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mercredi 12 mars 2014

La nature a 4 milliards d' années d' expérience...

Quand les entreprises s'inspirent de la nature: le biomimétisme

Imiter les rapaces pour créer des avions plus économes ou les éponges calcaires pour produire du béton allégé et compostable: la recherche de modes de vie plus «soutenables» nécessite de s'inspirer toujours plus de la nature, «la plus belle entreprise ayant jamais existé», plaide le biologiste Gilles Boeuf.
Le biomimétisme, le nom donné à l'imitation de la nature, «n'est ni une technologie, ni une discipline scientifique, c'est une philosophie qui consiste à se dire que la plus belle entreprise ayant jamais existé, c'est le vivant», explique le président du Muséum national d'histoire naturelle.
Gilles Boeuf, l'un des meilleurs spécialistes français de la biodiversité, est à la tête du conseil scientifique du Ceebios, le premier site français de recherche et de développement économique consacré au biomimétisme attendu à partir de fin 2014 à Senlis (Oise) et au coeur d'une conférence ce jeudi à la Maison de la Chimie, à Paris.
«Le vivant a 3,85 milliards d'années et il a résolu énormément de questions liées à son existence et à sa survie. La nature est excellente parce qu'elle réagit toujours en optimisant, au coût énergétique le plus bas», souligne le chercheur.
Un exemple? Ces microalgues marines, les diatomées, qui secrètent du verre à seulement 20°C quand l'homme «ne sait le faire qu'à 1.000 degrés!»
«Dans cette philosophie, il faut beaucoup d'humilité et ne pas être arrogant en disant qu'on va tout créer», relève le professeur au Collège de France.
S'inspirer de la nature n'est pas nouveau: Léonard de Vinci le faisait déjà pour certaines de ses inventions et le pionnier de l'aviation Clément Ader a aussi imité les chauve-souris.
Dans la seconde partie du XXe siècle, on parle alors de «bionique», une science «qu'on imagine à l'époque très axée sur les matériaux et les technologies de transports» et sur les formes. Depuis les années 1990 et un livre fondateur de la scientifique américaine Janine Benyus, le terme de «biomimétisme» s'impose, même si Gilles Boeuf préfère, lui, celui de «bio-inspiration».
- Ventilation inspirée d'une termitière
Ce qui est nouveau, c'est peut-être l'intérêt de plus en plus marqué des entreprises.
Certaines, explique le chercheur, continuent à s'intéresser aux formes pour réduire la consommation d'énergie.
Des avions, par exemple, ont aujourd'hui le bout des ailes recourbées: une modification née de l'observation du vol de rapaces dans les Pyrénées qui permet un gain de 20% de consommation de kérosène, s'enthousiasme le chercheur.
Au Japon, des trains à grande vitesse Shinkansen ont été «non seulement inspirés de la forme du martin-pêcheur quand il pénètre dans l'eau mais ont, en plus, un revêtement inspiré des ailes de hibou pour ne pas faire de bruit».
D'autres industriels s'intéressent aux matériaux, poursuit Gilles Boeuf, en montrant l'échantillon de coque de bateau en fibres de lin posé sur son bureau situé au Jardin des plantes, à Paris.
«On peut par exemple aujourd'hui faire du béton inspiré du squelette des éponges calcaires, beaucoup plus léger, largement aussi résistant mais surtout compostable», décrit-il.
Mais la nature offre aussi des solutions pour dépolluer des sols comme le font certaines bactéries ou améliorer les bâtiments, comme pour cet immeuble à Harare, au Zimbabwe, dont la ventilation est inspirée de celle des... termitières.
«Je pense qu'on va encore trouver plein de choses», affirme Gilles Boeuf, soulignant que beaucoup de chercheurs «font déjà du biomimétisme sans le savoir», faute de relations fortes entre laboratoires, ingénieurs et entreprises.
D'où, selon le biologiste, l'intérêt du futur Ceebios, installé sur une ancienne caserne militaire à Senlis, qui aura pour objectif de «mettre en relation des PME et des grands groupes avec des ingénieurs et des chercheurs et de les faire - brainstormer -  ensemble pour sortir de nouveaux produits. Cela existe en Allemagne et aux Etats-Unis, pas en France.»
«On peut vivre mieux en consommant moins, et l'entreprise joue un rôle pour cela important», conclut le chercheur résolument «optimiste» sur l'avenir de la planète.
RencEcolQuot

mardi 11 mars 2014

A Fukushima rien n' est réglé...

La centrale de Fukushima est-elle encore dangereuse aujourd'hui?

Trois ans après la tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima, la centrale n'est toujours pas sécurisée...

Une terrible catastrophe nucléaire évitée? Diificile à dire, même trois ans après le drame qui a fait 20.000 morts et laissé exsangue toute une région sinistrée avec plus de 200 000 déplacés. La centrale nucléaire accidentée de Fukushima est officiellement « sous contrôle », depuis décembre 2011, mais nombre de problèmes demeurent. Trois exactement après le désastre, voici le point sur la situation.
L'état des réacteurs et des piscines:
- Réacteurs 1 et 3: leurs bâtiments de protection ont été soufflés par des explosions d'hydrogène en mars 2011. Ces deux unités sont à présent continuellement refroidies mais nul ne sait où se trouve le combustible fondu.Une nouvelle catastrophe est possible.
Le réacteur 1 est recouvert d'une sorte de tente dure, le 3 est à ciel ouvert, mais les débris de ferraille accumulés au-dessus ont été retirés.
Les piscines de désactivation de ces réacteurs sont aussi refroidies avec une température maintenue entre 10 et 20°C. De la vapeur, radioactive, d'origine inconnue, s'échappe par intermittence du dessus du réacteur 3.
- Réacteur 2: surmonté d'un bâtiment "en apparence" quasi intact, c'est le réacteur qui a dégagé le plus d'éléments radioactifs dans l'environnement. Il est aussi continuellement refroidi mais l'état du combustible fondu est inconnu. La température de sa piscine de désactivation est maintenue à 10°C.
- Réacteur 4: à ciel ouvert pendant longtemps à cause d'explosions d'hydrogène qui ont soufflé son bâtiment, ce réacteur (qui était vide au moment du tsunami) est désormais en partie surmonté d'un "camouflage" sous lequel a été installé un dispositif de retrait des quelque 1.533 assemblages de combustible qui se trouvaient dans sa piscine de désactivation. Le vidage de ce bassin fragilisé a débuté en novembre et 462 assemblages ont déjà été extraits à la date du 9 mars.
Le début du retrait du combustible usé des autres piscines est programmé entre début 2015 et fin 2017.
Le problème de l'eau contaminée:
Quelque 436.000 mètres cubes d'eau sont stockés dans plus de 1.000 cuves et citernes de différents types et 70.000 dans les bâtiments et tranchées sous la centrale.
Cette eau doit être décontaminée avec un système appelé ALPS censé filtrer 60 éléments radioactifs, mais il n'est pas encore complètement fiable et sa capacité est de toute façon insuffisante. Une fois purifiée, il est fort possible que cette eau sera un jour rejetée en mer, même s'il y restera du tritium. Terrifiant.
Par ailleurs, des "tests" de mur de glace souterrain sont en cours pour bloquer le passage d'eau sous la centrale où elle est contaminée et s'écoule ensuite en partie en mer.Mais la mer est quotidiennement contaminée.
Les autorités assurent cependant que « la radioactivité n'est pour ainsi dire pas présente en dehors du port de la centrale ». Ce qui est totalement faux. Un région comme Rhône Alpes est contaminée et interdite.
Autres grands sujets de préoccupation immédiats:
La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et les autorités sont confrontées aux problèmes du traitement des déchets radioactifs qui s'accumulent de jour en jour, du maintien d'un personnel compétent pendant des décennies, du contrôle strict de leur exposition aux radiations et de la réduction de la vulnérabilité du site aux catastrophes naturelles. Les équipements installés en urgence après l'accident doivent de surcroît être remplacés par des moyens plus pérennes et des technologies nouvelles développées pour le démantèlement.
Si une autre explosion ne vient pas ...
MCD

dimanche 9 mars 2014

Fukushima , 3 ans et cela continue...

Alsace: Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim



Ils étaient 10 000 à protester contre le nucléaire à l’occasion du troisième anniversaire de l'accident de la centrale atomique japonaise de Fukushima...

En famille, avec pancartes et fanfares, plusieurs milliers d'antinucléaires français, allemands et suisses manifestaient dimanche sur des ponts du Rhin, à l'occasion du troisième anniversaire de la catastrophe atomique  de Fukushima au Japon, pour réclamer notamment la «fermeture immédiate» de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin).
«François Hollande serez-vous le président de la catastrophe nucléaire?», «Nucléaire = démocratie bafouée», pouvait-on lire par exemple sur des pancartes de manifestants à Fessenheim, où se massaient des centaines de personnes, selon un photographe présent sur place.
Peu avant 15H00, les forces de l'ordre avaient  pointé prés de 10 manifestations sur différents sites de rassemblement.  Les organisateurs tablaient sur un chiffre de l'ordre de 10.000 personnes.
50 jours d'actions antinucléaires en France
A l'appel de diverses associations antinucléaires et environnementales des deux côtés de la frontière, les manifestants avaient investi vers 14H00 huit ponts enjambant le Rhin, de Strasbourg jusqu'à la frontière suisse en passant par Fessenheim.
Des actions pacifiques et symboliques étaient menées sur les ponts, comme un «die in» (où les manifestants s'allongent par terre) sur le pont de l'Europe à Strasbourg, des chaînes humaines reliant les deux rives, des lâchers de ballons, des prises de parole et une minute de silence en mémoire des victimes de Fukushima .
«Fukushima, les gens croient que c'est derrière eux, alors qu'en réalité ça ne fait que commencer: le plus grand nombre de victimes est à venir. On commence maintenant à voir apparaître de premières leucémies infantiles» au Japon, s'est indigné André Hatz, porte-parole de l'association Stop Fesssenheim  et membre du réseau Sortir du nucléaire. 200 000 Japonais sont toujours déportés  hors des lieux de la catastrophe.
Une partie des manifestants devait converger vers 15H30 devant la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France encore en service, pour y réclamer sa «fermeture immédiate».
Sur une faille sismique
Le gouvernement s'est engagé pour l'heure à la fermer en 2016. «On est en train de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe quand» a dénoncé M. Hatz, rappelant que la centrale alsacienne est construite sur une faille sismique.
Parmi les manifestants à Fessenheim figurait le Japonais Naoto Matsusumura, aux cheveux blancs et à la moustache fine, surnommé «le dernier homme de Fukushima», qui effectue actuellement un séjour en Europe pour avertir des risques nucléaires.
Jeudi, à Paris, il avait estimé que le prochain accident nucléaire arriverait «soit au Japon, soit en France».
«Je pense qu'EDF pense également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d'une technique de meilleure qualité. Tepco (la compagnie d'électricité japonaise responsable de Fukushima, ndlr), c'était pareil. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas de danger, que c'était sûr...» avait-il déclaré.
«Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre», avait ajouté celui qui vit en ermite avec des animaux près de la ville japonaise désertée de Tomioka, située dans le périmètre interdit d'un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, dévastée depuis le tremblement de terre, le tsunami et la radioactivité de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
Le réseau Sortir du nucléaire a prévu 50 jours d'actions antinucléaires en France du 8 mars au 26 avril, autre date anniversaire d'une catastrophe nucléaire, celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986.
MCD

mardi 4 mars 2014

Réinvestir l'Espace public avec des Jardins...

Des jardins urbains malins: Un peu de douceur dans un monde de briques

En milieu urbain, les citoyens cherchent à créer des espaces de mieux vivre…

Le jardin à la française. Un patrimoine légué par André Le Nôtre à travers les siècles passés. Mais la tradition perdure et aujourd’hui encore, le jardin façon hexagonale continue d’innover mais en tenant compte des enjeux urbains de notre époque. Pour preuve le prix «Cité verte», qui a récompensé cette année, dans le cadre du concours de l’innovation «Jardins, jardin 2014», un projet de cabane Polypode, réalisé par Sarah Sellam paysagiste et Steven Domin, jardinier.
«Ensemble inventons les natures urbaines», prône l’organisateur du concours. Une problématique bien comprise par cette cabane, une structure végétale permettant de créer des lieux intimes au cœur de la ville en particulier sur vos toits et terrasses.
Un jardin créé en deux semaines
«Nous sommes partis sur un concept général de création de structures végétales habituées au milieu urbain, explique la lauréate interrogée par 20 Minutes. Polypode signifie plusieurs pieds. La cabane s’adapte au contexte, à la dimension de l’espace. Ce n’est pas un projet figé. La création est constituée d’un dôme végétal en métal, osier et végétal avec, à ses pieds, des bacs géométriques de plantes, en acier corten. «Polypode vient aussi du nom d’une fougère, assez commune, qui pousse sur les murs en milieu urbain.»
«Nous mettons en place des plantes assez rustiques, qui grimpent sur la structure. On peut également laisser la place à des plantes potagères. Une de nos plantes grimpantes est par exemple une vigne.» Le temps de création n’excède pas deux semaines pour un prix projet moyen de 3.000 euros pour une superficie de 20 m2. «Nous faisons le suivi de notre projet, annonce la créatrice. Il faut que ce soit simple à entretenir pour des urbains.»
Pour vos rendez-vous intimes ou vos soirées entre voisins
Voilà donc un peu de douceur dans ce monde de briques. «Dans le contexte d’urbanisation croissante, les citadins expriment un besoin de retour au végétal, c’est très psychologique, poursuit Sarah Sellam. Nous souhaitons que ces endroits assurent aux citoyens des bienfaits en termes de qualité de vie, c’est pourquoi nous attachons de l’importance à l’esthétique et pas qu’à l’aspect technique de la cabane.»
Cela peut ainsi devenir un jardin intime ou un lieu de vie collectif pour se retrouver entre voisins. Et pourquoi pas au bureau, entre salariés -une fois réglés les problèmes de légalité, de sécurité, de portance et d’étanchéité. «Sinon, cet espace peut juste être décoratif pour ceux qui ont besoin d’avoir une vue agréable sur du vert», affirme la paysagiste.
MCD

dimanche 2 mars 2014

Encore des destructions de milieux naturels...à Lisle sur Tarn...

Tarn:  des opposants à un projet de barrage...

Albi - Des militants hostiles à un projet de barrage dans le Tarn ont été expulsés jeudi du site qu'ils occupaient pour empêcher les travaux, mais ont immédiatement reconstruit à proximité un campement de fortune, déterminés comme jamais à protéger la zone humide et sa biodiversité.
Les opérations d'expulsion, pour lesquelles une centaine de gendarmes ont été mobilisés, se sont déroulées dans un calme relatif, selon des sources concordantes. Une personne a été interpellée et placée en garde à vue pour violences sur agent de la force publique, selon les gendarmes.
D'après le récit d'un membre du collectif «Tant qu'il y aura des bouilles», qui dénonce le projet depuis octobre à la façon des opposants à l'aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes, les gendarmes sont arrivés à 08H30 jeudi sur le site appartenant au Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du projet, où ils avaient construit une cabane et monté un chapiteau. Une dizaine d'opposants étaient alors présents sur les lieux, sur le territoire de Lisle-sur-Tarn.
«Les gendarmes nous ont laissé sortir le plus gros de nos affaires personnelles puis les agents du Conseil général ont démantelé la cabane et démonté notre chapiteau», a-t-il raconté  sous couvert de l'anonymat. Environ 70 militants arrivés en renfort ont été empêchés par les gendarmes d'accéder au site avant que les opposants ne s'installent de l'autre côté de la route, sur une parcelle appartenant à l'Office national des forêts (ONF) où ils ont immédiatement reconstruit «un campement de fortune», a-t-il ajouté.
- Occupation «illégale»
Le barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée doit être construit sur la zone humide du Testet, au pied de la forêt de Sivens, dans le nord-ouest du Tarn, par la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). L'ouvrage est censé soutenir l'étiage du Tescou, petit affluent du Tarn, et assurer l'approvisionnement en eau des fermes voisines. Mais c'est un réservoir de biodiversité de 13 hectares qui est appelé à disparaître et la tension va grandissant à mesure que les échéances approchent.
La préfecture a expliqué que ces expulsions avaient été mises en œuvre à la demande du Conseil général et faisaient suite à une décision de justice. «Il est procédé ce jour à l’expulsion des opposants au projet de barrage de Sivens» qui sont «installés illégalement sur site», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Ce projet est «indispensable pour le maintien d'une activité économique en milieu rural» et permettra une «restauration des débits essentielle pour l'environnement alors que les déficits hydriques s'accentuent d'année en année».
- 'Non-sens agronomique et écologique'
Ce n'est pas du tout l'avis des opposants, auxquels le député européen écologiste José Bové a apporté son soutien, déplorant «le passage en force des promoteurs du projet». «Ce barrage est un non-sens agronomique et écologique», a-t-il dit dans un communiqué. La zone humide ne «doit pas être sacrifiée au bénéfice d’une agriculture intensive dépassée. Ce cadeau des pouvoirs publics financeurs au lobby des maïsiculteurs est un gaspillage économique et écologique scandaleux».
Les opposants, qui avaient fortement perturbé des opérations de prélèvements d'espèces dans le cadre des travaux préparatoires à la construction de l'ouvrage, se disent déterminés à poursuivre leur action. Les «zadistes» comme ils s'appellent en référence à la «zone à défendre» créée en Loire-Atlantique, veulent désormais empêcher les opérations de déforestation prévues incessamment sur le site.
«Cette affaire va devenir un scandale d’État», a prédit un membre de «Tant qu'il y aura des bouilles», un terme local qui désigne des terrains humides et peu rentables. «Nous n’allons pas abandonner, bien au contraire !», a-t-il dit à notre correspondante.
Un autre collectif lutte contre le barrage. Ce «collectif pour la sauvegarde de la zone du Testet» regroupe des associations de défense de l'environnement et veut, lui, agir contre le projet par les voies légales. Ces opposants, qui évoquent aussi le coût élevé du barrage (8 Millions EUR) pour «l'irrigation intensive» d'un faible nombre, une vingtaine d'agriculteurs, selon eux, a toutefois été débouté d'une de ses actions en justice.
La FDSEA, toujours du mauvais coté du manche, parle elle de 80 agriculteurs susceptibles d'être concernés par le projet.
MCD

jeudi 27 février 2014

La déforestation avance à grands pas....

Indonésie: Procter & Gamble accusé de favoriser la déforestation

Kalimantan central (Indonésie) - Greenpeace a accusé mercredi le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble de se fournir en huile de palme auprès d'exploitants agricoles responsables de la déforestation alarmante en Indonésie.
L'huile de palme indonésienne entre dans la composition de produits phares de P&G comme par exemple les shampooings Head & Shoulders et Pantene et le gel de rasage Gillette.
«Le producteur de Head & Shoulders doit laisser la forêt tropicale menacée à la porte de nos salles de bain», estime Greenpeace.
«Il doit faire du ménage dans ses procédures et garantir à ses clients que ses produits sont inoffensifs pour la forêt», a souligné le responsable de la campagne indonésienne de Greenpeace, Bustar Maitar.
Il n'a pas été immédiatement possible d'obtenir une réaction de Procter & Gamble, dernière entreprise à être épinglée dans ce dossier par l'organisation écologiste.
Un photographe de l'AFP a constaté le vaste déboisement en cours dans les concessions des fournisseurs de P&G dans la partie indonésienne de Bornéo, troisième plus grande île du monde.
Selon le WWF, Bornéo a perdu plus de la moitié de la jungle qui la couvrait encore à plus de 90% il y a quelques décennies seulement, et ce en dépit d'un moratoire sur les défrichements lancé en 2011 par le gouvernement indonésien, largement considéré comme un échec.
Pourtant cette forêt tropicale est une réserve de biodiversité, avec quelque 1.400 espèces animales et 15.000 espèces végétales, qui absorbe le gaz carbonique de la planète, permettant de ralentir le réchauffement climatique.
Les campagnes de Greenpeace ont conduit plusieurs multinationales comme Unilever, Nestlé et L'Oréal à modifier leur chaîne d'approvisionnement afin d'éviter de perdre d'importants clients soucieux de leur image publique.
L'Indonésie possède le troisième bassin de forêts équatoriales dans le monde, après le Brésil et la République démocratique du Congo.
La moitié des forêts indonésiennes ont disparu en cinquante ans, selon les ONG, souvent pour faire place aux exploitations d'huile de palme, dont l'Indonésie est le premier producteur mondial.
La surface plantée en palmiers a été multipliée par près de 27 dans l'archipel en une vingtaine d'années, selon des chiffres officiels. Et le pays a pour ambition d'augmenter de plus de 60% sa production d'huile de palme d'ici à 2020.
MCD

mercredi 26 février 2014

Vers une interdiction des OGM ?

Interdiction du maïs transgénique: la proposition de loi adoptée en commission...

Paris - La commission du développement durable de l'Assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique en France, qui sera débattue le 10 avril dans l'hémicycle.
Socialistes, écologistes et UDI ont voté pour tandis que l'UMP s'est abstenue.
Ce texte est identique à une proposition de loi du sénateur socialiste Alain Fauconnier rejetée le 17 février par le Sénat. Le gouvernement et la majorité mènent ensemble une course de vitesse pour interdire le maïs transgénique avant la période des semis, en particulier le MON810 que certains producteurs veulent planter.
La proposition de loi a pour but de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, mais va au-delà car elle stipule que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite». Pour marquer ce caractère général, la commission a d'ailleurs retiré du titre la référence au seul maïs MON810 qui y figurait.
Elle a en revanche repoussé un amendement des écologistes, tiré d'une proposition de loi qu'ils avaient déposé de leur côté, visant toutes les plantes génétiquement modifiées et pas seulement le maïs.
Le Conseil d’État a annulé l'été dernier un arrêté d'interdiction, datant de 2011, du MON 810 produit par le groupe américain Monsanto, et dont le renouvellement d'autorisation est en cours d'examen par l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507 (Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les États ont été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d'autorisation des OGM.
MCD

jeudi 20 février 2014

Die 26150 : Formation à la taille douce des arbres fruitiers...

Les associations Ecologie au Quotidien et Dryade sont heureuses de vous proposer un Stage de taille douce des arbres fruitiers
avec Alain Pontoppidan auteur de "Manuel de Taille douce" aux éditions Terre Vivante
le week-end des 8 et 9 mars 2014 à Die
A partir d'observations simples de rameaux et branches, les participants sont amenés à comprendre le mode de fonctionnement naturel des arbres, afin, dans un deuxième temps, de s'initier à la technique de taille douce des arbres fruitiers. La matinée est consacrée à l'observation, et à l'élaboration technique. L'après midi aux travaux pratiques sur le terrain, à l'extérieur.
Coût du stage : 70 € (50 € pour les personnes en situation économique difficile)
Rendez vous : Samedi 8 mars, à 9 heures, salle Beauvoisin à Die
Prévoir des vêtements pour l'extérieur, des bottes, un sécateur. Repas de midi tiré du sac, portez votre pique-nique.
Pour tout renseignement, ou vous inscrire,
Pascale Laussel (Dryade) 06 26 69 25 88
Association Dryade
10 rue Archinard, 26400 Crest
0811 26 00 64
Courriel : contac@dryade26.org
Anne Tesson (Ecologie au quotidien) 04 75 21 00 56
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes, France
Tel : 04 75 21 00 56       


jeudi 13 février 2014

Maïs transgénique : Forte opposition...en Europe

Maïs transgénique: 12 Etats anti-OGM lancent un appel à la Commission européenne

Bruxelles - Douze Etats membres de l'UE emmenés par la France ont lancé mercredi un appel de la dernière chance à la Commission européenne pour qu'elle renonce à autoriser, comme elle affirme y être obligée, la mise en culture d'un nouvel OGM sur le territoire de l'Union.
«Nous espérons avoir demain (jeudi) une réponse de nos services légaux à cette lettre», a commenté Roger Waite, porte-parole de la Commission sur ce dossier. Mais l'exécutif bruxellois avait réaffirmé dans la matinée ne pas avoir «d'autre choix que d'autoriser la culture de cet OGM», le maïs TC 1507 du groupe Dupont-Pionner, faute de majorité qualifiée au sein des 28 pour l'interdire.
«La Commission est encore en mesure de retirer sa proposition» d'autorisation, avancent pour leur part dans un courrier au commissaire à la Santé, Tonio Borg, les douze irréductibles (Autriche, Bulgarie, Chypre, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Slovenie et Malte).
Leur appel ne recueille toutefois pas le soutien de la totalité des 19 pays qui s'étaient prononcés mardi contre la culture de cet OGM, sans pour autant atteindre la majorité qualifiée nécessaire à son interdiction.
La République Tchèque, la Belgique, l'Allemagne et le Portugal se sont en effet abstenus, ce qui équivalait a soutenir les cinq pays favorables à la culture, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande et Estonie.
«On voit mal comment une lettre de 12 pays peut-être plus importante que la prise de position de 19 pays», a commenté une source européenne.
Pour les douze signataires de la lettre, dont MCD a eu copie, le refus opposé par les 19 Etats-membres, sur 28, ne pourrait être ignoré «dans aucune autre procédure de décision».
«Nous sommes convaincus que la Commission ne peut ignorer les inquiétudes légales, politiques et scientifiques exprimées», insistent-ils.
Selon une source proche du dossier, l'exécutif bruxellois va quoi qu'il en soit chercher à temporiser avant de rendre effective l'autorisation du TC1507, qui devrait être renvoyée après les élections européennes de mai prochain.
S'affirmant tenue sur ce dossier par les règles en vigueur, la Commission renvoie toutefois la balle aux Etats en soutenant qu'ils pourraient se doter des moyens leur permettant de bannir les plantes transgéniques sur leur territoire national.
Cette proposition de la Commission a été inscrite à l'ordre du jour de la réunion des ministres de l'Environnement de l'UE le 3 mars.
MCD

dimanche 8 décembre 2013

Les Rencontres Rhône-Alpes de l'Ecologie 2014 dans la Drôme



En Drôme dans la Biovallée® du 19 janvier au 9 février 2014

A Die dans la Salle Polyvalente du 23 janvier au 3 février 2014

Les 12èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien

«  Biodiversité, Cultivons la Vie»

« Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »     Edgar Morin
                                                                                        
La biodiversité, c’est le passage de « l’homme et la nature » à « l’homme dans la nature », voire « l’homme est la nature».
C’est l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité et leurs relations.
C’est le tissu vivant du phénomène que l’on appelle la vie.
La biodiversité est bien plus qu’un catalogue d’espèces, la vie est partout, elle interagit avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons…
Les écosystèmes naturels maintiennent la vie humaine sur terre, purifient l'air et l'eau, atténuent les sécheresses et les inondations…La biodiversité constitue une ressource capitale : alimentation, médicaments…
Nous sommes, les humains, de plus en plus nombreux à être saisis par la crise écologique et en particulier par l’extinction des espèces. La dégringolade continue.  Par milliers, plantes et animaux disparaissent…après des dizaines d’années de palabres…  
De nombreuses initiatives fleurissent sur la planète allant dans le sens de la vie. Nous sommes la biodiversité.   Ensemble, cultivons la vie !

Sauf indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la Salle Polyvalente (Bd du Ballon)

Dimanche 19 janvier      sortir de l’atome

Livron sur Drôme – Mairie de Livron, Salle Aragon,
17h30 Film/Débat : Welcome to Fukushima, d’Alain de Halleux
Prolongation des réacteurs nucléaires français jusqu’à 50 ans : un projet inconscient et irresponsable ! Participation libre.
FRAPNA-StopTricastin-SDN26/07-Ensemble Livron-CRIIRAD

vendredi 6 décembre 2013

Nous allons manquer de terres vivrières...

Bétonnés, érodés, pollués... les sols de la planète vont mal

Paris - Saviez-vous que dans une grosse cuillère de terre, il y autant de micro-organismes que d'êtres humains sur la planète? Pourtant, cette ressource vitale à maints égards se dégrade dans le monde, quand elle ne «disparaît pas sous le béton», alerte le chercheur Dominique Arrouays de l'INRA à l'occasion de la «Journée mondiale des sols».
Et l'ampleur des dégâts est importante: 60% des terres cultivées sur la planète sont «touchées par une ou plusieurs formes de dégradation», rappelle le président de l'Association française pour l'étude du sol (Afes) et expert auprès de l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation (FAO).
Les sols sont essentiels pour la production alimentaire mondiale, mais aussi cruciaux pour le filtrage et l'épuration des eaux qui les traversent, régulent les inondations, abritent une grande biodiversité terrestre ou encore jouent un rôle central dans la régulation du climat, en stockant et relâchant des gaz à effet de serre.
Ainsi, a souligné Dominique Arrouays lors d'un colloque organisé à Paris, les sols «sont un maillon central de nos écosystèmes» et «au coeur de grands enjeux planétaires».
Mais ils sont de plus en plus menacés, et parmi la multiplicité des dégâts - de l'acidification à la salinisation en passant par la contamination par divers polluants ou le compactage des sols sous le poids de machines lourdes utilisées dans l'agriculture - le chercheur en isole deux à combattre en priorité.
«Prendre le pouls de la planète»
«L'artificialisation», dit-il dans un entretien à l'AFP, «c'est-à-dire la disparition des sols sous le béton. Ce sont 20.000 hectares par an qui disparaissent». Soit 6.350 m2 par seconde.
«Et puis l'érosion, car c'est une perte irrémédiable», poursuit-il, précisant qu'elle est essentiellement due à «la façon dont on gère les sols», avec notamment la disparition de la couverture végétale qui les protège contre la pluie et le vent.
«On fait de plus en plus de monocultures, qui laissent le sol nu à certaines période de l'année». En outre «en France, par exemple, le fait qu'on soit passé de petites parcelles avec des haies et des fossés à de grands +open fields+, on favorise le ruissellement et donc l'érosion».
Et d'avancer le chiffre de 20.000 milliards de tonnes de terres érodées par an dans le monde, soit 3,4 tonnes par habitant, quand il faut parfois jusqu'à 2.000 ans pour que la nature fabrique 10 cm de terre fertile.
En France, sur les fonctions liées à l'épuration ou encore l'écoulement de l'eau dans les rivières, on «est déjà dans l'orange ou dans le rouge, en particulier en Ile-de-France, sur le pourtour de la Méditerranée, et autour de presque toutes les grosses villes françaises».
«Mais au niveau mondial, la situation est bien plus alarmante, notamment dans les grands pays émergents, comme la Chine, l'Inde, le Brésil, la nouvelle Russie. On est dans des ordres de grandeur concernant l'érosion ou la contamination par les polluants jusqu'à 4 fois plus élevés qu'en France».
Parallèlement aux mesures d'urgence à prendre, comme repenser l'urbanisme en construisant notamment dans les friches industrielles, il faut développer, selon M. Arrouays, «des outils de surveillance à l'échelle mondiale» sur l'état des sols, ce que se propose de faire la FAO en lançant un Partenariat mondial sur les sols.
L'idéal, selon lui, serait alors «d'avoir une base de données mondiale sur les sols, de façon harmonisée, pour pouvoir prendre le pouls de la planète de la même façon qu'on le fait pour le climat, la désertification, ou la biodiversité».
MCD

mercredi 4 décembre 2013

L' Ecologie au coeur des prochaines élections municipales...

Municipales 2014: Le développement durable s'invite dans les campagnes

ENVIRONNEMENT - Les Français veulent des maires qui s'engagent...

Ringard, l’environnement? Si ce thème a été le grand oublié des débats de la dernière présidentielle, ce ne sera pas le cas aux prochaines municipales. C’est du moins ce qu’il ressort d’un baromètre réalisé par OpinionWay pour le cabinet de conseil Auxilia.
Car pour près de six Français sur dix (59%), le développement durable comptera dans le choix de la liste pour laquelle ils voteront en mars prochain. C’est particulièrement vrai à gauche, où les sympathisants sont 68% à l’assurer. Et ce n’est pas faux à droite, puisque l’environnement y influencera plus d’un électeur sur deux (53%).
A noter que l’intérêt est particulièrement fort chez les jeunes: 68% des moins de 25 ans estiment que cet enjeu pèsera dans leur décision électorale. Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay, voit même dans la défense de cette thématique un outil anti-abstention: «Le développement durable peut être un levier de mobilisation important. Les jeunes ont une vision plus pragmatique et moins politicienne du vote et rien n’est plus porteur pour eux que ce sujet-là.»
En attendant, près d’un citoyen sur deux (48%) estime que son maire ne prend pas suffisamment en compte le développement durable dans son action. Un sentiment encore plus marqué dans les petites et les grandes communes, soit respectivement moins de 5.000 et plus de 100.000 habitants.

Les Français font confiance à leurs communes

Certes, les Français pensent que le développement durable est avant tout l’affaire des citoyens eux-mêmes, mais ils ne déchargent pas pour autant les pouvoirs publics de cette fonction: 62% des sondés estiment que c’est également à eux d’agir dans ce domaine, loin devant les entreprises (35%), l’Union Européenne (23%) ou les associations (6%).
Et si l’Etat est à leurs yeux l’acteur le plus légitime, c’est dans leur commune que les Français croient avant tout pour faire changer les choses: «56% d’entre eux lui font confiance pour mener une politique de développement durable, alors même que la défiance à l’égard des pouvoirs publics est forte», note Frédéric Vasse, directeur Recherche et Innovation chez Auxilia.
D’ailleurs, les attentes des Français vis-à-vis de leurs maires sont très diversifiées: sensibilisation des enfants au développement durable (30%), aide à la réduction de la facture énergétique (27%) ou encore développement des emplois locaux autour des filières vertes (25%). Dans les villes de plus de 50.000 habitants, les citoyens sont également très nombreux (35%) à demander à leurs élus d’agir contre la pollution atmosphérique et contre les risques naturels et industriels –contre moins de 20% dans les plus petits villages.
«La commune paraît le bon échelon pour agir, d’autant plus que le développement durable vient croiser toutes les grandes questions économiques, sociétales et urbaines», analyse  Frédéric Vasse, qui recommande également aux maires de ne pas hésiter à miser sur «l’urbanisme collaboratif: les citoyens sont prêts à s’impliquer et à collaborer avec leurs élus pour faire avancer les problématiques de développement durable», assure-t-il.
Le baromètre a été réalisé du 23 au 30 octobre auprès d’un échantillon de 2.010 Français représentatifs, constitué selon la méthode des quotas.
* Céline Boff
 

vendredi 29 novembre 2013

Enfin libre....

Russie: le dernier membre de l’équipage de Greenpeace sort de prison

Saint-Pétersbourg - Le dernier membre d’équipage du navire de Greenpeace arraisonné en septembre dans l'Arctique russe, l'Australien Colin Russel, est sorti vendredi de prison à Saint-Pétersbourg, au lendemain d'une décision de justice lui accordant la liberté sous caution.
«Colin Russel est sorti de prison. La caution de deux millions de roubles (45.000 euros) a été versée», a déclaré Violetta Ryabko, porte-parole de Greenpeace.
Colin Russell était le seul militant sur les trente membres d'équipage de l'Arctic Sunrise qui n'avait pas bénéficié de cette mesure en première instance.
Il avait été le premier à passer devant un tribunal le 18 novembre et avait alors vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février.
Les 29 autres militants sont tous sortis de prison entre temps mais ne peuvent quitter la Russie.
Les trente membres d'équipage du navire, parmi lesquels figurent 26 étrangers, avaient été arrêtés en septembre après une action ciblant une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique, qui visait à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette vaste zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.
Détenus pendant plusieurs semaines à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, ils ont été transférés début novembre à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).
Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison, ils ont ensuite été inculpés de hooliganisme, ce qui leur fait encourir jusqu'à sept ans de détention.
La semaine dernière, le Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg (Allemagne) et saisi par les Pays-Bas, dont l'Arctic Sunrise bat pavillon, avait demandé à la Russie de laisser les membres étrangers de l'équipage quitter son territoire.
Moscou, qui a boycotté le procès de cette juridiction des Nations unies compétente pour régler les litiges maritimes internationaux, avait déclaré ne pas reconnaître la compétence du tribunal dans ce litige. 
MCD

jeudi 28 novembre 2013

Arrêt de sept permis en Ile de France...

Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Philippe Martin, le 13 novembre 2013 à ParisLa France refuse sept permis pétroliers du bassin parisien à Hess Oil

Paris - Le ministre français de l'Ecologie et de l'Energie Philippe Martin a refusé jeudi de valider le transfert à l'américain Hess Oil de sept permis pétroliers situés dans le bassin parisien, comme le réclamaient des élus et des associations hostiles à l'extraction du gaz et du pétrole de schiste.
«Je refuse de signer la mutation (transfert de propriété, NDLR) de ces permis de recherche d'hydrocarbures qui avaient été octroyés par le précédent gouvernement à Toreador, dans le bassin parisien», a annoncé M. Martin dans un entretien au quotidien Le Parisien paru jeudi.
«Pouvais-je valider ces mutations de permis alors que leur objectif initial était exclusivement d'explorer des gaz de schiste et que la société américaine qui les a rachetés est spécialisée dans l'extraction de gaz de schiste ? Vu les couches géologiques visées par ces forages, cela implique forcément d'avoir recours à la fracturation hydraulique qui est un procédé interdit en France», a justifié le ministre.
M. Martin, lui-même un farouche opposant à l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste, assume au passage le risque que l'Etat doive payer des indemnités à Hess.
«Certes, il y a des astreintes financières. Hess Oil réclame environ 30.000 euros par permis. Mais nous allons tenter d'obtenir lors de l'audience en justice du 6 décembre une remise de ces indemnités. Dans tous les cas, ce n'est rien à côté du coût environnemental et sociétal qu'aurait impliqué cette exploration de notre sous-sol», a-t-il fait valoir.
Concernant la réforme à venir du code minier, repoussée à plusieurs reprises par le gouvernement et qui pourrait conduire à une modification des procédures d'attribution des permis, le ministre souligne qu'un rapport lui sera remis le 10 décembre.
Ces sept permis concernant des parties de la Seine-et-Marne, de l'Aisne, de l'Aube, de la Marne, de l'Yonne et du Loiret avaient été attribués à l'origine à la compagnie Toreador, mais ont depuis été rachetés par la société américaine Hess Oil. Ils faisaient l'objet, comme le prévoit le code minier, d'une demande de «mutation» auprès du ministère.
Celui-ci, qui refusait d'accorder son feu vert, avait été condamné fin septembre par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) à «réexaminer» les demandes de Hess Oil.
APL

dimanche 24 novembre 2013

Les Rencontres de L'Ecologie de Die et la Biovallée de la Drôme dans 58 jours...



       

En Drôme dans la Biovallée® du 18 janvier au 9 février 2014

A Die dans la Salle Polyvalente du 24 janvier au 03 février 2014

Les 12èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien

«  Biodiversité, Cultivons la Vie»

« Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »
                                                     Edgar Morin

La biodiversité, c’est le passage du concept de l’homme et la nature à celui de l’homme dans la nature, voire l’homme est la nature.
C’est l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité, y compris génétique, et leurs relations.
On peut dire que c’est le tissu vivant du phénomène que l’on appelle la vie.
Ce tissu inclut aussi l’être humain et les centaines de microbes qui vivent dans son tube digestif. L’homme et ce qui a fait sa civilisation, à savoir l’agriculture avec toutes ses variétés de plantes cultivées et d’animaux élevés, sont partie intégrante de la biodiversité.
La biodiversité est bien plus qu’un catalogue d’espèces, la vie est partout, elle interagit avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons, le pétrole et le charbon que nous consommons.
Tout ceci repose sur le vivant et sa diversité.
Les fonctions de la biodiversité utiles aux activités humaines, comme l’épuration des eaux, la décomposition des déchets ou encore la pollinisation des cultures, commencent ainsi à être reconnues.
Les écosystèmes naturels contribuent à maintenir la vie humaine sur terre, purification de l'air et de l'eau, atténuation de la gravité des sécheresses et des inondations…La biodiversité constitue une ressource naturelle capitale : alimentation, médicaments…
Nous sommes, les humains, de plus en plus nombreux à être saisis par la crise écologique et en particulier par l’extinction des espèces. La dégringolade continue.  En milliers, plantes et animaux disparaissent
Après des dizaines d’années de palabres…
Nous sommes la biodiversité.

« Quand l’homme n’aura plus de place pour la nature, peut-être la nature n’aura t-elle plus de place pour l’homme. »
                                                                                  Stefan Edberg
Sauf indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la Salle Polyvalente (Bd du Ballon)
ou dans des salles municipales ou privées  à Die-26
et dans ce cas, elles sont précisées).

« C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas »                                                     Victor Hugo

Dimanche 19 janvier     

*Livron sur Drôme –Salle Aragon, Mairie de Livron
17h30 Film/Débat : Welcome to Fukushima d’Alain de Halleux
Prolongation des réacteurs nucléaires français jusqu’à 50 ans : un projet inconscient et irresponsable!
FRAPNA-StopTricastin-SDN26/07-Ensemble Livron-CRIIRAD

Début des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien
à la Salle Polyvalente de Die - Bd du Ballon

Buvette et Restauration Biologique et Locale sur place

Jeudi 23 Janvier  ( cela arrive... dans quelques jours)

samedi 23 novembre 2013

Russie: 29 militants écologistes libérés ...encore un en prison.

Russie : 29 militants de Greenpeace en liberté sous caution

Saint-Pétersbourg - Presque tous les membres de l'équipage du navire de Greenpeace arraisonné en septembre en Russie étaient sortis de prison sous caution vendredi, mais la justice internationale a réclamé qu'ils puissent quitter le pays.
Le Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg et saisi par les Pays-Bas, dont l'Arctic Sunrise de Greenpeace bat pavillon, a ordonné de lever la saisie du navire contre le versement d’une caution de 3,6 millions d'euros et de permettre aux membres étrangers de l'équipage de quitter le pays.
Cette juridiction des Nations unies compétente pour régler les litiges maritimes internationaux, a demandé dans sa décision à la Russie d'autoriser «toutes les personnes qui ont été détenues (...) à quitter le territoire et les zones maritimes relevant de sa juridiction».
Les membres étrangers de l'équipage, libérés sous caution de 2 millions de roubles chacun (45.000 euros), ne peuvent quitter le territoire russe selon la décision des tribunaux de Saint-Pétersbourg, a indiqué à l'AFP le directeur exécutif de Greenpeace Kumi Naidoo, qui se trouvait à l'audience à Hambourg.
«A cette heure, 29 (sud 30 ndlr) ont bénéficié d'une décision de libération sous caution, 23 ont déjà été relâchés. Nos collègues russes ont rejoint leurs familles à Moscou mais le reste de nos collègues du monde entier n'ont pas le droit de quitter le pays», a-t-il déclaré.
La diplomatie russe a d'ores et déjà déclaré que Moscou, qui a boycotté le procès, ne reconnaissait pas en ce cas précis la compétence du tribunal international du droit de la mer, qui empiète selon elle sur son «droit souverain».
Le capitaine de l'Arctic Sunrise, l'Américain Peter Willcox -- qui commandait en 1985 le Rainbow Warrior dynamité par les services secrets français en Nouvelle-Zélande -- est sorti vendredi de son centre de détention à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) après le versement de sa caution.
«Une saga loin d'être terminée»
«Nous menons des actions pacifiques et non-violentes. C'est la première fois, la première fois en 40 ans, que je passe plus d'une nuit en prison. Et comme tous mes collègues, cela ne m'a pas plu», a déclaré à sa sortie ce militant de longue date de Greenpeace, âgé de 60 ans.
Le Suisse Marco Weber, les Néerlandais Faiza Oulahsen et Mannes Ubels, le Canadien Paul Ruzycki, les Britanniques Kieron Bryan et Anthony Perrett et l'Argentin Miguel Hernan Perz Orzi ont aussi été libérés.
Ils ont été suivis un peu plus tard par les Britanniques Alexandra Harris, Frank Hewetson, Iain Rogers, le Néo-Zélandais Jonathan Beauchamp, la Turque Gizem Akhan, l'Ukrainien Rouslan Iakouchev et le Canadien Alexandre Paul.
Le Suédo-Américain d'origine russe Dmitri Litvinov et le Russe Roman Dolgov, pour lesquels la justice s'est prononcée vendredi, ont aussi pu quitter dans la soirée leur prison.
Onze membres d'équipage avaient déjà été libérés mercredi et jeudi.
«Une saga loin d'être terminée»
Un seul militant, l'Australien Colin Russell, a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février. Selon l'ambassadeur australien en Russie, il devrait faire appel et est confiant dans la décision qui sera rendue.
Un peu plus tôt dans la journée, le président Vladimir Poutine a affirmé que les autorités russes n'avaient pas l'intention d'interférer dans cette affaire.
«La direction politique de la Russie n'a pas l'intention d'interférer dans ce procès», a-t-il déclaré après une rencontre à Saint-Pétersbourg avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
«Il n'y a pas d'intention d'aggraver quoi que ce soit ou de maintenir en détention quelqu'un en particulier», a-t-il ajouté.
Les 30 membres de l'équipage arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique ont été inculpés de piraterie, puis, fin octobre, de hooliganisme.
Il n'a pas été clairement dit si la première accusation, passible de 15 ans de prison maximum, avait été levée, la seconde pouvant quant à elle entraîner une peine allant jusqu'à sept ans de détention.
MCD

mercredi 20 novembre 2013

La Russie libère nos militants....

Greenpeace : la justice russe libère douze militants sous caution

Saint-Pétersbourg - La justice russe a libéré mardi sous caution neuf membres de l'équipage du navire de Greenpeace  arraisonné en septembre après une action contre une plateforme pétrolière dans l'Arctique, portant à douze le nombre des militants qui vont être relâchés.
Le Français Francesco Pisanu, la Finlandaise Sini Saarela, la Brésilienne Ana Paula Alminhana Maciel, le Néo-Zélandais David John Haussmann, l'Argentin Miguel Hernan Perz Orzi, le Polonais Tomasz Dziemianczuk, l'Italien Cristian d'Alessandro, l'Argentine Camila Speziale et le Canadien Paul Ruzycki, arrêtés en septembre, vont être libérés après avoir versé leur caution.
Selon Greenpeace, neuf audiences étaient prévues pour mardi à Saint-Péterbsourg (nord-ouest), où les 30 militants du navire Arctic Sunrise de Greenpeace ont récemment été transférés après avoir d'abord été incarcérés à Mourmansk, le port russe de la mer de Barents.
L'examen des autres cas reprendra mercredi dans l'ancienne capitale impériale russe.
Lundi, au premier jour des audiences, trois Russes - le porte-parole Andreï Allakhverdov, le médecin de bord Ekaterina Zaspa et le photographe pigiste Denis Siniakov - avaient bénéficié d'une mesure similaire. Leur caution s'est élevée pour chacun à deux millions de roubles (45.000 euros).
En revanche, l'Australien Colin Russell a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février.
L'ONG a annoncé qu'elle paierait les cautions des militants libérés.
Toujours inculpés
Mardi, Greenpeace a publié une photo de la Brésilienne, la première étrangère libérée sous caution, souriante au moment de l'annonce de la décision du tribunal.
«C'est la nouvelle la plus joyeuse que j'ai reçue depuis deux mois, mais justice sera faite uniquement lorsque toutes les charges absurdes auront été levées», a réagi Rosangela Maciel, la mère de cette femme de 31 ans, dans un communiqué diffusé par Greenpeace.
Sur une autre photo, on peut voir Tomasz Dziemianczuk, le sourire aux lèvres, derrière les barreaux de la cage de laquelle il assistait à son audience.
Kumi Naidoo, le directeur exécutif de Greenpeace, a lui aussi tenu à souligner que l'affaire n'était pas réglée.
«Nous n'avons aucune idée des conditions dans lesquelles vont vivre nos amis lorsqu'ils seront relâchés, s'ils seront assignés à résidence ou s'ils auront le droit de sortir», a-t-il dit.
«Ce dont nous sommes certains, c'est qu'ils sont toujours inculpés et qu'ils risquent des années de prison s'ils sont condamnés pour un crime qu'ils n'ont pas commis», a-t-il poursuivi.
M. Naidoo a ajouté que Greenpeace avait le «cœur brisé» pour le militant australien dont la détention a été maintenue, Colin Russell.
Tollé dans la société civile
Plusieurs tribunaux de Saint-Pétersbourg ont entamé lundi l'examen de la détention provisoire des 30 membres de l'équipage du navire de Greenpeace, dont le délai initial de détention de deux mois expire le 24 novembre.
Greenpeace avait annoncé vendredi que le comité d'enquête, principal organe chargé des investigations criminelles en Russie, souhaitait le maintien en détention de l'équipage trois mois supplémentaires, pour «complément d'enquête».
L'Arctic Sunrise de Greenpeace avait été arraisonné en septembre par un commando héliporté après une action contre une plate-forme pétrolière du géant russe Gazprom.
Quelques membres de l'ONG, à bord de canots pneumatiques, avaient tenté de grimper sur ces installations pour y déployer une bannière dénonçant les risques pour l'environnement.
Les 30 membres de l'équipage ont été inculpés de «piraterie», puis, fin octobre, de «hooliganisme».
Il n'a pas été clairement dit si la première accusation, passible de 15 ans de prison, avait été levée, la seconde pouvant quant à elle entraîner une peine de sept ans.
La détention de l'équipage de l'Arctic Sunrise a provoqué un tollé dans la société civile au plan international.
Des célébrités comme Madonna   et Paul McCartney ont appelé à leur libération et les actions de protestation se sont multipliées dans le monde.
Le tribunal international du droit de la mer, qui siège à Hambourg, en Allemagne, doit rendre sa décision le 22 novembre sur l'affaire. Cette juridiction des Nations unies, compétente pour régler les litiges maritimes, a été saisie par les Pays-Bas car l'Arctic Sunrise bat pavillon néerlandais.
La Russie a décidé d'ignorer cette procédure.
MCD

lundi 18 novembre 2013

Les pertes dues au dérèglement climatique ont quadruplé...

Le président de la Banque mondiale (BM) Jim Yong Kim, le 14 novembre 2013 à WashingtonLes pertes dues aux catastrophes naturelles quadruplées en 30 ans

Varsovie - Les pertes dues à des catastrophes naturelles s'élèvent à environ 200 milliards de dollars par an depuis une décennie, soit 4 fois plus que dans les années 80, indique lundi un rapport de la Banque mondiale, qui appelle à l'action contre le changement climatique.
Ces trente dernières années, quelque 2.5 millions de personnes ont été tuées dans des catastrophes naturelles, dont les trois-quart liées à des évènements météorologiques extrêmes, avec des dommages s'élevant à 4.000 milliards de dollars, précise ce rapport publié à Varsovie en marge de la conférence climat de l'ONU.
«Le typhon Haiyan, le plus puissant à avoir jamais touché les Philippines, donne à voir combien le changement climatique intensifie la sévérité des évènements météorologiques extrêmes», a déclaré le président de la BM, Jim Yong Kim, dans un communiqué.
De «tels évènements tragiques montrent au monde qu'il ne peut plus s'offrir de remettre à plus tard une baisse des émissions de gaz à effet de serre, et qu'il faut aider les pays à se préparer à vivre dans un monde où les risques seront plus grands», a-t-il ajouté.
«On ne peut pas connecter chaque évènement météorologique au changement climatique, mais les scientifiques ont averti que les évènements extrêmes vont augmenter en intensité avec le changement climatique», a précisé Rachel Kyte, vice-présidente de la Banque Mondiale (BM) pour le développement durable.
Le lien entre le changement climatique et les typhons est un point très débattu entre scientifiques.
Le rapport de la BM rappelle que les pays les plus touchés sont aussi les plus pauvres. Ainsi l'ouragan Thomas qui a dévasté Sainte Lucie en 2010 a provoqué des dégâts équivalent à 43% de son PIB.
A Varsovie, les pays en développement réclament une aide des pays riches au titre des «pertes et dommages» subis à cause du réchauffement climatique, et la mise en place d'un nouveau «mécanisme» qui traiterait de ces questions.
Il s'agit des dommages que ni des mesures de réduction de gaz à effet de serre, ni d'adaptation, comme la construction de digues, ne pourront éviter.
Ce point, l'un des plus disputés à Varsovie, est très sensible pour les pays du Nord, auxquels les pays du Sud rappellent régulièrement leur «responsabilité historique» dans le réchauffement.
Les pays industrialisés redoutent de devoir payer des «réparations» et craignent de possibles implications en justice.
MCD

dimanche 17 novembre 2013

L'or ne se mange pas...

Grèce: plus de 5.000 manifestent contre un projet de mine d'or



Thessalonique (Grèce) - Plus de 5.000 personnes ont manifesté samedi à Thessalonique, deuxième ville grecque dans le Nord, contre un projet controversé de mine d'or dans la région proche de Chalcidique, à l'occasion de la Journée mondiale d'action contre les mines d'or.
«La poussière toxique n'a pas de frontières. Non aux mines d'or!», proclamait la banderole principale du cortège des manifestants, qui selon la police était environ 5.000.
A Athènes, plus de 500 personnes ont également manifesté en scandant des slogans contre «la violence policière» exercée ces derniers mois contre des habitants du village d'Ierissos à Chalcidique, qui s'opposent au projet de Hellenic Gold, filiale grecque du groupe canadien Eldorado Gold.
«Avec les forces antiémeutes et la violence, vous n'allez pas prendre l'or», scandaient les manifestants à l'appel des associations de gauche.
En mai, neuf personnes avaient été blessées, dont huit policiers, lors des heurts entre forces de l'ordre et habitants du village d'Ierissos en Chalcidique.
En février, des militants ont lancé des cocktails Molotov sur le site, blessant un garde et endommageant des équipements. Deux mois plus tard, des habitants de la région en colère ont saccagé un commissariat, accusant la police d'avoir fait un usage excessif de la force lors de l'arrestation de deux personnes soupçonnées d'avoir participé à l'attaque de février.
Les protestations pour réclamer l'arrêt du projet ont commencé depuis l'autorisation octroyée par le gouvernement en 2011 à Hellenic Gold pour commencer à creuser en Chalcidique.
Jusqu'ici près de 200 habitants de la région sont poursuivis en justice pour «résistance contre les autorités» et autres délits, ce qui provoque de vives réactions, les militants accusant les autorités «de vouloir criminaliser des mouvements sociaux».
Les opposants au projet considèrent que l'entrée en activité de la mine causerait des dommages irréparables à l'environnement, épuisant et contaminant les nappes phréatiques et polluant la région avec des substances chimiques nocives comme le plomb, le cadmium, l'arsenic et le mercure.
Mais le gouvernement soutient que le projet va créer des centaines d'emplois alors que le taux de chômage en Grèce est de 27%.
La péninsule boisée de Chalcidique attire de centaines de milliers de touristes tous les ans, surtout de Russie et des pays de l'Europe du sud-est.
MCD

mercredi 13 novembre 2013

Vers la disparition mondiale des Forêts...

La forêt tropicale «comme on ne l'a jamais filmée»

"Il était une forêt", en salles mercredi, montre la forêt tropicale "comme on ne l'a jamais filmée", se réjouit le botaniste Francis Hallé, qui parcourt la planète depuis 50 ans pour étudier ce monde luxuriant mais menacé.

«Il était une forêt», en salles mercredi, montre la forêt tropicale «comme on ne l'a jamais filmée», se réjouit le botaniste Francis Hallé, qui parcourt la planète depuis 50 ans pour étudier ce monde luxuriant mais menacé.
«Ces forêts ont été calomniées. L'enfer vert, c'est un vieux poncif datant de l'époque coloniale qu'il est grand temps de faire tomber par terre, l'objectif du film, c'est de montrer à quel point c'est beau, intéressant et pas dangereux!», explique  le botaniste, inspirateur et seul personnage humain du film.
Le scientifique connaît parfaitement les forêts tropicales dont il a pris l'habitude d'arpenter la canopée à bord d'un «radeau des cimes» et a su convaincre le réalisateur Luc Jacquet, oscarisé en 2006 avec «La Marche de l'Empereur», de faire découvrir ces géants des tropiques.
«C'est la forêt comme on ne l'a jamais filmée», se réjouit Francis Hallé, 75 ans, qui se bat contre la «disparition de son objet d'étude» depuis les années 60.
Mais plutôt qu'un énième manifeste contre la déforestation galopante - 13 millions d'hectares de forêts, principalement tropicales, disparaissent chaque année pour être converties en terres agricoles selon la FAO -, les deux hommes ont choisi de rendre hommage à la beauté de ces arbres et de raconter la génèse d'une forêt primaire, ces forêts jamais abîmées par l'homme qui ont aujourd'hui disparu ou presque.
Pour cette «évocation poétique et esthétique» de la forêt, tournée au Gabon et au Pérou, le «grand défi» est précisément d'avoir dû «faire un film avec des arbres, c'est-à-dire ce dont les cinéastes ont le plus peur», souligne Francis Hallé. «C'est immobile, silencieux et cela ne rentre pas dans le format du cinéma.»
Ce défi a «stimulé la créativité» du réalisateur, qui a mis au point un système de cordages sophistiqué, baptisé «Arbacam», permettant des travellings très souples le long d'arbres pouvant atteindre 70 mètres de haut, et utilisé un drone pour des vues aériennes magnifiques.
«Tout se passe là-haut»
Le parti pris du film: sensibiliser le spectateur à travers l'émotion plutôt qu'un cours magistral sur la géographie ou l'économie de forêts grignotées année après année par l'exploitation du bois, l'élevage, la culture de céréales ou l'extraction minière et pétrolière...
«Ce n'est pas un film pour les puristes de la science, mais il n'y a pas de contre-vérités scientifiques», souligne le botaniste, que le film montre constamment en train de dessiner plantes et branches, installé au sommet des plus grands arbres.
«Dans la canopée, je me sens vraiment très bien... L'être humain, en tant qu'espèce zoologique, est originaire de là-haut, on y est bien peut-être parce qu'on renoue avec nos origines», dit-il.
Pour un biologiste, «aller là-haut, c'est normal», ajoute-t-il. «Dans les sous-bois, comme il y a très peu de lumière, il y a très peu de plantes donc très peu d'animaux... Tout se passe là-haut! Les branches d'arbres sont couvertes de jardins suspendus... Il y a des montagnes de fleurs là-haut», raconte Francis Hallé, toujours aussi fasciné par un monde qu'il a découvert à 22 ans en Côte-d'Ivoire.
Et de s'enthousiasmer: «Les arbres, ce sont eux qui gouvernent la forêt alors qu'ils n'ont pas de cerveau! Les animaux sont à leur service. Ils arrivent à les faire venir quand ils en ont besoin, à les chasser quand ils n'en plus besoin... Ce qu'on a voulu faire, c'est un peu une réhabilitation de la fonction de l'arbre.»
La forêt tropicale, même si elle est se réduit peu à peu, «ne va pas disparaître» totalement, selon Francis Hallé. Mais «le vrai problème, c'est la transformation des forêts primaires en forêts secondaires (des forêts regénérées)... Or la forêt primaire est à la forêt secondaire ce qu'un champagne millésimé servi frappé dans une coupe de cristal est à un soda tiède dans un gobelet en plastique», conclut le botaniste pour illustrer la perte de diversité biologique due à la disparition de ces forêts primaires qui mettent 700 ans à pousser.
MCD

mardi 12 novembre 2013

Arréter les pesticides c'est possible...

Lancement d'un appel contre les pesticides

Des élus, des scientifiques et des responsables associatifs ont lancé samedi un appel aux autorités afin de les inciter à réduire ou supprimer l'usage des pesticides en raison de leurs risques potentiels pour la santé.
«L'effet cocktail de ces substances est encore insuffisamment documenté, mais pourrait s'avérer majeur pour un certain nombre d'associations avec des pathologies endocriniennes ou cancéreuses», écrivent les signataires de la pétition initiée par le député socialiste Gérard Bapt (Haute-Garonne).
Parmi les premiers signataires figurent notamment une cinquantaine de parlementaires et d'élus dont deux anciennes ministres de l'Ecologie, Delphine Batho et Chantal Jouanno , ainsi que la maire de Montpellier  Hélène Mandroux.
Mais on y trouve également des scientifiques comme le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre hospitalier régional universitaire de Montpellier, ainsi que des représentants de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), du réseau environnement  santé (RES) et de Générations Futures.
Les signataires relèvent qu'en dépit d'une «diminution nette des quantités vendues depuis 1998», les ventes de pesticides ne diminuent plus depuis trois ans, un constat qu'ils jugent «alarmant» alors que, selon le Commissariat général au développement durable, 90% des cours d’eau en France sont marqués par une «présence généralisée» de pesticides.
Ils appellent en conséquence les autorités politiques «à agir pour la réduction, voire la suppression quand cela est possible de l'usage des pesticides».
Lors d'un point fait en juin dernier sur les conséquences néfastes des pesticides sur la santé reconnues par des études scientifiques, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait évoqué «une forte présomption d'association» avec des pathologies comme des maladies neurodégénératives et certains cancers, comme les cancers du sang.
Les travaux de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) ont pour leur part permis de «faire avancer les connaissances» sur les mécanismes de la perturbation endocrinienne comme sur la surmortalité des abeilles, relèvent les signataires.
Dans leur pétition, ils estiment nécessaire «de déclencher des campagnes d’information et de prévention auprès des publics vulnérables et des professionnels de la maternité et de la petite enfance ainsi que de mieux prendre en considération le risque professionnel, le risque d'exposition des riverains pendant les campagnes d'épandage et également celui de la population générale».
Ils demandent également aux autorités d'interdire la publicité sur les pesticides à destination du grand public.
MCD

samedi 9 novembre 2013

L' abandon de la taxe sur les transports un gâchis incroyable...

Ecotaxe: Nicolas Hulot «un gâchis incroyable» et «un manque de vision absolu»




ENVIRONNEMENT - Pour l'écologiste, la mesure a été mal expliquée...

Nicolas Hulot a estimé jeudi qu'il y avait eu «un gâchis incroyable autour de l'écotaxe», une mesure issue du Grenelle de l'environnement, votée en 2009 et reprise à son compte par l'actuel gouvernement avant de la suspendre. «Il y a eu un gâchis incroyable autour de l'écotaxe, un gâchis qui s'inscrit dans un manque de vision absolu», a estimé Nicolas Hulot  lors d'une conférence de presse de plusieurs ONG sur les négociations sur le climat, avant le rendez-vous annuel des Etats, à Varsovie (11-22 novembre).
«Qui a expliqué que l'écotaxe en Bretagne pouvait avoir comme finalité de relocaliser une partie de l'économie? (...) Qui a inscrit cela dans le cadre de la lutte contre le changement climatique?», a  demandé le président de la Fondation qui porte son nom. «Les mêmes qui ont défendu l'écotaxe à l'époque, au mieux ne l'ont pas soutenu, au pire l'ont critiqué», a-t-il déploré. «C'est un gâchis car cela avait fait l'objet d'un consensus, fruit du Grenelle, avec une concertation intelligente entre les différents partenaires, leMedef , les syndicats, les ONG, les collectivités territoriales», a-t-il rappelé.

«Il n'y a eu aucune pédagogie»

«Comme il n'y a eu aucune pédagogie, ça a été affiché comme un impôt de plus, sans vision sur la vertu de tout cela», a estimé l'envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. «C'est donc un gâchis d'intelligence collective et aussi car cela coute 800 millions d'euros à la collectivité», a-t-il ajouté. Interrogé sur la devenir de ce prélèvement, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2014 après avoir déjà été reporté à plusieurs reprises, Nicolas Hulot a jugé qu'il était «urgent de remettre les choses à plat et de revenir avec une réforme en profondeur».
«Il faut revenir non pas par une taxe, mais avec une visibilité sur à quoi pourrait ressembler la fiscalité demain: plutôt que de taxer le travail, taxer les revenus non issus du travail, taxer les prélèvements énergétiques et de ressources naturelles, taxer la pollution, chacun peut comprendre cela», a-t-il avancé. «Il faut une réforme fiscale beaucoup plus en profondeur, non pas vers une fiscalité environnementale additionnelle mais qui vient se substituer graduellement à l'existante», a-t-il expliqué.