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dimanche 30 septembre 2012

Vers des Monnaies Locales Complémentaires...Solidaires

Les monnaies sociales et complémentaires, solution à la crise?

INTERVIEW - Pendant la crise, beaucoup (re)découvrent l'entraide entre voisins et la vie de quartier. D'autres vont plus loin en créant des monnaies locales ou des clubs de troc. Pour soutenir ces initiatives, l'association TAOA (There Are Other Alternatives) a vu le jour il y a deux ans. Le but: aider au développement de ces nouvelles monnaies, mais aussi peser dans le système économique moderne. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Matthieu Vachez, cofondateur de l'association...

Peut-on vivre sans argent ?
Je ne pense pas que la question se pose comme ça. On a besoin de la monnaie: elle permet de fixer une valeur, d’échanger… C’est important. Le problème, c’est ce qu’elle est devenue: un outil avant tout de spéculation. Aujourd’hui, il faut la remettre au service de l’homme et de la nature, et trouver d’autres systèmes de «monnaies» qui permettront de combler les imperfections de l’euro,  de mieux répondre aux besoins des gens, et d’amortir les chocs en cas de crise. N’avoir que l’euro, c’est un peu dommage.
Quelles sont les autres options?
Nous comptons trois catégories de monnaies sociales et complémentaires: les clubs de trocs, où l’on échange des biens et des services sans avoir recours à l’argent (les échanges sont comptabilisés en temps ou en points au sein d’une même association); les monnaies locales et complémentaires, garanties à la banque, et qui permettent de consommer social et solidaire au sein d’une zone définie (un quartier, une ville, une région…); et enfin le «barter», du troc inter-entreprises.
Quels sont les avantages de ces systèmes, selon vous?
Ils sont multiples. Dans un club de troc, par exemple, si 1h de ménage équivaut à 1h de jardinage, c’est un moyen efficace d’écraser les différences et de revaloriser les compétences de chacun. On pousse  les gens à se poser des questions: Quelle est la valeur de mon travail? Qu’est ce qui a de la valeur pour moi? Quelles règles appliquer? Ils deviennent acteurs. Les monnaies locales, elles, leur permettent de se réapproprier des sujets complexes comme la création monétaire.  Et également de développer un quartier: puisque «l’argent» ne peut pas sortir de la zone, il ne pourra être dépensé que chez l' agriculteur, l’artisan, le commerçant du coin. L’intérêt non dit, c’est aussi de réorienter des capitaux vers une autre économie, une économie plus sociale et solidaire. Par ma consommation, je décide quelle économie j’ai envie de soutenir. Passer de consommateur, à consommaCteur.
Les monnaies locales sont pourtant très liées à l’euro et au système classique…
Oui, sauf qu’on ne peut pas les épargner ou spéculer dessus. Elles circulent beaucoup plus. Si l’on a changé son argent en Abeille (monnaie de Villeneuve-sur-Lot) ou en Occitan (monnaie de Pézenas), on peut le récupérer en euros à tout moment. Et les commerçants partenaires intègrent les «nouveaux» billets qu’ils reçoivent dans leur trésorerie et les déclarent au même titre que des euros.
Ces projets sont-ils toujours associatifs?
En grande majorité, oui, ils sont portés par des associations mais mobilisent de nombreux acteurs: citoyens, commerçants, banques, pouvoirs publics. L’avantage, c’est aussi de réunir des personnes qui ne travaillent pas forcément ensemble autour d’un projet commun, et pour le bien d’un territoire. Beaucoup de mairies ont compris l’intérêt de ces monnaies pour développer l’économie locale, mais pas seulement. A Grenoble, par exemple, dans le quartier de La Villeneuve, la mairie dépensait des sommes importantes pour évacuer les encombrants que les habitants jetaient n’importe où. L’association SOL Alpin, propose depuis septembre 2012, en accord avec les habitants, la mairie, les bailleurs sociaux, les entreprises solidaires de récompenser ceux qui emmènent eux-mêmes leursdéchets. Un passeport éco-citoyen qui gratifie les gestes d’apport volontaire en déchèterie permet de bénéficier de réductions à la bibliothèque, piscine, épicerie solidaire, même d’obtenir une réduction sur son loyer. Pas mal, non?
On a vu plusieurs monnaies locales se développer en France ces dernières années. Où en est-on aujourd’hui?
Il y a beaucoup de dynamisme autour de ces monnaies. Il faut dire que le sujet arrive au bon moment: c’est la crise, les gens ont compris que le système financier ne fonctionnait plus et ont envie d’autre chose. Plusieurs monnaies ont vu le jour ou naissent en ce moment même en Ardèche (c’était un moyen de ressouder les populations, de réveiller l’entraide), et dans des villes comme Grenoble, Toulouse, Lyon, Nantes, Rennes… De manière générale, l’Europe est assez moteur dans ce domaine, même si c’est le Canada qui a lancé les premiers Sel (Systèmes d’échange locaux).
Quel avenir pour ces monnaies?
Ce qui manque, selon moi, c’est l’aspect technologique : payer via le téléphone, échanger des minutes, ou de la monnaie. Ça permettrait de donner accès aux services financiers pour des gens isolés dans des villages d’Amérique centrale ou d’Afrique. Le téléphone est un outil aujourd’hui universel et des monnaies dématérialisées ont déjà cours dans de nombreux pays africains sous forme de minutes de communication, voire de monnaie réelle. Aujourd’hui, c’est un sujet ‘petit public’, mais je pense que tout cela se développera que ce soit des projets citoyens, à petite échelle comme de projets plus importants, pérennes, financés. Il y a beaucoup à faire autour des entreprises aussi, pour limiter leur recours aux crédits: échanger sans avoir recours à l’argent, en valorisant du temps machine non utilisé ou des stocks dormants. La monnaie sert alors à mettre en relation des ressources non utilisées avec des besoins non exprimés.

mardi 25 septembre 2012

Internet évite des kilomètres...

Social Good Week: «Internet permet à chacun d'être acteur du changement»


INTERVIEW - Cette semaine se tient pour la première fois en France la Social Good Week, manifestation autour du thème «comment les nouvelles technologies peuvent améliorer la société». Ismaël Le Mouël, à l'origine de cet événement explique sa démarche à «20 Minutes»...

Directeur général de Mail for Good, plateforme de dons en ligne visant à aider les associations, Ismaël Le Mouël lance ce mardi l’événement Social Good Week, consacré au numérique solidaire. Des manifestations autour de ce thème se tiendront jusqu’au 2 octobre dans plusieurs villes de l’Hexagone. Il en dit plus à «20 Minutes».  
Qu’est ce que la Social Good Week?
C’est une semaine qui a vocation à mettre un coup de projecteur sur tous les projets qui utilisent les technologies pour résoudre les problématiques sociales. Cela englobe plusieurs domaines comme l’agriculture, l’environnement ou l’éducation. Internet permet aujourd’hui à chacun d’être acteur du changement. Le numérique solidaire est en train d’exploser un peu partout dans le monde. On veut montrer au grand public, aux informaticiens et aux associations qu’il y a des projets qui méritent à être connus. Internet, l’open source, et les nouveaux outils numériques que l’on a à notre disposition aujourd’hui peuvent amener à des révolutions sociales.
Quelles sont les différentes manières de s’appuyer sur le web pour changer le quotidien?
Ce n’est pas forcément une participation financière. On peut engager les gens de façon beaucoup plus légère. Il y a les pétitions en ligne, les «serious game, il y a aussi des sites qui vous proposent de donner de votre temps. Facebook permet de faciliter ça aujourd’hui. Le collaboratif est très puissant. Vous faites confiance à une association si vos amis lui font confiance. La partie géolocalisation permet aussi de trouver une cause proche de chez nous.
Le numérique solidaire, ça a commencé quand et par qui?
Ça a cinq six ans. Les précurseurs, ce sont les Americains, avec Kickstarter, notamment, qui permet de financer des projets [allant des films à la création musicale en passant par les jeux vidéo]. Wikipedia aussi a été un moteur. Le site est en train de constituer une base de données de tous les monuments historiques dans le monde pour rendre la culture accessible à tous sur Internet. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lui lancé l’opération «Free Rice»: il fait partie des précurseurs sur la partie «gamification». Le jeu en ligne permet de générer de l’argent pour le PAM qui va servir à acheter du riz.
Ce type de manifestation existe déjà depuis un moment outre-Atlantique…
La Social Good Week fait écho à un événement américain, le Social Good Summit, qui a trois ans, porté par l’ONU et Mashable. On s’est dit qu’il y avait plein de super projets qui se faisaient aussi en France. On a voulu faire ça dans plein de villes, car ces projets sont présents partout. Il y a par exemple «Happy Life», un jeu Facebook qui permet de financer du micro-crédit et qui marche très bien, il y a aussi pléthore de plates-formes de crowdfunding, pour financer des associations et aussi des versions françaises de projets américains, comme Change.org, qui fait circuler des pétitions en ligne.
L’engouement pour le numérique solidaire sera-t-il le même en France, selon vous?
J’en suis profondément convaincu. La France reste très attachée à ces valeurs de solidarité. En plus, il y a un engouement des nouvelles générations pour le numérique.
Anaëlle Grondin

lundi 24 septembre 2012

Vigilence accrue sur les gaz de schiste...

Gaz de schiste: Plusieurs manifestations à travers la France

PLANETE - A l'occasion de la journée internationale contre la fracturation hydraulique...

Plusieurs manifestations contre le gaz de schiste ont été organisées ce samedi à Paris, en Ile-de-France, dans le Gard et le Tarn-et-Garonne à l'occasion de la journée internationale contre la fracturation hydraulique, ont constaté des journalistes de l'AFP.
«Malgré les déclarations du chef de l'Etat, les permis d'exploration et d'exploitation pour les gaz et pétrole de schiste déjà accordés sont nombreux. Les travaux commencent à l'automne prochain, en Seine-et-Marne», expliquent dans un communiqué les collectifs citoyens qui ont organisé ces manifestations.

3.500 personnes attendues dans le Gard

Ces collectifs souhaitent que François Hollande rejette les demandes de permis et retire ceux déjà accordés concernant la recherche d'hydrocarbures. Ils estiment qu'une grande partie de ces permis ou demandes visent des gaz et pétrole de schiste, des hydrocarbures exploitables seulement par la technique de la fracturation hydraulique considérée à risques pour l'environnement et la santé.
Les principales manifestations ont eu lieu à Saint-Christol-lès-Alès (Gard), Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) et à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) lors de cette «journée mondiale contre les gaz et pétrole de schiste».
A Saint-Christol-lès-Alès, 3.500 personnes étaient attendues tout au long de la journée pour des ateliers de sensibilisation, selon Jacqueline Balvet, en charge de l'organisation de cette manifestation.

Corinne Lepage à la rencontre d'élus locaux

Des rencontres par visioconférence sur internet ont été organisées avec des militants espagnols et polonais. Des témoignages de la situation au Québec, en Pennsylvanie (Etats-Unis) et aux Pays-Bas ont également été projetés. Une trentaine de stands de différentes associations ont été montés dans le centre du village gardois.
La députée européenne Corinne Lepage, fondatrice de Cap21, est venue dans la matinée à la rencontre des élus locaux. «On n'est pas sorti du problème», a-t-elle dit à l'AFP, précisant que «102 permis avaient déjà été déposés et seulement sept avaient fait l'objet d'un rejet».
En Seine-et-Marne, entre 400 et 500 personnes se sont rassemblées pour protester contre l'exploration du gaz de schiste, selon un journaliste de l'AFP, «600», selon les organisateurs de l'opération. Dans ce département, sept communes sont concernées par des forages prévus en novembre dans le cadre de plusieurs permis d'exploration d'hydrocarbures.

Des clowns au Trocadéro

A Paris, place du Trocadéro, une trentaine de personnes grimées en clowns ont mimé le forage symbolique d'un puit lors d'une manifestation éclair, selon un photographe de l'AFP.
Réunies à Beaumont-de-Lomagne, environ 400 personnes ont formé une chaîne humaine en début d'après-midi autour de la halle où ils ont organisé des débats et animations pendant toute la journée. Ils ont dansé une farandole dans une ambiance bon enfant en criant «non aux gaz de schiste». Ils demandent «le vote d'une loi interdisant totalement l'expérimentation, l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, quelle que soit la technique utilisée le plus rapidement possible».
Beaumont est concernée par l'une des sept demandes de permis d'exploration dont le chef de l'Etat a annoncé le rejet.

mercredi 12 septembre 2012

Le Bio est meilleur pour la Santé...

Les produits bio ne seraient pas meilleurs pour la santé que les conventionnels...

salade_fruits_BIO
Une nouvelle étude sur les produits bio[1], publiée le 4 septembre par la prestigieuse revue américaine « Annales of Internal Medicine » a été largement reprise par les médias. Elle conclurait que les produits bio ne sont pas meilleurs pour la santé que les conventionnels. C'est du moins ce qu'ont compris les médias, à commencer par l'agence Reuters qui a diffusé l'information qui a servi de base aux commentaires de la plupart des journalistes.
Mais qui a pris soin de lire l'étude elle-même ? Ses auteurs sont en effet plus nuancés, même si leur conclusion – d'une extrême prudence – ne reflète que très partiellement son contenu : « La littérature publiée ne fournit pas une forte évidence de la supériorité nutritionnelle des produits bio sur les conventionnels. Il est possible que la consommation de produits bio réduise (the consumption of organic foods may reduce...) l'exposition aux pesticides et aux bactéries résistantes aux antibiotiques ». Le « may reduce » est pour le moins surprenant, comme si cette réduction, largement confirmée par l'étude, n'était pas démontrée depuis longtemps, en tous cas pour les pesticides !
Si on se donne la peine de lire l'étude dans son intégralité, les surprises ne manquent pas, qui contredisent largement l'interprétation qu'en ont faite la plupart des médias.

En matière nutritionnelle

Les auteurs :
  • confirment que les produits laitiers et la viande de poulet bio sont plus riches en oméga 3 que les conventionnels, une différence désormais admise, au moins pour les produits laitiers, même par les biosceptiques,
  • confirment que, selon la majorité des études, les aliments bio contiennent davantage de polyphénols, de puissants antioxydants, que les conventionnels, une différence mise en évidence par toutes les autres études comparatives,
  • concluent que pour les autres nutriments, sauf pour le phosphore, il n'y a pas de différence statistiquement significative entre bio et conventionnel, tout en signalant que, en matière de vitamine C, 23 études ont mis en évidence des teneurs supérieures dans les aliments bio contre seulement 12 dans les conventionnels. En ce qui concerne le magnésium, 23 études concluent à des teneurs supérieures en bio contre 6 à des teneurs supérieures en conventionnel.

En matière de pesticides

Les auteurs arrivent à la conclusion que seulement 7% des aliments bio contiennent des résidus contre 38% des conventionnels... tout en laissant aussi entendre que les résidus dans les aliments conventionnels ne posent pas de problèmes pour la santé puisque les limites légales sont rarement dépassées (des limites légales qui, compte tenu de l'effet cocktail et du fait que certains pesticides sont des perturbateurs endocriniens, pouvant agir à des doses infimes, n'ont plus aucune crédibilité).
Signalons aussi qu'en Europe la différence de contamination entre produits bio et conventionnels est encore beaucoup plus grande que celle donnée dans cette étude : 10 à 20 fois moins d'aliments avec résidus en bio qu'en conventionnel, et 50 à 100 fois moins si l'on compare les quantités présentes.

En matière de contaminations microbiennes

La conclusion est la même que celles d'études précédentes et de notre propre recherche bibliographique : pas de risque de contamination plus élevé en bio qu'en conventionnel, mais un risque plus faible d'être exposé à des bactéries résistantes aux antibiotiques.

Pour les autre contaminants

Les auteurs constatent notamment que :
  • les produits bio sont moins contaminées par les mycotoxines que les conventionnels, ce qui est la conclusion de 12 études contre 2 qui disent le contraire, des résultats qui, là encore, confirment ceux de notre recherche bibliographique. Des résultats particulièrement intéressants car les produits bio sont souvent suspectés d'être davantage contaminés par les mycotoxines que les autres.
  • Les aliments bio contiennent moins de cadmium que les conventionnels dans 21 études, une seule disant le contraire, en accord également avec nos propres résultats. Des données intéressantes, elles aussi, car certains ont pu prétendre que les produits bio contiennent davantage de cadmium que les conventionnels, en raison de l'utilisation de phosphates naturels, qui renferment de petites quantités de ce métal lourd.
Quant au fait que les quelques études réalisées sur l'Homme n'aient pas montré de différence entre consommateurs bio et conventionnels en matière d'impact physiologique, il ne prouve rien, car elles portaient sur trop peu de personnes et étaient de trop courte durée.
En conclusion, on voit que l'étude des chercheurs américains est, sur de nombreux points – comme l'a fait également remarquer la Soil Association – favorable au bio. Curieux, donc, que les commentateurs aient compris le contraire... Ajoutons que l'agriculture biologique présente de nombreux autres avantages, pour l'environnement et pour la santé.

Auteurs

  1. Smith-Spangler C et al. Are Organic Foods Safer or Healthier Than Conventional Alternatives? Annals of Internal Medicine, 2012 Sep 4, 157(5):348-66. 


mardi 11 septembre 2012

Transports ruraux : une révolution nécessaire...

Emplois d'avenir: En zones rurales, le casse-tête du transport

SOCIAL - En zones rurales, l'accès aux transports est un frein majeur à l'emploi...

En zones rurales, où le chômage des jeunes peut dépasser les 20%, l'accès aux transports est un frein majeur à l'emploi. Un obstacle que les futurs contrats emplois d'avenir, débattus ce mardi, pourraient contribuer à surmonter, selon des professionnels. «Avec un bassin de 100.000 emplois répartis sur 14 cantons, un jeune qui n'a pas de scooter ou de voiture est clairement en difficulté pour trouver un travail», souligne Guillaume Siméon, coordinateur de la Maison de l'emploi de Centre-Bretagne, située à Loudéac (Côtes d'Armor).
>> Emplois d'avenir: Un coût sous-évalué pour les finances publiques
Flambant neuf, ce pôle rassemblant tous les dispositifs d'accès à l'emploi se trouve lui-même «à 40 kilomètres de certaines communes de la zone», reconnaît-il. Or, «faute de densité de population suffisante, il n'y a que très peu de transports en commun. Et sans travail, il est souvent difficile pour les jeunes de se payer un moyen de locomotion», relève le responsable. Essentiellement tourné vers les secteurs agricole et agroalimentaire, ce bassin très rural est plutôt un bon élève en termes d'emploi, avec un taux de chômage de 6,8%. Mais ce taux approche 20% pour les moins de 26 ans.
Alors que débute mardi le débat parlementaire sur les futurs contrats d'avenir, dédiés en partie aux zones rurales, les professionnels interrogés à travers la France sont partagés quant à leur impact sur cette problématique.
«Le problème dans nos départements, ce sont les distances et les moyens de transport», constate lui aussi Francis Testa, président de la Fédération départementale des foyers ruraux des Alpes-de-Haute-Provence. «C'est compliqué pour les jeunes de trouver du travail s'ils n'ont pas le permis, ou s'ils l'ont mais n'ont pas les moyens d'avoir de voiture. Les emplois d'avenir ne résoudront pas les problèmes du transport et de l'isolement», juge-t-il.
Des emplois stabilisés
Toutefois, pour Guillaume Siméon, «l'intérêt des emplois d'avenir est qu'ils vont offrir des emplois stabilisés, ce qui n'est pas courant dans des bassins où les contrats d'un an sont très rares. A partir de là, on va pouvoir construire des réponses pérennes.»
En Centre-Bretagne, la Mission locale a ainsi créé une auto-école solidaire qui permet à des publics sélectionnés de passer leur permis de conduire pour environ 300 euros. L'organisme loue également, pour une somme symbolique, une douzaine de scooters pour jeunes travailleurs ou en recherche d'emploi. Dans l'Aude, autre département très touché par le chômage des jeunes, les collectivités offrent «la gratuité des lignes de bus sur le département et des tarifs réduits en train sur les lignes régionales», selon Jean-Pierre Munich, directeur de la Mission locale de Limoux.
Avec les emplois d'avenir, «les jeunes auront la possibilité de se projeter et éventuellement d'investir» dans un moyen de locomotion, estime Laurence Lanoë, responsable de la Mission locale de Loudéac. Ces contrats permettront également de faciliter l'accès au logement des jeunes, qui peinent souvent à trouver un bailleur avec des CDD courts, relève-t-elle.
Décrochage scolaire
En ciblant les jeunes pas ou très peu qualifiés, les futurs contrats mettent aussi au jour une réalité souvent méconnue: le nombre de «décrocheurs» scolaires à la campagne, relèvent les professionnels. «En zone rurale, 73% des 1.700 à 2.000 jeunes que nous suivons chaque année ne dépassent pas le niveau BEP/CAP», souligne Christine Thibaut-Parron, directrice de la Mission locale de la Haute-Vienne.
«Les contrats d'avenir, c'est bien, mais ils auront une durée limitée. Il faudra que les bénéficiaires anticipent très vite la fin du contrat», estime Guillaume Siméon.

jeudi 6 septembre 2012

Pour une agriculture paysanne...

Une marche vers Bruxelles pour une autre agriculture européenne

AGRICULTURE - Plusieurs associations marchent vers le Parlement européen pour faire entendre leurs propositions sur la réforme de la politique agricole commune...

Tous les chemins mènent à Bruxelles: partis du sud de la France, des Pays-Bas ou d’Autriche, les militants de près de 80 associations paysannes et environnementales se retrouveront le 19 septembre au Parlement européen, en plein débat sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC).

Combattre la spéculation

Le but de la Good food march est de porter devant les députés européens leurs onze propositions «pour défendre une agriculture plus équitable, plus verte et plus humaine». «Demandons une PAC qui fournisse des prix stables qui couvrent les coûts de production pour les agriculteurs et des prix équitables pour les consommateurs, qui valorise notre patrimoine culturel, naturel et gastronomique, qui soutienne les fermes familiales, et qui lie les aides à des critères sociaux, environnementaux et de bien-être animal», écrivent Via Campesina, Les Amis de la Terre Europe, le groupe PAC 2013 ou encore le mouvement Slowfood.
Les associations souhaitent également que la PAC, qui sera réformée en 2013, promeuve des méthodes de production agro-écologiques et assure la souveraineté alimentaire en favorisant la production locale sur les importations. En période de forte hausse des prix des matières premières, les organisations appellent aussi à «combattre la spéculation sur les matières premières agricoles et mettre fin à l'exportation des produits agricoles en dessous de leur coût de production».
Deux caravanes de militants traversent la France: la première est partie de Bayonne le 1er septembre et la seconde partira de Calais le 13. Ce mercredi, les Strasbourgeois pourront se joindre aux marcheurs venus d’Autriche et d’Allemagne, et un pique-nique sera organisé à Paris le 16 septembre. «On attend 2.000 à 3.000 personnes au total, chiffre Pierre-Alain Prévost, coordinateur France de la Good Food March. Et nous espérons environ 1.000 personnes sur la journée à Bruxelles».

jeudi 23 août 2012

Les gaz de Shiste trop voraces en eau...

Aux Etats-Unis, l'eau manque pour permettre la fracturation hydraulique

La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures.
La sécheresse qui sévit dans plus de la moitié des Etats-Unis a singulièrement compliqué l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste. Les sociétés de forage recherchent désespérément les milliers de mètres cubes d'eau nécessaires à la fracturation de la roche, ce qui les oppose maintenant aux fermiers qui essaient de conserver leurs précieuses ressources hydrauliques.
Au Kansas, les entreprises qui ont vu leur approvisionnement en eau limité par l'Etat ont proposé aux agriculteurs de pomper l'eau de leurs étangs ou d'accéder à leurs puits, monnayant des sommes parfois considérables : jusqu'à 85 000 dollars (68 000 euros) par an d'après Select Energy, l'une des entreprises qui se consacrent à ce genre de prospection.
Mais les fermiers sont inquiets car ils ne voient pas la fin de leurs soucis. "Ils ont peur de rester sans eau", déclarait à la chaîne CNN, Jeff Gordon, directeur d'exploitation de la compagnie pétrolière Texas Coastal Energy, qui fore au Kansas depuis un an. Ils pensent d'abord à leur bétail et à leurs récoltes."
Une situation qui crée des tensions. Au Colorado, les agriculteurs se sont vus devancés par les sociétés de forage lors des ventes aux enchères des ressources hydrauliques, une pratique courante dans beaucoup d'Etats. "Elles ont beaucoup plus d'argent et nous concurrencent sur le marché", se plaint Bill Midcap, du syndicat agricole des Rocheuses (Rocky Mountain Farmers Union), qui inclut aussi le Wyoming et le Nouveau-Mexique.
LE BOOM PÉTROLIER MENACÉ
Au Texas, qui souffre de la sécheresse depuis un an, certaines municipalités assises sur le gisement de Barnett Shale, comme celle de Grand Prairie, ont interdit l'utilisation de l'eau dans l'exploitation du pétrole de schiste. D'autres villes ont prohibé son transport.
Car les foreurs ont dû parfois recourir à des solutions extrêmes : acheminer l'eau d'autres Etats par camion (d'aussi loin que la Pennsylvanie), ou creuser leurs propres puits. Dans le cas du pétrole de schiste, c'est une opération encore rentable – le prix du baril dépasse les 90 dollars (72 euros) –, mais ce n'est pas le cas du gaz dont les cours ont chuté de 70 % en quatre ans. Si la sécheresse persiste, elle pourrait menacer le boom pétrolier, en particulier pour les petites entreprises qui ne peuvent faire face à ces coûts supplémentaires.

La technique dite de fracturation hydraulique consiste à injecter un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour briser les roches.
Il faut donc chercher des solutions. "Ces dernières années, la fracturation hydraulique est devenue un vrai sujet de débat", affirme Brian Werner, porte-parole du Northern Colorado Water Conservancy District. Le groupe écologiste Environment Texas a demandé à ses juristes d'obliger les foreurs à recycler l'eau de la fracturation, normalement inutilisable car mélangée à du sable et à des produits chimiques.
Dans l'Oklahoma, la fracturation hydraulique n'a pas encore posé de problèmes mais l'Etat prévoit une augmentation de la demande en eau de 33 % d'ici à 2050. "C'est une question très sensible sur laquelle nous commençons à nous pencher", assure Brian Vance, de l'Oklahoma Water Ressources Board.
Le Grand Ouest américain n'est pas seul concerné. En Pennsylvanie, où se trouve le gisement de Marcellus, l'un des plus vastes des Etats-Unis (il s'étend de New York à la Virginie), la Susquehanna River Basin Commission a suspendu, le 16 juillet, les permis de prélèvement d'eau dans les rivières, ce qui affecte directement plus de soixante sociétés de forage.
"Les prospecteurs vont devoir apprendre à mieux gérer les ressources hydrauliques, affirme David Brown, directeur de programme à l'Agence américaine océanique et atmosphérique, car l'eau va devenir de plus en plus rare au fur et à mesure que le climat se réchauffe."
Intérim (New York, correspondant)

mercredi 22 août 2012

Le dérèglement climatique s'aggrave...

La canicule, un signe du réchauffement climatique

CLIMAT - Si les fortes chaleurs estivales ne prouvent pas le réchauffement climatique, elles en sont néanmoins un indice...

Météorologues et climatologues sont d'accord: la canicule qui vient de frapper la France ne constitue pas une preuve du réchauffement climatique, mais la multiplication et la sévérité de ces vagues de chaleur sont un signe clair de l'évolution du climat sur la planète. «Si on prend l'événement en lui-même, on ne peut pas l'attribuer à 100% au réchauffement climatique», note le prévisionniste de Météo-France Jérôme Lecou, qui rappelle que «de très forts phénomènes de chaleur ont eu lieu dans le passé», alors que le réchauffement n'avait pas commencé. «S'il a fait 38,5 degrés le 18 août à Châteauroux (Indre), il y avait fait 40 degrés en 1898», dit-il.

Les canicules de plus en plus fréquentes

«La canicule ne démontre pas la réalité du réchauffement climatique: nous préférons regarder les températures moyennes annuelles à l'échelle globale, plutôt que les températures extrêmes», renchérit Jean Jouzel, vice-président du groupe scientifique du Giec, l'organe international de référence sur le climat. Toutefois, explique-t-il à l'AFP, «il est vrai qu'à moyen ou long terme, l'augmentation de la fréquence des canicules sera une des manifestations les plus visibles du réchauffement climatique».
«Au cours des cinquante dernières années, on a pu observer qu'à mesure du réchauffement, les canicules deviennent de plus en plus fréquentes», ajoute-t-il. Pour lui, «si on ne fait rien, on aura des risques dix fois plus élevés de canicule à la fin du XXIème qu'à la fin du XXème». Autre phénomène notable: les températures extrêmes des épisodes de canicule sont poussées vers le haut. «Là où on avait 38 degrés il y a dix ou quinze ans, on en a aujourd'hui 39 ou 40», souligne Jérôme Lecou. «Cela accompagne le réchauffement climatique, ce sont des types de chaleurs qu'on ne connaissait pas avant», acquiesce Jean Jouzel.

L’été s’allonge

Pour le prévisionniste de Météo-France, ces phénomènes vont aussi «s'étendre plus longtemps», avec de fortes chaleurs possibles tôt dans la saison estivale ou assez tard dans l'été. A Moscou, le thermomètre a grimpé jusqu'à 29 degrés au mois d'avril, un record absolu. Et la canicule qui touche une partie de l'Europe de l'ouest est la plus importante jamais intervenue après le 15 août. «Je ne sais pas si la statistique est si claire que ça», tempère Jean Jouzel, tout en admettant qu'il est «assez surprenant d'avoir une canicule dans la deuxième partie d'août». Il note à tout le moins que si le réchauffement climatique provoque une augmentation des températures à toutes les saisons, «cela élargit l'été d'une certaine façon».
Jérôme Lecou imagine lui qu'on pourrait connaître dans le futur «plusieurs épisodes de canicule au cours de l'été». «Globalement tout l'hémisphère nord aura connu un été très chaud», remarque-t-il enfin: canicule et sécheresse en Amérique du Nord, canicule en Europe orientale, fonte «très étendue» en surface de la calotte du Groenland... Pour la banquise arctique, «on est sur un retrait pas loin des valeurs record». «Cela montre que ce qu'on a connu n'est pas un fait isolé» et «tend à signifier qu'on va vers des étés où les continents se réchauffent», dit-il.
Selon la NOAA américaine (National Oceanic and Atmospheric Administration), les surfaces de la planète -terre et mer- ont connu cette année leur quatrième plus chaude température moyenne en juillet (0,62 degré au dessus de la moyenne du XXème siècle de 15,8) depuis qu'elles ont commencé à être enregistrées, en 1880. Mieux encore, dans l'hémisphère nord, la température sur les terres a battu le record absolu pour un mois de juillet, à 1,19 degré au-dessus de la moyenne

samedi 18 août 2012

Respecter les peuples...


Brésil: un tribunal ordonne l'arrêt du chantier du barrage géant de Belo Monte

Un tribunal brésilien a ordonné mardi l'arrêt des travaux du barrage de Belo Monte, le troisième plus grand ouvrage de ce type en construction dans le monde, au coeur de l'Amazonie brésilienne, au motif que les indiens de la région n'avaient pas été préalablement consultés.
Le Tribunal régional fédéral de la première région (TRF1) a indiqué avoir "ordonné l'arrêt des travaux parce que les indigènes n'avaient pas été consultés avant le début de la construction".
"En 2005, quand le parlement brésilien a approuvé ce chantier, il a exigé une étude d'impact environnemental postérieure au lancement des travaux et non préalable comme l'ordonne la loi", a souligné le tribunal.
Les indiens devront être auditionnés par les parlementaires avant que les travaux ne puissent reprendre, selon une source de ce tribunal qui a précisé que cette décision était susceptible d'appel par le consortium public Norte Energia, en charge des travaux.
Le consortium, interrogé par l'AFP, a indiqué attendre la notification officielle du jugement pour y répondre sur le plan juridique.
Le tribunal a fixé une amende journalière de 250.000 dollars en cas de non respect de sa décision par le consortium.
"C'est une décision historique pour le pays et pour les peuples (du fleuve) Xingu. C'est une grande victoire qui montre que Belo Monte n'est pas un fait acquis. Nous sommes très heureux et satisfaits", a réagi Antonia Melo, coordinatrice du Mouvement Xingu Vivo.
En construction sur le fleuve Xingu, le barrage d'un coût de près de 13 milliards de dollars, est le plus important en cours d'édification au Brésil et le troisième du monde. Il fournira 11.233 MW, soit 11% de la capacité installée du pays.
Son édification entraînera l'inondation de 502 km2. Et même si les terres des populations indiennes locales ne sont pas inondées, leur mode de vie risque d'être affecté car elles tirent leur subsistance de la pêche.
Le gouvernement prévoit des investissements de 1,2 milliard de dollars d'ici à la fin des travaux pour réduire les impacts négatifs de la construction. La première turbine devrait entrer en opération en 2015 et la dernière en 2019.
Il est normalement prévu que d'ici la fin de l'année 12.000 ouvriers travaillent jour et nuit sur le chantier, et jusqu'à 22.000 en 2013.
Cet ouvrage gigantesque symbolise les dilemmes de la sixième économie mondiale. Le Brésil a réduit drastiquement la déforestation de l'Amazonie et affirme avoir la source d'énergie la plus propre parmi les grandes économies. Mais il s'est aussi lancé dans de gigantesques projets d'infrastructure, dont des barrages et des routes en Amazonie pour accompagner son développement.
Belo Monte a gagné une notoriété mondiale avec la campagne menée contre le barrage par des célébrités comme le chanteur Sting et le réalisateur à succès de Titanic et d'Avatar, James Cameron.
Le chef indien brésilien Raoni, 82 ans, connu dans le monde entier pour son combat en faveur de l'Amazonie et des peuples indiens, avait demandé "l'arrêt" de la construction du barrage lors de la conférence sur le développement durable de l'ONU Rio+20 en juin à Rio de Janeiro.
Quelque 150 indiens ont récemment occupé pendant trois semaines l'un des quatre chantiers du barrage pour exiger que le consortium tienne ses engagements envers leurs communautés.
Norte Energia a accepté notamment de remettre immédiatement aux indiens des véhicules de transport et de construire des écoles et des postes de santé.

lundi 13 août 2012

La Haute tension : cauchemar...


Les lignes à très haute tension, le cauchemar des éleveurs


ELEVAGE - Les actions en justice se multiplient avec les vaches malades...

Dans leurs fermes bas-normandes, des éleveurs recensent, écoeurés, les maladies de leurs animaux qu'ils pensent liées au voisinage d'une ligne à très haute tension, et multiplient les actions en justice alors qu'une nouvelle THT est en construction dans leur région. Depuis quelques jours, Kévin Gazengel verse à ses soixante vaches laitières un traitement à base de plantes. «On nous a conseillé ça pour éviter les mammites.» Ces inflammations des mamelles sont le cauchemar de Kévin, 31 ans, et de son associé Dominique Vauprès, cinquante ans, exploitants à Montgothier (Manche), à 300 mètres d'un pylône THT.

«Ils essaient d'étouffer tout ça»

Ils en sont convaincus: les 400.000 volts de la ligne, en provenance de la centrale nucléaire de Flamanville, bouleversent le métabolisme des vaches. Ils ont dû traiter 90 mammites depuis janvier, et à chaque fois jeter le lait de l'animal malade pendant une semaine. La filiale d'EDF qui gère les lignes, RTE, a indemnisé les pertes d'exploitation des années 2007 et 2008, dans le cadre d'un protocole signé avec l'agriculteur. En vertu de ce type d'accord, RTE prend en charge certains frais moyennant une clause de confidentialité. Mais réfute tout risque pour les animaux si les exploitations agricoles sont aux normes.
En juin dernier, le juge des référés a débouté Dominique Vauprès de sa demande d'indemnisation complémentaire. Sans surprise: en 2011, la Cour de cassation avait confirmé un arrêt de la cour d'appel de Limoges cassant la seule décision de justice donnant raison à un agriculteur contre RTE dans un dossier similaire, rendue à Tulle en 2009. «Ils (RTE) ont peur que ça fasse jurisprudence et essaient d'étouffer tout ça», pense l'agriculteur. Avec son avocat, Me Gervais Marie-Doutressoulle, il prépare de nouveaux recours. «On n'a pas à faire les frais de la raison d'Etat», renchérit Thierry Charuel, 48 ans, éleveur à 3 km de là, au ras d'un pylône. Un recours est également en préparation pour son cas.

Des céréales à la place des vaches?

Au total, Me Doutressoulle travaille sur quatre actions en justice d'agriculteurs bas-normands installés près d'une THT. «On ne sait pas combien de temps on va tenir financièrement et moralement», disent d'une seule voix Dominique Vauprès et Thierry Charuel. Les éleveurs évoquent le cas d'un autre exploitant, dans la Manche également, toujours soumis pour sa part à une clause de confidentialité avec RTE, chez qui «les vaches s'évanouissent à cause de la ligne». Une «souffrance physique inacceptable dans une société moderne», estime Pascal Férey, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) de Basse-Normandie.
Le syndicat majoritaire se garde bien d'évoquer les éventuelles conséquences sur la santé des champs magnétiques des THT (classés «cancérogène possible» pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé) et négocie avec RTE pour fournir aux éleveurs une assistance financière et technique. La Confédération paysanne a choisi une autre voie: elle participe activement aux actions menées contre la ligne THT en construction Cotentin-Maine, qui doit acheminer l'électricité du futur réacteur nucléaire EPR. A une trentaine de kilomètres de Montgothier, au Chefresne, les derniers pylônes sortent justement de terre. «C'est simple, si on se rend compte que les vaches ont des problèmes, on plantera des céréales, on n'a pas envie de vivre ça», tranche Yves Larsonneur, également en conflit avec RTE, qui devra cohabiter avec deux pylônes.

mardi 7 août 2012

Pollution de l' air : 42 000 décès annuels en France...

Douze millions de Français vivent dans un air pollué



ENVIRONNEMENT - Le bilan de la qualité de l'air en France pour 2011 montre encore une forte concentration en particules fines dans l'air hexagonal...

Les particules fines ont envahi l’air français. Selon le bilan de la qualité de l’air publié ce vendredi par le ministère de l’Ecologie, les concentrations de polluants ont «peu évolué» en 2011, plongeant près de 12 millions de Français dans une atmosphère dépassant le seuil annuel de particules fines PM10.

Les particules fines, cause de 42.000 décès prématurés par an

Ces particules microscopiques, d’un diamètre inférieur à 10 micromètres sont émises en grande partie par les activités agricoles (épandages d’insecticides ou engrais, stockages d’effluents,…), l’industrie manufacturière, le secteur résidentiel et tertiaire, et le transport routier. Ainsi, en 2011 «les températures froides du premier trimestre associées à des conditions anticycloniques relativement stables ont favorisé les émissions dues au chauffage et à la non dispersion des particules, conduisant à un nombre élevé de dépassements des valeurs limites réglementaires en début d’année», explique le ministère.
Résultat, la valeur limite journalière de 50 microgrammes par mètre cube d’air à ne pas dépasser plus de 35 jours par an l’a été dans plusieurs régions de France: Alsace, Champagne-Ardenne, Haute Normandie, Ile-de-France, Martinique, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Picardie, Réunion et Rhône Alpes.  Au total, «douze millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones n’ayant pas respecté les valeurs limites annuelles relatives aux particules PM10», reconnaît le ministère. Facilement inhalables, les particules fines peuvent pénétrer dans le système respiratoire, aggravant insuffisance respiratoire ou allergies. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elles seraient la cause de 42.000 décès prématurés par an en France.

Le dioxyde d’azote toujours présent près des routes

Très nocif pour la santé, le dioxyde d’azote (NO2) a dépassé le seuil limite annuel de 40 microgrammes par mètre cube dans la plupart des grandes agglomérations. «Plus de 10 % des stations de mesure concernées, principalement en situation de proximité automobile, ont dépassé les valeurs limites réglementaires de dioxyde d’azote dans l’air en 2011», selon le bilan du ministère. D’Amiens à Valence, en passant par Lyon, Marseille, Besançon, Reims et Paris, toutes les grandes villes ont connu des épisodes de pollution au NO2. Emis en grande majorité par les transports, «Le dioxyde d’azote est particulièrement nocif pour la santé humaine. C’est un gaz irritant pour les bronches. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il peut favoriser certaines infections pulmonaires», précise le ministère.
Il ya donc urgence à agir: la ministre de l’Ecologie Delphine Batho a promis d’inscrire la prévention des risques sanitaires environnementaux à l’ordre du jour de la Conférence environnementale à la rentrée et tiendra une réunion de travail avec les collectivités volontaires engagées dans l’élaboration de zones d’actions prioritaires pour l’air (ZAPA). La France encourt depuis plusieurs années une amende de plusieurs centaines de millions d’euros de la part de l’Union européenne pour le non-respect des valeurs limites de pollution atmosphérique.

samedi 4 août 2012

Combattre la sècheresse... en plantant des arbres...


Les agroforestiers veulent réconcilier l'agriculture et l'environnement


Planter des arbres au milieu des cultures et tirer parti de cette complémentarité pour réconcilier production et protection de l'environnement, créer des couverts végétaux contre l'érosion: quelques agroforestiers audacieux creusent les sillons de l'agroécologie de demain.
L'idée de décloisonner la forêt, de mettre les arbres au milieu des champs, de les faire travailler en osmose n'est pas nouvelle, mais elle est remise au goût du jour.
L'agroforesterie se pratique déjà traditionnellement en Normandie avec les prés-vergers, dans le sud de la France où oliviers et vigne cohabitent dans les parcelles agricoles, ou encore en Dordogne avec les noiseraies.
"Si l'agroforesterie est encore confidentielle, elle n'est pas élitiste", explique Christian Dupraz, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). "Elle se pratique en cultures conventionnelles et a pour avantage de diminuer considérablement les intrants et l'irrigation", précise-t-il.
Les revenus qu'en tirent les agriculteurs sont doubles: celui des récoltes céréalières à court terme et des arbres à moyen terme.
Les arbres cultivés sur les parcelles agroforestières sont des essences locales: érables, alisiers, noyers, merisiers ou tulipiers poussent d'autant mieux qu'ils ont les pieds dans les cultures, tout en redonnant aux paysages leur identité rurale.
Leur rôle est aussi de venir au secours d'un environnement maltraité par l'intensification des cultures.
Brise-vent, sentinelles contre le soleil et la pluie, ils protègent les cultures intercalaires, recréent un milieu fertile et hébergent sa biodiversité: la microfaune des sols, les auxiliaires des cultures, le gibier, les pollinisateurs et les abeilles.
Produire tout en protégeant: l'agroforesterie pose "les fondements de l'agriculture du futur", explique Alain Canet, de l'association Agroforesterie.
La recherche encore peu investie
"Il faut partir sur de nouvelles bases, plutôt que de normer des contraintes nouvelles pour l'agriculture", déclare le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, interrogé par l'AFP à l'occasion d'une visite de parcelle agroforestière dans le Gers.
Ces nouvelles bases, certains agriculteurs sont en train de les expérimenter dans le prolongement de l'agroforesterie en pratiquant les couverts végétaux, une technique de culture sans labour.
François Coutant, dans le Gers, a renoncé aux labours qui mettent ses terres à nu et favorisent leur érosion. Il les a remplacés par des couvertures de féveroles dans lesquelles il plante son blé et son maïs. Et ça marche. "Nos rendements en blé en coteaux sont de 75 quintaux à l'hectare (q/ha) contre 60 q/ha auparavant et en maïs ils progressent de 25% à 100q/ha".
Le ministre de l'Agriculture a, à l'occasion de sa visite dans le Gers, réaffirmé son soutien à des systèmes agricoles qui allient production et protection de l'environnement, tout en rappelant que l'agronomie doit redevenir une priorité dans les programmes de recherche et de développement.
"J'ai envie d'assurer une transition vers une agriculture performante économiquement et écologiquement, déclarait-il récemment à l'Assemblée nationale, interrogé sur la question des dérogations relatives à l'utilisation des pesticides.
Il reste encore beaucoup à faire pour faire passer ces nouvelles pratiques agricoles du stade expérimental à celui de pilotage d'un système où agriculture et environnement seraient dans une démarche gagnant-gagnant, explique Christian Dupraz.
La recherche s'est encore peu investie dans le sujet, déplore-t-il. Le temps presse puisque, selon lui, les parcelles agroforestières pourraient couvrir dans 30 ans 1 million d'hectares, contre 10.000 actuellement.

dimanche 29 juillet 2012

Dérèglement climatique : cela s' aggrave...


Groenland: La calotte glaciaire a dégelé à 97% en juillet


CLIMAT - L'été ne provoque habituellement qu'une perte de la moitié des glaces...

L’été est déjà bien avancé au Groenland: selon les observations par satellite, 97% de ses glaces ont fondu au 12 juillet. Habituellement, ce sont environ 50% des glaces qui fondent pendant l’été, aux plus basses altitudes. Cette année, même les pics montagneux ont connu un dégel comme il ne s’en était pas produit depuis 1889. «Nous avons tous été surpris», explique Thomas Mote, climatologue à l’université américaine de Géorgie, cité par le New Scientist.
Surpris mais pas inquiets outre mesure, précisent les scientifiques: une fonte aussi importante semble se produire environ tous les 150 ans et il y a une dizaine d’années, environ 75% des glaces n’avaient pas résisté à l’été. Thomas Mote précise toutefois qu’il y aurait lieu de se faire du souci si une telle situation se représentait dans moins de dix ans, car cela mettrait en péril la stabilité de la couche de glace et pourrait provoquer la formation d’énormes icebergs comme celui qui s’est détaché du glacier Petermann courant juillet. Selon les climatologues, c’est la poche d’air chaud responsable de la canicule aux Etats-Unis qui serait la cause de cette fonte inhabituelle.

jeudi 26 juillet 2012

Atome : nous sommes la poubelle de l'Europe...


Déchets nucléaires: La France, poubelle de l'Europe?


NUCLEAIRE - Le convoi de déchets nucléaires italiens qui a traversé la France mardi et mercredi est un des nombreux transports de matières radioactives en provenance d'Europe...

Non contente de devoir gérer plus d’un million de mètre cubes de déchets radioactifs produits sur son sol, la France accueille les combustibles usagés de ses voisins européens. Le convoi en provenance d’Italie, arrivé ce mercredi à La Hague, est un des multiples transports de matières radioactives vers l’usine d’Areva où elles sont retraitées.

Plus de 10.000 tonnes de déchets acheminés et traités à La Hague

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), «Areva assure depuis plus de quarante ans, sur son site de La Hague, le retraitement de combustibles nucléaires usés en provenance de réacteurs à eau appartenant à des compagnies d’électricité étrangères ou à des instituts de recherche, dans le cadre d’accords intergouvernementaux». Allemagne, Pays-Bas, Japon, Belgique, Suisse, Australie et Italie envoient ainsi leurs combustibles usagés en France, en vertu d’accords intergouvernementaux et de contrats commerciaux signés entre Areva et les exploitants des centrales étrangères.
Ainsi, au 31 décembre 2010, Areva comptait plus de 10.000 tonnes d’uranium et de plutonium acheminés et traités à La Hague en provenance de l’étranger, dont 45 tonnes à venir d’Italie d’ici à 2015. «La France est un des rares pays à maîtriser tout le cycle du combustible nucléaire, explique le service de presse de l’ASN. Une partie est valorisable et le reste doit repartir à l’envoyeur.»

Retraiter pour produire du Mox

En effet, selon la Convention commune des Nations unies sur le combustible usé et les déchets radioactifs , chaque pays doit stocker ses déchets nucléaires. Une directive européenne adoptée en juillet 2011 précise que les Etats membres devront présenter des programmes détaillés de stockage à la Commission en 2015. En France, la loi interdit en conséquence d’importer des déchets radioactifs pour les stocker.
Mais il y a déchets et déchets: à La Hague, on récupère les 1% de plutonium présents dans les combustibles usés pour les re-mélanger avec de l’uranium appauvri et fabriquer le fameux Mox, ce combustible qualifié de «matière la plus dangereuse de la planète» par Greenpeace après la catastrophe de Fukushima. Vingt-deux réacteurs français tournent au Mox. La centrale japonaise, elle, importait son Mox d’une usine de retraitement britannique.

L’Italie «repousse la question» des déchets à plus tard

Une fois la partie «récupérable» dissociée, Areva renvoie les déchets ultimes à leur expéditeur. Sauf s’ils n’ont pas de centre de stockage, ce qui est le cas de l’Italie. Les déchets italiens arrivés mercredi à La Hague doivent y retourner «vers 2020 ou 2025», mais le gouvernement italien n'a pas encore de solution pour les stocker, a souligné le réseau Sortir du Nucléaire.
«En Italie comme en France, le nucléaire est une impasse: on ne sait plus quoi faire des déchets nucléaires. Alors qu'en France, les autorités souhaiteraient les enfouir à 500 mètres sous terre à Bure dans la Meuse, en Italie, en attendant de trouver une hypothétique solution, on les envoie en France afin de repousser la question de leur gestion dans le temps», déplore l’association qui a décidé de contester la légalité de ce transport et rappelle que lors «du premier transport de combustible usé italien vers l'usine de La Hague, l’ASN avait tenu «à rappeler publiquement ses réserves» sur l’accord intergouvernemental encadrant ces transports». Si l’Italie n’est pas prête à stocker ses déchets d’ici à 2025, ils pourraient bien rester en France et venir s’ajouter aux milliers de mètres cubes de matières radioactives qui devront être enterrées.

samedi 21 juillet 2012

Lamentables pulvérisations d' insecticides par Avions


La pulvérisation aérienne d'insecticides se répand et fait polémique


L'épandage aérien de pesticides visant à protéger les cultures est interdit en France, mais les préfectures délivrent des dérogations aux agriculteurs, notamment en Midi-Pyrénées, où écologistes, apiculteurs et élus dénoncent des risques pour l'homme et la biodiversité.
"Le Sud-Ouest est particulièrement concerné par cette pratique qui est symptomatique de l'industrialisation de l'agriculture. Ces dérogations sont parfaitement inacceptables, car les épandages ont un effet très négatif: ils ne se limitent pas à la parcelle traitée", alerte l'eurodéputé écologiste José Bové.
La méthode a notamment été autorisée par les préfets de Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne et du Gers. Les pesticides ou fongicides sont diffusés sous forme liquide ou en micro-granulés par des hélicoptères qui volent en rase-motte au-dessus des champs, essentiellement de maïs.
Le syndicat agricole FNSEA soutient que cette technique n'est utilisée qu'en dernier ressort et que des précautions sont prises pour éviter toute pollution. Les agriculteurs ne le font pas de gaîté de coeur, assure le président de la chambre d'agriculture de Haute-Garonne, Yvon Parayre, car la méthode est "très coûteuse", mais il s'agit de prévenir des pertes qui peuvent aller jusqu'à 30% de la récolte.
Ces arguments font bondir les apiculteurs, eux-mêmes confrontés à des pertes importantes, le taux de mortalité des abeilles étant en forte augmentation en France. De 3 à 5% en 1985, il est passé à 35/40% aujourd'hui, et en Midi-Pyrénées, la mortalité moyenne est de 60%, s'inquiète Olivier Fernandez, président des apiculteurs de Midi-Pyrénées.
"Coup de Napalm sur la biodiversité"
Le chef de file des apiculteurs, à l'origine de la fronde, dénonce en outre un non respect des procédures: le refus de prévenir dans le délai légal, le défaut de balisage avant le traitement, et la pulvérisation mercredi d'un champ de maïs en pleine floraison, normalement interdite, une infraction constatée par les services préfectoraux et pour laquelle une plainte a été déposée.
"C'est un coup de Napalm sur la biodiversité", lance le vice-président EELV du conseil régional de Midi-Pyrénées, Gérard Onesta.
"Le problème concerne toute la France, c'est effrayant", poursuit-il, ajoutant: "La puissance publique donne une dérogation générale et systématique. C'est un scandale sanitaire majeur. Quand on épand, tout le monde en prend: les promeneurs, les enfants qui jouent dans le jardin, les animaux, les cours d'eau, les élevages. Et ce sont des produits de grande toxicité".
Le député PS Gérard Bapt, président du groupe santé environnementale de l'Assemblée nationale, s'étonne aussi de la multiplication des dérogations dans l'ensemble du pays et met en avant une absence de suivi: "Qui va aller vérifier sur le terrain si le vent permet l'épandage, si les environs ne sont pas affectés", interroge-t-il.
Pour M. Bapt, qui réclame depuis des mois la suspension de la circulaire prévoyant les dérogations, il y a un danger pour la santé humaine. "La DRAAF vit sur de vieux schémas d'agriculture intensive, avec une mésestimation du risque".
La pyrale, parasite qui s'attaque aux pieds de maïs, peut apparaître sur des parcelles en monoculture. Aussi M. Bapt, comme les écologistes, préconise que les agriculteurs "varient les cultures" sur le même sol.
Au ministère de l'Agriculture, on rappelle que "la règle c'est l'interdiction, les cas particuliers c'est la dérogation", avant de concéder que "pour l'année prochaine, il serait souhaitable de revoir les critères" qui sont à la disposition des préfets pour accorder ou non les dérogations.

lundi 16 juillet 2012

Les Rencontres de Die : un Forum citoyen...



Les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die 2012 se sont terminées mi-février sur de francs succès : fréquentation, qualité des intervenants, retombées économiques, retours des participants et mobilisation de tout un territoire…
L’ Ecologie dans nos pratiques quotidiennes : objet du festival de Die au pied du Vercors entre Alpes et Provence depuis 11 ans.
 - Un cheminement d’ Education Populaire et de dialogue citoyen.
 Organisées par l’association 1901 « Ecologie au Quotidien », les 10èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die se déroulaient du 22 janvier au 12 février 2012 dans la Biovallée. Chaque année, cent à deux cents invités et plus de 15 000 entrées (en 2012, + 20% par rapport à 2011), 4000 heures de bénévolat, une soixantaine d’associations partenaires, une bonne dose de convivialité et 22 jours de mobilisation sont les ingrédients de cette rencontre régionale originale. "Et toujours cette diversité de l’offre, conférences, débats, cinéma, concerts, théâtre, repas bio, librairie, ateliers pratiques et de découvertes, spectacles enfants et adultes, 20 expositions, visites d’éco-sites, animations scolaires, jeux coopératifs, des formations avec le GretaViva5,  des expérimentations par des entreprises, etc.… qui permet de sensibiliser les publics de différentes manières" explique la chargée de mission et coordinatrice, Anne Tesson. « De très nombreux thèmes sont abordés : solidarité Nord-Sud, Economie Sociale et Solidaire, Education à la Paix, Communication, transports doux, analyses critiques, transformation sociale, valorisation du territoire et de ses acteurs, Education à l’Environnement, luttes sociales, alimentation et agriculture biologiques, féminisme, médecine alternative et conventionnelle, protection des biodiversités animales et végétales, pollutions, jeux coopératifs, relocalisation de l’économie, auto et éco-construction, énergies renouvelables, préservation des sols et de l’air, poésie, migrations humaines, peuples racines, pacifisme, précautions avec la forêt et l’eau, désobéissance civiques, etc.… permettent de toucher toutes et tous quelles que soient leurs sensibilités et  c’est ce qui participe à la richesse de ce festival Rhône-Alpin" conçoit une administratrice Annick Paoli . "Avec cette année 2012 : La sobriété heureuse (D.Cauchy, D.Wauters, D.Grunberg), les Agro carburants et Gaz de schistes (Survie, A.Chabrol, Y.Louvel, G.Vermorel), La terre (Frapna, F.Sausse, M.Terrail), Quelle agriculture pour demain, (CCFD, Confédération Paysanne 07, J.Porcher, A.Boutonnet, J.P. Berthouse, J.P.Delage et Terre de Liens, Agrobiodrôme, INRA), OGM (A.M.Cornu, la Conf’07 et 26), Territoire Solidaire (O.Massicot,  O.Pastor, L.Déré, D.Jouve, A.Agier, CLD Vallée de la Drôme et CLD Diois), La Forêt retrouvée (G.David, ONF, A.Givors, L.Fleury, Dryade)   la Biodiversité (G.David, LPO, Frapna ), les Pollutions Collectives (M.Grosman, M.M.Robin, C.Reiss, J.Collard, CNRS, INSERM), Lanceurs d’alertes (M.Rivasi, Amis de la Terre, ), Se soigner autrement (Dr Dransart, A.Briffaud), Education ( P.Meirieu, I.Peloux, E Nuytz, M.Rahnema, L.Bencharif), Ecologie intérieure (M.L.Labonté, T.D’Ansembourg, A.VanStappen, A.Stern ), Ecoconstruction et Toilettes sèches (D Mauplot, S.Berne, P.Garin-Michaud, etc ), Média alternatif (Médiascitoyensdiois, Silence, l’Age de Faire), Ecohameaux et énergies (Adil26, Habiterre, Ar’terre, A.Arnaud, P.Baronnet , Village des Possibles), Sortir du Nucléaire (F.Mariller, V.Fristot, C.Malfray-Régner, Rivasi, NEGAWATT, Enercoop ), Economie Sociale et Solidaire (C.kreschmar, M.Bodinier, Solstice, Carline, Tchai Walla , Ar’terre, VDDI , ASCO, Site de Proximité de la CCD, etc..), Economie Non Violente (E.Godinot, A Duez, l’Age de Faire), Les Déplacements (B.Collignon et le Comité de ligne, CitizenCar, A.Rhiale et NégaWatt, B.Cusennier du CG26, etc. ), Démocratie Vivante ( Y.Malcheff, A.Bonnefous, S.Kerkhove, P.Viveret),  Les Nouveaux Collectifs Citoyens (Y.Malcheff, l’Université du Nous, CLD), et moult artistes (S.Meunier, Marcus et Boireaud, Coriandre, FraNumé, Frisette, etc.…), pour n’en citer que quelques uns…  sur les 125 rendez-vous de cette grande cuvée pour fêter les 10 ans» conclut un organisateur.
- L'énergie créative de la période actuelle, agir local et penser global sont une démarche constante de ces années drômoises. Les outils de reconnaissance mutuelle, la construction de dynamiques de force collectives prennent ici forme. Les forums sociaux mondiaux résonnent à Die, la question du "bien vivre" aussi importante que la question des "biens communs", la joie de vivre sont palpables. Les éléments d'universalité dans les groupes humains. Local, mondial et échelles intermédiaires (Biovallée et Région) sont leur territoire de prédilection. Ne pas chercher un "modèle unique, les qualités de mutualisation, de coopération et d'échanges, comme l’intelligence collective animent « ces militants des possibles ». La qualité démocratique, la convivialité, la qualité festive font le liant et la fluidité. La qualité démocratique est primordiale : des outils, la méthode de construction des désaccords (car la démocratie, ce n'est pas la loi du nombre, mais la qualité d'élaboration du débat) s’immiscent jusque dans les détails.
- Marier écologie sociale, écologie environnementale et écologie personnelle (Félix Guattari)
« Dans les mouvements transformateurs actuels, on pense simultanément, et non pas contradictoirement, les enjeux de transformation personnelle et les enjeux de transformation sociale ». Dans l’association on conjugue plus facilement le « ET » que le« OU ».
Ecologie au Quotidien présentait donc les Xème Rencontres de l’Ecologie au Quotidien du Diois autour du thème " Vivre la Transition, énergétique, économique, sociale… » Une injonction du leader des villes en transition, Rob Hopkins. « C’est un temps pour reprendre espoir et se remobiliser sur des dynamiques citoyennes sur nos territoires et participer à une véritable éducation populaire » explique Anne Tesson, chargée de mission de l’association.
« Le succès des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die, confirme l’émergence d’une société civile active sur un territoire dynamique où des convictions d’écologie, citoyenneté, fraternité et paix veulent se conjuguer avec bonheur »explique Annick Paoli de Ecologie au Quotidien.
Il y a onze ans, quelques habitants s’inquiétaient :" Pourquoi un territoire où le terreau social, agricole, écologique, culturel et artistique si fertile n’offre pas un événement de qualité à la hauteur de ses valeurs et de son identité ?". Depuis 2001, dix Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ont esquissé des réponses. Vingt journées de mobilisation et un travail en profondeur toute l’année, d’abord des habitants et 70 associations d’éducation à l’environnement, d’éducation populaire, de protection de la nature et de défense des droits de l’homme, sont offertes chaque année à Die. Le thème " Vivre la Transition, énergétique, économique, sociale… » donne le « la » à la manifestation. Chacun, pendant ces rencontres, vient faire son panier dans la diversité  des propositions et des actions : l’eau, l’agriculture biologique, les migrations humaines, le reboisement, économie sociale et solidaire, alerte au climat, luttes sociales, biodiversité, non violence, éco-logement, éducation à l’environnement, paysans sans terre, démocratie participative ...
La pluralité des intervenants permet aussi de toucher tous les publics. Réinventer « une pensée locale pour un développement local dans une réflexion globale et un développement global » s’affirme comme la colonne vertébrale de cet évènement se référant à la Formule d’ Edgar Morin.
Une écologie locale et populaire qui valoriser les acteurs du territoire, économiques, culturels, sociaux et politiques : « Que mille réseaux s’épanouissent… »
Ainsi naissent des réseaux au cœur des Rencontres de l’Ecologie valorisant ainsi acteurs et territoire. « Plusieurs milliers de visiteurs fêtent l’Ecologie et la vie, dont les enfants du Diois, et les organisateurs donnent une large place au débat public et la contradiction (Habitats légers, exploitation de la Forêt, Place des grands prédateurs, obligations de vaccinations, sensibilité aux ondes électromagnétiques, etc...) . En plein hiver, avec rien à vendre, l’événement aurait pourtant pu faire figure de challenge. " Nous semons, le terreau est déjà là. Information, sensibilisation, formation, échanges sont autant d’outils que les gens viennent chercher afin de s’engager dans leur quotidien. Sans prétention, nous essayons d’ensemencer des terres de solidarité, de générosité, de luttes, de conscience et de paix pour un futur viable, vivable et désirable par tous. C’est un espace qui enrichit la démocratie...et "où le peuple est très populaire", un clin d’œil à Victor Hugo.." précise Annick Paoli.
- Cette action s’inscrit dans une trame historique propre au Diois avec sa tradition d’innovation et d’accueil de nouvelles idées, technologies et savoir-faire : agriculture biologique dans les années 70, diversification des productions en particulier de plantes aromatiques, médicinales et à parfum dans les années 80 (et ses micro-entreprises), une forte présence de personnes sensibles à l’alimentation bio ( 520 familles adhérentes à la Carline soit 1800 consommateurs ), la mise en place d’une charte de territoire participative et agrément "d’un pays" porteur d’une identité et d’une sensibilité propres. Et finalement la labellisation comme BioVallée®.
Une phrases clefs : « il faut remettre l’humain au centre ». Cela ne va pas de soi. L'humain, c'est aussi la St Barthélemy, Hiroshima, le Rwanda, Auschwitz, etc. Travailler sur la question de l’ambivalence que nous avons comme être humain est un élément fondamental. Voir les problèmes à l'extérieur ne suffit pas. Analyser ce qui vient de l’intérieur, et la façon dont nous nous traitons nous-mêmes, dont nous travaillons sur notre propre ambivalence : explique un organisateur.  Les relations humaines, le vivre ensemble sont plus dur que les relations aux choses. La chosification, la déshumanisation sont solutions de facilité.  L’économisme permet de passer du gouvernement des hommes à l’administration des choses. A Ecologie au Quotidien nous savons que l’on peut arroser le meilleur de l’homme…comme le pire. Nous avons choisi le meilleur.
 « Travailler moins et consommer moins pour vivre mieux…et se cultiver plus », c’est-à-dire choisir la sobriété volontaire. Comment la mettre en oeuvre ? Comment commencer ? Comment travailler moins pour vivre mieux ? Vivre de façon simple à la campagne est une réalité pour la moitié de la population mondiale et reste réalisable au Nord. Des exemples sont emblématiques. Le cheval de trait peut remplacer le tracteur sur de belles vignes en pente, la cuisine solaire est efficace même au Nord, etc. Enfin, plutôt que d’utiliser du béton dans la construction et la rénovation, le chanvre et le bois sont des alternatives qui permettent de faire vivre toute une filière locale de sa culture à sa mise en œuvre et de valorisation d’une filière autour du Pin noir du Diois » esquisse un adhérent qui milite à l’association depuis 2002.
L’empreinte écologique (surface de planète estimée nécessaire pour assurer la production de notre nourriture, nos vêtements, notre énergie, nos recyclages de déchets et nos émissions de CO2...), vulgarisée par le WWF en 2002 à Johannesburg, fait ressortir que chaque terrien use 2,7 hectares et que si chaque humain voulait vivre comme un français, il faudrait 3 planètes et 7 planètes pour vivre comme un américain. Nous ne disposons actuellement que de la seule terre et il est utopique d’imaginer « de garder notre système de consommation-prédation actuel dans les pays riches ».
Une transition écologique douce, consciencieuse et lucide.
« Nous devons donc nous engager volontairement vers une « sobriété heureuse » ( F.Brune) ou une « Simplicité volontaire » (P.Rabhi)... sur nos territoires. Non, la qualité de vie n’en pâtira pas : combien sont possibles les champs de la croissance des relations humaines de voisinage, amicales, familiales, associatives, de temps partagés avec nos enfants ou de temps de plaisir : musique, artistique, ballades, connaissance de la flore, faire du vélo ou des recherches sociologiques, de la relaxation ou l’apprentissage du jardinage... où 1000 fleurs peuvent nous épanouir, sans détruire, piller ou polluer... Sur nos territoires, l’exemple individuel doit être complété par l’exemplarité de collectivités locales afin de réviser nos certitudes…» conclue Anne Tesson. « Viendra un jour le temps des choses légères »...
Impacter tout un Territoire…désirable
« Passer du logiciel égo-compétitif au logiciel alter-coopératif, c’est un chemin, qui ne va pas de soi. Et c’est un chemin où nous avons besoin d’entraide. Vous pouvez très bien, fût-ce dans un mouvement hyperalternatif, avoir des logiciels égo-compétitifs qui fonctionnent en force. Alors nous avons revisité nos croyances… »
Dans le cadre des commissions constitutives (1999-2000) de l’Espace Social et Culturel de Die et du Diois, puis des "Carrefours" et plus particulièrement le " Carrefour Vie Locale" (2001-2002), des habitants du Diois se sont retrouvés régulièrement pour réfléchir " à une sensibilisation des habitants sur le thème de l’écologie ".
Après plusieurs réunions, plus que l’organisation d’une foire ou d’un festival, " c’est un travail pédagogique et culturel (les Rencontres de l’Ecologie auraient pu s’appeler tout aussi bien Les Rencontres culturelles, les Rencontres Citoyennes ou les Rencontres de l’ Emancipation) autour de nos gestes quotidiens envers les jeunes et les adultes et une valorisation des acteurs du Diois liés à l’écologie" qui a été choisi par le groupe "Ecologie au Quotidien". " Ecologie au Quotidien" a l’objectif de mettre en réseau des associations de l’ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l’Ecologie et des valeurs humanistes (Liberté, égalité, fraternité, droits de l’Homme, justice sociale, laïcité et parité). Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d’une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un " Mieux vivre ensemble". Une écocitoyenneté en action. A ce jour, des associations de la Communauté des Communes du Val de Drôme, de Crest, de la C.C de Saillans et de la C.C du Diois participent à la construction du projet des "Rencontres de l’Ecologie au Quotidien" à travers le Grand Projet Rhône-Alpes Biovallée®. Cette synergie sur les différents territoires préfigure la mobilisation de la société civile sur ce projet de "développement humain durable" et sur un espace de cohérence et de cohésion que l’on appelle « Biovallée ». C’est sur l’ensemble de ces territoires que les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien rayonnent. La commune de Die, la Communauté des Communes du Diois, le Conseil Général de la Drôme, la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN), le Conseil Régional Rhône-Alpes (GPRA-Biovallée), etc.. sont partenaires du projet et de l’ action et sont ici remerciés pour leur facilitation, leurs financements leurs aides techniques.
Un espace de dialogue et de médiation : « L’espèce humaine face à son devenir et tant de questions… »
Comment se fait-il que l’humanité, en dépit des ressources planétaires suffisantes et de ses prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s’abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaire à son accomplissement ?
Comment se fait-il que la moitié du genre humain, constituée par le monde féminin, soit toujours subordonnée à l’arbitraire d’un masculin outrancier et violent ?
Comment se fait-il que le monde animal, à savoir les créatures compagnes de notre destin et auxquelles nous devons même notre survie à travers l’histoire, soit ravalé dans notre société d’hyper consommation à des masses ou à des fabriques de protéines ?
Comment les mammifères auxquels j’appartiens ont-ils pu se croire le droit d’exercer d’innombrables exactions sur le monde animal, domestique ou sauvage ?
Comment se fait-il que nous n’ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, oasis de vie au sein d’un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d’en prendre soin et d’y construire la paix et la concorde entre les peuples ?
Ces questions qui demeurent à ce jour sans réponse mettent en évidence la faillite de notre conscience et l’obscurantisme dans lequel nous évoluons en dépit de nos connaissances. C’est à tout cela que les
Rencontres de Die veulent éveiller….
Ces 22 jours : un temps fort et pédagogique au cœur de l’Hiver
Une centaine de bénévoles, des animateurs, des élus, des jeunes se sont mobilisés autour du projet " Ecologie au Quotidien". Une restitution de ce travail a eu lieu en janvier et février 2012 lors des " Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ». Cette manifestation était organisée à la salle polyvalente, dans les écoles, au lycée de Die, à l’écosite des Amanins de Crest, aux cinémas Le Pestel et l’Eden, à la médiathèque, à l’ Arrêt-Public de Crest, à l’Oignon de Saillan, aux Locaux-Loco, le Voltaire et Un Air de Famille à Die  lieux associatifs et autres sites du Diois et du Crestois. Ces 22 jours sont un moment privilégié de rencontres, de retissage de lien social, de découverte du travail sur le territoire, de réappropriation de la mémoire afin de construire une identité collective forte, de redynamisation de nos énergies respectives. L’événement est un acte significatif d’engagement local et global des habitants pour la planète et pour un territoire viable vivant, vivable, solidaire et désirable
« Développer une éco-citoyenneté en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial. Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre »   et « vivre bien » sur le territoire et sur la planète. Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale et humaine. Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientes et consciencieuses (on dit conscientisantes dans l’éducation populaire), à structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes et humanistes à travers des actions locales. Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé. Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques. Engendrer une solidarité pour un projet commun de territoire vivant et de "haute qualité humaine". Valoriser l’Agriculture Biologique et ses déclinaisons (filières, transformation, commercialisation, etc…) à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques. Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante. Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées. Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie » précisait Thierry Geffray, président de la Communauté des Communes du Diois dans son discours inaugural en 2008. Quelles expériences, outils, connaissances peuvent nous permettre de développer ce que Patrick Viveret appellera la résistance créatrice, l’expérimentation sociale, la Vision transformatrice et émancipatrice ( REVE), la construction-déconstruction des conflits, la joie de vivre, la radicalité ( au sens d’ aller à la racine des choses), etc...
Et tout cela sans ne culpabiliser personne et éviter tout catastrophisme qui mène au fatalisme. Voila le travail de toute une année qui suit les Rencontres de Die. Que 1000 fleurs s’épanouissent…
Comme un poisson dans l’eau de la Société Civile
Nous remercions les partenaires ci-dessous pour leur participation aux Rencontres de l'Ecologie 2012 :
ADEME (69), ADIL-26 , Revue Age de Faire,  Agir pour l'Environnement 75), un Air de Famille (26), AIRE Trampoline (26), Alter’action (26), les Amanins (26), Les Amis de la Terre (26-38), l’Arbre à Sons (26), A.R.E.H.N (76), L’Arrêt Public (26), Ar’Terre (26), Arte-tv ,  ASPAS (26), AstroDrôme (26), Atelier de Zita (26), Atelier des Couleurs (26), ATOS (69), Bee-Happy (26), Biovallée®(26), les Bonnes Energies (26), Café Associatif l’Oignon de Saillans, Café Le Voltaire de Die, CCFD-Terre Solidaire (Paris), La Carline de Die,  les Champs de l’Aube (26), Chemin Dansant (26), Cinéma le Pestel (26), C.N.R.S (75), CFPPA (Die),  Communauté des Communes du Diois (26), Communauté des Communes du Val de Drôme (26), Confédération Paysanne (07), Conseil Local de Développement du Diois (26), Conseil Local de Développement Vallée de Drôme (26), Les Colibris, Coop’aire de jeux (26), Coriandre,  Conseil Général de la Drôme, Conseil Régional Alpes, Coop’aire de Jeux (26), CouCou-Service (26), DIREN Rhône-Alpes, Dryades (26), LPO Drôme (26), Conseil Général de la Drôme, Ecole de la Nature et des Savoirs ( 26), Ecole Maternelle de Chabestan de Die ,  Ecrire et changer la vie (26), Edition Yves Michel (04), Espace Social et Culturel de Die et du Diois), GRETA-Viva5 (26), ESAT-Cat de Recoubeau (26), Fédération des Oeuvres Laïques (26), Ferme de Baume Rousse, Ferme de Paulianne (26), Réseau-FAIR et Collectif Richesse (75) , Festival du Conte de Bourdeau (26), Fondation Ardouvin de Vercheny,  Florémonts (26), Forum Ecohabiter-26 de Eurre, F.R.A.P.N.A (Fédération Rhône Alpes pour la Protection de la Nature- 26,  Gandhi International (75), Lycée Armorin (Crest), Les Gandousiers (26), Gîtes Panda (26), Graine d’Aubépine, Greenpeace (38), GretaViva5 (26), Habiterre (26), Héraldie (26), Imagerie (26), INRA (Toulouse), Jardins partagés de l’Aube (26),  Jaillance (26), Labelvie (26), Lafia Cie (26), Librairie La Balançoire (26), Le Locataire (26), Ligue des Droits de l’Homme (Drôme),  Locaux-Loco (26), LPO Drôme, Ludambule (05), Maison du Développement Durable-Louvain la Neuve, MarMots (26), MJC Nini Chaise ( Aoust sur sye), Médiathèque Départementale Diois-Vercors (26), MédiasCitoyensDiois (26), NégaWatt (26), Office National des Forets (26), P.N.R.V (Parc Naturel et Régional du Vercors 38-26), Revue Politis ,  les Potagers Rares (26), SERA (26), Réseau Diois Transition-MLC, Réseau Crestois Transition,  Res’Ogm 26, Résonance (26), Signes & Mar’mots ( 26), SERA (69), Silence (69), Solstice (26), Survie 26/07, Syndicat Mixte Rivière Drôme (26), Sortir du Nucléaire 26/07, Tchaï Walla (26), Terre de Liens (26), Trièves Après-pétrole (38), Toilettes du Monde (26), Université du Nous (74), le Village des Possibles (26), Via Campesina,   la Ville de Die et le Personnel Municipal (26)…
Pour l’hébergement, contactez l’Office du Tourisme de Die :
04 75 22 03 03 www.diois-tourisme.com
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss