Cisjordanie et à Gaza, 89% des Palestiniens se prononcent en faveur d’élections législatives cette année, et 84% croient en la victoire du Fatah

sur le site de Ha’aretz

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

Une majorité de Palestiniens soutient un accord de paix avec Israël et pense que l’Autorité palestinienne doit s’abstenir d’user de violence pour atteindre ses objectifs politiques, révèle un sondage réalisé par l’institut Fafo.Selon Fafo, une fondation internationale vouée à la recherche multidisciplinaire basée en Norvège, 73% des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza se prononcent en faveur de négociations de paix avec Israël, mais soulignent qu’un gel de la colonisation doit constituer un préalable aux pourparlers.

Cette étude montre aussi une montée du soutien palestinien à l’arrêt des tirs de roquettes depuis Gaza contre Israël (53% en faveur de l’arrêt en 2009, 61% en 2010). Une majorité des Palestiniens ayant accepté de répondre au questionnaire ont dit faire davantage confiance dans la direction du Fatah et Mahmoud Abbas que dans celle du Hamas. Selon cette étude, le soutien au Hamas à Gaza aurait baissé par rapport à 2008.

En outre, plus de 89% des Palestiniens sont en faveur de nouvelles élections législatives cette année, mais seulement si elles sont organisées à la fois en Cisjordanie et à Gaza avec la participation du Hamas. Le sondage révèle également que si les élections étaient organisées cette année, 84% des personnes interrogées pensent que le Fatah l’emporterait. Cela dit, un tiers des personnes interrogées pensent que ni Abbas ni Ismaïl Haniyeh (Hamas) ne sont en position de diriger l’Autorité palestinienne, et affirment qu’elles n’iront pas voter.

Cette étude, menée depuis ces 3 dernières années au sein de l’Autorité palestinienne, montre qu’après la guerre de Gaza de décembre 2008, le soutien au Hamas a d’abord augmenté, pour baisser régulièrement depuis lors. L’échantillon a été établi de manière aléatoire parmi une population âgée de 18 ans et +. Parmi les 960 personnes interrogées en Cisjordanie et les 933 à Gaza au cours du mois de mai 2010, l’étude montre que les Palestiniens sont partagés au sujet d’une déclaration d’indépendance de la Palestine.

Les entretiens ont été menés sur 66 points dans les 2 zones (Cisjordanie et Gaza). Cependant, les chercheurs atténuent leurs résultats en précisant : "Il y a des gens qui refusent de répondre à la question, disant qu’ils n’ont pas l’intention de voter, ou qu’ils ne savent pas quel candidat ou parti soutenir"

La Paix Maintenant

samedi 26 juin 2010

23 000 dauphins massacrés au Japon : que se passe-t-il exactement dans la baie de Taiji ?


MassacresdedauphinsTaijiLamerrougesa1.jpgLa mer rouge sang à Taiji
DR

Vous le savez peut-être, chaque année, des milliers de dauphins sont massacrés de part et d'autre du Japon... en tout, plus de 23 000... Et la petite baie de Taiji concentre à elle seule plus d'un dixième de ces victimes.

Pour quelles raisons ces êtres sensibles et intelligents se font-ils massacrer ?

La réponse tient en ces quelques mots : pour leur viande, et pour le spectacle. Pour le spectacle, oui. Cette formulation peut choquer, révolter, et pourtant... Si les pêcheurs de la baie de Taiji capturent chaque année des milliers de dauphins, c'est avant tout pour satisfaire la demande qui émane des delphinariums du monde entier. Un dauphin destiné aux parcs aquatiques se revend jusqu'à 150 000 $ ! Autant dire que c'est une vraie manne pour les pêcheurs, une activité plus que lucrative, un véritable business, entretenu par des parcs qui prétendent mener des spectacles "éducatifs"... Et dont le but avoué serait de favoriser une meilleure connaissance et une protection plus effective des dauphins et des cétacés !
Mais qu'y a-t-il d'éducatif à voir des dauphins contraints par la faim à effectuer pirouettes et pitreries ? Et surtout, comment peut-on se prétendre protecteur des dauphins sauvages quand on participe à une industrie de la captivité qui mène au massacre d'innombrables cétacés ?

Après Le Tri, Le Massacre...

Sur tous les dauphins capturés dans la baie de Taiji, une toute petite partie est sélectionnée par les dresseurs des delphinariums. Ce sont seulement les plus beaux spécimens (des femelles Tursiops Truncatus, celles qui ressemblent à Flipper) qui sont épargnés pour être revendus à des prix exorbitants.Tous les autres sont ensuite rabattus dans la petite baie situés non loin. C'est là, à l'abri des regards, qu'ils sont massacrés dans des conditions atroces, avant d'être dépecés, pesés et emballés pour finir sur les étales des marchés, dans les restaurants et même, jusqu'à il y a peu, dans les cantines scolaires de la ville... Un dauphin mort rapporte ainsi 600 $. C'est beaucoup moins qu'un dauphin captif, certes. Mais pourquoi se priver d'une source de revenus complémentaires ?

Le pire dans cette histoire, c'est que la grande majorité les Japonais ne sont pas au courant de ces massacres. Jusqu'à la sortie du documentaire The Cove, les médias nippons pratiquaient un black-out médiatique complet sur cette activité.

Et la viande de dauphin elle-même est souvent vendue comme de la viande de baleine !

Contre Qui Nous Battons-Nous ?

Je sais que ce récit est difficile à supporter. Pourtant, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur une telle situation. Les dauphins, animaux adorés dans la plupart des cultures et reconnus par les scientifiques comme les plus intelligents de la planète avec les hommes, sont nos "frères marins", ou nos "cousins" pour reprendre le mot de Luc Besson.

Le peuple japonais en lui-même n'est pas l'ennemi des dauphins. C'est même avant tout par lui que doit passer le changement.Si vous avez vu The Cove, vous l'aurez bien compris : les Japonais sont eux-mêmes sont victimes des pratiques de quelques groupes de pêcheurs, qui leur revendent une viande de dauphins hautement contaminée par le méthyle de mercure.

Ceux contre qui nous devons nous battre, ce sont ceux qui tentent d'empêcher que la vérité sur ces massacres émerge. Ceux qui, récemment, ont réussi à annuler la projection de The Cove au Japon, ceux qui préfèrent que la boucherie se fassent en secret, ceux qui sont prêts à tout pour que le peuple du Japon ne soit jamais mis au courant ! C'est contre cette minorité que nous devons lutter. Et notre meilleur moyen d'action, c'est de faire un maximum de bruit et de permettre à ceux qui sont déjà sur place de continuer à agir, jour après jour, campagne après campagne... pour que le secret soit enfin et totalement dévoilé.

mardi 22 juin 2010

Destruction de la faune marine...


Difficiles marchandage autour de la baleine
PLANETE - La chasse à la baleine au coeur d'enjeux diplomatiques...
Après les remous causés par le thon rouge, c’est maintenant la baleine qui risque de faire des vagues. L’organisme chargé de réguler la chasse des cétacés dans le monde, la Commission baleinière internationale (CBI), tient sa réunion annuelle du 21 au 25 juin à Agadir (Maroc). 88 pays y décideront de l’avenir des tueries à la baleine.
Un marchandage avec les voyous des mers ?
Au centre des débats : une révision du moratoire qui régule la chasse à la baleine depuis 1986. L’interdiction de la chasse commerciale est actuellement violée par trois pays (Islande, Norvège et Japon). L’Islande et la Norvège bénéficient d’un régime dérogatoire qui leur permet de fixer leurs propres quotas de tueries tandis que le Japon bénéficie d’une dérogation au titre de la chasse «scientifique» bidon : sous couvert de programmes de recherche, le Japon prélève des centaines de rorquals tous les ans dans le Pacifique nord.
Le compromis proposé par la CBI autoriserait cette chasse mais en instaurant des quotas pour les dix prochaines années. Il pourrait permettre de mieux contrôler le nombre de prises et de sauver entre 4.000 et 5.000 baleines sur dix ans, selon le président de la CBI. Mais cette proposition est loin de satisfaire tout le monde et l’avenir des cétacés.
Corruption et oppositions
La France a ainsi annoncé qu’elle considérait la proposition de la CBI «clairement insuffisante en vue d’assurer la conservation des baleines». L’Australie et la Nouvelle-Zélande y sont fermement opposées.
De son côté, le Japon essaye par tous les moyens d’obtenir cette levée du moratoire, quitte à corrompre quelques pays pour obtenir leurs votes. Le Sunday Times révélait la semaine dernière que le Japon aurait payé des représentants de plusieurs Etats insulaires et d’Afrique. Bien que le Japon ait démenti ces allégations, les représentants des pays achetés ont admis avoir reçu des promesses d’aide du Japon ou des cadeaux sous forme d’argent ou de prostituées.
La baleine : prédation des biens communs de l’ humanité
Dans les pays pro-chasse, on se frotte déjà les mains à la perspective de pouvoir exporter les produits issus de la baleine. Selon la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (WDCS), des milliers de brevets ont été déposés pour faire entrer les baleines dans la production de «balles de golf, teintures pour cheveux, lessives écologiques, bonbons, boissons diététiques et même biodiesels».
La Norvège investit particulièrement dans les utilisations pharmaceutiques de la baleine (médicaments contre l’arthrite et les rhumatismes, psoriasis et maladies cardiaques). Le Japon promeut l’usage alimentaire de la baleine, avec les inévitables sushis mais aussi le bacon, les saucisses ou le jambon de baleine.
L’éthique et la congruence européenne
Quant à l’Islande, où la faible demande sur le marché intérieur l’oblige à exporter la viande de baleine, elle développe les aliments pour le bétail ou l’aquaculture à base de baleine.
L’Islande pourrait cependant voir son processus d’adhésion à l’Union Européenne, dont les pourparlers commenceront le 24 juin à Bruxelles, fortement ralenti par sa position sur la chasse à la baleine. L’Union Européenne la proscrit formellement et l’Allemagne a déjà fait du renoncement à la chasse à la baleine une condition absolue pour l’entrée de l’Islande dans l’UE. Reykjavik compte demander une exemption, arguant du caractère traditionnel et culturel(?) de la chasse à la baleine.
C.V.

mardi 15 juin 2010

Aller vivre dans l'écolieu des Puits de Lachaud

De : "jeanlahoule jeanlahoule@laposte.net
Message de jeanlahoule de Paris (01 43 08 68 00)

Bonjour,

Nous sommes à la recherche de personnes susceptibles de venir s'installer à demeure dans notre écolieu, LES PUITS DE LACHAUD
situé en Combraille (limite Creuse/Puy de Dôme) (orientation communautaire, écologique, etc.) aimant jardinage, bricolage, rénovation ....
et se trouvant dans un des cas suivants :
1°) Porteurs de projets(*) à valeur économique, c'est à dire capables de gagner leur vie dans leur projet s'il est mené à bien.
2°) Personnes ayant des revenus garantis (personnes à la retraite, pensionnés) éventuellement Rmistes (RSA)
3)° Personnes susceptibles d'investir un capital pour achat de parts de la SCI
4°) Personnes ayant une autre idée originale, des initiatives ...
Loyer et pension à prévoir
(*) soit à l'extérieur, soit dans l'écolieu
L'idéal : activités artistiques, musicales, professions libérales, activités agricoles ou fermières de proximité, activités artisanales.
NB : région avec très peu de tourisme. (pas de plage au soleil ! )
Si tu penses pouvoir répondre positivement, il est essentiel que tu répondes maintenant et sans délai.
Les listes de discussion YAHOO de Projetorgone et des Puits de Lachaud comptent 130 personnes, dont 20 ont signalé un projet sérieux ...
Tout va se jouer dans les semaines qui viennent, dont l'organisation de sessions cet été pour regrouper les candidats.
En Septembre, les jeux seront faits. Soit nous aurons trouvé les occupants permanents des Puits de Lachaud soit,
... nous irons voir ailleurs si j'y suis...
Les lieux peuvent héberger de façon permanente 4 à 8 personnes. Voire plus quand la restauration sera terminée.
Nous avons beaucoup de place pour des ateliers.
Aucun problème d'eau (5 puits ! + eau de ville )
Surface disponible : 3,5Ha de grasses prairies
Possibilité de salles pour groupes

à très bientôt donc
bien amicalement, Jeanlahoule

http://lespuitsdelachaud.free.fr
http://projetorgone.free.fr

Eviter l'entrée massive des OGM en Europe


A vous qui rêvez de manger des OGM et d'en faire déguster à vos enfants :

La Commission Européenne vient d'autoriser l'entrée de la culture d'OGM en Europe, contre le souhait des citoyens, et contre l'avis de plusieurs Etats Membres.

La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu'elle soit soutenue par un minimum de 1 million de citoyens européens. Aujourd'hui, et après 1 mois d'action, Greenpeace et Avaaz ont réussi à rassembler plus de 800.000 signatures.

Voici le lien vers la pétition : ça vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d'obtenir un moratoire au niveau européen, et d'éviter l'entrée massive en Europe de cultures invasives.
https://secure.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/
faites passer le message.

vendredi 11 juin 2010

Chant Sourcier animé par Morice Benin du 3 au 7 juillet 2010


Thème : “Réinventer sa vie”
de samedi 3 au mercredi 7 Juillet 2010 inclus
(arrivée possible dés le vendredi soir et départ possible le jeudi matin),
chez les amis du “Prasada”, auberge bio-végétarienne à Bellegarde en Diois (26470)
Cinq jours pleins, dans un cadre superbe et sauvage. Ressources multiples naturelles et grandes salles agréables. ProgrammeAxe principal
• écrire sous le thème fondateur de la “transformation” (propositions et fer de lance avec quelques proverbes chinois et chamaniques et des photographies)…
• habiller musicalement ces textes puis de les accompagner et de les interpréter en travaillant sa voix, sa respiration, son sens du rythme, son timbre (exercices d’harmonisation et de yoga vocal).En périphérie
• initiation matinale au Taï Chi (en extérieur)
• découverte d’une certaine “chanson d’auteur” méconnue
• échange de “coups de coeurs” (livres et CD…)En point d’orgue
Restitution le dernier soir, sous forme d’un petit concert offert, sans prétention mais avec conviction. Enregistrement.Prix tout compris pour les cinq jours : 470 euros (repas bio-végétariens, chambre et animation). Arrhes 70 euros à l’inscription - Possibilité de régler en 2 ou 3 fois.
Nombre de participants limité. Inscriptions directement au “Prasada”.
Marijke et Michael : 04 75 21 40 74 – info@hotel-prasada.com

jeudi 3 juin 2010

nvitation à la réunion du lundi 07 juin : préparation du week-end des 02/03 octobre sur l'Eco Habitat et Habitat partagé

Les Quatre Saisons d’Ecologie au Quotidien

Organisation des Journées Eco-Citoyennes d’Ecologie au Quotidien


L’association Ecologie au Quotidien vous invite à participer à l’organisation de ses prochaines Journées Eco-Citoyennes qui se dérouleront le week-end des 02/03 octobre 2010 à Moun Païs à l’éco-site d’Eurre- 26

L’idée est d’organiser une journée de visites d’éco-sites et une de rencontres, d’échanges, de partages d’expériences autour du thème de l’éco-habitat, l’habitat partagé, groupé, intergénérationnel…

Réunion : le lundi 07 juin 2010 à 18 h
Lieu : A l’Arrêt Public, rue de la République à Crest -26

Ces journées seront organisées en partenariat avec des organismes locaux :

1- Conseil Local de Développement du Diois - Commission « Eco-Habitat »
(Relier élus, entreprises et habitants sur un partage de savoirs et d’expériences –
Question de la création et de l’accompagnement d’un groupe d’habitat partagé.)

2- Conseil Local de Développement du Val de Drôme- Commission « Habitat »
Travail avec les élus sur les dynamiques communales : faire du lien entre les élus de différents territoires et les habitants.

3- Unir et Relier - 26 : Construire des maisons en paille/bois

4- Réseau Sud-Est de l’Eco-Habitat : partage d’expériences sur l’habitat groupé

5- Festival Est/ouest : Comparaison de l’habitat partagé entre la Sibérie et la Drôme avec un intervenant du CNRS.

5- Eco-Architectes, éco-constructeurs et éco-constructeurs: à contacter : Hubert Fèvre, Véronica Estasse, Alain Arnaud-Ar’Terre, Olivier Sidler, Quint’essence, CAUE,…

6- GRETA-Viva 5 – Die : Formations à l’éco-construction

7- …


Merci de nous informer de votre participation,
Amicalement,
Anne Tesson pour Ecologie au Quotidien

ASSAUT CONTRE LA FLOTILLE POUR GAZA

Communiqué d'AVAAZ France
Un choc dans le monde entier.

Le monde entier est sous le choc après l'assaut d'Israël sur la flottille qui tentait d'apporter de l'aide humanitaire à Gaza. Il est temps d'obtenir dès maintenant une enquête complète et la levée blocus de Gaza. Signez la pétition mondiale, puis faites suivre le message:
Signez la pétition http://www.avaaz.org/fr/gaza_flotilla_3/?cl=592559601&v=6412

Israël, comme n'importe quel Etat, a le droit de se défendre, mais le raid sur la flottille représente un usage scandaleux et meurtrier de la force pour défendre une politique tout aussi scandaleuse et meurtrière: le blocus de Gaza par Israël qui réduit la vie de deux tiers des familles gazaouies à se demander chaque jour si elles trouveront de quoi se nourrir.

L'ONU, l'Union Européenne, et presque tous les gouvernements et organisations multilatérales ont déjà appelé Israël à lever ce blocus et, à présent, à lancer une enquête complète sur l'attaque de la flottille. Mais sans une pression massive exercée par les citoyens, la réponse des principaux dirigeants mondiaux risque de se limiter à de simples déclarations -- comme ils l'ont fait tant de fois par le passé.

A nous de faire résonner un appel mondial assez fort pour être écouté. Rejoignez la pétition pour une enquête indépendante concernant l'attaque, afin que les responsables soient tenus de rendre des comptes, et pour la fin du blocus de Gaza -- cliquez pour signer la pétition, puis faites suivre ce message à tous vos proches:

http://www.avaaz.org/fr/gaza_flotilla_3/?vl

La pétition sera remise à l'ONU et aux principaux responsables politiques dans le monde dès que nous atteindrons 200 000 signatures -- puis à chaque opportunité, au fur et à mesure des réponses que nos dirigeants formuleront et de l'ampleur que prendra notre appel. Une pétition très large en ce moment de crise peut montrer à nos responsables politiques que des communiqués de presse et des déclarations solennelles ne sont pas suffisants -- et que les citoyens redoublent d'attention et demandent des actes.

Alors que l'Union Européenne s'apprête à décider ou non de l'expansion de ses accords commerciaux spéciaux avec Israël, qu'Obama et le Congrès américain définissent le budget qui sera alloué l'an prochain à l'aide destinée à l'armée israélienne, et qu'enfin les pays voisins comme la Turquie et l'Egypte définissent leur réponse diplomatique à la crise, c'est le moment de faire entendre la voix des citoyennes et citoyens. Toute la lumière doit être faite sur les responsabilités dans l'attaque de la flottille, et l'heure est venue pour Israël de respecter le droit international en mettant un terme au blocus de Gaza. Signez dès maintenant et faites suivre ce message:

http://www.avaaz.org/fr/gaza_flotilla_3/?vl

Partout dans le monde, nous sommes une grande majorité à partager le même souhait: deux Etats viables et libres, Israël et la Palestine, vivant côte à côte. Mais le blocus, et la violence utilisée pour le maintenir, nous éloigne toujours plus de cette issue. Comme l'indiquait un journaliste à ses concitoyens israéliens dans les colonnes du journal Ha'aretz aujourd'hui: "Nous ne défendons plus Israël. Aujourd'hui nous défendons seulement le blocus. Ce blocus est entrain de devenir le Viet-Nam d'Israël."

Des milliers de militants pacifistes en Israël ont manifesté hier et aujourd'hui contre l'attaque et contre le blocus de Gaza lors de rassemblements à Haïfa, Tel Aviv et Jérusalem -- rejoignant les manifestations organisées partout dans le monde. Quelque soit le camp qui a donné le premier coup ou tiré la première balle (l'armée israélienne affirme qu'elle n'est pas à l'origine de l'usage de la violence), les dirigeants israéliens ont décidé d'envoyer des hélicoptères et des troupes d'assaut surarmées pour attaquer dans les eaux internationales une flotte de bateaux convoyant des médicaments et des biens de première nécessité pour Gaza. Aujourd'hui, certains membres du convoi sont morts.

Rien ne pourra les ramener à la vie. Mais peut-être qu'ensemble nous pouvons faire de ce moment tragique un tournant -- il faudra pour cela faire résonner avec conviction notre appel à la justice et rendre incontournable notre rêve de paix.

Avec espoir,

Ricken, Alice, Raluca, Paul, et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES:

NouvelObs: Récit, heure par heure, des événements liés à l'assaut de la flotille:
http://www.avaaz.org/nouvellesobs_assaut_flotille_gaza

AFP: "L'assaut contre la flottille pour Gaza: un désastre pour l'image d'Israël" et pour la suite des négociations de paix:
http://www.avaaz.org/afp_consequences_attaque

Le Monde, "Pour la presse israélienne, cette opération est un échec":
http://www.avaaz.org/lemonde_presse_israelienne

Rue89, Réaction de l'historienne Esther Benbassa à l'assaut de la flotille
http://www.avaaz.org/rue89_analyse_assaut_flotille_gaza

Le Monde, "Les chemises moisies de Gaza", les conséquences du blocus de Gaza:
http://www.avaaz.org/lemonde_blocus_gaza