Climat: Hollande
réaffirme l'engagement de la France
Le
président Francois Hollande (D) et l'écologiste Nicolas Hulot (G), son envoyé
spécial pour la protection de la planète, participentle 20 septembre 2014 à une
réunion à l'Elysée avec des représentants des principales ONG engagées dans les
enjeux climatiques –
Le
président François Hollande a réaffirmé samedi l'engagement de la France «pour
obtenir l'accord universel sur le climat dont la communauté internationale a
besoin de façon urgente» à l'issue d'un entretien avec des représentants des
principales ONG engagées dans les enjeux climatiques.
La
rencontre a eu lieu «en vue du sommet des chefs d'Etat sur le climat et de
l'Assemblée générale des Nations unies», qui se tiendront à New York les 23 et
24 septembre et auxquels participera le chef de l'Etat, indique l'Elysée dans
un communiqué.
François
Hollande «a rappelé sa volonté de pleinement associer la société civile à la
préparation des grandes échéances de 2015, sur les agendas climat et
développement», précise la présidence. Il a salué «la forte mobilisation des
réseaux d'ONG en vue de la Conférence internationale sur le changement
climatique à Paris en décembre 2015».
«La
transition énergétique au niveau national, européen et international, constitue
un enjeu majeur du quinquennat», indique l'Elysée. Le chef de l'Etat a «plus
généralement souligné l'engagement de la France en matière d'aide publique au
développement, en insistant sur le rôle des financements innovants».
De
son côté, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a salué «la
mobilisation de la société civile en faveur de la lutte contre le dérèglement
climatique, qui s'exprime dimanche par l'organisation de marches pour le climat
à Paris et dans plusieurs grandes villes dans le monde».
«Personnellement,
je participerai à la marche pour le climat organisé à New York, aux côtés de
personnalités engagées sur ce sujet, notamment Al Gore, ancien vice-président
des Etats-Unis, que je rencontrerai pour agir ensemble», a-t-il ajouté dans un
communiqué.
M.
Fabius s'entretiendra également avec des représentants de la société civile et
participera a l'ouverture de la «Semaine du climat».
«Le
message fort que nous envoie la société civile est à la mesure de la menace que
constitue le dérèglement climatique», a souligné le ministre. «La France fera
le maximum pour relever ce défi en travaillant avec tous afin de promouvoir en
décembre 2015 à Paris un accord universel, ambitieux et équilibré», a-t-il
conclu.
Plus de 200 gendarmes mobiles ont été déployés mercredi sur le site
Le déboisement s'intensifie sur le site du barrage controversé dans le Tarn
Des gendarmes mobiles appréhendent un
militant écologiste sur le site du chantier du barrage de Sivens, près
de Gaillac, dans le Tarn, le 9 septembre 2014 Plus de 200 gendarmes mobiles ont été déployés mercredi sur
le site du barrage controversé de Sivens (Tarn) où le déboisement s'est
accéléré, malgré la présence de dizaines d'opposants qui dénoncent «un
passage en force», a-t-on appris de sources concordantes.
Mercredi,
on comptait 210 gendarmes sur site où 50 gendarmes mobiles
supplémentaires étaient arrivés en renfort, a précisé le
commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, le lieutenant-colonel
Sylvain Renier.
L'officier a estimé que les opposants étaient «une
soixantaine dispersés sur le site, cachés dans les bois ou toujours
accrochés dans des arbres».
Selon l'un des opposants anti-barrage
sur place, Guillaume, joint au téléphone par l'AFP, les gendarmes ont
délogé mercredi matin les militants de leur «quartier général», pour
permettre aux engins de déboisement de défricher une zone jusqu'ici
épargnée. Cette nouvelle intervention des forces de l'ordre faisait
suite à une décision de justice vendredi qui autorisait l'expulsion de
cette parcelle. «Il y a manifestement une volonté de passage en
force», a dénoncé Guillaume, résumant le sentiment général des opposants
au projet.
De son côté, le patron des gendarmes du Tarn a
expliqué: «Les travaux avancent très bien. Il y a eu une petite
opposition ce (mercredi) matin, avec quelques barricades qui ont ralenti
d'une demi-heure les travaux, mais les engins de déboisement avaient
été protégés durant la nuit par cinquante gendarmes et des agents de
sécurité privés».
Parallèlement, les députés européens José Bové
(Europe Ecologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) ont,
avec des dizaines d'élus locaux ou régionaux de leurs partis, demandé
«l'arrêt immédiat du déboisement», dans une lettre ouverte au président
socialiste du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac.
Cette
cinquantaine d'élus EELV et Front de gauche de Midi-Pyrénées demandent
«que cessent les violences incompréhensibles à l’égard des opposants au
projet de barrage» et «qu’un moratoire soit décidé sur le projet avec
l’arrêt immédiat du déboisement». Leur texte accuse M. Carcenac de
vouloir «passer en force pour irriguer l'agriculture intensive du
département».
Un barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau
stockée doit être construit sur la «zone humide» du Testet. Ce projet
public, porté par le département, vise à soutenir l'étiage du Tescou, un
petit affluent du Tarn, et à sécuriser l'approvisionnement en eau d'une
vingtaine de fermes avoisinantes.
Mais les opposants se disent
résolus à empêcher la destruction de cette «zone humide», un réservoir
de biodiversité qui abrite des dizaines d'espèces protégées d'animaux et
dénoncent, sur le fond, un modèle d'agriculture irriguée selon eux
dépassé.
Lundi, les opposants pensaient avoir fait progresser leur
cause, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal ayant annoncé
l'envoi d'experts pour évaluer le projet.
Mais M. Carcenac a
depuis opposé une fin de non recevoir à tout moratoire, assurant que le
projet répondait «pleinement aux objectifs de Ségolène Royal». Le député
socialiste du Tarn Jacques Valax a abondé en son sens, jugeant par
ailleurs le mouvement de contestation «irresponsable». Planète
Tarn: De nouvelles échauffourées sur le projet inutile de barrage
Une centaine de
personnes ont bloqué l’accès au chantier ce lundi. Le barrage-réservoir
doit être construit sur la «zone humide» du Testet que les opposants au
chantier veulent préserver…
Des échauffourées entre opposants et forces de l’ordre ont fait lundi un blessé léger sur le chantier du barrage controversé de Sivens (Tarn), tandis que le Conseil général réaffirmait le bien-fondé du projet, malgré les doutes émis par Ségolène Royal.
Des opposants délogés à l’aide de gaz lacrymogènes
Vers 16h, les gendarmes ont délogé à l’aide de gaz lacrymogènes des
opposants, dont cinq s’étaient enterrés à mi-buste sur un chemin d’accès
au chantier afin d’empêcher l’entrée d’engins de défrichement.
Parmi les opposants «enterrés», une jeune femme s’est évanouie lors
de l’action des forces de l’ordre, «mais elle s’est réveillée juste
après et n’a qu’une cheville foulée», a déclaré un responsable de la
gendarmerie sur place. Cet officier a assuré que seuls des gaz
lacrymogènes avaient été employés sur le site, à Lisle-sur-Tarn, près de
Gaillac. «Ils nous ont attaqués à coups de flash-balls», a cependant
affirmé par téléphone Camille Kaze, une occupante, confirmant que la
jeune femme inconsciente s’était réveillée peu après. Vers 17h, des
engins de défrichement ont pu pénétrer sur le site, a-t-elle ajouté.
Le déboisement de la zone du barrage de Sivens, dont la construction
entraînerait la disparition d’un réservoir de biodiversité de 13
hectares, donne lieu à des heurts sporadiques depuis début septembre
entre forces de l’ordre et opposants.
Le barrage-réservoir d’1,5 million de m3 d’eau stockée doit être
construit sur la «zone humide» du Testet. Ce projet public vise à
soutenir l’étiage du Tescou, un petit affluent du Tarn, et à sécuriser
l’approvisionnement en eau des fermes voisines.
«Le programme respecte la réglementation» assure le Conseil général
Lundi, le président PS du Conseil général, Thierry Carcenac ,
a réaffirmé que ce programme respectait la réglementation ( ce qui est faux!!), répondant à
une déclaration de Ségolène Royal. La ministre de l’Ecologie
avait «demandé à ce que le Conseil général du Tarn vérifie que les
conditions que le ministère met sur les retenues de substitution soient
remplies».
«Les instructions du ministère sont d’encourager les retenues de
substitution à condition de ne pas encourager l’agriculture intensive et gaspilleuse d'eau »,
avait-elle rappelé dimanche. Mais à Albi, Thierry Carcenac (PS) a opposé
une fin de non recevoir à tout moratoire, assurant «que ce projet
répond pleinement aux objectifs évoqués par Ségolène Royal». Cette
dernière annonce ce lundi la création d'une mission d'expertise
sur ce projet controversé, «pour favoriser le dialogue et vérifier les
garanties d'une gestion durable de la ressource en eau».
Le chantier transformé en camp retranché par les habitants du Tarn
Une centaine d’opposants déterminés avaient transformé lundi
matin les alentours du site en camp retranché. Ils s’étaient postés à
des endroits stratégiques afin de bloquer toute entrée au chantier très
vaste, avec force barricades, faites de branches, de tôles ondulées et
de tout ce qui a pu être trouvé sur place.
Lançant un «appel au calme», le président du Conseil général s’est
déclaré «prêt à la discussion sur les mesures compensatoires et sur
l’utilisation de l’eau» mais a demandé «un débat dans un lieu neutre,
sans pression».
Le porte-parole des opposants au barrage, Ben Lefetey, a dénoncé une
attitude qui consiste, selon lui, à lancer un «début de dialogue» tout
en «continuant un passage en force sur le terrain» où des bûcherons
avaient débuté le déboisement le 1er septembre. Dimanche, plus d’un
millier d’opposants avaient participé à un pique-nique citoyen, soit la
plus importante mobilisation à ce jour.
JAPON: L'accident
atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que
le gouvernement japonais avait estimé, a affirmé une étude
universitaire...
La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu
Vue aérienne de la centrale de Fukushima,
datant du 24 mars 2011, quelques jours après sa destruction par un
tsunami L'accident atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que le gouvernement
japonais avait estimé, a affirmé une étude universitaire .
Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université
Ritsumeikan, a chiffré «au minimum à 11.082 milliards de yens» (80
milliards d'euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette
catastrophe survenue en mars 2011 à la suite d'un gigantesque séisme
dans le nord-est de l'archipel.
Le gouvernement japonais avait pour sa part évalué à 5.800 milliards
l'argent nécessaire pour couvrir les conséquences de ce sinistre qui a
eu un impact considérable sur la région et ses habitants.
Beaucoup de couts indirects
Selon le chercheur, il faudrait presque y ajouter les 2.200 milliards
de yens (près de 15 milliards d'euros) qui seront nécessaires pour
mettre en conformité les installations nucléaires du pays à la suite de
la révision des normes de sûreté censées éviter un deuxième désastre
ailleurs. «Ce sont des coûts indirects, donc ils ne sont pas dans le
total», a précisé Kenichi Oshima.
Les sommes prises en compte intègrent l'indemnisation des personnes
évacuées et/ou ayant perdu leur travail à cause de l'accident, soit pour
le moment quelque 4.980 milliards de yens, fournis à la compagnie
gérante Tokyo Electric Power (TEPCO)
par un fonds spécialement créé auquel contribue l'Etat et les
compagnies d'électricité. Ces dommages et intérêts pourraient toutefois
encore doubler. Le fonds a d'ailleurs relevé son plafond à 9.000
milliards de yens au lieu de 5.000 milliards. Sont aussi inclus les
frais de décontamination des alentours de la centrale et de stockage des
déchets résultants, soit 3.540 milliards.
Le gouvernement japonais cherche actuellement à convaincre les
ex-habitants évacués des villes de Futaba et Okuma (sur lesquelles est à
cheval la centrale Fukushima-Daiichi) d'accepter qu'y soient construits
ces sites d'entreposage, en échange de milliards de subventions. Une
décision pourrait être prise cette semaine, après déjà des mois de
débat. La construction et l'entretien nécessiteront de gros moyens
pendant des années, voire des décennies.
Des dépenses qui augmentent au fil du temps
S'y ajoutent 2.168 milliards de coûts directement liés à la gestion
de la situation au sein du complexe atomique (dont le problème majeur de
l'eau contaminée) et les fonds requis pour le démantèlement des
réacteurs saccagés.Le reste relève d'autres dépenses administratives
relatives à cet accident.
Kenichi Oshima pointe en outre du doigt le fait que ces coûts vont
reposer sur les citoyens, en tant que contribuables si l'Etat paye, ou
en tant qu'utilisateurs de courant via la facture émise par la compagnie
si elle finit par rembourser les sommes avancées. En théorie, Tepco,
sauvée de la faillite par les pouvoirs publics, est censée rendre
l'argent avancé.
Selon Kenichi Oshima, la particularité de ce type d'accident est que
le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient
pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité. A.Planète
La préfecture japonaise de Kagoshima (sud-ouest)
a indiqué avoir procédé dimanche à une distribution d'iode stable aux
personnes habitant à moins de 5 km des réacteurs nucléaires Sendai 1 et 2
susceptibles de redémarrer, appliquant ainsi pour la première fois de
nouvelles mesures de précaution décidées après l'accident de Fukushima.
«Quelque 4.715 personnes de plus de trois ans sont
concernées par cette disposition et 2.420 ont reçu dimanche des
comprimés d'iode stable», a expliqué à l'AFP un fonctionnaire local.
Cinq
lieux d'accueil avaient été aménagés et la distribution effectuée après
des séances d'explications sur le sens de cette initiative.
«Les personnes qui n'en ont pas reçu cette fois pourront s'en procurer ultérieurement», a précisé le responsable.
Pour
les administrés vivant au-delà de 5 km du site, l'iode stable n'est pas
fourni au préalable mais le sera si besoin le moment venu en cas
d'accident, a-t-il ajouté.
Les comprimés reçus doivent être
conservés par les personnes concernées et n'être avalés que sur consigne
des autorités en cas de fuite radioactive.
La prise d'iode stable
permet de saturer la thyroïde, de sorte que l'iode 131 radioactif
émanant du site atomique accidenté n'y prenne pas place. Ceci permet de
protéger cette glande contre le risque d'apparition de cancer.
En
France, le gouvernement a décidé depuis 1997 d'organiser des
distributions de comprimés d'iode pour les populations résidant dans un
rayon de 10 km autour des centrales nucléaires.
Au Japon, cette
distribution est mise en oeuvre pour la première fois. Elle découle des
nouvelles mesures décidées par l'Autorité de régulation nucléaire (NRA)
mise en place après l'accident de Fukushima, un désastre qui, en mars
2011, a démontré de la pire façon les lacunes des dispositions
antérieures.
Des dizaines de milliers de personnes avaient alors
été sommées de quitter leur maison et d'abandonner tous leurs biens,
fuyant parfois, faute d'informations claires, dans des lieux encore plus
affectés par la pollution radioactive que ceux qu'ils venaient de
déserter.
Distribuer au préalable de l'iode stable, c'est aussi
reconnaître un risque d'accident, ce que les autorités nippones
rechignaient auparavant à faire pour ne pas effrayer les populations.
Désormais l'éventualité d'un accident grave est prise en compte dans les
nouvelles normes et mesures instaurées en tirant les leçons de la
catastrophe de Fukushima.
La distribution à Kagoshima a été
effectuée dimanche du fait de la probabilité d'un redémarrage prochain
des réacteurs Sendai 1 et 2, que l'Autorité de régulation a jugé sûrs et
qui devraient être certifiés conformes aux nouvelles normes dans
quelques semaines. Le feu vert politique devrait ensuite être donné pour
leur permettre de redémarrer.
Actuellement, les 48 réacteurs du
pays (sans compter les six condamnés de Fukushima) sont tous arrêtés et
aucun ne peut être relancé sans la validation de la NRA. APL
Gaz de schiste en Roumanie: Greenpeace bloque l'accès à un site d'exploration
Pungesti (Roumanie) - Une vingtaine de militants de
l'organisation écologiste Greenpeace ont bloqué lundi l'accès à un site
d'exploration des gaz de schiste du géant américain de l'énergie Chevron
en Roumanie.
Les
manifestants, attachés les uns aux autres, se sont assis devant l'entrée
du périmètre où est installée le forage d'exploration, dans le village
de Pungesti, dans le nord-est de la Roumanie.
Ils ont brandi des
pancartes disant «non à la fracturation hydraulique», la technique très
controversée d'extraction des gaz de schiste qui prévoit l'injection à
haute pression d'eau mélangée à des substances chimiques dans le sol.
Un camion qui souhaitait entrer sur le site a été bloqué à l'extérieur, a rapporté un photographe .
Chevron
a commencé l'exploration des gaz de schiste en mai dans cette région
malgré la vive opposition de la population locale qui s'inquiète des
conséquences environnementales et sur les ressources en eau dans une
région qui dépend de l'agriculture pour sa survie.
«L'exploitation
industrielle du gaz de schiste ne peut pas se faire en affectant la vie
de centaines de milliers de gens vivant sur les périmètres donnés en
concession. Nous demandons la fin de ces initiatives contre
l'environnement et la volonté des citoyens», a déclaré Laurentiu
Ciocirlan, coordinateur de campagne de Greenpeace.
Chevron qui
soutient mener ses opérations d'exploration en respectant les normes de
sécurité affirme que toute décision sur une éventuelle extraction des
gaz de schiste ne sera prise que d'ici trois à cinq ans.
Le groupe américain a obtenu des permis d'exploration dans d'autres régions de la Roumanie.
Opposé
aux gaz de schiste lorsqu'il était dans l'opposition, le Premier
ministre social-démocrate Victor Ponta est devenu un des plus fervents
défenseurs de cette source d’énergie controversée dans le monde.
Autorisée aux Etats-Unis ou en Roumanie, la fracturation hydraulique est interdite en France. Planète/20mn avec Greenpeace
Energie: 60% de l'électricité en Europe d'origine renouvelable en 2030
Les énergies renouvelables devraient représenter
60% de la production européenne d'électricité en 2030 contre 40% en
2012, sous l'impulsion de près de 1.000 milliards de dollars
d'investissements, selon une étude publiée mardi.
L'Europe
devrait développer 557 gigawatts de capacités renouvelables
supplémentaires d'ici 2030, selon cette étude réalisée par Bloomberg
News Energy Finance et basée sur les tendances du marché de
l'électricité, les politiques menées et le coût des différentes
technologies.
La production électrique à partir de ressources
fossiles comme le charbon et le gaz devrait elle passer de 48% à 27% -
l'électricité tirée du charbon diminuant de plus d'un tiers (de 195 à
125 gigawatts), et le gaz augmentant légèrement de 275 à 280 gigawatts.
«Notre
étude montre que les améliorations à venir sur les marchés du solaire
et de l'éolien permettront d'installer de plus en plus d'équipements
non-subventionnés dans les années qui viennent», a commenté Seb Henbest,
directeur pour l’Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique chez Bloomberg
News Energy Finance.
«Nous nous attendons à ce que l'Europe
investisse près d'un trillion de dollars pour développer ses capacités
de production renouvelables d'ici 2030, dont 339 milliards de dollars
dans les panneaux solaires sur les toits et 250 milliards pour l'éolien
en mer».
L'amélioration de l'efficacité énergétique permettra de
modérer l'évolution de la demande d'électricité à +9% entre 2014 et
2030, et l'étude prévoit une baisse de 60% des émissions de CO2 du
secteur énergétique (1,3 milliard de tonnes à 564 millions).
L’Allemagne
et la Grande-Bretagne seront à la pointe de cette transition
énergétique, selon Bloomberg, ces deux pays représentant près d'un tiers
des nouvelles capacités de production. L'Italie devrait apporter 84
gigawatts d'électricité verte avec l'éolien, quand la France
développerait 75 gigawatts et l'Espagne 43 gigawatts, surtout à travers
le solaire.
Au niveau mondial, Bloomberg anticipe des
investissements de 7.700 milliards de dollars dans la production
d'électricité, dont deux tiers pour les énergies renouvelables. La
région Asie-Pacifique dépenserait 2.500 milliards, les Amériques 816
milliards, et la région Moyen-Orient / Afrique 818 milliards pour cette
production durable. Planète/20mn
Nous vous invitons à participer à la
prochaine réunion d'Ecologie au Quotidien :
Le mercredi 09 juillet 2014, Salle
Beauvoisin de Die ( sous la salle Polyvalente).
- à 17h : C.A (dernier avant l’été)
- à 18h : Comité
d'Ethique (Premier sur le projet 2015)
- à 19h30 : pour un
repas partagé et à 20h30 : Travail sur le Projet 2015
(dernières propositions)
Amicalement,
Anne Tesson pour Ecologie au Quotidien
À l’heure d’internet et de la 4G, la planète semble
tourner trop vite, affole les
compteurs, avale des rêves, des vies humaines. Depuis l’avènement de
l’industrialisation et du Kapitalisme mondialisés, le TEMPS nous est confisqué.
Le tic-tac de l’horloge s’est imprimé dans nos cerveaux pour nous rappeler à
chaque minute, qu’il n’y a pas de temps à perdre, il faut produire. Une fabrique de CHRONOSHOMMES. La dictature de l’urgence divise notre monde : suractivité et
hyperconsommation pour les uns, désœuvrement et famines pour les autres.
URGENT RALENTIR ... Certains le pratiquent déjà, individuellement ou
collectivement. Les gestionnaires des gouvernements occidentaux ne le prennent
pas en compte et nous précipitent contre le mur.
Il est temps de suspendre les hostilités, de faire le grand remue-ménage pour
apaiser notre remue-méninges sous les crânes !
Bienvenue à la
lenteur ! Sagesse de la paresse !
Bonjour,
Nous organisons les 13èmes « Rencontres de la Citoyenneté et de l'Ecologie
au Quotidien » sur le thème« Ralentir, pour une sobriété
heureuse » à Die dans la Drôme entre le 24 janvier et le 2 février 2015
pour présenter des alternatives citoyennes face aux enjeux de ce siècle.
L'objectif est de créer un espace d'échanges et de réflexion, d'ouvrir la pensée
à l'imagination et à l'utopie, de présenter des alternatives, de les relier et
d'impulser des projets.
Tous les ans plusieurs
milliers de personnes participent à cette manifestation qui est un temps
fort de réflexion, d'échange, d'information, de convivialité...et les
conférences accueillent jusqu'à 500 personnes.
Nous sommes entrés dans une société de l’éphémère,
de l’instant, de la volatilité, de la vitesse. Le zapping et le surfing
deviennent des morales essentielles du rapport au monde, une manière de se
jouer de la surface pour éviter de choisir et multiplier les expériences sans
s’engager.
Un individu contemporain,
qui ne se soutient que de lui-même, est confronté en permanence à une multitude
de décisions. Il est soumis à l’écrasement du temps sur l’immédiat puisque le
monde n’est plus donné dans la durée mais dans la saisie de l’instant. La
hantise est celle de la désynchronisation, celle de ne plus être en phase avec
l’actualité de sa propre vie prise dans le filet des bouleversements
sociaux et professionnels, une urgence qui n’en finit jamais empêche de jouir
de son existence, et amène à un temps séquencé allant d’une tâche à
une autre, ou plutôt de la résolution d’une tension à une autre. Injonction de
vitesse, de rendement, d’efficacité, de disponibilité qui exige de
s’arracher à soi-même, d’aller plus vite que son ombre pour réagir. Mais
les capacités de résistance ne sont pas extensibles à l’infini, elles épuisent
l’individu et aboutissent à la fatigue d’exister. Les technologies
contemporaines, loin de faire gagner du temps comme on le croit
souvent, ne cessent de multiplier les engagements personnels, et des
mobilisations qui n’en finissent plus. Le téléphone cellulaire est l’instrument
clé de la mobilité, de la réactivité, de l’adaptabilité et de la multiplicité
et de l’ubiquité des engagements, il rend illimité le temps de travail et
de disponibilité. La modernisation n’a cessé d’accélérer les rythmes de vie.
Plus nous gagnons du temps, plus le temps nous échappe, et plus nous en
sommes affamés. Ce temps épargné n’est pas celui du repos.
Toute l’existence bascule dans l’urgence et dans la nécessité de ne jamais
perdre de temps, de maintenir une attention constante aux autres et aux
événements. Il faut aller de plus en plus vite pour rester sur place. Même dans
la vie personnelle, nos sociétés font loi de la terrible parole de Taylor
déclarant «la guerre à la flânerie» dans les usines Ford des
années 20 car il ne supportait pas de voir les ouvriers cesser un seul
instant de travailler.
Si la réflexivité a
toujours accompagné l’individu dans sa relation au monde, la disparition des
régulations traditionnelles, l’effacement des modèles et des normes confère
une marge accrue de manœuvre. Toujours sur le qui-vive, dans
l’expérimentation, le calcul relatif de ce qu’il convient de faire selon
les circonstances, il n’a guère de repos.
Rester en mouvement,
surfer sur le renouvellement des produits, des attentes sociales, ou des
offres de travail pour rester à flots, devient une occupation à part entière et
un principe d’identité. Le mot d’ordre est de tenir le coup, de s’ajuster
au changement, de ne pas prendre de retard. D’où le succès de la notion de
résilience, le fait de ne pas être démoli par l’adversité, de faire face
au changement pour rebondir aussitôt ; l’importance croissante dans les
librairies des rayons d’ouvrages consacrés aux recettes pour se venir en
aide soi-même ou même «devenir soi-même». Dans le monde de l’obsolescence
généralisée, il faut se faire soi-même obsolescent, fluide, recyclable.
La frénésie de la
vitesse, du rendement, appelle en réaction la volonté de ralentir,
de calmer le jeu. Une forte résistance politique et citoyenne se mobilise
à ce propos. La lenteur est le rythme de l’amour,
de la tendresse, de la conversation, de l’attention à l’autre,
de l’érotisme, de la jouissance du fait d’exister. Elle n’a que faire de
l’exultation de l’éjaculation précoce qui est au cœur du contemporain. Elle
revendique la slow food, les slow cities à l’encontre de la fièvre
ambiante.
D’où aussi l’engouement
récent de nos sociétés pour la marche que des centaines de millions d’hommes et
de femmes découvrent avec jubilation. Ils s’immergent dans une durée
qui s’étire, flâne, se détache de l’horloge. Cheminement dans un temps
intérieur propice à un retour sur soi, la marche sollicite
une suspension heureuse du temps, une disponibilité à se livrer à des
improvisations selon les événements du parcours. Elle ne consiste pas à gagner
du temps mais à le perdre avec élégance, le sourire aux lèvres. Occupation
pleine du temps, mais dans la lenteur, elle est une résistance à ces
impératifs de vitesse, d’urgence, de disponibilité qui élaguent le goût de
vivre. Aujourd’hui, les chemins sont emplis de flâneurs qui cheminent à
leur guise, à leur pas, en leur temps, en conversant paisiblement ou en
méditant le nez au vent. Seule la lenteur permet d’être à la hauteur des choses
et dans le rythme du monde. Elle est l’évidence du cheminement, elle
appelle une progression attentive, voire contemplative, la possibilité de
la halte pour profiter d’un lieu ou se reposer. Elle est un mouvement de respiration.
En ce qu’il se tisse dans
la lenteur, le temps devient la mesure du corps, il n’y a rien d’autre que
chaque moment qui passe. La marche est retour à l’élémentaire : l’aube, le
coucher du soleil, la nuit, la terre, l’herbe, les pierres, les collines, les
montagnes, l’eau, la pluie, le vent, elle nous rappelle notre humanité
essentielle immergée dans un monde qui nous dépasse et nous émerveille ou
nous inquiète. Echappée belle hors du temps ou dans un temps ralenti, la marche
n’est pas une recherche de performance ou une quête de l’extrême
sponsorisée par des marques commerciales, elle est un effort à la mesure des
ressources propres du marcheur.
David LE BRETON Sociologue
Auteur notamment de :
«Marcher : éloge des chemins et de la lenteur», (Métailié 2012) et de «l’Adieu
au corps» (Métailié 2013).
- Bonjour,
Nous vous invitons à participer à la
prochaine réunion d'Ecologie au Quotidien :
Le mercredi 09 juillet 2014, Salle
Beauvoisin de Die ( sous la salle Polyvalente).
- à 17h : C.A (dernier avant l’été)
- à 18h : Comité
d'Ethique (Premier sur le projet 2015)
- à 19h30 : pour un
repas partagé et à 20h30 : Travail sur le Projet 2015
(dernières propositions)
Fukushima: colère de militants et actionnaires à l'AG de Tepco
Quelques dizaines de militants antinucléaires
ont vivement protesté jeudi à Tokyo devant la salle ou la compagnie
d'électricité Tepco, gérante de la centrale accidentée de Fukushima,
réunissait ses actionnaires, eux aussi en partie remontés.
Munis de haut-parleurs, les manifestants se sont heurtés à l'entrée à des vigiles et personnels de Tokyo Electric Power (Tepco).
Des
membres de l'organisation Greenpeace étaient venus habillés de
combinaisons et masques, bien décidés à faire entendre leur voix pour
demander à Tepco d'en finir avec l'énergie atomique.
Greenpeace a
acheté quelques actions de Tepco (ainsi que de la compagnie de l'ouest
Kansai Electric Power et du concepteur de réacteurs Hitachi) pour
pouvoir participer à l'assemblée générale des actionnaires et émettre un
avis sur les résolutions proposées.
Katsutaka Idogawa, ex-maire
de la ville de Futaba qui héberge en partie la centrale Fukushima
Daiichi, a directement invectivé les pro-nucléaires, dirigeants de Tepco
compris.
«Et vous, pourquoi vous n'êtes pas exposés aux
radiations? Pourquoi vous n'avez pas perdu vos terres?», a-t-il crié
dans la salle.
Futaba a été entièrement évacuée après le désastre
du 11 mars 2011 dû à la fusion du coeur de trois des six réacteurs du
site après le passage d'un gigantesque tsunami.
Le niveau de
radioactivité ambiant y reste extrêmement élevé et son accès est
interdit sauf autorisation spéciale. A l'instar de plusieurs autres dans
un rayon de 20 kilomètres, cette agglomération restera inhabitable
pendant des années si ce n'est des décennies.
M. Idodgawa, qui
avait acheté l'an passé des action de Tepco, est d'autant plus énervé
que les ex-habitants n'ont selon lui touché de dommages et intérêts que
tardivement et pas autant que voulu.
Une actionnaire, qui réside
non loin d'une autre centrale de Tepco, Kashiwazaki-Kariwa, près de
Niigata (nord-ouest), a exigé de la compagnie l'abandon de l'énergie
nucléaire.
«Allez-vous répéter les mêmes erreurs à Niigata qu'à
Fukushima ?», s'est-elle fâchée. Et la même d'appeler les autres petits
porteurs à demander le démantèlement de Kashiwazaki-Kariwa, le plus
grand complexe atomique du monde avec sept réacteurs.
«Nous avons
pour mission de fournir de l'électricité de façon constante et au plus
bas prix possible (...) et comme le reconnaît le gouvernement, l'énergie
nucléaire est une importante ressource de base pour un pays dépourvu de
richesses naturelles», a répliqué le patron de Tepco, Naomi Hirose,
reprenant mot pour mot les propos des représentants de l'Etat, principal
actionnaire de Tepco que les pouvoirs publics ne cessent de renflouer.
Le
gouvernement de droite de Shinzo Abe souhaite remettre en exploitation
ceux des 48 réacteurs nucléaires du pays qui auront été jugés sûrs par
l'autorité de régulation du secteur sur la base de normes rendues plus
sévères après l'accident de Fukushima. Planète/20mn
Les pesticides ont des effets néfastes pas seulement sur les abeilles
Des pesticides parmi les plus utilisés dans le
monde ont des effets néfastes sur la biodiversité qui ne se limitent pas
aux abeilles mais nuisent aussi aux papillons, vers de terre, oiseaux
et poissons, selon une évaluation scientifique internationale présentée
mardi.
Après
avoir examiné les conclusions de quelque 800 études parues depuis une
vingtaine d'années, les auteurs de cette évaluation plaident pour
«durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le
Fipronil», les deux types de substances chimiques étudiées, et de
«commencer à planifier leur suppression progressive à l'échelle mondiale
ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur
utilisation dans le monde».
«Les preuves sont très claires. Nous
sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu
naturel et agricole», indique dans un communiqué le Dr Jean-Marc
Bonmatin (CNRS), l'un des principaux auteurs de cette analyse menée sur
les quatre dernières années.
L'évaluation a été conduite par un
panel de 29 chercheurs internationaux dans le cadre d'un groupe de
travail spécialisé sur les pesticides systémiques (conçus pour être
absorbés par les plantes). Ce groupe conseille notamment l'Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'organisme qui
rend compte de l'état de santé de la biodiversité mondiale à travers sa
«Liste rouge» des espèces menacées.
Les conclusions doivent être
publiées en huit articles pendant l'été dans la revue Environmental
Science ans Pollution Research, précise ce groupe de travail.
Les
pesticides étudiés sont «aujourd'hui les plus utilisés dans le monde,
avec une part de marché estimée à quelque 40%» et sont aussi
«communément utilisés dans les traitements domestiques pour la
prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les
termites dans les structures en bois».
Les effets liés à
l'exposition à ces pesticides «peuvent être immédiats et fatals mais
également chroniques», soulignent les chercheurs, avec des effets comme
la perte d'odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, une diminution
de l'apport alimentaire, comme un butinage amoindri chez les abeilles,
ou encore une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels.
Ces
pesticides sont notamment pointés du doigt depuis quelques années comme
l'une des causes expliquant le déclin des populations d'abeilles.
L'Union européenne a par exemple déjà suspendu en 2013 l'usage du
Fipronil et de trois néonicotinoïdes en raison de leurs effets sur les
pollinisateurs.
Cette nouvelle analyse montre que bien d'autres
espèces sont également touchées, au premier rang desquelles les
invertébrés terrestres, comme les vers de terre, indispensables maillons
de la vie des sous-sols.
Suivent les pollinisateurs -- abeilles
et papillons -- puis les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes
d'eau douce et les puces d'eau, les oiseaux, les poissons et les
amphibiens.
Les chercheurs précisent ne pas avoir de données
suffisantes pour déterminer leur impact sur les mammifères et les
reptiles, même si un «impact est probable» sur ces derniers. Planète/20mn
Transition énergétique: les derniers arbitrages font grincer des dents
Le texte sur la transition énergétique présenté
mercredi sera adopté dans plusieurs mois, mais dans quelle version ?
Avant même de débuter son long parcours législatif, des ONG s'irritaient
jeudi de changements, selon elles, entre les annonces de Ségolène Royal
et la version du projet de loi diffusée quelques heures plus tard.
Mais au ministère, on démentait toute modification en catimini.
Après
un an et demi de débats, la ministre de l'Ecologie a enfin présenté
mercredi une communication sur le «nouveau modèle énergétique français»
plus sobre, moins polluant, et moins nucléarisé.
Dans la foulée,
elle en a dévoilé les grandes lignes à la presse: des objectifs
ambitieux, dont la réduction par deux de la consommation d'énergie d'ici
2050, ou encore des mesures pour accélérer la rénovation énergétique
des bâtiments, l'essor des énergies renouvelables... Mais jeudi, ONG et écologistes grinçaient des dents.
Europe-Ecologie
Les-Verts (EELV), satisfait mercredi d'un texte qualifié de «tournant»
dans la politique énergétique de la France, exige désormais le retrait
de deux articles.
Les articles 34 et 35 autorisent le gouvernement
à passer par décrets pour décider du lieu d'enfouissement de déchets
nucléaire alors que les écologistes veulent un débat parlementaire. Un
projet contesté est en cours d'expérimentation à Bure (Meuse) .
«Ségolène
Royal, en présentant son texte à la presse mercredi matin n'a pas
mentionné ces articles, pas plus» qu'elle ne l'a fait «ce matin devant
le Conseil économique, social et environnemental (CESE)», a assuré à
l'AFP le porte-parole d'EELV Julien Bayou.
Or ces deux articles figurent pourtant dans la version finale du projet de loi diffusé mercredi soir.
«Ségolène
Royal est quelqu'un d'influent mais malgré tout, on lui corrige son
texte après sa conférence de presse», a commenté M. Bayou. Les Amis de
la Terre crient eux à la «manipulation».
Au cabinet du Mme Royal,
on explique qu'un «certain nombre de points étaient en calage» mercredi
et donc pas totalement réglés «quand on a imprimé les documents»
distribués lors de la conférence de presse.
A la Fondation Hulot
(FNH), une des rares ONG environnementales à avoir offert un satisfecit
au texte, on craint que «toutes les formes de conservatisme se
re-battent pour amoindrir la loi». - Un texte «qui va bouger encore»
Leur grief porte sur la rénovation énergétique.
Dans
«l'exposé des motifs» de la loi, rendu public mercredi après-midi,
l'article 6 instaurait «une obligation d'améliorer significativement la
performance énergétique d'un bâtiment à chaque fois que des travaux
importants sont réalisés».
Mais dans le projet de loi finalisé, il
est d'abord question d'une «étude de faisabilité technique et
économique» devant démontrer «l'absence de disproportion manifeste entre
ses avantages et ses inconvénients».
«La rédaction actuelle est
trop prudente. On ne peut pas redemander une étude pour qu'il y ait des
travaux à chaque fois, sinon ça ne sera jamais appliqué», s'inquiète
Matthieu Orphelin, conseiller spécial de la FNH pour les questions
d'énergie.
Pour le ministère, il n'y a «pas du tout de
modification là-dessus». «C'est bien une obligation de travaux de
performance énergétique quand il y a des rénovations lourdes, mais si ce
n'est techniquement pas possible, on ne l'impose pas».
Dernier point de discorde: les réductions de gaz à effet de serre (GES).
Selon
le texte, la France a pour objectif «de réduire les GES afin de
contribuer à l'objectif européen d'une baisse de 40% en 2030»,
l'objectif national devant être «précisé» ultérieurement.
Or,
interrogée lors de sa conférence de presse pour savoir si ces 40%
correspondaient aussi à l'objectif de la France seule, Mme Royal avait
répondu: «oui».
Qui croire? «Le cap de la France est ce que la ministre a déclaré hier», assure-t-on au ministère.
Le
texte a été présenté jeudi au CESE et Conseil national de la Transition
énergétique qui rendront des avis. Sa version définitive sera
officiellement présentée devant le Conseil des ministres avant de partir
au Parlement à l'automne.
«Il s'agit d'un texte qui est parti en
concertation, qui va bouger encore. Ce n'est pas le projet de loi, d'où
les formulations qui peuvent ne pas être totalement stabilisées»,
précisait-on encore au ministère. MCD avec APL
Historiquement, notre blog
est l’usager de l'Agence de Presse
Libération (A.P.L.), créée en juin 1971 par J. C. Vernier, avec Maurice
Clavel comme directeur gérant. L'agence, au début très liée aux mouvements
gauchistes issus de Mai-68, était également proche de La Cause du peuple,
dirigée par Jean-Paul Sartre. De l'A.P.L. naît l'idée de la publication
demédia fait par de journalistes
militants, de professionnels en rupture avec la pratique informative dominante.
Aujourd’hui l’APL, apolitique, lutte pour que l’information soit un bien commun, un droit de
l’homme, libre, gratuit, accessible à toutes et tous, confiscable par personne
(ni maître, ni argent).
Climat: petit pas franchi à Bonn sur la longue route jusqu'à Paris 2015
Bonn (Allemagne) : Un petit pas a été franchi à Bonn, où
des pourparlers ont pris fin dimanche, dans les négociations
climatiques en vue d'un accord global à Paris fin 2015 suffisamment
ambitieux pour limiter le réchauffement de la planète.
«Tout
le monde veut un accord mais y parvenir reste difficile», a confié un
négociateur européen. «Il y a un élan, l'ambiance a été constructive
mais le processus est fragile, car il y a des pays qui craignent que
leurs intérêts ne soient pas pris en compte», a-t-il ajouté, malgré la
méthode par consensus utilisée dans la diplomatie du climat.
A
Bonn, pendant dix jours, des délégations de 195 pays membres de la
Convention de l'ONU sur le climat ont débattu du contenu d'un futur
accord qui doit être scellé à Paris fin 2015 pour une entrée en vigueur
en 2020. L'objectif est de limiter à 2°C le réchauffement de la planète,
ce qui suppose de diviser par deux les émissions de gaz à effet de
serre d'ici 2050. Les émissions actuelles mettent la Terre sur
une trajectoire de quatre à cinq degrés de plus à la fin du siècle par
rapport à l'ère pré-industrielle, ce qui aurait des conséquences
dramatiques (multiplication des événements extrêmes, baisse des
rendements agricoles, extinctions des espèces, hausse des océans, etc.).
Le
prochain rendez-vous pour avancer vers une action collective à la
hauteur du défi sera le sommet des chefs d'Etat organisé à New-York en
septembre par le secrétaire général de l'ONU, spécialement sur le
climat. Suivront une nouvelle session technique à Bonn (20-25 octobre),
puis la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, à Lima début
décembre.
«La dynamique de travail a été plus positive que par le
passé», a commenté dimanche Tasneem Essop du WWF, au nom des ONG du
Climate action network. - Désaccords persistants
Malgré
des travaux studieux et l'absence de couacs, nombre de participants ont
relevé la difficulté à entrer dans de réelles négociations sur des
sujets clés, à savoir les éléments du futur accord (limité aux émissions
ou incluant des mécanismes de financement et de transfert de
technologie), la forme des propositions de réductions d'émissions
(baisse en valeur absolue par rapport à 1990, baisse par habitant, par
unité de PIB, par secteur économique, etc.) que chaque pays doit
présenter avant mars 2015 et leur processus d'évaluation.
Selon
Alden Meyer de l'Union of concerned scientists, observateur des
pourparlers, «il y a des désaccords importants qui persistent sur le
contenu et la portée de l'accord».
«Les pays en développement
veulent que les financements en fassent partie», a confirmé à l'AFP
Seyni Nafo, négociateur pour les pays africains.
«Beaucoup d'entre
nous sont inquiets, les pays sont divisés sur le contenu des
contributions nationales (de réductions d'émissions), mais nous ne
pouvons pas aller à Lima sans avoir arrêté ce qu'elles seront», a confié Ronald Jumeau, porte-parole des Etats insulaires.
Autres
sujets d'inquiétude, les efforts de réduction des émissions par les
gros pollueurs avant 2020 et le financement des actions de baisse des
émissions et d'adaptation. «Nous sommes très déçus car les
ambitions de réduction d'ici à 2020 n'ont pas été revues à la hausse,
c'est une promesse non tenue», a fait valoir Meena Raman de Third world
network, basé en Malaisie. «Agir davantage avant 2020 est nécessaire
pour respecter les 2°C, ne pas le faire porte atteinte à la crédibilité
des négociations», explique Célia Gautier, du Réseau action climat (ONG
françaises).
Du côté des financements, les prochains mois seront
un test, le Fonds vert, destiné à financer les réductions d'émissions et
les adaptations au changement climatique, étant depuis peu
opérationnel.
«La capitalisation du Fonds vert est une question
cruciale pour Lima et Paris», prévient Seyni Nafo. «Un niveau ambitieux
créerait un environnement propice à un accord et inversement»,
poursuit-il, en précisant que 15 milliards est la somme attendue par les
pays en développement, dont «la moitié sur la table pour Lima». MCD
Entre 20 et 25.000 délégués attendus pour la conférence «Paris climat 2015»
Jusqu'à 25.000 délégués sont attendus pour la
conférence de l'ONU sur le climat à Paris fin 2015, où 195 pays doivent
sceller un accord pour limiter le réchauffement de la planète, a indiqué
mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.
En
ajoutant la participation de personnes non accréditées, ce sont «40 à
50.000 personnes de 195 pays qui sont attendues» du 30 novembre au 11
décembre 2015, a ajouté M. Fabius, à l'occasion d'une visite du site du
Bourget, au nord de Paris, qui accueillera la conférence.
La dernière conférence onusienne sur le climat, en décembre dernier à Varsovie, avait attiré près de 12.000 délégués.
En
2009, la COP (conférence des parties) de Copenhague, avait réuni 26.600
participants officiels: précédée d'une forte prise de conscience au
niveau mondial des enjeux climatiques, elle avait eu l'ambition de
conduire à un accord majeur qui n'avait finalement pas vu le jour.
La
France, en tant que pays hôte du rendez-vous de 2015, déploie déjà
d'intenses efforts diplomatiques pour qu'un accord ambitieux soit
finalisé car, a rappelé Laurent Fabius, «il faut agir aujourd'hui pour
éviter les catastrophes demain».
Une réunion intermédiaire se
déroule actuellement à Bonn (Allemagne) jusqu'au 15 juin pour ébaucher
le contenu de l'accord, avant la conférence annuelle fin 2014, organisée
cette année à Lima.
Au premier semestre 2015 au plus tard, chaque
pays devra annoncer sa contribution à l'effort mondial de réduction des
gaz à effet de serre et les moyens d'y parvenir.
«Les gaz à effet
de serre restent des dizaines, et pour certains des centaines d'années
dans l'atmosphère, voilà pourquoi les réduire est une urgence, en partie
à cause de cet aspect irréversible», a plaidé le climatologue Hervé Le
Treut, lors de la réunion du comité de pilotage de «Paris climat 2015»
au Bourget, à laquelle ont pris part des collégiens et lycéens de la
Seine-Saint-Denis.
Pierre-Henri Guignard, secrétaire général de la
COP de Paris, a dit la volonté de la France «d'impliquer directement
les jeunes» dans ce rendez-vous, que ce soit au niveau scolaire ou au
niveau étudiant avec des bénévoles et des vacataires.
Interrogé
sur le coût pour l'Etat d'un tel événement, il a indiqué que la
conférence de Copenhague avait couté 150 millions d'euros, «un
indicateur pris en compte» dans l'élaboration du budget pour celle de
Paris.
Mardi, l'Unesco a par ailleurs lancé la Plateforme océan et
climat 2015 en partenariat avec des ONG et des organismes de recherche.
Le but est de «davantage placer l'océan au coeur des discussion sur le
climat», compte tenu du rôle majeur que jouent les océans dans le
système climatique, selon un commuiqué de l'Unesco. MCD
Alain Passard: «On ne mange pas de tomates en janvier!»
INTERVIEW - Le chef du restaurant l’Arpège s’engage pour une alimentation plus respectueuse des saisons…
Ce n’est pas pour rien que son restaurant s’appelle l’Arpège. Quand Alain Passard parle de cuisine,
il parle d’accords, d’harmonies et de notes. Son solfège, ce sont les
quatre saisons qui le lui ont appris: sa cuisine végétale respecte le
cycle des saisons et s’appuie sur des produits bio cultivés dans ses
propres potagers. Le chef triple étoilé s’engage aujourd’hui pour une
alimentation plus saine et plus écologique en s’engageant notamment aux
côtés de la marque de produits laitiers bio Vrai.
Tous les légumes à la carte de l’Arpège sont bio: est-ce parce qu’ils ont meilleur goût ou par conviction?
C’est pour cela que même si nos potagers sont bio, nous préférons parler aussi
de culture naturelle. Toutefois, on voit bien dans nos jardins que l’on
croise une biodiversité surprenante: batraciens, belettes, reptiles,
rapaces...
L’Arpège était à l’origine une rôtisserie. Il y a à peu près quinze
ans, j’ai eu un sentiment de rupture de créativité par rapport au tissu
animal. Parallèlement s’est ouverte pour moi la porte du légume. Je
n’avais jamais adressé la parole à une carotte ou un poireau! Mais comme
la cuisine animale s’éloignait de ma créativité, avec en plus la crise
de la vache folle qui est arrivée, j’ai mis tout mon savoir-faire en
cuisine animale au service du légume. Je faisais des céleris-raves en
croûte de sel, des légumes grillés… Et j’ai retrouvé le plaisir des
saisons, ce que veut dire le printemps. J’ai redécouvert ce que la
nature avait mis en place depuis toujours. Ce fut une résurrection de
retrouver le charme de ce métier.
Comment peut-on, au quotidien à la maison, renouer avec une cuisine plus proche de la nature?
Il faut tout simplement retrouver les quatre saisons. On ne mange pas
de tomates en janvier! La nature est bien faite: une salade de tomates,
c’est fait pour désaltérer, donc on la mange en été. Un truc simple
pour savoir si le légume est de saison, c’est de penser que ce qui
pousse sur les branches est plutôt estival ou printanier, tandis que ce
qui pousse dans la terre est plutôt d’hiver. Il y a environ vingt
produits dans le jardin à chaque saison. Au printemps, on joue sur un
solfège de vingt notes et ensemble elles sonnent bien dans la casserole.
On joue juste en les mêlant et la mélodie est belle.
Vous qui faites une cuisine très végétale, c’est un peu surprenant de vous voir associé à une marque de produits laitiers…
Le lacté est très présent dans mon travail. Il apporte beaucoup de
subtilités que l’on ne voit pas, aussi bien pour un chef que pour une
maman qui aime faire la cuisine. C’est facile d’utiliser ce support pour
améliorer une recette, créer un jeu de textures, alléger une pâte ou
une mayonnaise… Mais comme je suis très rigoureux, je ne veux que des
produits issus d’un savoir-faire d’un éleveur, comme avec mes jardiniers
pour mes carottes et mes navets.
Selon la Cour des comptes, le coût du nucléaire a
augmenté de 20% depuis 2010 et pourrait se répercuter sur les prix de
l’électricité…
L’atome va-t-il mettre le porte-monnaie des Français en fusion? D’après une étude de la Cours des Comptes publiée ce mardi,
le prix de l’énergie nucléaire, qui représente 75% de l'électricité en
France, devrait augmenter fortement en raison d'importants
investissements dans les centrales vieillissantes d'EDF: le coût de
production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi de
20,6% entre 2010 et 2013, atteignant 59,8 euros le mégawattheure (MWh )
contre 49,6 euros en 2010, et cette augmentation ne sera pas sans impact
sur la facture d’électricité des Français.
Pourquoi le coût du nucléaire augmente?
La Cour explique cetteprogression par la forte croissance des dépenses d' exploitation (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts,
logistique, etc.). Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%)
et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à
monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne
entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010. Dans le futur, «on a un
risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a
souligné mardi la Cour des comptes: EDF prévoit en effet de mener «un
grand carénage», un plan de 55 milliards d'euros de travaux de
maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français
qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de
vie au-delà de 40 ans. La Cour évalue plutôt ces investissements à 62,5
milliards d'euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu'en 2033
(ou 110 milliards d'euros courants).
Quel impact cela aura-t-il sur la facture d’électricité?
Le coût de l'électricité nucléaire représente environ 40% du prix de
l'électricité payé par les consommateurs. Les tarifs de l'électricité
ont déjà augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire
est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a
affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des
Français au cours des trois prochaines années.
Pourquoi prolonger la durée de vie des centrales si cela coûte aussi cher?
La Cour des comptes rappelle qu'une prolongation des réacteurs
permettrait de limiter leur coût moyen de production: il atteindrait
61,6 euros pour la période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le
calcul d'EDF est plus optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en
tenant compte de l'impact positif d'une prolongation dès 2014. La Cour
des comtpes pointe toutefois de "fortes incertitudes" dans
le calcul des dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement
du parc nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de
stockage profond Cigéo, à Bure en Meuse). Elle dit aussi ne pas pouvoir
calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des réacteurs
existants, mais juge probable que leurs coûts de production seront
sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel. Agence Libertad.
L'énergie nucléaire sera de plus en plus chère en France
Le coût de l'énergie nucléaire, qui produit 75%
de l'électricité en France, devrait augmenter fortement en raison
d'importants investissements dans les centrales vieillissantes d'EDF, a
souligné mardi la Cour des comptes, à un moment où le gouvernement veut
limiter la facture énergétique des consommateurs.
Ce coût
de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi
entre 2010 et 2013: la Cour l'estime à 59,8 euros le mégawattheure
(MWh) l'an dernier, soit une augmentation de 20,6% (en euros courants)
par rapport aux 49,6 euros de 2010, calculés dans un précédent rapport
datant de janvier 2012.
Cette augmentation est importante,
souligne-t-elle, car le coût de l'électricité nucléaire produite par
EDF, groupe détenu à 84,4% par l'Etat, représente environ 40% du prix de
l'électricité payé par les consommateurs. Les tarifs de
l'électricité avaient augmenté de 5% en France en août 2013 et une
hausse similaire est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie,
Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser
la facture des Français au cours des trois prochaines années.
La
Cour explique cette progression par la «forte croissance» des dépenses
d'exploitation (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel,
impôts, logistique, etc.).
«Cette évolution, qui s'explique
notamment par le déploiement du projet industriel d'EDF pour permettre
le prolongement de la durée d'exploitation des réacteurs existants, a
des conséquences lourdes sur le coût du MWh», souligne l'organisme
public.
Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et
les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter
en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne entre
2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010.
Dans le futur, «on a
un risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a
souligné mardi le président de chambre de la Cour, Gilles-Pierre Lévy,
devant la commission d'enquête parlementaire sur le coût de la filière
nucléaire, qui avait commandé cette étude.
Le programme de «grand
carénage» d'EDF prévoit de mener pour 55 milliards d'euros de travaux de
maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français
qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de
vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur
conception.
La Cour, dont la méthode de calcul ne tient pas
compte de la manière dont le parc a été financé et amorti, évalue plutôt
ces investissements à 62,5 milliards d'euros (en euros 2010), et même
90 milliards jusqu'en 2033 (ou 110 milliards d'euros courants).
Une
étude réalisée par le cabinet WISE-Paris pour Greenpeace prévoit même
un coût moyen de 4,35 milliards d'euros par réacteur si des critères de
sûreté similaires à ceux du réacteur de troisième génération EPR étaient
appliqués.
- Fortes incertitudes
Le nucléaire
est l'un des principaux enjeux du projet de loi de transition
énergétique que le gouvernement souhaite présenter en conseil des
ministres avant l'été.
L'exécutif a réaffirmé à plusieurs
reprises sa volonté de réduire de 75 à 50% la part de l'atome dans la
production électrique à l'horizon 2025. Mais les moyens d'y parvenir
divisent, entre partisans d'une sortie du nucléaire, défenseurs du tout
atome et ceux qui prônent la prolongation de la durée de vie de
certaines centrales seulement.
Dans tous les cas, la Cour insiste
sur «la nécessité» pour l'Etat de se prononcer sur l'éventuelle
prolongation des réacteurs «afin de permettre aux acteurs, notamment à
EDF, de planifier les actions et les investissements qui en
résulteront».
Une prolongation permettrait de limiter le coût
moyen de production, selon M. Lévy: il atteindrait 61,6 euros pour la
période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le calcul d'EDF est plus
optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en tenant compte de l'impact
positif d'une prolongation dès 2014.
La juridiction pointe
toutefois de nouveau de «fortes incertitudes» dans le calcul des
dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement du parc
nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de stockage
profond Cigéo, à Bure, dans l'Aube).
Elle dit aussi ne pas
pouvoir calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des
réacteurs existants, mais juge probable que leurs coûts de production
seront sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel. L'EPR en
construction à Flamanville (Manche) devrait coûter 8,5 milliards
d'euros, trois fois plus que le budget initial. Les futurs EPR de
Hinkley Point, en Angleterre, devraient eux produire à 92,50 livres le
mégawattheure (environ 114 euros).
«La transition énergétique
était déjà une nécessité écologique, elle devient un impératif
économique et social pour éviter de voir exploser les factures
d'électricité», estime l'écologiste Denis Baupin, rapporteur de la
commission d'enquête.
Cyrille Cormier, de Greenpeace, renchérit :
«On n'est pas loin, et dans certains cas au-dessus, du coût de l'éolien
terrestre», dit-il. MCD
Climat: le futur accord «ne sera pas parfait», selon le négociateur américain
Paris - A un an et demi d'un nouveau pacte mondial
contre le réchauffement climatique espéré fin 2015 à Paris, les
Etats-Unis ont mis en garde jeudi contre des attentes irréalistes en
prévenant que ce futur accord ne serait «pas parfait».
«Il
est important que nos attentes soient ambitieuses, et aussi fondées sur
la réalité», a indiqué lors d'une rencontre avec quelques journalistes
Todd Stern, négociateur en chef américain dans le processus de
discussions sur le changement climatique impliquant depuis 1992 quelque
195 pays sous l'égide de l'ONU.
«Je suis certain que ce ne sera
pas parfait», a-t-il ajouté. «C'est une négociation difficile. Sur
quelque point que ce soit, c'est difficile d'obtenir un accord de tous
les pays», selon le négociateur américain, pour qui oublier les réalités
politiques ne «peut que conduire à une déception».
Les pays
négociant sous l'égide de l'ONU ont pris rendez-vous pour conclure à
Paris un accord global contraignant de limitation des émissions de gaz à
effet de serre pour tous les pays, applicable à partir de 2020.
Les
19 mois jusqu'à la conférence de Paris doivent notamment permettre
d'affiner la nature et le degré de contrainte des engagements que
pourraient prendre les pays.
L'objectif global est de contenir le
réchauffement à 2 degrés maximum par rapport à l'époque
pré-industrielle, sachant que le thermomètre a déjà gagné 0,8°C selon
les scientifiques et que le rythme actuel d'émissions nous place plutôt
sur une trajectoire de +4°C.
Pour Todd Stern, le nouvel accord
doit être «un important premier pas», «un cadre exploitable qui sera
remis à jour tous les cinq ans».
Plutôt qu'une approche globale
visant à attribuer à chaque pays un objectif de réduction, il se dit
favorable à un système où chaque pays déterminera lui-même sa cible, «en
cohérence avec ses capacités».
Reste la question clé des
éventuelles différences dans la nature des engagements que pourraient
prendre les pays, les grands émergents comme la Chine et l'Inde
souhaitant que les pays développés prennent des engagements plus stricts
en raison d'une responsabilité «historique» dans le réchauffement.
Les
Etats-Unis et la Chine, les deux pays clé de la négociation car
principaux émetteurs de gaz à effet de serre, sont engagés dont un
«échange bilatéral intensif» sur ce thème, a reconnu le négociateur
américain.
Royal: «accélérer» la fin des pesticides dans les parcs, écoles ou terrains de sports
Paris - En 2020, les pesticides seront interdits dans
les espaces verts publics. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal veut
inciter les communes à «accélérer» en s'inspirant des collectivités
qui, déjà, y ont renoncé pour les parcs, les terrains de sport ou les
écoles.
«Je souhaite (...) accélérer l'interdiction des
produits phytosanitaires et des pesticides dans les villes et villages»,
a-t-elle lancé mardi en lançant officiellement la 8e «Fête de la
nature», manifestation qui propose jusqu'à dimanche quelque 5.000
activités gratuites pour découvrir et mieux comprendre les espèces.
La
France s'est dotée en janvier d'une loi interdisant les pesticides dans
les espaces verts publics à partir de 2020. Le texte bannit les
produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, promenades,
forêts. L'entretien de la voirie, des terrains de sports et des
cimetières n'est pas concerné par cette loi.
«Cette obligation (...), franchement, je pense qu'on peut l'anticiper», estime Mme Royal.
«Des
précurseurs de plus en plus nombreux prouvent qu'on peut se passer de
ces substances nocives qui infiltrent l'air, l'eau et le sol», a-t-elle
ajouté, citant «toutes ces communes» utilisant «déjà des méthodes
alternatives» pour l'entretien des «jardins publics, écoles, terrains de
sport, cimetières».
Plutôt qu'un nouvelle réglementation, la
ministre compte sur la vertu de l'exemple, en promettant un label aux
communes sans pesticides.
Selon l'agence chargée de la
biodiversité en Ile-de-France, Natureparif, près de 10% des communes
franciliennes ont déjà totalement renoncé à l'usage de pesticides, soit
plus de 120 communes.
Dans un communiqué, plusieurs ONG se sont
étonnées de cette opération «Villes et villages sans pesticides» en
soulignant qu'elles ont également lancé en février un projet du même
nom.
«Mme Royal reprend donc, sans les y associer pleinement, le
travail des ONG (...) Cela pourrait être une bonne nouvelle pour nos
organisations, si l’action de Mme la ministre ne ressemblait pas à une
action de communication, lancée sans avoir effectué au préalable le
travail de fond et de consultation nécessaire», regrettent ces
associations, dont Générations futures.
La ministre va par
ailleurs annoncer «très prochainement», avec son collègue de
l'Agriculture, Stéphane Le Foll, une interdiction des épandages de
produits phytosanitaires «à moins de 200 mètres des écoles».
Début
mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de
Gironde avaient été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide
sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du
département a relevé une utilisation du produit dans des «conditions
inappropriées».
Comment le réchauffement va changer l'accès à l'eau sur la planète
Paris - Moins d'eau dans des régions déjà arides,
davantage dans des zones arrosées, débit changeant de certains fleuves,
pollutions de toutes sortes... Dans plusieurs régions du globe, le
réchauffement du climat est en train de modifier notre accès à l'eau
douce.
Ajoutant à la pression démographique, le
réchauffement attendu au 21e siècle devrait rendre l'eau
«significativement» moins disponible en surface et dans les sous-sols
autour de la Méditerranée, dans la Péninsule arabique, en Asie centrale
ou en Californie, soulignent les experts du climat du Giec dans leur
dernier état des lieux, publié en mars.
Paradoxalement, au nord de l'Europe, on craint davantage d'inondations en raison de pluies plus intenses.
Trop
ou pas assez, il va falloir anticiper ces changements alors que 800
millions de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à une source
sûre et régulière d'eau.
D'autant qu'il ne va pas seulement être
question de quantité. La variabilité et la qualité de la ressource,
autres critères majeurs de l'accès à l'eau, devraient aussi changer dans
un monde plus chaud, explique à l'AFP, Blanca Jimenez-Cisneros,
directrice de la division des sciences de l'eau à l'Unesco.
La
fonte accélérée des glaciers peut par exemple avoir des impacts sur le
débit des fleuves mais aussi avoir un effet trompeur en fournissant plus
d'eau à court terme aux populations mais moins à long terme,
ajoute-t-elle.
En termes de qualité, une température plus élevée
provoquera un développement plus important de plantes aquatiques, qui
peuvent produire des toxines difficiles à éliminer par les traitements
conventionnels de l'eau.
Et là où les pluies seront plus intenses,
on s'attend aussi à voir davantage de polluants apportés vers les
usines de traitement.
Autre effet moins connu du réchauffement
climatique: la salinisation des nappes d'eau douce souterraines sur les
littoraux et les îles en raison de la hausse du niveau de la mer. Ce qui
impliquera, dans certaines régions, une désalinisation particulièrement
coûteuse.
Une nouvelle donne en perspective alors que la demande
en eau pourrait croître, à l'échelle mondiale, de 55% d'ici à 2050 pour
cause de croissance démographique - environ 9,6 milliards de Terriens
estimés en 2050 pour 7,2 milliards aujourd'hui - mais aussi de
développement économique, rappelait en mars un rapport de l'ONU.
- 'Compétition' pour l'eau -
Une
demande que le réchauffement devrait lui-même contribuer à doper: en
toute logique, une usine de production d'énergie utilise par exemple
plus d'eau pour refroidir ses installations si l'eau est plus chaude. De
même, la consommation d'eau pour boire ou se doucher augmente aussi
quand le mercure grimpe, rappelle Blanca Jimenez-Cisneros.
D'où cette nécessité: s'adapter.
D'abord
en questionnant nos usages de l'eau, en promouvant les technologies peu
consommatrices pour les chasses d'eau et les lave-linge. Mais aussi en
réutilisant l'eau quand c'est possible et en optimisant certaines
utilisations, l'irrigation par exemple.
Il faudra également, dans certains cas, bâtir des digues et des barrages et amender les codes de construction.
La notion de risque «ne doit pas être prise à la légère», insiste le climatologue Hervé Le Treut.
«Quand
les sismologues disent qu'il y a un risque de tremblement de terre, les
gens l'acceptent généralement et ne construisent pas de maisons. Quand
on dit qu'il y a des risques de sécheresse ou d'inondations, ils ont
tendance à moins en tenir compte parce que la météorologie et la
climatologie sont souvent associées à la notion de prévision plutôt qu'à
celle de risque», ajoute-t-il.
Or, la question de l'eau est
particulièrement sensible, rappelle le Giec dans son rapport,
s'attendant dans certaines régions à une «compétition» exacerbée entre
utilisateurs : agriculteurs, industriels, habitants, énergéticiens.
Mais
la compétition peut aussi exister entre pays, comme c'est déjà le cas
par exemple entre l'Egypte et l'Ethiopie au sujet du Nil.
Parler
de futures «guerres de l'eau» serait exagéré, estime Richard Connor,
spécialiste de l'eau chez Unisféra, un cabinet de conseil pour les
gouvernements et les ONG. Mais on peut éventuellement s'attendre, à
l'avenir, à des conflits «dans lesquels l'eau est la cause première,
bien que souvent cachée.». MCD
Les forêts précieuses de Birmanie menacées par l'abattage
Bago (Birmanie) - Une terre brûlée jonchée de branches,
c'est tout ce qu'il reste de l'épaisse forêt aux arbres majestueux qui
se dressait dans cette région du centre de la Birmanie lorsque Wa Tote,
72 ans, n'était qu'une petite fille.
«Nous
n'osions y entrer qu'en groupe. La forêt était dense, avec de nombreux
animaux sauvages. Maintenant, c'est impossible de trouver l'ombre d'un
arbre pour se protéger lorsqu'on est fatigué», raconte-t-elle.
Les
tigres aussi ne sont qu'un lointain souvenir dans ces montagnes de Bago
dont de larges bandes ont été scalpées par l'exploitation forestière
ces dernières années.
Les branches et végétaux laissés derrière y
sont brûlés pour faire place nette. Les habitants comptent sur un projet
de reboisement de la région avec du teck. Mais même si cela se fait,
cet arbre tropical précieux mettra plusieurs décennies à atteindre la
maturité.
L'exploitation forestière en Birmanie a explosé sous
l'ancienne junte, les généraux s'intéressant moins à l'environnement
qu'à l'argent généré par l'appétit insatiable du marché international
pour les bois rares.
Le pays a ainsi perdu entre 1990 et 2010 près
de 20% de ce qui reste l'une des plus importantes forêts tropicales
d'Asie, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO).
La corruption et une protection médiocre ont
suscité une exploitation illégale effrénée enrichissant à la fois les
proches de l'ancienne junte, des militaires et des groupes rebelles,
estiment les experts.
Le gouvernement quasi civil qui a multiplié
les réformes depuis la dissolution de la junte en 2011 a décidé de
s'attaquer au problème, interdisant depuis le 1er avril les exportations
de bois brut.
«Notre interdiction sera très efficace. La coupe,
la distribution et la finition des produits du bois seront faites
localement, pour que nous puissions également créer des emplois»,
souligne Tin Tun, haut responsable du ministère de l'Environnement et
des Forêts.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a salué cette
décision, notant qu'elle s'accompagnait d'une baisse de 60% des quotas
de coupe pour le teck et de 50% pour les autres bois durs pour l'année
fiscale en cours, comparé à 2012-2013.
«Mais étant donné l'ampleur
de l'exploitation illégale et des exportations en Birmanie, cela
prendra du temps pour voir à quel point l'interdiction sera efficace»,
commente Michelle Owen, responsable de WWF dans le pays.
- «Corruption généralisée»
Dans
le nord montagneux du pays, près de la frontière chinoise, les
entreprises forestières s'enfoncent de plus en plus profondément dans la
forêt vierge.
«Il faut arrêter l'abattage maintenant», insiste
Frank Momberg, de l'ONG Flora & Fauna International (FFI), qui lutte
contre la disparition d'une espèce tout juste découverte de singe au
nez retroussé, dont quelque 300 individus vivraient dans les forêts de
l'Etat Kachin.
L'abattage mécanique permet même de raser des
pentes raides, où la disparition des arbres augmente les risques de
glissements de terrain et met en danger un environnement qui accueille
d'autres animaux sauvages comme le panda roux ou le takin, aussi connu
comme la chèvre-antilope.
«Un écosystème entier est en train d'être détruit par ces abattages extrêmes», s'insurge Momberg.
Selon
lui, les bois rares récoltés alimentent l'industrie du meuble à
Tengchong, dans la province chinoise du Yunnan, l'érable pour des tables
sculptée et le taiwania, conifère protégé, pour des «cercueil de luxe».
Selon
l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA), la Chine a
enregistré l'importation de 10 millions de mètres cube de bois de
Birmanie entre 2000 et 2012, soit environ deux fois plus que le chiffre
officiel du total des exportations birmanes sur la période (6,4
millions).
Quelque 84% du bois exporté vers la Chine a été
transporté par la terre, malgré le fait que les exportations étaient de
longue date seulement autorisées depuis les ports de Rangoun et de
Dawei, le rendant «au mieux légalement douteux, au pire carrément
illégal», commente l'ONG.
Dans un récent rapport basé sur des
documents birmans et des chiffres du commerce international, l'EIA
conclut que la Birmanie a exporté entre 2000 et 2014 jusqu'à 3,5 fois
plus de bois que les volumes officiellement enregistrés.
«Un tel
écart indique une criminalité et une corruption généralisées dans le
secteur du bois birman», souligne le rapport, estimant que cette
industrie fantôme rapportait des milliards de dollars.
Malgré la
récente interdiction des exportations, des camions chargés de troncs ont
été observés près du port de Rangoun après le 1er avril.
Et 60
tonnes de bois illégal ont été retrouvées dans des véhicules maquillés
pour donner l'impression de participer à une campagne anti-abattage. MCD
soyons le changement...que nous voulons voir dans le monde...
Conférences/Débats/Films/Expositions/Ateliers Spectacles/Visites de Sites/Soirées Conviviales
Les 3 Ecologies : personnelle, sociale et environnementaleThèmes :Territoiresen Transition, Préserver la Forêt, Biodiversité, L’Eau, Danger des Gaz de Schiste, Sortir du Nucléaire, Se soigner Autrement, Psychiatrie Citoyenne, Quelle BioVallée voulons-nous ?, Toxicité des OGM, Action Non-Violente, Collectifs Citoyens, Santé et Alimentation, Pour un Revenu d’Existence, Monnaies Locales, Centre de Soins Palliatifs Alternatifs, Solidarité Paysanne, Fabriquer une Eolienne, Permaculture, Communautés de Travail et de Vie, Les Indignés, Les Abeilles, Adolescence Autrement, Protéger les Haies, Transformation Personnelle/Transformation Sociale, Relation Nord/Sud, Toilettes Sèches, Démonstration d’Eco-Construction, Mobilité et Habitat léger, Eduquer Autrement, Véhicules Partagés, Résister, c’est Créer, Les Artisans du Changement, Quelle Paysannerie ?, Les Monnaies Locales, Eco-Habiter, Epargne Solidaire, Intelligence Collective, Renouveler la Démocratie…
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Vous pouvez vous connecter au film de présentation des Rencontres de l'Ecologie ( 1mn 56) grâce au lien suivant : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
" Ecologie au Quotidien" a pour objectif de sensibiliser les habitants sur l'impact de nos gestes quotidiens sur l'environnement, la santé et la société et de proposer des alternatives. Pour ce faire l'association organise à Die, depuis 7 ans à la mi-janvier, les " Rencontres de l'Ecologie au Quotiden" pendant 12 jours et propose conférences, débats, ateliers pratiques, ateliers pour les jeunes, visites de sites, soirées artistiques, sur les 3 écologies: pesonnelle, sociale et environnementale. Espace de rencontres convivial où le plaisir de partager, d'échanger, de créer des projets, de danser permet d'imaginer et construire les transformations sociales et écologique de demain.
L'association met en réseau des associations de l'ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l'Ecologie et des valeurs humanistes. Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d'une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un " Mieux vivre ensemble".