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jeudi 26 juin 2014

8ème Réunion participative de travail pour le projet 2015 : "Ralentir...Vivre la sobriété heureuse"....



Nous vous invitons à participer à la  prochaine réunion d'Ecologie au Quotidien :
Le mercredi 09 juillet 2014, Salle Beauvoisin de Die ( sous la salle Polyvalente).
- à 17h : C.A (dernier avant l’été)
- à 18h : Comité d'Ethique (Premier sur le projet 2015)
- à 19h30 : pour un repas partagé
et à 20h30 : Travail sur le Projet 2015 (dernières propositions)
Amicalement,
Anne Tesson pour Ecologie au Quotidien

À l’heure d’internet et de la 4G, la planète semble tourner trop vite, affole les compteurs, avale des rêves, des vies humaines. Depuis l’avènement de l’industrialisation et du Kapitalisme mondialisés, le TEMPS nous est confisqué. Le tic-tac de l’horloge s’est imprimé dans nos cerveaux pour nous rappeler à chaque minute, qu’il n’y a pas de temps à perdre, il faut produire.
Une fabrique de CHRONOSHOMMES.
La dictature de l’urgence divise notre monde : suractivité et hyperconsommation pour les uns, désœuvrement et famines pour les autres.
URGENT RALENTIR ... Certains le pratiquent déjà, individuellement ou collectivement. Les gestionnaires des gouvernements occidentaux ne le prennent pas en compte et nous précipitent contre le mur.
Il est temps de suspendre les hostilités, de faire le grand remue-ménage pour apaiser notre remue-méninges sous les crânes !
Bienvenue à la lenteur ! Sagesse de la paresse !
Bonjour,
Nous organisons les 13èmes « Rencontres de la Citoyenneté et de l'Ecologie au Quotidien »
sur le thème  « Ralentir, pour une sobriété heureuse » à Die dans la Drôme entre le 24 janvier et le 2 février 2015 pour présenter des alternatives citoyennes face aux enjeux de ce siècle. L'objectif est de créer un espace d'échanges et de réflexion, d'ouvrir la pensée à l'imagination et à l'utopie, de présenter des alternatives, de les relier et d'impulser des projets.
Tous les ans plusieurs milliers de personnes participent  à cette manifestation qui est un temps fort de réflexion, d'échange, d'information, de convivialité...et les conférences accueillent jusqu'à 500 personnes.
Cordialement,
Anne Tesson
04 75 21 00 56
Site : www.ecologieauquotidien.fr 
Ecologie au Quotidien
04 75 21 00 56
Site : www.ecologieauquotidien.fr
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Eloge de la lenteur
Nous sommes entrés dans une société de l’éphémère, de l’instant, de la volatilité, de la vitesse. Le zapping et le surfing deviennent des morales essentielles du rapport au monde, une manière de se jouer de la surface pour éviter de choisir et multiplier les expériences sans s’engager.
Un individu contemporain, qui ne se soutient que de lui-même, est confronté en permanence à une multitude de décisions. Il est soumis à l’écrasement du temps sur l’immédiat puisque le monde n’est plus donné dans la durée mais dans la saisie de l’instant. La hantise est celle de la désynchronisation, celle de ne plus être en phase avec l’actualité de sa propre vie prise dans le filet des bouleversements sociaux et professionnels, une urgence qui n’en finit jamais empêche de jouir de son existence, et amène à un temps séquencé allant d’une tâche à une autre, ou plutôt de la résolution d’une tension à une autre. Injonction de vitesse, de rendement, d’efficacité, de disponibilité qui exige de s’arracher à soi-même, d’aller plus vite que son ombre pour réagir. Mais les capacités de résistance ne sont pas extensibles à l’infini, elles épuisent l’individu et aboutissent à la fatigue d’exister. Les technologies contemporaines, loin de faire gagner du temps comme on le croit souvent, ne cessent de multiplier les engagements personnels, et des mobilisations qui n’en finissent plus. Le téléphone cellulaire est l’instrument clé de la mobilité, de la réactivité, de l’adaptabilité et de la multiplicité et de l’ubiquité des engagements, il rend illimité le temps de travail et de disponibilité. La modernisation n’a cessé d’accélérer les rythmes de vie. Plus nous gagnons du temps, plus le temps nous échappe, et plus nous en sommes affamés. Ce temps épargné n’est pas celui du repos. Toute l’existence bascule dans l’urgence et dans la nécessité de ne jamais perdre de temps, de maintenir une attention constante aux autres et aux événements. Il faut aller de plus en plus vite pour rester sur place. Même dans la vie personnelle, nos sociétés font loi de la terrible parole de Taylor déclarant «la guerre à la flânerie» dans les usines Ford des années 20 car il ne supportait pas de voir les ouvriers cesser un seul instant de travailler.
Si la réflexivité a toujours accompagné l’individu dans sa relation au monde, la disparition des régulations traditionnelles, l’effacement des modèles et des normes confère une marge accrue de manœuvre. Toujours sur le qui-vive, dans l’expérimentation, le calcul relatif de ce qu’il convient de faire selon les circonstances, il n’a guère de repos.
Rester en mouvement, surfer sur le renouvellement des produits, des attentes sociales, ou des offres de travail pour rester à flots, devient une occupation à part entière et un principe d’identité. Le mot d’ordre est de tenir le coup, de s’ajuster au changement, de ne pas prendre de retard. D’où le succès de la notion de résilience, le fait de ne pas être démoli par l’adversité, de faire face au changement pour rebondir aussitôt ; l’importance croissante dans les librairies des rayons d’ouvrages consacrés aux recettes pour se venir en aide soi-même ou même «devenir soi-même». Dans le monde de l’obsolescence généralisée, il faut se faire soi-même obsolescent, fluide, recyclable.
La frénésie de la vitesse, du rendement, appelle en réaction la volonté de ralentir, de calmer le jeu. Une forte résistance politique et citoyenne se mobilise à ce propos. La lenteur est le rythme de l’amour, de la tendresse, de la conversation, de l’attention à l’autre, de l’érotisme, de la jouissance du fait d’exister. Elle n’a que faire de l’exultation de l’éjaculation précoce qui est au cœur du contemporain. Elle revendique la slow food, les slow cities à l’encontre de la fièvre ambiante.
D’où aussi l’engouement récent de nos sociétés pour la marche que des centaines de millions d’hommes et de femmes découvrent avec jubilation. Ils s’immergent dans une durée qui s’étire, flâne, se détache de l’horloge. Cheminement dans un temps intérieur propice à un retour sur soi, la marche sollicite une suspension heureuse du temps, une disponibilité à se livrer à des improvisations selon les événements du parcours. Elle ne consiste pas à gagner du temps mais à le perdre avec élégance, le sourire aux lèvres. Occupation pleine du temps, mais dans la lenteur, elle est une résistance à ces impératifs de vitesse, d’urgence, de disponibilité qui élaguent le goût de vivre. Aujourd’hui, les chemins sont emplis de flâneurs qui cheminent à leur guise, à leur pas, en leur temps, en conversant paisiblement ou en méditant le nez au vent. Seule la lenteur permet d’être à la hauteur des choses et dans le rythme du monde. Elle est l’évidence du cheminement, elle appelle une progression attentive, voire contemplative, la possibilité de la halte pour profiter d’un lieu ou se reposer. Elle est un mouvement de respiration.
En ce qu’il se tisse dans la lenteur, le temps devient la mesure du corps, il n’y a rien d’autre que chaque moment qui passe. La marche est retour à l’élémentaire : l’aube, le coucher du soleil, la nuit, la terre, l’herbe, les pierres, les collines, les montagnes, l’eau, la pluie, le vent, elle nous rappelle notre humanité essentielle immergée dans un monde qui nous dépasse et nous émerveille ou nous inquiète. Echappée belle hors du temps ou dans un temps ralenti, la marche n’est pas une recherche de performance ou une quête de l’extrême sponsorisée par des marques commerciales, elle est un effort à la mesure des ressources propres du marcheur.
David LE BRETON Sociologue
Auteur notamment de : «Marcher : éloge des chemins et de la lenteur», (Métailié 2012) et de «l’Adieu au corps» (Métailié 2013).
- Bonjour,
Nous vous invitons à participer à la  prochaine réunion d'Ecologie au Quotidien :
Le mercredi 09 juillet 2014, Salle Beauvoisin de Die ( sous la salle Polyvalente).
- à 17h : C.A (dernier avant l’été)
- à 18h : Comité d'Ethique (Premier sur le projet 2015)
- à 19h30 : pour un repas partagé
et à 20h30 : Travail sur le Projet 2015 (dernières propositions)
Amicalement,
Anne Tesson pour Ecologie au Quotidien
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes, France
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

L' énergie atomique mortifère...

Fukushima: colère de militants et actionnaires à l'AG de Tepco 

Quelques dizaines de militants antinucléaires ont vivement protesté jeudi à Tokyo devant la salle ou la compagnie d'électricité Tepco, gérante de la centrale accidentée de Fukushima, réunissait ses actionnaires, eux aussi en partie remontés.
Munis de haut-parleurs, les manifestants se sont heurtés à l'entrée à des vigiles et personnels de Tokyo Electric Power (Tepco).
Des membres de l'organisation Greenpeace étaient venus habillés de combinaisons et masques, bien décidés à faire entendre leur voix pour demander à Tepco d'en finir avec l'énergie atomique.
Greenpeace a acheté quelques actions de Tepco (ainsi que de la compagnie de l'ouest Kansai Electric Power et du concepteur de réacteurs Hitachi) pour pouvoir participer à l'assemblée générale des actionnaires et émettre un avis sur les résolutions proposées.
Katsutaka Idogawa, ex-maire de la ville de Futaba qui héberge en partie la centrale Fukushima Daiichi, a directement invectivé les pro-nucléaires, dirigeants de Tepco compris.
«Et vous, pourquoi vous n'êtes pas exposés aux radiations? Pourquoi vous n'avez pas perdu vos terres?», a-t-il crié dans la salle.
Futaba a été entièrement évacuée après le désastre du 11 mars 2011 dû à la fusion du coeur de trois des six réacteurs du site après le passage d'un gigantesque tsunami.
Le niveau de radioactivité ambiant y reste extrêmement élevé et son accès est interdit sauf autorisation spéciale. A l'instar de plusieurs autres dans un rayon de 20 kilomètres, cette agglomération restera inhabitable pendant des années si ce n'est des décennies.
M. Idodgawa, qui avait acheté l'an passé des action de Tepco, est d'autant plus énervé que les ex-habitants n'ont selon lui touché de dommages et intérêts que tardivement et pas autant que voulu.
Une actionnaire, qui réside non loin d'une autre centrale de Tepco, Kashiwazaki-Kariwa, près de Niigata (nord-ouest), a exigé de la compagnie l'abandon de l'énergie nucléaire.
«Allez-vous répéter les mêmes erreurs à Niigata qu'à Fukushima ?», s'est-elle fâchée. Et la même d'appeler les autres petits porteurs à demander le démantèlement de Kashiwazaki-Kariwa, le plus grand complexe atomique du monde avec sept réacteurs.
«Nous avons pour mission de fournir de l'électricité de façon constante et au plus bas prix possible (...) et comme le reconnaît le gouvernement, l'énergie nucléaire est une importante ressource de base pour un pays dépourvu de richesses naturelles», a répliqué le patron de Tepco, Naomi Hirose, reprenant mot pour mot les propos des représentants de l'Etat, principal actionnaire de Tepco que les pouvoirs publics ne cessent de renflouer.
Le gouvernement de droite de Shinzo Abe souhaite remettre en exploitation ceux des 48 réacteurs nucléaires du pays qui auront été jugés sûrs par l'autorité de régulation du secteur sur la base de normes rendues plus sévères après l'accident de Fukushima.
Planète/20mn

mardi 24 juin 2014

Interdire les pesticides une fois pour toutes...

Les pesticides ont des effets néfastes pas seulement sur les abeilles



Des pesticides parmi les plus utilisés dans le monde ont des effets néfastes sur la biodiversité qui ne se limitent pas aux abeilles mais nuisent aussi aux papillons, vers de terre, oiseaux et poissons, selon une évaluation scientifique internationale présentée mardi.
Après avoir examiné les conclusions de quelque 800 études parues depuis une vingtaine d'années, les auteurs de cette évaluation plaident pour «durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le Fipronil», les deux types de substances chimiques étudiées, et de «commencer à planifier leur suppression progressive à l'échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde».
«Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole», indique dans un communiqué le Dr Jean-Marc Bonmatin (CNRS), l'un des principaux auteurs de cette analyse menée sur les quatre dernières années.
L'évaluation a été conduite par un panel de 29 chercheurs internationaux dans le cadre d'un groupe de travail spécialisé sur les pesticides systémiques (conçus pour être absorbés par les plantes). Ce groupe conseille notamment l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'organisme qui rend compte de l'état de santé de la biodiversité mondiale à travers sa «Liste rouge» des espèces menacées.
Les conclusions doivent être publiées en huit articles pendant l'été dans la revue Environmental Science ans Pollution Research, précise ce groupe de travail.
Les pesticides étudiés sont «aujourd'hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40%» et sont aussi «communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois».
Les effets liés à l'exposition à ces pesticides «peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques», soulignent les chercheurs, avec des effets comme la perte d'odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, une diminution de l'apport alimentaire, comme un butinage amoindri chez les abeilles, ou encore une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels.
Ces pesticides sont notamment pointés du doigt depuis quelques années comme l'une des causes expliquant le déclin des populations d'abeilles. L'Union européenne a par exemple déjà suspendu en 2013 l'usage du Fipronil et de trois néonicotinoïdes en raison de leurs effets sur les pollinisateurs.
Cette nouvelle analyse montre que bien d'autres espèces sont également touchées, au premier rang desquelles les invertébrés terrestres, comme les vers de terre, indispensables maillons de la vie des sous-sols.
Suivent les pollinisateurs -- abeilles et papillons -- puis les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes d'eau douce et les puces d'eau, les oiseaux, les poissons et les amphibiens.
Les chercheurs précisent ne pas avoir de données suffisantes pour déterminer leur impact sur les mammifères et les reptiles, même si un «impact est probable» sur ces derniers.  
Planète/20mn

jeudi 19 juin 2014

Transition énergétique : C'est parti ?

Transition énergétique: les derniers arbitrages font grincer des dents

Le texte sur la transition énergétique présenté mercredi sera adopté dans plusieurs mois, mais dans quelle version ? Avant même de débuter son long parcours législatif, des ONG s'irritaient jeudi de changements, selon elles, entre les annonces de Ségolène Royal et la version du projet de loi diffusée quelques heures plus tard.
Mais au ministère, on démentait toute modification en catimini.
Après un an et demi de débats, la ministre de l'Ecologie a enfin présenté mercredi une communication sur le «nouveau modèle énergétique français» plus sobre, moins polluant, et moins nucléarisé.
Dans la foulée, elle en a dévoilé les grandes lignes à la presse: des objectifs ambitieux, dont la réduction par deux de la consommation d'énergie d'ici 2050, ou encore des mesures pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments, l'essor des énergies renouvelables...
Mais jeudi, ONG et écologistes grinçaient des dents.
Europe-Ecologie Les-Verts (EELV), satisfait mercredi d'un texte qualifié de «tournant» dans la politique énergétique de la France, exige désormais le retrait de deux articles.
Les articles 34 et 35 autorisent le gouvernement à passer par décrets pour décider du lieu d'enfouissement de déchets nucléaire alors que les écologistes veulent un débat parlementaire. Un projet contesté est en cours d'expérimentation à Bure (Meuse) .
«Ségolène Royal, en présentant son texte à la presse mercredi matin n'a pas mentionné ces articles, pas plus» qu'elle ne l'a fait «ce matin devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE)», a assuré à l'AFP le porte-parole d'EELV Julien Bayou.
Or ces deux articles figurent pourtant dans la version finale du projet de loi diffusé mercredi soir.
«Ségolène Royal est quelqu'un d'influent mais malgré tout, on lui corrige son texte après sa conférence de presse», a commenté M. Bayou. Les Amis de la Terre crient eux à la «manipulation».
Au cabinet du Mme Royal, on explique qu'un «certain nombre de points étaient en calage» mercredi et donc pas totalement réglés «quand on a imprimé les documents» distribués lors de la conférence de presse.
A la Fondation Hulot (FNH), une des rares ONG environnementales à avoir offert un satisfecit au texte, on craint que «toutes les formes de conservatisme se re-battent pour amoindrir la loi».
- Un texte «qui va bouger encore»
Leur grief porte sur la rénovation énergétique.
Dans «l'exposé des motifs» de la loi, rendu public mercredi après-midi, l'article 6 instaurait «une obligation d'améliorer significativement la performance énergétique d'un bâtiment à chaque fois que des travaux importants sont réalisés».
Mais dans le projet de loi finalisé, il est d'abord question d'une «étude de faisabilité technique et économique» devant démontrer «l'absence de disproportion manifeste entre ses avantages et ses inconvénients».
«La rédaction actuelle est trop prudente. On ne peut pas redemander une étude pour qu'il y ait des travaux à chaque fois, sinon ça ne sera jamais appliqué», s'inquiète Matthieu Orphelin, conseiller spécial de la FNH pour les questions d'énergie.
Pour le ministère, il n'y a «pas du tout de modification là-dessus». «C'est bien une obligation de travaux de performance énergétique quand il y a des rénovations lourdes, mais si ce n'est techniquement pas possible, on ne l'impose pas».
Dernier point de discorde: les réductions de gaz à effet de serre (GES).
Selon le texte, la France a pour objectif «de réduire les GES afin de contribuer à l'objectif européen d'une baisse de 40% en 2030», l'objectif national devant être «précisé» ultérieurement.
Or, interrogée lors de sa conférence de presse pour savoir si ces 40% correspondaient aussi à l'objectif de la France seule, Mme Royal avait répondu: «oui».
Qui croire? «Le cap de la France est ce que la ministre a déclaré hier», assure-t-on au ministère.
Le texte a été présenté jeudi au CESE et Conseil national de la Transition énergétique qui rendront des avis. Sa version définitive sera officiellement présentée devant le Conseil des ministres avant de partir au Parlement à l'automne.
«Il s'agit d'un texte qui est parti en concertation, qui va bouger encore. Ce n'est pas le projet de loi, d'où les formulations qui peuvent ne pas être totalement stabilisées», précisait-on encore au ministère. 
MCD avec APL


Historiquement, notre blog est  l’usager de l'Agence de Presse Libération (A.P.L.), créée en juin 1971 par J. C. Vernier, avec Maurice Clavel comme directeur gérant. L'agence, au début très liée aux mouvements gauchistes issus de Mai-68, était également proche de La Cause du peuple, dirigée par Jean-Paul Sartre. De l'A.P.L. naît l'idée de la publication de  média fait par de journalistes militants, de professionnels en rupture avec la pratique informative dominante. Aujourd’hui l’APL, apolitique, lutte pour que l’information soit un bien commun, un droit de l’homme, libre, gratuit, accessible à toutes et tous, confiscable par personne (ni maître, ni argent).

lundi 16 juin 2014

Préparer Paris 2015 sur le dérèglement climatique....

Climat: petit pas franchi à Bonn sur la longue route jusqu'à Paris 2015

Bonn (Allemagne) : Un petit pas a été franchi à Bonn, où des pourparlers ont pris fin dimanche, dans les négociations climatiques en vue d'un accord global à Paris fin 2015 suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète.
«Tout le monde veut un accord mais y parvenir reste difficile», a confié un négociateur européen. «Il y a un élan, l'ambiance a été constructive mais le processus est fragile, car il y a des pays qui craignent que leurs intérêts ne soient pas pris en compte», a-t-il ajouté, malgré la méthode par consensus utilisée dans la diplomatie du climat.
A Bonn, pendant dix jours, des délégations de 195 pays membres de la Convention de l'ONU sur le climat ont débattu du contenu d'un futur accord qui doit être scellé à Paris fin 2015 pour une entrée en vigueur en 2020. L'objectif est de limiter à 2°C le réchauffement de la planète, ce qui suppose de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Les émissions actuelles mettent la Terre sur une trajectoire de quatre à cinq degrés de plus à la fin du siècle par rapport à l'ère pré-industrielle, ce qui aurait des conséquences dramatiques (multiplication des événements extrêmes, baisse des rendements agricoles, extinctions des espèces, hausse des océans, etc.).
Le prochain rendez-vous pour avancer vers une action collective à la hauteur du défi sera le sommet des chefs d'Etat organisé à New-York en septembre par le secrétaire général de l'ONU, spécialement sur le climat. Suivront une nouvelle session technique à Bonn (20-25 octobre), puis la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, à Lima début décembre.
«La dynamique de travail a été plus positive que par le passé», a commenté dimanche Tasneem Essop du WWF, au nom des ONG du Climate action network.
- Désaccords persistants
Malgré des travaux studieux et l'absence de couacs, nombre de participants ont relevé la difficulté à entrer dans de réelles négociations sur des sujets clés, à savoir les éléments du futur accord (limité aux émissions ou incluant des mécanismes de financement et de transfert de technologie), la forme des propositions de réductions d'émissions (baisse en valeur absolue par rapport à 1990, baisse par habitant, par unité de PIB, par secteur économique, etc.) que chaque pays doit présenter avant mars 2015 et leur processus d'évaluation.
Selon Alden Meyer de l'Union of concerned scientists, observateur des pourparlers, «il y a des désaccords importants qui persistent sur le contenu et la portée de l'accord».
«Les pays en développement veulent que les financements en fassent partie», a confirmé à l'AFP Seyni Nafo, négociateur pour les pays africains.
«Beaucoup d'entre nous sont inquiets, les pays sont divisés sur le contenu des contributions nationales (de réductions d'émissions), mais nous ne pouvons pas aller à Lima sans avoir arrêté ce qu'elles seront», a confié  Ronald Jumeau, porte-parole des Etats insulaires.
Autres sujets d'inquiétude, les efforts de réduction des émissions par les gros pollueurs avant 2020 et le financement des actions de baisse des émissions et d'adaptation.
«Nous sommes très déçus car les ambitions de réduction d'ici à 2020 n'ont pas été revues à la hausse, c'est une promesse non tenue», a fait valoir Meena Raman de Third world network, basé en Malaisie. «Agir davantage avant 2020 est nécessaire pour respecter les 2°C, ne pas le faire porte atteinte à la crédibilité des négociations», explique Célia Gautier, du Réseau action climat (ONG françaises).
Du côté des financements, les prochains mois seront un test, le Fonds vert, destiné à financer les réductions d'émissions et les adaptations au changement climatique, étant depuis peu opérationnel.
«La capitalisation du Fonds vert est une question cruciale pour Lima et Paris», prévient Seyni Nafo. «Un niveau ambitieux créerait un environnement propice à un accord et inversement», poursuit-il, en précisant que 15 milliards est la somme attendue par les pays en développement, dont «la moitié sur la table pour Lima».
MCD

mardi 10 juin 2014

Paris : Conférence sur le climat ce 30 novembre 2015...

Entre 20 et 25.000 délégués attendus pour la conférence «Paris climat 2015»

Jusqu'à 25.000 délégués sont attendus pour la conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015, où 195 pays doivent sceller un accord pour limiter le réchauffement de la planète, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.
En ajoutant la participation de personnes non accréditées, ce sont «40 à 50.000 personnes de 195 pays qui sont attendues» du 30 novembre au 11 décembre 2015, a ajouté M. Fabius, à l'occasion d'une visite du site du Bourget, au nord de Paris, qui accueillera la conférence.
La dernière conférence onusienne sur le climat, en décembre dernier à Varsovie, avait attiré près de 12.000 délégués.
En 2009, la COP (conférence des parties) de Copenhague, avait réuni 26.600 participants officiels: précédée d'une forte prise de conscience au niveau mondial des enjeux climatiques, elle avait eu l'ambition de conduire à un accord majeur qui n'avait finalement pas vu le jour.
La France, en tant que pays hôte du rendez-vous de 2015, déploie déjà d'intenses efforts diplomatiques pour qu'un accord ambitieux soit finalisé car, a rappelé Laurent Fabius, «il faut agir aujourd'hui pour éviter les catastrophes demain».
Une réunion intermédiaire se déroule actuellement à Bonn (Allemagne) jusqu'au 15 juin pour ébaucher le contenu de l'accord, avant la conférence annuelle fin 2014, organisée cette année à Lima.
Au premier semestre 2015 au plus tard, chaque pays devra annoncer sa contribution à l'effort mondial de réduction des gaz à effet de serre et les moyens d'y parvenir.
«Les gaz à effet de serre restent des dizaines, et pour certains des centaines d'années dans l'atmosphère, voilà pourquoi les réduire est une urgence, en partie à cause de cet aspect irréversible», a plaidé le climatologue Hervé Le Treut, lors de la réunion du comité de pilotage de «Paris climat 2015» au Bourget, à laquelle ont pris part des collégiens et lycéens de la Seine-Saint-Denis.
Pierre-Henri Guignard, secrétaire général de la COP de Paris, a dit la volonté de la France «d'impliquer directement les jeunes» dans ce rendez-vous, que ce soit au niveau scolaire ou au niveau étudiant avec des bénévoles et des vacataires.
Interrogé sur le coût pour l'Etat d'un tel événement, il a indiqué que la conférence de Copenhague avait couté 150 millions d'euros, «un indicateur pris en compte» dans l'élaboration du budget pour celle de Paris.
Mardi, l'Unesco a par ailleurs lancé la Plateforme océan et climat 2015 en partenariat avec des ONG et des organismes de recherche. Le but est de «davantage placer l'océan au coeur des discussion sur le climat», compte tenu du rôle majeur que jouent les océans dans le système climatique, selon un commuiqué de l'Unesco.
MCD

jeudi 5 juin 2014

On se mange pas de tomates en hiver...évidement.

Alain Passard: «On ne mange pas de tomates en janvier!»



INTERVIEW - Le chef du restaurant l’Arpège s’engage pour une alimentation plus respectueuse des saisons…

Ce n’est pas pour rien que son restaurant s’appelle l’Arpège. Quand Alain Passard parle de cuisine, il parle d’accords, d’harmonies et de notes. Son solfège, ce sont les quatre saisons qui le lui ont appris: sa cuisine végétale respecte le cycle des saisons et s’appuie sur des produits bio cultivés dans ses propres potagers. Le chef triple étoilé s’engage aujourd’hui pour une alimentation plus saine et plus écologique en s’engageant notamment aux côtés de la marque de produits laitiers bio Vrai.

Tous les légumes à la carte de l’Arpège sont bio: est-ce parce qu’ils ont meilleur goût ou par conviction?

C’est pour cela que même si nos potagers sont bio, nous préférons parler aussi de culture naturelle. Toutefois, on voit bien dans nos jardins que l’on croise une biodiversité surprenante: batraciens, belettes, reptiles, rapaces...


Privilégier les légumes à la viande, c’était un choix de cuisinier ou une prise de conscience de l’impact de la consommation de viande sur l’environnement?

L’Arpège était à l’origine une rôtisserie. Il y a à peu près quinze ans, j’ai eu un sentiment de rupture de créativité par rapport au tissu animal. Parallèlement s’est ouverte pour moi la porte du légume. Je n’avais jamais adressé la parole à une carotte ou un poireau! Mais comme la cuisine animale s’éloignait de ma créativité, avec en plus la crise de la vache folle qui est arrivée, j’ai mis tout mon savoir-faire en cuisine animale au service du légume. Je faisais des céleris-raves en croûte de sel, des légumes grillés… Et j’ai retrouvé le plaisir des saisons, ce que veut dire le printemps. J’ai redécouvert ce que la nature avait mis en place depuis toujours. Ce fut une résurrection de retrouver le charme de ce métier.

Comment peut-on, au quotidien à la maison, renouer avec une cuisine plus proche de la nature?

Il faut tout simplement retrouver les quatre saisons. On ne mange pas de tomates en janvier! La nature est bien faite: une salade de tomates, c’est fait pour désaltérer, donc on la mange en été. Un truc simple pour savoir si le légume est de saison, c’est de penser que ce qui pousse sur les branches est plutôt estival ou printanier, tandis que ce qui pousse dans la terre est plutôt d’hiver. Il y a environ vingt produits dans le jardin à chaque saison. Au printemps, on joue sur un solfège de vingt notes et ensemble elles sonnent bien dans la casserole. On joue juste en les mêlant et la mélodie est belle.


Vous qui faites une cuisine très végétale, c’est un peu surprenant de vous voir associé à une marque de produits laitiers…

Le lacté est très présent dans mon travail. Il apporte beaucoup de subtilités que l’on ne voit pas, aussi bien pour un chef que pour une maman qui aime faire la cuisine. C’est facile d’utiliser ce support pour améliorer une recette, créer un jeu de textures, alléger une pâte ou une mayonnaise… Mais comme je suis très rigoureux, je ne veux que des produits issus d’un savoir-faire d’un éleveur, comme avec mes jardiniers pour mes carottes et mes navets.
  Audrey Chauvet

mercredi 28 mai 2014

Le nucléaire est mort...financièrement.

Ses centrales nucléaires vont ruiner la France

Selon la Cour des comptes, le coût du nucléaire a augmenté de 20% depuis 2010 et pourrait se répercuter sur les prix de l’électricité…

L’atome va-t-il mettre le porte-monnaie des Français en fusion? D’après une étude de la Cours des Comptes publiée ce mardi, le prix de l’énergie nucléaire, qui représente 75% de l'électricité en France, devrait augmenter fortement en raison d'importants investissements dans les centrales vieillissantes d'EDF: le coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi de 20,6% entre 2010 et 2013, atteignant 59,8 euros le mégawattheure (MWh ) contre 49,6 euros en 2010, et cette augmentation ne sera pas sans impact sur la facture d’électricité des Français.

Pourquoi le coût du nucléaire augmente?

La Cour explique cetteprogression par la forte croissance des dépenses d' exploitation  (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts, logistique, etc.). Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010. Dans le futur, «on a un risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a souligné mardi la Cour des comptes: EDF prévoit en effet de mener «un grand carénage», un plan de 55 milliards d'euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans. La Cour évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d'euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu'en 2033 (ou 110 milliards d'euros courants).

Quel impact cela aura-t-il sur la facture d’électricité?

Le coût de l'électricité nucléaire représente environ 40% du prix de l'électricité payé par les consommateurs. Les tarifs de l'électricité ont déjà augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des Français au cours des trois prochaines années.

Pourquoi prolonger la durée de vie des centrales si cela coûte aussi cher?

La Cour des comptes rappelle qu'une prolongation des réacteurs permettrait de limiter leur coût moyen de production: il atteindrait 61,6 euros pour la période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le calcul d'EDF est plus optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en tenant compte de l'impact positif d'une prolongation dès 2014. La Cour des comtpes pointe toutefois de "fortes incertitudes" dans le calcul des dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement du parc nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de stockage profond Cigéo, à Bure en Meuse). Elle dit aussi ne pas pouvoir calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des réacteurs existants, mais juge probable que leurs coûts de production seront sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel.
Agence Libertad.

mardi 27 mai 2014

L'énergie atomique va coûter très cher...

L'énergie nucléaire sera de plus en plus chère en France

Le coût de l'énergie nucléaire, qui produit 75% de l'électricité en France, devrait augmenter fortement en raison d'importants investissements dans les centrales vieillissantes d'EDF, a souligné mardi la Cour des comptes, à un moment où le gouvernement veut limiter la facture énergétique des consommateurs.
Ce coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi entre 2010 et 2013: la Cour l'estime à 59,8 euros le mégawattheure (MWh) l'an dernier, soit une augmentation de 20,6% (en euros courants) par rapport aux 49,6 euros de 2010, calculés dans un précédent rapport datant de janvier 2012.
Cette augmentation est importante, souligne-t-elle, car le coût de l'électricité nucléaire produite par EDF, groupe détenu à 84,4% par l'Etat, représente environ 40% du prix de l'électricité payé par les consommateurs.
Les tarifs de l'électricité avaient augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des Français au cours des trois prochaines années.
La Cour explique cette progression par la «forte croissance» des dépenses d'exploitation (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts, logistique, etc.).
«Cette évolution, qui s'explique notamment par le déploiement du projet industriel d'EDF pour permettre le prolongement de la durée d'exploitation des réacteurs existants, a des conséquences lourdes sur le coût du MWh», souligne l'organisme public.
Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010.
Dans le futur, «on a un risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a souligné mardi le président de chambre de la Cour, Gilles-Pierre Lévy, devant la commission d'enquête parlementaire sur le coût de la filière nucléaire, qui avait commandé cette étude.
Le programme de «grand carénage» d'EDF prévoit de mener pour 55 milliards d'euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur conception.
La Cour, dont la méthode de calcul ne tient pas compte de la manière dont le parc a été financé et amorti, évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d'euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu'en 2033 (ou 110 milliards d'euros courants).
Une étude réalisée par le cabinet WISE-Paris pour Greenpeace prévoit même un coût moyen de 4,35 milliards d'euros par réacteur si des critères de sûreté similaires à ceux du réacteur de troisième génération EPR étaient appliqués.

- Fortes incertitudes
Le nucléaire est l'un des principaux enjeux du projet de loi de transition énergétique que le gouvernement souhaite présenter en conseil des ministres avant l'été.
L'exécutif a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de réduire de 75 à 50% la part de l'atome dans la production électrique à l'horizon 2025. Mais les moyens d'y parvenir divisent, entre partisans d'une sortie du nucléaire, défenseurs du tout atome et ceux qui prônent la prolongation de la durée de vie de certaines centrales seulement.
Dans tous les cas, la Cour insiste sur «la nécessité» pour l'Etat de se prononcer sur l'éventuelle prolongation des réacteurs «afin de permettre aux acteurs, notamment à EDF, de planifier les actions et les investissements qui en résulteront».
Une prolongation permettrait de limiter le coût moyen de production, selon M. Lévy: il atteindrait 61,6 euros pour la période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le calcul d'EDF est plus optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en tenant compte de l'impact positif d'une prolongation dès 2014.
La juridiction pointe toutefois de nouveau de «fortes incertitudes» dans le calcul des dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement du parc nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de stockage profond Cigéo, à Bure, dans l'Aube).
Elle dit aussi ne pas pouvoir calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des réacteurs existants, mais juge probable que leurs coûts de production seront sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel.
L'EPR en construction à Flamanville (Manche) devrait coûter 8,5 milliards d'euros, trois fois plus que le budget initial. Les futurs EPR de Hinkley Point, en Angleterre, devraient eux produire à 92,50 livres le mégawattheure (environ 114 euros).
«La transition énergétique était déjà une nécessité écologique, elle devient un impératif économique et social pour éviter de voir exploser les factures d'électricité», estime l'écologiste Denis Baupin, rapporteur de la commission d'enquête.
Cyrille Cormier, de Greenpeace, renchérit : «On n'est pas loin, et dans certains cas au-dessus, du coût de l'éolien terrestre», dit-il.
MCD

dimanche 25 mai 2014

Climat : Tout reste à faire...

Climat: le futur accord «ne sera pas parfait», selon le négociateur américain

Paris - A un an et demi d'un nouveau pacte mondial contre le réchauffement climatique espéré fin 2015 à Paris, les Etats-Unis ont mis en garde jeudi contre des attentes irréalistes en prévenant que ce futur accord ne serait «pas parfait».
«Il est important que nos attentes soient ambitieuses, et aussi fondées sur la réalité», a indiqué lors d'une rencontre avec quelques journalistes Todd Stern, négociateur en chef américain dans le processus de discussions sur le changement climatique impliquant depuis 1992 quelque 195 pays sous l'égide de l'ONU.
«Je suis certain que ce ne sera pas parfait», a-t-il ajouté. «C'est une négociation difficile. Sur quelque point que ce soit, c'est difficile d'obtenir un accord de tous les pays», selon le négociateur américain, pour qui oublier les réalités politiques ne «peut que conduire à une déception».
Les pays négociant sous l'égide de l'ONU ont pris rendez-vous pour conclure à Paris un accord global contraignant de limitation des émissions de gaz à effet de serre pour tous les pays, applicable à partir de 2020.
Les 19 mois jusqu'à la conférence de Paris doivent notamment permettre d'affiner la nature et le degré de contrainte des engagements que pourraient prendre les pays.
L'objectif global est de contenir le réchauffement à 2 degrés maximum par rapport à l'époque pré-industrielle, sachant que le thermomètre a déjà gagné 0,8°C selon les scientifiques et que le rythme actuel d'émissions nous place plutôt sur une trajectoire de +4°C.
Pour Todd Stern, le nouvel accord doit être «un important premier pas», «un cadre exploitable qui sera remis à jour tous les cinq ans».
Plutôt qu'une approche globale visant à attribuer à chaque pays un objectif de réduction, il se dit favorable à un système où chaque pays déterminera lui-même sa cible, «en cohérence avec ses capacités».
Reste la question clé des éventuelles différences dans la nature des engagements que pourraient prendre les pays, les grands émergents comme la Chine et l'Inde souhaitant que les pays développés prennent des engagements plus stricts en raison d'une responsabilité «historique» dans le réchauffement.
Les Etats-Unis et la Chine, les deux pays clé de la négociation car principaux émetteurs de gaz à effet de serre, sont engagés dont un «échange bilatéral intensif» sur ce thème, a reconnu le négociateur américain.
MCD

mercredi 21 mai 2014

Vers l' interdiction des pesticides dans les lieux publics....

Royal: «accélérer» la fin des pesticides dans les parcs, écoles ou terrains de sports

Paris - En 2020, les pesticides seront interdits dans les espaces verts publics. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal veut inciter les communes à «accélérer» en s'inspirant des collectivités qui, déjà, y ont renoncé pour les parcs, les terrains de sport ou les écoles.
«Je souhaite (...) accélérer l'interdiction des produits phytosanitaires et des pesticides dans les villes et villages», a-t-elle lancé mardi en lançant officiellement la 8e «Fête de la nature», manifestation qui propose jusqu'à dimanche quelque 5.000 activités gratuites pour découvrir et mieux comprendre les espèces.
La France s'est dotée en janvier d'une loi interdisant les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020. Le texte bannit les produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, promenades, forêts. L'entretien de la voirie, des terrains de sports et des cimetières n'est pas concerné par cette loi.
«Cette obligation (...), franchement, je pense qu'on peut l'anticiper», estime Mme Royal.
«Des précurseurs de plus en plus nombreux prouvent qu'on peut se passer de ces substances nocives qui infiltrent l'air, l'eau et le sol», a-t-elle ajouté, citant «toutes ces communes» utilisant «déjà des méthodes alternatives» pour l'entretien des «jardins publics, écoles, terrains de sport, cimetières».
Plutôt qu'un nouvelle réglementation, la ministre compte sur la vertu de l'exemple, en promettant un label aux communes sans pesticides.
Selon l'agence chargée de la biodiversité en Ile-de-France, Natureparif, près de 10% des communes franciliennes ont déjà totalement renoncé à l'usage de pesticides, soit plus de 120 communes.
Dans un communiqué, plusieurs ONG se sont étonnées de cette opération «Villes et villages sans pesticides» en soulignant qu'elles ont également lancé en février un projet du même nom.
«Mme Royal reprend donc, sans les y associer pleinement, le travail des ONG (...) Cela pourrait être une bonne nouvelle pour nos organisations, si l’action de Mme la ministre ne ressemblait pas à une action de communication, lancée sans avoir effectué au préalable le travail de fond et de consultation nécessaire», regrettent ces associations, dont Générations futures.
La ministre va par ailleurs annoncer «très prochainement», avec son collègue de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, une interdiction des épandages de produits phytosanitaires «à moins de 200 mètres des écoles».
Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de Gironde avaient été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département a relevé une utilisation du produit dans des «conditions inappropriées».
MCD

mercredi 14 mai 2014

L' accès à l' eau en danger...

Comment le réchauffement va changer l'accès à l'eau sur la planète

Paris - Moins d'eau dans des régions déjà arides, davantage dans des zones arrosées, débit changeant de certains fleuves, pollutions de toutes sortes... Dans plusieurs régions du globe, le réchauffement du climat est en train de modifier notre accès à l'eau douce.
Ajoutant à la pression démographique, le réchauffement attendu au 21e siècle devrait rendre l'eau «significativement» moins disponible en surface et dans les sous-sols autour de la Méditerranée, dans la Péninsule arabique, en Asie centrale ou en Californie, soulignent les experts du climat du Giec dans leur dernier état des lieux, publié en mars.
Paradoxalement, au nord de l'Europe, on craint davantage d'inondations en raison de pluies plus intenses.
Trop ou pas assez, il va falloir anticiper ces changements alors que 800 millions de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à une source sûre et régulière d'eau.
D'autant qu'il ne va pas seulement être question de quantité. La variabilité et la qualité de la ressource, autres critères majeurs de l'accès à l'eau, devraient aussi changer dans un monde plus chaud, explique à l'AFP, Blanca Jimenez-Cisneros, directrice de la division des sciences de l'eau à l'Unesco.
La fonte accélérée des glaciers peut par exemple avoir des impacts sur le débit des fleuves mais aussi avoir un effet trompeur en fournissant plus d'eau à court terme aux populations mais moins à long terme, ajoute-t-elle.
En termes de qualité, une température plus élevée provoquera un développement plus important de plantes aquatiques, qui peuvent produire des toxines difficiles à éliminer par les traitements conventionnels de l'eau.
Et là où les pluies seront plus intenses, on s'attend aussi à voir davantage de polluants apportés vers les usines de traitement.
Autre effet moins connu du réchauffement climatique: la salinisation des nappes d'eau douce souterraines sur les littoraux et les îles en raison de la hausse du niveau de la mer. Ce qui impliquera, dans certaines régions, une désalinisation particulièrement coûteuse.
Une nouvelle donne en perspective alors que la demande en eau pourrait croître, à l'échelle mondiale, de 55% d'ici à 2050 pour cause de croissance démographique - environ 9,6 milliards de Terriens estimés en 2050 pour 7,2 milliards aujourd'hui - mais aussi de développement économique, rappelait en mars un rapport de l'ONU.

- 'Compétition' pour l'eau -

Une demande que le réchauffement devrait lui-même contribuer à doper: en toute logique, une usine de production d'énergie utilise par exemple plus d'eau pour refroidir ses installations si l'eau est plus chaude. De même, la consommation d'eau pour boire ou se doucher augmente aussi quand le mercure grimpe, rappelle Blanca Jimenez-Cisneros.
D'où cette nécessité: s'adapter.
D'abord en questionnant nos usages de l'eau, en promouvant les technologies peu consommatrices pour les chasses d'eau et les lave-linge. Mais aussi en réutilisant l'eau quand c'est possible et en optimisant certaines utilisations, l'irrigation par exemple.
Il faudra également, dans certains cas, bâtir des digues et des barrages et amender les codes de construction.
La notion de risque «ne doit pas être prise à la légère», insiste le climatologue Hervé Le Treut.
«Quand les sismologues disent qu'il y a un risque de tremblement de terre, les gens l'acceptent généralement et ne construisent pas de maisons. Quand on dit qu'il y a des risques de sécheresse ou d'inondations, ils ont tendance à moins en tenir compte parce que la météorologie et la climatologie sont souvent associées à la notion de prévision plutôt qu'à celle de risque», ajoute-t-il.
Or, la question de l'eau est particulièrement sensible, rappelle le Giec dans son rapport, s'attendant dans certaines régions à une «compétition» exacerbée entre utilisateurs : agriculteurs, industriels, habitants, énergéticiens.
Mais la compétition peut aussi exister entre pays, comme c'est déjà le cas par exemple entre l'Egypte et l'Ethiopie au sujet du Nil.
Parler de futures «guerres de l'eau» serait exagéré, estime Richard Connor, spécialiste de l'eau chez Unisféra, un cabinet de conseil pour les gouvernements et les ONG. Mais on peut éventuellement s'attendre, à l'avenir, à des conflits «dans lesquels l'eau est la cause première, bien que souvent cachée.».
MCD

vendredi 9 mai 2014

Les forêts en voie de disparition...

Les forêts précieuses de Birmanie menacées par l'abattage

Bago (Birmanie) - Une terre brûlée jonchée de branches, c'est tout ce qu'il reste de l'épaisse forêt aux arbres majestueux qui se dressait dans cette région du centre de la Birmanie lorsque Wa Tote, 72 ans, n'était qu'une petite fille.
«Nous n'osions y entrer qu'en groupe. La forêt était dense, avec de nombreux animaux sauvages. Maintenant, c'est impossible de trouver l'ombre d'un arbre pour se protéger lorsqu'on est fatigué», raconte-t-elle.
Les tigres aussi ne sont qu'un lointain souvenir dans ces montagnes de Bago dont de larges bandes ont été scalpées par l'exploitation forestière ces dernières années.
Les branches et végétaux laissés derrière y sont brûlés pour faire place nette. Les habitants comptent sur un projet de reboisement de la région avec du teck. Mais même si cela se fait, cet arbre tropical précieux mettra plusieurs décennies à atteindre la maturité.
L'exploitation forestière en Birmanie a explosé sous l'ancienne junte, les généraux s'intéressant moins à l'environnement qu'à l'argent généré par l'appétit insatiable du marché international pour les bois rares.
Le pays a ainsi perdu entre 1990 et 2010 près de 20% de ce qui reste l'une des plus importantes forêts tropicales d'Asie, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
La corruption et une protection médiocre ont suscité une exploitation illégale effrénée enrichissant à la fois les proches de l'ancienne junte, des militaires et des groupes rebelles, estiment les experts.
Le gouvernement quasi civil qui a multiplié les réformes depuis la dissolution de la junte en 2011 a décidé de s'attaquer au problème, interdisant depuis le 1er avril les exportations de bois brut.
«Notre interdiction sera très efficace. La coupe, la distribution et la finition des produits du bois seront faites localement, pour que nous puissions également créer des emplois», souligne Tin Tun, haut responsable du ministère de l'Environnement et des Forêts.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a salué cette décision, notant qu'elle s'accompagnait d'une baisse de 60% des quotas de coupe pour le teck et de 50% pour les autres bois durs pour l'année fiscale en cours, comparé à 2012-2013.
«Mais étant donné l'ampleur de l'exploitation illégale et des exportations en Birmanie, cela prendra du temps pour voir à quel point l'interdiction sera efficace», commente Michelle Owen, responsable de WWF dans le pays.

- «Corruption généralisée»

Dans le nord montagneux du pays, près de la frontière chinoise, les entreprises forestières s'enfoncent de plus en plus profondément dans la forêt vierge.
«Il faut arrêter l'abattage maintenant», insiste Frank Momberg, de l'ONG Flora & Fauna International (FFI), qui lutte contre la disparition d'une espèce tout juste découverte de singe au nez retroussé, dont quelque 300 individus vivraient dans les forêts de l'Etat Kachin.
L'abattage mécanique permet même de raser des pentes raides, où la disparition des arbres augmente les risques de glissements de terrain et met en danger un environnement qui accueille d'autres animaux sauvages comme le panda roux ou le takin, aussi connu comme la chèvre-antilope.
«Un écosystème entier est en train d'être détruit par ces abattages extrêmes», s'insurge Momberg.
Selon lui, les bois rares récoltés alimentent l'industrie du meuble à Tengchong, dans la province chinoise du Yunnan, l'érable pour des tables sculptée et le taiwania, conifère protégé, pour des «cercueil de luxe».
Selon l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA), la Chine a enregistré l'importation de 10 millions de mètres cube de bois de Birmanie entre 2000 et 2012, soit environ deux fois plus que le chiffre officiel du total des exportations birmanes sur la période (6,4 millions).
Quelque 84% du bois exporté vers la Chine a été transporté par la terre, malgré le fait que les exportations étaient de longue date seulement autorisées depuis les ports de Rangoun et de Dawei, le rendant «au mieux légalement douteux, au pire carrément illégal», commente l'ONG.
Dans un récent rapport basé sur des documents birmans et des chiffres du commerce international, l'EIA conclut que la Birmanie a exporté entre 2000 et 2014 jusqu'à 3,5 fois plus de bois que les volumes officiellement enregistrés.
«Un tel écart indique une criminalité et une corruption généralisées dans le secteur du bois birman», souligne le rapport, estimant que cette industrie fantôme rapportait des milliards de dollars.
Malgré la récente interdiction des exportations, des camions chargés de troncs ont été observés près du port de Rangoun après le 1er avril.
Et 60 tonnes de bois illégal ont été retrouvées dans des véhicules maquillés pour donner l'impression de participer à une campagne anti-abattage.
MCD

samedi 3 mai 2014

Greenpeace lutte contre le pétrole issu des forages de l'Artique...



Greenpeace bloque un pétrolier russe à Rotterdam, 30 activistes arrêtés
(Photo : Le navire de Greenpeace, le Rainbow Warrior)
La Haye : La police néerlandaise a interpellé jeudi une trentaine d'activistes de Greenpeace, dont le capitaine du célèbre Rainbow Warrior, alors qu'ils empêchaient un tanker russe de livrer du pétrole de l'Arctique au port de Rotterdam.
«Le capitaine a été interpellé et le navire emmené ailleurs», a indiqué à Roland Eckers, un porte-parole de la police néerlandaise, à propos du Rainbow Warrior.
Le capitaine du Rainbow Warrior n'est autre que Peter Wilcox, l'un des 30 activistes de Greenpeace interpellés par les autorités russes en septembre alors qu'ils menaient une action contre une plateforme pétrolière du russe Gazprom en Arctique.
«Plusieurs activistes ont été interpellés, environ 30», a précisé M. Eckers.
Il a ajouté que le pétrolier russe Mikhail Ulyanov, qui transporte la première cargaison de pétrole extrait offshore dans l'Arctique, avait finalement pu s'amarrer.
Le capitaine est le seul à bord du Rainbow Warrior à avoir été interpellé, a assuré la police néerlandaise. Les autres activistes arrêtés opéraient notamment dans de petits bateaux et s'étaient positionnés entre le quai et le pétrolier russe.
Willem Wiskerke, un activiste de Greenpeace se trouvant à bord du Rainbow Warrior, a indiqué que l'équipage se trouve dans le réfectoire du bateau avec des policiers.
«On ne sait pas encore si nous allons être interpellés ou pas», a-t-il déclaré.
Des activistes se sont attachés
L'action de Greenpeace est désormais «finie», a indiqué M. Eckers, selon laquelle la police avait détaché «quelques personnes qui s'étaient attachée à une sorte d'oléoduc». «Nous les avons détachés, cela s'est fait pacifiquement».
L'organisation écologiste souhaitait protester contre l'exploitation d'hydrocarbures dans l'Arctique, zone aux écosystèmes fragiles.
Ses activistes ont déployé une banderole «Pas de pétrole de l'Arctique» sur la coque du pétrolier.
Au total, 80 activistes appuyés par le Rainbow Warrior avaient tenté de bloquer l'arrivée du Mikhail Ulyanov.
Le Rainbow Warrior avait quitté le port de Rotterdam lundi pour aller intercepter le Mikhail Ulyanov en mer du Nord, mais le pétrolier avait éteint son système de localisation satellite pour éviter de se faire prendre en chasse par Greenpeace.
 «Hypocrisie totale»
La cargaison transportée par le Mikhail Ulyanov a été achetée par le français Total et provient précisément de la plateforme contre laquelle Greenpeace avait mené son action en septembre.
Greenpeace accuse le groupe français d'«hypocrisie totale» pour l'achat de cette cargaison de pétrole après que son PDG, Christophe de Margerie, eut dit en 2012 que sa société ne forerait pas dans l'Arctique.
«Il s'agit d'un contrat spot et non d'un contrat d'achat de long terme», a souligné un porte-parole de Total, ajoutant que les rumeurs selon lesquelles Total allait arrêter d'acheter du pétrole offshore de l'Arctique étaient «inexactes».
«Total achète du pétrole russe depuis des années et continuera à le faire en fonction de ses besoins et des opportunités de marché», a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'«il n'y a pas d'autres commandes de brut dans la zone Arctique en cours».
Le ministre néerlandais de l'Economie Henk Kamp a rejeté jeudi une demande de députés néerlandais qui souhaitent que les Pays-Bas refusent le pétrole extrait offshore dans l'Arctique.
Une telle décision ne contribuerait pas aux efforts internationaux pour coordonner la protection de l'Arctique, a-t-il dit dans une lettre au parlement.
Piraterie
Les 30 militants de Greenpeace interpellés en septembre l'avaient été de manière particulièrement musclée alors que quelques-uns d'entre eux tentaient d'escalader la plateforme, située dans des eaux internationales.
Inculpés pour piraterie, les activistes avaient finalement été libérés sous caution en novembre avant de bénéficier d'une amnistie en décembre, mais leur navire, l'Arctic Sunrise, est toujours aux mains des autorités russes.
Le Tribunal international du droit de la mer, saisi par les Pays-Bas, avait ordonné fin novembre à la Russie de libérer le navire et les 30 activistes de Greenpeace. L'organisation écologiste est basée aux Pays-Bas et l'Arctic Sunrise, le navire saisi, bat pavillon néerlandais.
Mais la Russie avait boycotté les audiences et ignoré le jugement.
En mars, Greenpeace a saisi la Cour européenne des Droits de l'Homme, arguant que les membres d'équipage de l'Arctic Sunrise avaient été interpellés et détenus de manière illégale.
MCD avec APL

mercredi 30 avril 2014

Vocations scientifiques écolo chez les jeunes...

Les sciences participatives font fleurir les vocations scientifiques

Les programmes d’observation de la nature proposent au grand public de donner un coup de main aux scientifiques…

Papillons, herbes folles, insectes nocturnes ou oiseaux nicheurs: la nature est sous surveillance. De plus en plus d’institutions scientifiques ou d’associations proposent au grand public de participer à des programmes de sciences participatives: chacun est appelé à prendre des photographies ou observer certaines espèces animales et végétales afin de constituer des bases de données que les scientifiques pourront exploiter.
Et la démarche a du succès: selon l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB), près de 37.409 participants ont collaboré à un programme de sciences participatives en 2012, et de nombreux projets locaux ou nationaux ont été lancés ces dernières années.

Apprendre en observant

Vigie-nature, Spipoll, Sauvages de ma rue… Pour les chercheurs, ces données apportées par les amateurs sont précieuses: «Cela nous permet d’avoir des observations partout sur le territoire, en ville et à la campagne, dans des espaces parfois privés auxquels les scientifiques n’ont pas accès», explique Romain Julliard, scientifique coordinateur du programme Vigie-Nature organisé par le Musée national d’histoire naturelle (MNHN). «Mobiliser un réseau de milliers d’observateurs, cela ne serait pas possible uniquement avec des scientifiques», poursuit-il. Pas uniquement pour des raisons de budgets en berne, mais parce que les nouveaux sujets d’études sur l’adaptation de la nature au changement climatique nécessitent une grande quantité de données et ne peuvent pas uniquement se baser sur l’observation d’un spécimen.
Pour Lise, qui a participé au programme Sauvages de ma rue, «c’est surtout le besoin d’aller dehors et d’observer les différentes plantes qui m’a motivée». L’étudiante en licence Biodiversité des organismes et écologie dit avoir «beaucoup appris». «Cela me prépare à mon futur métier», poursuit Lise. Mais il n’y a pas que des scientifiques en herbe qui participent: «Beaucoup de gens qui n’avaient pas d’activité naturaliste trouvent ainsi un moyen de s’intéresser à la nature, estime Romain Julliard. Ce sont souvent des gens qui ont un peu de temps, comme des grands-parents qui participent avec leurs petits-enfants.» Les écoles sont aussi parfois mises à contribution: «Le protocole de collecte des données, qui doit être respecté par les participants, est important en termes éducatifs», précise Romain Julliard.

Effet de mode ou phénomène de société?

Apprendre la rigueur scientifique en «voyant la nature à sa porte» peut aussi déboucher sur une forte sensibilisation aux problèmes environnementaux: «Le but est aussi de faire comprendre la nature au grand public pour mieux la protéger, pense Emmanuel Berrod, chargé de programme à l’association Noé Conservation, qui coordonne le programme Insectes et ciel étoilé avec le Muséum. C’est aussi pour nous l’occasion de toucher beaucoup de citoyens et de faire connaître nos projets.»
Grâce aux plateformes Internet qui permettent de saisir ses observations en ligne, un lien se crée entre les participants qui trouvent ainsi une communauté d’amoureux de la nature avec qui partager leurs découvertes: «Il n’y a plus les scientifiques qui savent et le grand public qui écoute, estime Romain Julliard. La connaissance est maintenant partagée», assure-t-il, espérant que les sciences participatives ne sont «pas qu’un effet de mode mais participent à un changement de société».
 Audrey Chauvet
 

mardi 29 avril 2014

Les élèves exposés aux pesticides....

Des résidus de pesticides retrouvés sur des écoliers en milieu agricole

ETUDE : L’association «Génération future» vise à alerter sur les risques d’exposition aux produits perturbateurs endocriniens…

Les mèches de cheveux des enfants ont parlé. Une étude menée par l’association «Génération future» sur des écoliers en milieu agricole révèle la forte présence de pesticides dans leur organisme. Ils sont assimilés à des perturbateurs endocriniens. Selon les résultats, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons est avancée. Un chiffre alarmant alors que Ségolène Royal,  la nouvelle ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a fait de la lutte contre ces produits l’un de ses principaux chantiers.

Quels produits retrouve-t-on chez les enfants? 

Vu le nombre de substances évoquées, François Vieillerette, porte-parole de l’association et auteur de l’étude, parle d’un cocktail capillaire très important. Les enfants portent non seulement les traces de pesticides apportés par leur environnement ou leur alimentation, mais aussi des produits d’origine non-agricole, comme la perméthrine, ou le filpronil, un tueur d’abeilles interdit depuis plusieurs années qu’on retrouve désormais dans les maisons sous forme d’antipuces pour animaux. «Quand les gamins caressent leur chien, ils s’intoxiquent», indique Viellerette. L’auteur évoque aussi des traces de vieux produits chlorés interdits comme l’endosulfan qui touche tous les enfants dans des proportions variables. Au total, l'analyse des 29 échantillons fait ressortir 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.

Quels sont les risques? 

Si les résidus sont présents dans les cheveux, cela signifie que les enfants y ont forcément été exposés. Et ce, dans un laps de temps assez long. «Les perturbateurs endocriniens agissent différemment des polluants classiques. A faible dose, sur des organismes sensibles.» Le jeune public doit être protégé dans la mesure où ces produits pourraient être responsables de cancers. En interférant avec les glandes endocrines sécrétant les hormones, ils sont aussi soupçonnés d'agir sur la fertilité, la croissance, le comportement et le psychisme. L'un des plus connus, le bisphénol A, utilisé dans le revêtement des boîtes de conserve et d'objets en plastique, est la cible d'une interdiction qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015 en France. Il a été banni en 2013 des objets destinés aux enfants de moins de trois ans.

Quelle réponse politique?

 A travers cette étude choc, l’association compte évidemment avertir les autorités. François Vieillerette évoque un règlement de 2009 qui n’est toujours pas appliqué à l’échelon européen. «On a voulu faire ce travail pour rappeler à la Commission européenne qu’elle doit appliquer son règlement au lieu d’écouter les industriels, les lobbies.» La Suède a déjà menacé de poursuivre la Commission devant la Cour de justice européenne pour que les dispositions soient appliquées. En France, la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens a été dévoilée mardi par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Annoncé en septembre 2012 lors de la conférence environnementale et élaboré en concertation avec les ONG, ce plan d'action vise à «protéger davantage la santé des Français et mieux anticiper les risques», indique la ministre.
  Romain Scotto

jeudi 24 avril 2014

L' animal est un etre sensible...

Nouveau statut des animaux : "Cela change notre regard éthique à leur égard"


Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, se félicite de la reconnaissance de la «sensibilité» des animaux dans le Code civil…

Des «êtres vivants doués de sensibilité»: les animaux bénéficient dorénavant d' un  statut plus glorieux que celui de «bien meuble» qui leur attribué par le Code civil. Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et grand défenseur des animaux, cette modification législative est symbolique mais importante.

Qu’est-ce que ce nouveau statut accordé aux animaux va changer concrètement?

Ca change notre regard éthique à l’égard des animaux. C'est davantage symbolique que pratique , les amis des animaux qui espèrent une évolution du bien être animal risquent d’être déçus, mais je pense que les symboles ont un sens. Je prêche pour que cet amendement soit un marchepied vers une amélioration de la condition animale.

Ce changement de statut reflète-t-il une évolution des mentalités concernant notre rapport aux animaux?

Il y a eu une évolution considérable depuis l’avis que j’avais présenté en 2012 au Conseil économique et social sur le statut de l’animal. Je pense que la mobilisation des intellectuels, que l’on n’attendait pas forcément sur ce sujet considéré secondaire, de tous bords politiques confondus (dont les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l’écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, l’astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire – NDLR), a participé de cette réforme.

Il existe beaucoup de statuts dérogatoires en France concernant les animaux, notamment pour la corrida, est-ce que cela va changer?

Le nouveau statut ne changera pas du jour au lendemain la situation de la tauromachie, des combats de coqs ou des autres tolérances qui me semblent inacceptables, mais on peut progresser dans l’humanisme. Si la garde des Sceaux considère que le dossier n’est pas clos, on pourrait reconsidérer nos relations à l’animal et retirer la tauromachie du patrimoine mondiale de l’humanité.

Quelles évolutions supplémentaires souhaiteriez-vous?

On voit dans les certains pays des partis des animaux qui disposent de plusieurs sièges à l’assemblée. Ces partis ne sont du tout politisés, ils relèvent de société civile, intègrent beaucoup d’intellectuels, et font des propositions judicieuses pour une meilleure cohabitation et un meilleur respect de l’animal. Ensuite, je suis souvent surpris de voir que beaucoup d’éleveurs, dont l’animal est le patrimoine, s’opposent en premier lieu à ces modifications. Pour trouver crédit auprès des consommateurs qui sont sensibles à ces questions, ils auraient intérêt à prendre les devants.
 Audrey Chauvet

lundi 21 avril 2014

Les accidents se suivent à Fessenheim...

Le réacteur de Fessenheim, arrêté vendredi soir

NUCLEAIRE - Un incident s'est produit sur le réacteur n° 2 alors que le réacteur n°1 se trouve à l'arrêt depuis le 9 avril...

L’un des deux réacteurs de la Centrale nucléaire de Fessenheim  (Haut-Rhin), qui s' est arrêté automatiquement vendredi soir suite à des incidents , a été remis en service dimanche matin, a annoncé EDF.
«Depuis le dimanche 20 avril 2014 à 4h, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est de nouveau à disposition du réseau électrique national», indique EDF sur son site internet. La compagnie précise que la centrale «s’était arrêtée automatiquement le 18 avril, à 22h40 suite à un déclenchement du groupe turbo-alternateur situé dans la partie non nucléaire de l’installation. (…) Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement».

L’incident pas lié à l’âge avancé de la centrale selon EDF

Un porte-parole de la centrale de Fessenheim avait indiqué samedi que «l’arrêt automatique du réacteur n°2 a été déclenché suite à la fermeture intempestive d’une soupape qui règle l’arrivée de la vapeur sur le groupe turbo-alternateur dans la partie non nucléaire de la centrale». EDF avait assuré que cet arrêt automatique, semblable à celui d’un «disjoncteur», n’est en aucun cas lié à l’âge avancé de cette centrale, la plus ancienne en service du parc nucléaire français (mise en service en 1977), et que le gouvernement s’est engagé à fermer fin 2016.
Cet incident sur son réacteur n°2 était intervenu alors que le n°1 se trouve lui-même à l’arrêt depuis le 9 avril, en raison d’une fuite détectée dans sa tuyauterie d’alimentation en eau (également dans la partie non nucléaire de la centrale).
MCD

jeudi 17 avril 2014

Fête de la Terre cette fin de semaine dans la Biovallée de la Drôme...

Biovallée : Fête de la Terre et la Biodiversité les 19 et 20 avril 2014...


 
​Samedi ​
19 et
​dimanche ​
20 avril 2014 : "Journée Internationale de la Terre et de la Biodiversité" 
Les associations Ecologie au Quotidien et la LPO vous invitent à participer au week-end dans le cadre des " Journées de la Terre"
Au programme en Biovallée de la Drôme :
A Die
Samedi 19 avril :
10h à 12h :
Troc de graines et de plants sur le marché de Die.
Midi : Jardins de l'Aube : Repas partagé - Troc de graines et de plants. ( Fléchage à partir du parking de l'Ecole Maternelle de Chabestan)
14-16h : "Je démarre un potager bio" avec Sylvère Lerouge
15h : Lecture de paysage et découverte des chants d'oiseaux  le long de la Rivière Drôme avec Gilbert David-LPO et Claude Veyret.
A Allex-26
Dimanche 20 avril 2014
Co-voiturage à 11h et 14h Parking Office du Tourisme Die.
12h 14h30 : Visite du Musée de la Maison de la Réserve Naturelle des Ramières - www.lagaredesramieres.com/. Route de Grâne–26400 Allex.
12h : Pique-nique partagé aux Ramières.
15h-17h : Visite guidée de la Réserve des Ramières par François Humbert, bagueur, LPO 26.
15h-17h : Balade à vélo à partir de Réserve des Ramières.
​A bientôt,
Anne Tesson
pour​
Ecologie au Quotidien
Tel : 04 75 21 00 56