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jeudi 31 octobre 2013

Saint Julien en Beauchêne : Zone pour Hyper-sensibles aux Ondes...

Hautes-Alpes: projet de zone blanche pour personnes électrosensibles

Gap - Une petite commune des Hautes-Alpes, soutenue par la députée européenne EELV Michèle Rivasi, a annoncé mercredi son souhait de créer la première zone blanche de France, afin d'accueillir des personnes se disant hypersensibles aux ondes électromagnétiques.
Installé à Saint-Julien-en-Beauchêne, la zone à «très faible rayonnement électromagnétique», selon une étude de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), pourrait accueillir une trentaine de personnes pour une durée limitée.
Installé au pied d'une montagne et entouré de champs, ce centre ferait l'objet d'un suivi médical et permettrait à «des personnes exclues, victimes de discriminations de se ressourcer», a expliqué la députée européenne Michèle Rivasi, alors que la possible hypersensibilité de personnes aux champs électromagnétiques fait débat.
Le 15 octobre, l'agence nationale sanitaire (Anses) a en effet estimé que le risque d'exposition aux ondes électromagnétiques pouvait provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais que les données scientifiques disponibles ne montraient pas «d'effet avéré» sur la santé.
Au stade du projet, le site qui nécessite des aménagements notamment l'enfouissement d'une ligne électrique et d'un transformateur, ainsi que l'installation d'un chauffage au gaz pour les personnes intolérantes aux émissions d'ondes électriques, pourrait voir le jour dans deux ou trois ans, a évoqué l'eurodéputée.
«Ce projet pourra voir le jour que si l’État nous soutient, or il fait tout pour que les zones blanches n'existent pas car ce serait alors reconnaître qu'il existe un problème avec ces ondes», a réagi Philippe Tribaudeau, président de l'association Une terre pour les EHS qui compte quelque 160 adhérents.
«Il faudra arracher la zone blanche à l’État. Le temps politique prend plusieurs années, mais nous c'est tous les jours que nous avons des appels de personnes hypersensibles», a ajouté le militant qui explique ressentir des «sensations de brûlures à la tête».
Un test en présence de personnes dites électro-hypersensensibles devrait avoir lieu en fin d'année afin de valider le projet. En 2011, deux femmes avaient trouvé refuge dans une grotte de la commune afin «d'échapper» aux ondes. 
MCD

jeudi 24 octobre 2013

Seule la Bio peut sauver les paysans...

«Recommencer de zéro»: la conversion au bio d'un agriculteur allemand

Spiesheim (Allemagne) - Armin Meitzler regarde ses vignes et se prend à rêver qu'un jour tous ses confrères agriculteurs passent au bio, comme lui, dans une Allemagne où l'offre est loin de satisfaire une demande croissante.
"Quand tous seront bio, on aura recréé ici un véritable écosystème", s'emballe-t-il.
Mais pour le moment il est le seul dans son village de Spiesheim, dans le sud-ouest de l'Allemagne, à avoir franchi le pas.
Sa parcelle de vigne se démarque des autres: c'est la seule où les herbes folles poussent librement entre les rangées. "Il n'y a que dans des herbes hautes que peuvent s'établir des insectes prédateurs", qui vont tenir les parasites éloignés des pieds de vigne mieux que tout insecticide, explique-t-il. "Et en plus ça fleurit!".
M. Meitzler, 46 ans, et sa femme Monika ont décidé en 2011 de convertir l'exploitation familiale au bio. L'idée leur trottait dans la tête depuis longtemps, et Fukushima  est venu leur rappeler avec force que "les choses ne pouvaient pas continuer comme cela".
Le processus est long: leur première récolte 100% bio sera pour 2015, tout ce qu'ils produisent entre temps -outre la vigne, ils font pousser essentiellement céréales et soja- ne peut servir que de fourrage. Pendant les trois ans de la conversion, c'est toute la rotation des cultures qui est remise à plat, afin de régénérer entièrement le sol.
Un nouveau départ
"Nous recommençons de zéro", explique M. Meitzler, qui bouillonne de projets. Cette année il veut planter aussi du seigle, de l'orge d'hiver, du lin.
Ce nouveau départ ne fait pas l'unanimité: son père, dont il a hérité l'exploitation, était résolument contre. Voisins et confrères "observent très attentivement ce que nous faisons".
"Je me vois comme un pionnier", dit-il, espérant faire des émules.
Mais les perspectives de revenus plus élevés du bio ne suffisent pas à motiver, dans une région fertile où l'agriculture rapporte plutôt bien. Nombre d'agriculteurs ont aussi découvert l'énergie comme débouché, en installant des éoliennes sur leurs surfaces, ou en se lançant dans le biogaz subventionné.
Au début de la dernière décennie, le gouvernement allemand d'alors -auquel participaient les Verts- avait formulé un objectif de 20% des surfaces cultivables consacrées au bio d'ici 2020, et mis en place des mécanismes de soutien.
En 2012, cette part était tout juste de 6,3%. Une croissance trop lente pour satisfaire une demande soutenue de produits bio, et idéalement régionaux.
La faute en incombe principalement aux politiques, déplore la fédération BÖLW de l'alimentation bio. Depuis 2005 les pouvoirs publics ont détricoté le soutien à la conversion, au niveau fédéral et régional.
M. Meitzler perçoit des primes à l'hectare pendant tout le temps que dure sa conversion. Mais dans certains Länder, à l'Est notamment, les paiements ont été gelés ou bien le régime est trop incertain pour que les agriculteurs tentent l’aventure.
Concombres et carottes importés
Résultat, "le fossé se creuse entre la demande et l'offre en provenance d'Allemagne", déplore la BÖLW. Le trou est comblé par des importations, avec un coût élevé pour l'environnement qui va radicalement à l'encontre de la philosophie bio. En 2012 plus de la moitié des concombres bio vendus en Allemagne étaient importés, souvent de Bulgarie, et 40% des carottes.
Des incitations financières seules ne suffiront toutefois pas à susciter les vocations, croient les Meitzler.
"Si on le fait juste pour l'argent cela ne marche pas, il faut y croire", dit Monika Meitzler. Et ce d'autant plus que la charge de travail est autrement plus élevée pour l'exploitant bio, qui doit accomplir manuellement un certain nombre de tâches auparavant confiées à machines ou engrais.
"C'est notre plus gros problème, reconnaît son mari, qui exploite ses 140 hectares avec l'aide d'un seul salarié. "Je ne vais pas pouvoir continuer comme cela, il va falloir recruter quelqu'un".

mardi 15 octobre 2013

Rencontres Citoyennes et écologiques de Die : J-100



Les Rencontres de l’Ecologie de Die et la Biovallée de la Drôme auront lieu de vendredi 24 janvier au Lundi 03 février 2014 à Die (10 jours)et du 18 janvier au 09 février dans toutes la Vallée (22 jours). 92 rendez vous,  180 invité(e)s, 22 lieux investis, Cinéma, Théâtre, spectacles enfants et adultes, jeux, visites de sites et fermes, exposition , ballades nature,  Conférences débats, Word café, ateliers découverte et d’échange, Forum ouvert, Théâtre de l’opprimé, temps informels et rencontres des citoyens du monde…Soirée conviviales
Le thème 2014 :« Biodiversité : Cultivons la Vie »
À l’échelle mondiale la biodiversité est menacée et certains scientifiques parlent même d’une nouvelle crise d’extinction du vivant. Pendant des siècles, les populations rurales (ben oui c’est nous) ont favorisé la biodiversité et l'ont favorisé pour assurer leur subsistance. Les agriculteurs gèrent les ressources génétiques depuis qu'ils ont commencé à cultiver des végétaux et élever des animaux. Depuis 13 000 ans environ, ils sélectionnent des variétés de plantes et des races d'animaux pour les adapter à des environnements variés et pour répondre à divers besoins nutritionnels et sociaux. L'immense diversité génétique qu'on trouve dans les systèmes traditionnels est le produit de l'innovation et de l'expérimentation passées et actuelles. La FAO a reconnu ce fait en énonçant les droits des agriculteurs, qui reconnaissent la contribution passée, présente et future des agriculteurs à la conservation, à l'amélioration et à la diffusion de cette Biodiversité.
Vitale et fragile  
L’homme utilise et manipule au quotidien la biodiversité pour se nourrir, se vêtir, se loger ou même se divertir. Indispensable à sa survie sur la planète, la biodiversité est constamment sollicitée. Mais les besoins sont en constante augmentation, les ressources naturelles s’épuisent et l’érosion de la biodiversité s’accroît. Face à ce constat alarmant, certaines institutions ont élaboré des stratégies et dispositifs de protection de la biodiversité. Préserver l’environnement reste cependant l’affaire de chacun. Si nous le voulons bien, nos modes de vie et de consommation pourraient être adaptés pour contribuer à la sauvegarde de ce trésor qu’est la biodiversité.
Cette diversité n’est pas qu’agricole….
La lutte pour la préservation de la diversité culturelle et celle de la diversité biologique sont intiment liées. À travers le monde, des milliers de cultures traditionnelles sont en voie de disparition sous la pression de la modernité. À travers la perte de ces cultures, des savoirs traditionnels, des manières de nommer le monde, de comprendre notre environnement sont perdus à jamais. L’érosion de la diversité culturelle contribue à l’érosion de la diversité biologique et inversement. Pourquoi ? Simplement parce que les cultures traditionnelles et locales sont fortement ancrées dans leur environnement et contribuent généralement à sa préservation.
Préserver l’une, c’est préserver l’autre.
L’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) constate que nos principaux véhicules des expressions culturelles, sont menacées d’extinction et que plus de 90 % de ces langues risquent de disparaître. Ces langues traditionnelles, qui ont émergé sur des centaines d’années, sont invariablement teintées de leur environnement. Les Inuits possèdent des dizaines de mots pour nommer la glace et la neige. Des peuples sud-américains et africains peuvent nommer des phénomènes que notre science ne comprend pas toujours.
La disparition des cultures agricoles traditionnelles et leur remplacement par des cultures uniformes mènent à l’effritement de la biodiversité et de la richesse culturelle dans nombre régions du globe. Au Mexique, chaque village possédait sa variété de maïs locale.
Les pressions des trusts ont fait disparaître beaucoup de ces variétés, et par le fait même les cultures locales. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO estime que 75 % de la diversité des cultures vouées à l’alimentation et à l’agriculture a été perdue entre 1900 et 2000. Avec elles, des cultures locales se sont éteintes.
Le Diois et la Biovallée de la Drôme, un territoire sur lequel vivent des milliers d’espèces de plantes et d’animaux sauvages, jouissent ainsi d’une chance inouïe. Cette biodiversité et cette diversité culturelle doivent non seulement être protégées adéquatement, mais doivent aussi permettre d’innover et de mieux imaginer notre développement.
« D’ailleurs on est d’ici »
A une diversité de conditions climatiques, physiques, géographiques ou historiques répond une grande diversité d’écosystèmes, naturels ou anthropisés. Forêt, montagne, champ cultivé, rocher ou étang se retrouvent imbriqués les uns dans les autres, sans frontières. Etudier des écosystèmes revient à s’intéresser à l’ensemble des relations au sein des communautés d’espèces et entre ces espèces et leur environnement. La diversité des écosystèmes correspond à la variété et la variabilité des habitats et des communautés dans le temps et l’espace, mais aussi aux multiples relations qu’elles ont entre elles. Chaque écosystème change au cours du temps, soumis à une dynamique interne : mortalité et renouveau des multitudes d’espèces qui le composent.
En étant culturellement riches et ancrés dans leur environnement, les natifs et les arrivants sont les gardiens de notre diversité culturelle voire énergétique, agricole. Leurs savoirs méritent d’être valorisés puisqu’ils intègrent remarquablement les principes de développement durable. Ces femmes et hommes subissent sans cesse les assauts d’une modernité imposée et destructrice. Comme Eva Idelon, paysanne du Vercors le disait si bien : « Nous sommes passés du travail des boeufs aux avions à réaction en une génération ».
À cette modernisation rapide s’ajoute la pression du réchauffement climatique qui menace nos modes de vie. Lutter contre les changements climatiques n’est pas un choix mais une nécessité : il en va de la survie même des humains et de leur humanité.
En somme, notre diversité biologique est porteuse de diversité culturelle, et inversement. Intégrer les savoirs et  la biodiversité à notre bagage culturel devrait être tout aussi naturel que de connaître notre histoire.
Après tout, nous avons, nous aussi, des dizaines de mots pour nommer la pluie ou rêver notre futur, des centaines de lieux portant des noms autochtones, et des milliers d’années d’héritage naturel en partage avec tous ceux qui vivent et veulent préserver maintenant cette fragile terre commune. Affirmons « la valeur intrinsèque des éléments de la diversité biologique sur les plans environnemental, génétique, social, économique, scientifique, éducatif, culturel, récréatif, esthétique ». Continuellement, il nous faudra composer, combiner et conjuguer les expertises contradictoires, les intérêts des acteurs en présence, les échelles spatiales, les textes de référence de différents niveaux… Ainsi pourra être mise en place la démocratie de la biodiversité appelée de nos vœux.
En conclusion, remarquons que la notion de biodiversité qui a d’abord permis de poser les questions de nature nous invite aujourd’hui à repenser le lien de l’homme avec le monde du vivant. Faire société avec la biodiversité, tel est aujourd’hui notre défi.
  Les 3 Ecologies : personnelle, sociale et environnementale
Thèmes : Territoires en Transition, Arbre qui es-tu, Biodiversité menacée : quelles solutions ?, L’Eau, Se soigner Autrement, Etre acteur de la BioVallée, La bio peut-elle nourrir le monde ? Café Installation Paysans, Le désarmement nucléaire, Zones Humides,  l’ortie fée de la résistance, La magie des Haies, Relation Nord/Sud, Eco-Construction, Habitat léger, Eduquer Autrement, Résister c’est Créer, Les Artisans du Changement, André Gortz un visionnaire, Eco-Lieux,  La Non-Violence, Hommes et Migration, Le courage en démocratie, Entrer dans un monde de Coopération,  Le lobbying, les résistances au changement, la désinformation, le Produit Intérieur Doux, Pollinisation des savoirs, Eco-volontariat, L’écoute active, Pour éviter le krach ultime, Semences de résistance,  Flore de la Drôme,  Faune de nos jardins, Forum des acteurs de l’environnement…
Intervenants : Pierre Lorrouturou, Les poètes du Diois et Vercors,  Michèle Rivasi, Philippe Hanus, Christine Marsan, Marie Romanens, Jean Lapiana et la Maison de Gardane, Paul Quilès, Elisabeth Rivière, Marc Dufumier, Marie-Pierre de Thiersant, Marc Laimé, Simona Tersigni, Daniel Cauchy, Chantal Crenn, Cinthia Fleury,  Jean-Claude Rouchouse, Benjamin Zilberman, Jean-François Noblet, Alain Pontoppidan, Agribiodrome, Gilles Fert, Benoit Betton et PNRV,  LPO-Drôme, Rue de la Soif, Chamboul’Tout…
Ecologie au Quotidien, samedi 08 juin 2013
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

mercredi 9 octobre 2013

Mémoire de la contamination des légumes "au mercure"...

Minamata : hommage international aux victimes du mercure au Japon

Tokyo - Des délégués de quelque 140 pays ont rendu hommage mercredi à Minamata, dans le sud du Japon, aux milliers de Japonais victimes du plus grave empoisonnement au mercure de l'histoire.
Ces délégués ont déposé des gerbes de fleurs et se sont recueillis au pied d'un monument dédié aux morts, en marge d'une conférence internationale visant à signer un traité sur l'usage et les émissions de mercure.
A Minamata, à partir de la fin des années 1950, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont tombées malades - dont 2.000 sont mortes depuis - en mangeant des poissons et des crustacés chargés de mercure rejeté sauvagement dans la mer par une usine.
Le but de la conférence, qui se tient depuis lundi dans la ville voisine de Kumamoto, est de donner vie à la «Convention Minamata» adoptée en janvier dernier à Genève.
Cet accord vise à réduire au niveau mondial les émissions de mercure très toxiques pour la santé et l'environnement, mais aussi la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et lors de processus industriels.
C'est précisément ce texte, qui traite également de la question du stockage et du traitement des déchets, qui est ouvert à la signature des Etats à Kumamoto.
Le mercure est un métal lourd très toxique pour les êtres vivants. Une exposition trop forte au mercure nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.
Une fois ratifié par 50 Etats, le traité entrera en vigueur, d'ici trois ou quatre ans selon les organisateurs de la conférence.
Cette convention prévoit notamment qu'en 2020 des produits utilisant du mercure, comme les thermomètres, devront avoir disparu. Elle donne également un délai de 15 ans aux Etats pour arrêter les mines de mercure.
Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), sur les 100 dernières années, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d'émissions liées à l'activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont, elles, augmenté de 25%.
MCD

jeudi 3 octobre 2013

Fukushima continue

Fukushima: 23 tonnes d'eau radioactive débordent des réservoirs



Tokyo - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima  a indiqué mercredi que 23 tonnes d'eau de pluie un peu contaminée avaient débordé des zones de réservoirs de stockage de liquide radioactif, et signalé la découverte par ailleurs d'un petit écoulement de la partie supérieure d'une citerne.
Un typhon a frôlé mercredi le Japon et provoqué de fortes pluies dans l'est mercredi, averses auxquelles n'a pas échappé le complexe atomique ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.
Cette eau de pluie s'est accumulée dans les zones où sont installés des réservoirs, lesquelles sont couvertes d'une dalle de béton et entourées d'un muret d'une trentaine de centimètres.
La quantité d'eau était telle qu'elle a franchi cette petite barrière et a pénétré dans le sol alentour, selon Tokyo  Electric Power (Tepco).
Des mesures effectuées sur l'eau restante ont montré un niveau de rayonnements bêta relativement faible de 15 becquerels par litre. Le total de césium radioactif y atteint pour sa part 33 becquerels par litre, soit trois fois plus que la limite fixée pour l'eau potable.
Tepco a en outre indiqué soupçonner un deuxième débordement, non quantifié, dans une autre zone de réservoir. Le niveau de radioactivité mesuré à cet endroit est un peu inférieur, selon la compagnie.
Par ailleurs, lors d'opérations de récupération d'eau de pluie, des gouttes ont été remarquées par un ouvrier sur la partie supérieure d'un réservoir de stockage d'une autre zone. Des examens sont en cours a indiqué Tepco dans un courriel.
Mardi déjà, 4 tonnes d'eau de pluie radioactive s'étaient accidentellement répandues au sol alors que des travailleurs la pompaient pour la transvaser dans un réservoir de 12 tonnes vide.
La centrale accidentée Fukushima Daiichi regorge d'eau radioactive en partie stockée dans un millier de réservoirs ou accumulée dans les sous-sols du site.
Tepco se débat depuis plus de deux ans avec ce liquide dont la quantité augmente de jour en jour, une partie s'écoulant dans l'océan Pacifique voisin.
Récemment, des pluies torrentielles ont provoqué une accumulation d'eau de pluie sur le site, que le groupe s'escrime à pomper pour éviter qu'elle ne soit trop contaminée et ne pollue davantage encore le sol et les nappes phréatiques.
MCD

dimanche 29 septembre 2013

Le changement c' est localement...

Climat: les maires du monde s'engagent à réduire leurs émissions

Les représentants des villes et collectivités du monde entier se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique , dans une déclaration signée samedi lors d'un sommet à Nantes.
«Nous nous engageons à mobiliser dans nos budgets locaux les financements nécessaires à la mise en oeuvre d'actions à faible intensité de carbone», est-il souligné dans ce document, adopté par acclamation par les représentants d'une vingtaine de réseaux mondiaux fédérant «la quasi totalité» des villes et collectivités des cinq continents, selon les organisateurs.
Cette déclaration, signée à l'occasion d'un «sommet mondial des villes et territoires sur le climat», coïncide avec la publication par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) d'un rapport prévoyant une hausse de jusqu'à 4,8°C de la température moyenne de la Terre d'ici à 2100.
Les signataires de la déclaration de Nantes se disent dans leur déclaration «gravement préoccupés par la menace sur la vie humaine causée par la dégradation des conditions environnementales mondiales», mettant notamment «en danger l’accès durable à l’eau et à la nourriture».
«Cette déclaration, qui lie climat et développement durable, est une feuille de route pour Paris 2015, un véritable engagement à faire de la part des collectivités», a assuré le sénateur Ronan Dantec (EELV), l'un des organisateurs du sommet.
Vendredi, intervenant au sommet mondial des «villes durables» Ecocity à Nantes, le Premier ministre Jean Marc Ayrault  a souhaité que la conférence des Nations unies sur le changement climatique prévue à Paris en 2015 débouche sur un «accord contraignant» en la matière.
MCD

vendredi 27 septembre 2013

Le dérèglement climatique s' aggrave...

Climat: le Giec alarmiste sur le réchauffement et le niveau de la mer


Stockholm - La température moyenne de la Terre devrait encore grimper de 0,3 à 4,8°C d'ici à 2100 et le niveau des mers va significativement s'élever : c'est le constat des experts du climat du Giec, plus certains que jamais de la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.
Dans son nouveau rapport adopté vendredi à Stockholm, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) revoit à la hausse l'augmentation du niveau de la mer, qui devrait être de 26 à 82 cm d'ici à 2100, selon le nouvel état des lieux scientifique sur le changement climatique.
Pour le Giec, il est désormais «extrêmement probable» que l'influence humaine soit la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la terminologie très précise du rapport d'une trentaine de pages, synthèse de plus de 9.000 études scientifiques publiées. Dans son précédent rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans une déclaration télédiffusée, a salué le travail du Giec pour son «évaluation régulière et impartiale». Le Giec avait été mis en cause en 2010, à la suite de quelques erreurs dans son précédent rapport mises en avant par les climato-sceptiques.
«Ce nouveau rapport sera essentiel pour les gouvernements qui oeuvrent à la réalisation d'un accord ambitieux et légalement contraignant sur le changement climatique en 2015», a-t-il estimé.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a appelé la communauté internationale à une action forte.
«S'il y a un dossier qui réclame plus de coopération et d'engagement diplomatique, c'est bien celui-là», a assuré M. Kerry en estimant que le rapport était «un nouvel appel à un sursaut».
Le diagnostic du Giec doit guider les négociations internationales sur le climat en vue d'un accord international visé en 2015 à Paris pour permettre d'atteindre l'objectif retenu par 195 pays : contenir le réchauffement sous les 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle.
Le texte adopté vendredi est une synthèse d'une trentaine de pages entérinée par 110 gouvernements, représentés dans la capitale suédoise.
«La vérité qui dérange est confirmée : le changement climatique est réel, il se produit à un rythme alarmant et les activités humaines, principalement la combustion, le provoquent», a commenté un collectif d'ONG dont Greenpeace, WWF (Fonds mondial pour la nature), Oxfam et Les Amis de la Terre.
La France a salué la publication d'un rapport «qui confirme la réalité dramatique du changement climatique».
Pour Connie Hedegaard, la commissaire européenne chargée du climat, «si un médecin était sûr à 95% que vous aviez une maladie grave, vous commenceriez immédiatement à chercher un remède».
Concernant l'ampleur du réchauffement d'ici à la fin du siècle, le Giec a retenu quatre scénarios possibles sans se prononcer sur leur probabilité.
Evénements météo extrêmes

Le Giec estime probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le cas le plus optimiste, et 4,8°C d'ici à la fin du siècle par rapport à la température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude dépendant évidemment en premier lieu des quantités de gaz à effet de serre qui seront émises dans l'atmosphère ces prochaines décennies. La Terre s'est déjà réchauffée d'environ 0,8°C depuis l'époque pré-industrielle.
A l'exception du scénario le plus optimiste, il est peu probable que la hausse des températures soit contenue à 2°. Mais même celui-là «ne se produira que si une action rapide est lancée,» a averti le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud.
L'élévation du niveau de la mer, l'une des conséquences majeures du réchauffement, a été revue à la hausse : les scientifiques estiment désormais qu'il peut monter en moyenne de 26 à 82 cm d'ici à 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment étudié il y a six ans : la fonte dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l'Antarctique.
Les experts s'attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, même si certains aspects ne sont pas encore tout à fait clairs.
«Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s'il va y avoir des exceptions», estime Thomas Stocker, coprésident du Giec.
Le Giec, créé il y a 25 ans sous l'égide de l'ONU et lauréat du prix Nobel de la Paix 2007, a pour mission d'établir l'état des lieux du réchauffement, mais ne fournit pas de préconisations. Au printemps 2014, deux autres volumes du rapport (impacts et moyens de les atténuer) seront publiés.

jeudi 26 septembre 2013

les promesses tardent...

Rol-Tanguy: Fessenheim pas démantelée avant 2018




Le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim ne devrait pas commencer avant 2018 pour le délégué interministériel chargé du dossier...

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) peut encore être fermée dès la fin 2016 comme s'y est engagé le gouvernement, mais son démantèlement ne pourra pas commencer avant 2018, estime le délégué interministériel en charge de sa fermeture dans un entretien aux Dernières nouvelles d'Alsace mercredi. «On n'est pas encore hors délai», même si EDF «tarde à transmettre un vrai dossier de fermeture», reconnaît Françis Rol-Tanguy .
Une fois la centrale arrêtée, il faut laisser le combustible reposer avant qu'il puisse être transporté, souligne Francis Rol-Tanguy: «Cela demande au moins deux ans», ce qui signifie que «le démantèlement proprement dit ne pourra commencer qu'en 2018». Vendredi dernier, le président François Hollande a confirmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim «fin 2016», tout en reportant à fin 2014 la loi sur la transition énergétique qui doit sceller cette fermeture.

Pas eu de rencontre» avec les syndicats et les élus locaux

Le gouvernement favorise l'option d'un plafonnement de la capacité de production nucléaire qui forcera à fermer Fessenheim «si EDF veut l'autorisation d'exploiter l'EPR de Flamanville comme prévu en 2016», précise le délégué interministériel.
Chargé de mener des discussions avec les acteurs alsaciens pour explorer les conséquences sociales et économiques de la fermeture de Fessenheim, Francis Rol-Tanguy déplore n'avoir «toujours pas eu de rencontre» avec les syndicats et les élus locaux, un recours ayant été déposé devant le Conseil d'Etat contre sa nomination. «Cela peut encore traîner six mois. Je regrette que le dialogue ne s'instaure pas. Là pour le coup on perd du temps pour explorer les pistes de reconversion», regrette-t-il.

Seule centrale qui devrait fermer

Avec ses deux réacteurs de 900 MW, Fessenheim est la seule des 19 centrales françaises (58 réacteurs au total) dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande. Celui-ci s'est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production électrique française de 75% à 50% d'ici 2025. 
MCD

mercredi 25 septembre 2013

Le réchauffement Climatique s' aggrave

Stockholm: ouverture des travaux du Giec sur le réchauffement climatique


Stockholm - Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a ouvert lundi à Stockholm une conférence qui doit valider des conclusions alarmantes sur le réchauffement de la planète.
«Les preuves scientifiques du (...) changement climatique se sont renforcées année après année, laissant peu d'incertitudes à part ses graves conséquences», a affirmé le président de l'IPCC, Rajendra Pachauri, à l'ouverture de cette conférence.
Pendant quatre jours, c'est sur ces preuves que vont plancher à Stockholm les délégués, scientifiques et représentants des gouvernements.
L'objectif est de valider la première partie d'un rapport sur le réchauffement de la planète, le cinquième de ce groupe qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2007.
Reposant sur les contributions de 250 auteurs, ce volume va confirmer la responsabilité de l'homme mais aussi l'intensification de certains événements extrêmes et revoir à la hausse la montée attendue du niveau de la mer, selon une version provisoire du résumé obtenue par l'AFP.
Il va mettre en lumière l'urgence d'agir pour espérer contenir le réchauffement à +2°C depuis l'ère pré-industrielle, un objectif adopté par les 195 pays négociant sous l'égide de l'ONU qui semble de moins en moins réalisable.
M. Pachauri a souligné qu'à Stockholm ce texte serait approuvé «ligne par ligne».
Le Giec, créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), joue à chaque écrit sa crédibilité scientifique. Depuis qu'en 2007 des erreurs de son propre aveu évitables avaient été utilisées par les climato-sceptiques, il a réformé ses procédures de validation.
Il a promis lundi que le diagnostic serait inattaquable. «Je ne connais pas de document qui ait été soumis à ce genre d'examen minutieux et qui ait impliqué autant de personnes à l'esprit critique, qui ont offert leur perspicacité et leurs conseils», a affirmé le coprésident du groupe de travail qui a signé le document, Thomas Stocker.
Il «se base sur des millions de mesures dans l'atmosphère, la terre, la glace, et depuis l'espace. Ces mesures permettent d'avoir une vue sans précédent et impartiale sur l'état du système climatique», selon M. Stocker.
«Le changement climatique est l'un des grands défis de notre époque (...) Parce que ce changement menace nos ressources primaires, la terre et l'eau, en un mot parce qu'il menace notre seule maison, nous devons y faire face. Cela exige les meilleures informations pour prendre les décisions les plus efficaces», a ajouté M. Stocker, qui est professeur de physique du climat et de l'environnement à l'université de Berne (Suisse).
L'objectif de certains membres de l'ONU est d'arriver en 2015 à Paris à un nouvel accord global sur le climat, après l'échec de la conférence de Copenhague en 2009. Le président français Français Hollande  vise un «pacte» pour «contenir l'évolution de la température en-deçà de 2°C à l'horizon 2100».
Les deux volets suivants du rapport du Giec (sur les conséquences du changement climatique et sur les moyens de les atténuer) sont attendus au printemps, avant une synthèse globale en octobre 2014.
La ministre de l'Environnement suédoise, Lena Ek, a dit lundi son «admiration» pour le Giec, composé de «plus de mille scientifiques qui travaillent ensemble, qui font du volontariat, pour apporter au monde un message unique sur le changement climatique, et aussi comment le combattre».
L'organisation non gouvernementale Greenpeace a dit s'attendre à un pronostic «sombre», et dénoncé l'inaction des dirigeants de la planète.
«C'est comme être dans un voiture qui roule à toute allure dans la mauvaise direction, avec les gouvernements qui discutent du partage des sièges et l'industrie des énergies fossiles qui pousse la pédale d'accélérateur au plancher. Il est temps de mettre un coup de frein», a-t-elle écrit dans un communiqué.

vendredi 20 septembre 2013

Encourager une bonne gestion de la Forêt...

Bruxelles se mobilise pour une gestion durable des forêts de l'Union européenne

Bruxelles - La Commission européenne a dévoilé vendredi une nouvelle «stratégie» pour garantir une gestion durable des forêts de l'UE, mises sous pression par une demande accrue de bois et les changements climatiques.
Fondé sur une approche «globale» de la forêt en tant que niche économique et écosystème, ce cadre d'action réactualise un précédent plan européen datant de 1998. Comme le précédent, il sera non contraignant pour les Etats, faute de consensus en ce sens.
Entretemps, les forêts, qui couvrent 40% de la surface de l'UE, ont vu leur part s'accroître dans la production énergétique, fournissant 50% des énergies renouvelables , souligne la Commission dans un communiqué.
En 2020, la biomasse, soit les résidus de bois utilisés pour les pellets, devrait ainsi fournir 42% de la part de l'objectif de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation de l'UE, selon les projections de la Commission. Cela absorberait le montant total des coupes actuelles, selon une source européenne.
Les menaces découlant du changement climatique, incendies et tempêtes, se sont aussi accrues, alors même que les forêts sont indispensable pour absorber les gaz à effet de serre.
«Les forêts sont des écosystèmes clés autant qu'une source de richesse et d'emplois, à condition qu'elles soient gérées correctement», a souligné le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos, cité par ce communiqué.
La Commission propose que les Etats s'entendent d'ici à fin 2014 sur la fixation de critères harmonisés pour garantir une exploitation durable des forêts et leur meilleure protection.
En matière financière, elle préconise notamment de dégager en faveur des forêts une partie des fonds affectés au développement rural et plaide pour que «les politiques forestières nationales intègrent les politiques connexes de l'UE», en matière d'industrie, de recherche et d'environnement.
La stratégie recommande aussi la conclusion d'accords commerciaux pour faciliter l'import-export des produits forestiers.
Gestionnaires et exploitants des forêts d'Europe avaient affiché leur impatience en juillet face aux retards dans l'annonce de ce plan-cadre, soulignant qu'ils en attendaient une approche «cohérente» pour développer leur filière.
Quelque 60% des forêts européennes sont privées, détenues par environ 16 millions de propriétaires. Les autres, surtout en Europe du sud et du sud-est sont publiques.

mercredi 18 septembre 2013

Boycotter les entreprises-voyous

Le président de l' Équateur appelle à un boycottage mondial de trust Chevron...

Aguarico (Equateur) - Le président d'Equateur, Rafael Correa, a appelé mardi à un boycottage mondial du géant pétrolier américain Chevron, en litige avec le gouvernement de Quito pour un cas de pollution en Amazonie.
"Les outils que nous allons utiliser pour combattre Chevron sont la vérité et l'appel solidaire aux citoyens du monde à ne pas acheter les produits de Chevron", a annoncé M. Correa, en lançant une campagne contre la multinationale depuis Aguarico, une localité de la province de Sucumbios (nord).
"C'est un des pires désastres environnementaux de la planète", a clamé le chef de l'Etat, exhortant aussi les actionnaires de Chevron à "ne pas être complices et à "vendre leur actions".
M. Correa a symboliquement plongé la main dans une des mares de brut laissées à l'abandon dans cette région amazonienne et dont l'Equateur attribue la responsabilité à la compagnie Texaco, acquise par Chevron en 2001.
Baptisée "la main sale de Chevron", la campagne a aussi pour objectif d'attirer sur place des personnalités mondiales telles que des prix Nobel de la paix ou des vedettes engagées du cinéma et de la musique.
La compagnie américaine a été condamnée en 2011 par la cour de de Sucumbios à une amende record de 9 milliards de dollars dont le montant a été confirmé l'année suivante en appel, puis doublé au motif que l'entreprise n'avait pas présenté ses excuses.
Toutefois Chevron récuse cette décision et a saisi des tribunaux internationaux, invoquant l'absence de preuves scientifiques ainsi que la corruption d'un magistrat équatorien. Selon la compagnie américaine, les dégâts environnementaux ont été provoqués par la compagnie d'État équatorienne Petroecuador.
"Pour économiser quelques dollars, Chevron a utilisé les pires techniques d'extraction. Il y a près de 1.000 piscines comme celle-là dans notre Amazonie", a encore dénoncé M. Correa lors de sa visite.
"Elles n'ont jamais été traitées, seulement dissimulées sous une couche de terre pour tromper l'Etat équatorien", a poursuivi le chef d'Etat socialiste, connu pour ses positions critiques envers les États-Unis et les multinationales.
A l'origine de cette affaire, quelque 30.000 indigènes et petits agriculteurs avaient porté plainte contre la compagnie Texaco pour avoir pollué de vastes zones de la forêt amazonienne durant une période d'exploitation de 1964 à 1990.
Plusieurs riverains ont accompagné le président lors de son périple afin de témoigner des effets de la pollution.
"En 16 ans, j'ai vu mourir dix personnes, la plupart d'un cancer", affirme Wilmar Moreno, un professeur de 45 ans, en exhibant ses jambes recouvertes d'ulcères, dus selon lui à la consommation d'eau contaminée. "Texaco nous a condamné à une mort lente", s'indigne Carmen Perez, une paysanne de 61 ans.
De son côté, Chevron a réagi à la campagne lancée par M. Correa en déplorant qu'il ait "décidé une fois de plus d'interférer dans cette affaire". Le président équatorien "offre une version tronquée et erronée de l'histoire de ces champs pétroliers et de l'auteur de ces dégâts environnementaux", a ajouté la compagnie dans un communiqué.
La condamnation de Chevron en Equateur représente l'amende la plus forte dans l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle de 4,5 milliards de dollars infligée à ExxonMobil pour la marée noire  de l'Alaska en 1989.
MCD

lundi 16 septembre 2013

Le Japon va t il abandonner le nucléaire ?

Japon : arrêt total confirmé du dernier réacteur nucléaire...

Tokyo - Le seul réacteur nucléaire qui était encore en service au Japon est désormais totalement arrêté pour maintenance, a confirmé lundi matin la compagnie exploitante, Kansai Electric Power (Kepco).
L'unité 4 de la centrale d'Ohi (ou Oi, ouest) étant stoppée, le Japon est de nouveau totalement privé d'énergie nucléaire comme ce fut déjà le cas entre mai et juillet 2012.
Toutes les centrales nippones avaient alors progressivement été mises hors service sine die par précautions supplémentaires à la suite de l'accident de Fukushima  causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.
Kepco avait toutefois reçu en juin 2012 des élus locaux et du Premier ministre d'alors, Yoshihiko Noda, l'autorisation de remettre en exploitation les réacteurs 3 et 4 d'Ohi, juste avant l'installation de la nouvelle instance de régulation du secteur, il y a tout juste un an.
L'unité 4 avait été réactivée le 19 juillet 2012 pour un période de 13 mois.
L'unité 3 avait quant à elle été relancée le 1er juillet 2012 et a été de nouveau stoppée le 2 septembre dernier, également pour un entretien régulier, obligatoire après un peu plus d'un an de fonctionnement continu.
Il est matériellement impensable que d'autres réacteurs japonais soient relancés avant la fin de l'année au mieux, même si des compagnies, dont Kepco, ont postulé pour que la sûreté de plusieurs installations soit certifiée par l'autorité de régulation à l'aune de nouvelles normes plus strictes entrées en vigueur le 8 juillet dernier. 
MCD

vendredi 13 septembre 2013

Les plus gros pollueurs se portent bien ...et nous tuent à petit feu.

Qui sont les cinquante entreprises les plus polluantes?

Les entreprises françaises Total, Saint-Gobain et Air Liquide figurent parmi les mauvais élèves du climat...

Les émissions de gaz à effet de serre des 500 plus grandes entreprises cotées mondiales ont reculé de 14% en quatre ans, mais celles des 50 plus gros émetteurs ont continué à augmenter, selon une étude publiée jeudi. Au total, les 500 plus grandes entreprises cotées émettront en 2013 l'équivalent de 3,6 milliards de tonnes de CO2, contre 4,2 milliards en 2009, selon un rapport du CDP, l'ex-Carbon Disclosure Project, une organisation indépendante spécialisée dans les émissions des sociétés.

Pétroliers et énergéticiens en première place

Les 50 plus gros émetteurs, dont les émissions ont progressé de 1,7% en quatre ans, rejettent à eux seuls 73% de ce total dans l'atmosphère, soit plus de 2,5 milliards de tonnes (hors émissions indirectes dites de Scope 3), selon le CDP. Cette seule progression est équivalente à mettre 8,5 millions de camions supplémentaires sur les routes, souligne le CDP. «Les plus gros émetteurs, qui ont le plus grand impact en terme d'émissions mondiales et représentent donc la plus grande opportunité de changement à grande échelle, doivent faire plus pour réduire leurs émissions», estime l'organisme, qui élabore ses données pour des investisseurs.
La liste du CDP des 50 plus gros émetteurs est essentiellement composée de pétroliers et d'énergéticiens, de cimentiers et de groupes métallurgiques ou miniers. Seize d'entre eux sont des entreprises américaines (ExxonMobil, Wal-Mart, Dow Chemical...). Suivent le Royaume-Uni (6), le Canada, la France et l'Allemagne (5). Le Brésil, le Japon, l'Espagne, la Suisse en comptent deux, pour un représentant de l'Australie (Woodside), l'Italie (Enel), le Luxembourg (ArcelorMittal), les Pays-Bas (Shell), la Norvège (Statoil), l'Afrique du Sud (Sasol) et la Corée du Sud (Posco).

Total, Saint-Gobain, Air Liquide, EDF et GDF Suez

Côté français, Total, Saint-Gobain, Air Liquide, EDF et GDF Suez figurent dans le top 50 mondial du CDP. Il faut y ajouter Lafarge, que CDP n'inclut étrangement pas dans la liste mais qui apparaît pourtant comme deuxième émetteur français dans les données du CDP. GDF Suez est le plus gros pollueur (157,9 millions de tonnes), devant Lafarge (106,3 millions), EDF (80,4), Total (51,4), Air Liquide (22,1) et Saint-Gobain (12,8).
Les données restent toutefois incomplètes, une centaine d'entreprises sur 500 n'ayant pas correctement communiqué leurs émissions, et certaines émissions indirectes n'étant que difficilement comptabilisées. Selon les estimations du PNUE, le bras environnemental de l'ONU, les émissions totales de gaz à effet de serre chaque année dans le monde avoisinent les 50 milliards de tonnes-équivalent CO2. La planète vient d'entrer «dans une nouvelle zone de danger» avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis l'ère du pliocène il y des millions d'années, a averti l'Onu en mai. Un nouveau rapport très attendu des experts du climat du Giec doit être publié le 27 septembre.
MCD

jeudi 12 septembre 2013

Gaspiller 50% de la nourriture en 2013...

Alimentation: le gaspillage coûte 750 milliards de dollars par an: principal responsable, la Grande Distribution.

Plus d'un milliard de tonnes de nourriture, soit un tiers de la production mondiale, est gaspillée chaque année, pour un coût d'environ 750 milliards de dollars et avec un impact très négatif sur l'environnement, a déploré mercredi la FAO.
«Le gaspillage massif de nourriture a une grande importance sur la sécurité alimentaire et la sécurité en général», a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), basée à Rome, en présentant un rapport à ce sujet.
«Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu'un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à cause de pratiques inadéquates, lorsque 870 millions d'êtres humains sont affamés chaque jour», s'est-il indigné.
Ce gaspillage «effarant» porte aussi «un grave préjudice à l'environnement», note la FAO. A titre d'exemple, «chaque année, la nourriture produite sans être consommée engloutit un volume d'eau équivalant au débit annuel de la Volga en Russie et est responsable du rejet dans l'atmosphère de 3,3 milliards de tonnes de gaz à effet de serre».
Dans la seule «Asie industrialisée», région qui comprend la Chine, le Japon et la Corée du Sud, près de 200 kg de légumes et céréales par habitant sont gaspillés chaque année en moyenne et la perte de produits alimentaires se produit tout au long de la chaîne.
A l'échelle mondiale, 54% du gaspillage alimentaire se situe «en amont», c'est-à-dire pendant les phases de production, de manutention et de stockage et 46% «en aval», lors de la transformation, la distribution et la consommation.
«Les pays en développement sont plus touchés par les pertes alimentaires durant la production agricole; en revanche, les régions à revenus moyens et élevés connaissent davantage de gaspillage au niveau de la vente au détail et des consommateurs», relève la FAO.
Achim Steiner, directeur du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), a qualifié de «phénomène stupéfiant» le gaspillage de nourriture dont les coûts sur l'environnement seront à payer «par nos enfants et petits-enfants».
Selon le rapport, les coûts économiques directs du gaspillage de produits agricoles, en excluant les poissons et les fruits de mer, représentent environ 750 milliards de dollars chaque année dans le monde (en se basant sur les prix à la production), soit le PIB annuel de la Suisse...
Les autres secteurs ayant un impact environnemental négatif sont l'industrie de la viande en Amérique du Nord et Latine, ou le gaspillage de fruits en Asie, Europe et Amérique Latine.
«La réduction du gaspillage de nourriture pourrait non seulement alléger la pression sur des ressources naturelles limitées mais aussi réduire le besoin d'augmenter la production alimentaire» pour nourrir une population mondiale croissante, estime le rapport.
«La priorité absolue» est la prévention des pertes et gaspillages mais en cas d'excédents alimentaires, la FAO préconise notamment leur réutilisation, par exemple par des dons aux personnes démunies ou s'ils sont impropres à la consommation humaine, l'alimentation alimentale. Ou encore le compostage, la nourriture qui pourrit dans les décharges étant un gros producteur de méthane, gaz à effet de serre très nocif.
Parmi les bonnes pratiques déjà en vigueur, la FAO cite de nouveaux sacs en plastique utilisés aux Philippines pour protéger le riz des rongeurs, de l'air et de l'humidité, un nouveau système d'emballage en Grande-Bretagne permettant de maintenir les fruits et légumes frais plus longtemps et une chaîne de magasins en Espagne qui vend au détail des céréales ou fruits secs en quantité voulue par le client, évitant l'achat de quantités superflues qui risquent d'être jetées plus tard.
MCD

lundi 9 septembre 2013

Des exemples dans un monde en transiton

Une petite île allemande montre la voie de la transition énergétique

Pellworm (Allemagne) - Bienvenue à Pellworm, son port de pêche, son église du XIe siècle et ses éoliennes, qui font de la petite île allemande un fournisseur d'électricité pour le reste du pays et un modèle d'auto-gestion énergétique.
L'île, poche de verdure balayée par le vent au milieu de bancs de sable de la mer du Nord à une heure de bateau de la terre ferme, produit trois fois plus d'électricité qu'il n'en faut pour son millier d'habitants, son unique commerce et son feu de circulation solitaire.
Comme dans un nombre croissant de communes allemandes, ce sont les citoyens qui ont pris eux-mêmes en main leur «transition énergétique».
Les huit éoliennes qui se dressent aux confins de l'île - pour ne pas gâcher la vue aux touristes - appartiennent à 40 familles du village, et produisent de quoi alimenter 400 foyers, c'est-à-dire suffisamment pour «exporter» vers le continent.
«Tout a commencé dans les années 80 quand des éoliennes et panneaux solaires ont été testés ici», raconte à l'AFP le maire Jürgen Feddersen. «C'est de là que date notre réputation d'île des renouvelables».
Juteux profits
Pour stimuler la production de courant vert, la législation allemande fixe un prix garanti aux producteurs, et donne la priorité à l'énergie propre dans l'alimentation du réseau.
Certains habitants de Pellworm, des agriculteurs pour la plupart, sont donc devenus producteurs d'énergie, s'assurant de juteux profits.
Mais là n'était pas leur principale motivation. «Nous savons ce que veut dire le changement climatique», assure Kai Edlefsen, adjoint au maire, éleveur bio et gestionnaire du parc éolien. «Nous vivons entourés d'eau, et nous devons bien admettre que le niveau de l'océan monte», poursuit-il. «Nous ne pouvons pas sauver le monde, mais nous pouvons apporter notre contribution».
Faire cela en auto-gestion, et pas par le biais des grands groupes d'énergie, «a été essentiel pour que la population l'accepte», ajoute M. Edlefsen.
Les autorités locales ont aussi subventionné des appareils électro-ménagers à faible consommation énergétique, et certaines maisons de Pellworm, parmi celles qui n'arborent pas le toit de chaume traditionnel, sont équipées de panneaux solaires.
Pour les jours sans vent et sans soleil, une centrale au biogaz transforme maïs et fumier en méthane puis en électricité. Si tout cela ne suffit pas, Pellworm s'alimente en courant venu du continent, grâce à la ligne sous-marine qui lui permet aussi d'écouler son surplus.
Objectif: l'auto-suffisance
Pellworm économise 5.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, selon Walter Fohrbeck, historien de l'île, ce qui neutralise les émissions de 500 foyers sur la terre ferme.
L'île veut aller encore plus loin et devenir complètement auto-suffisante. EON Hanse, fournisseur régional d'électricité et filiale du géant EON, s'apprête à tester à Pellworm plusieurs systèmes de stockage d'électricité et de réseaux intelligents («smart grids»).
Deux piles géantes, chacune de la taille d'un conteneur et utilisant deux technologies différentes, sont installées à proximité des éoliennes, et dix foyers équipés de dispositifs plus petits, de la taille d'un frigo. Objectif: stocker l'électricité en trop pour l'utiliser plus tard. Les compteurs intelligents doivent pour leur part optimiser la consommation de courant en fonction de la production.
A terme, l'île ne veut pas être excédentaire seulement en électricité mais en énergie, explique M. Fohrbeck, en limitant voire en éliminant la consommation de carburants et de fuel domestique.
Les efforts de Pellworm paient aussi dans un autre domaine: l'île s'est taillé une réputation de destination de vacances écologiques et attire de plus en plus de touristes. Surfant sur cette vague, un investisseur de Hambourg y loue depuis cette année quatre voitures électriques, pour des balades sur l'île 100% vertes.
APL

dimanche 8 septembre 2013

L' enfer des décharges...

Cinéma : «Supertrash», l’enfer de la baie des Anges

 Le film «Supertrash», en salle le 9 octobre, nous emmène dans la décharge débordante de Villeneuve-Loubet...

C’est un endroit qui ressemble à l’enfer. Au beau milieu de la baie des Anges, le purgatoire de la société de consommation a pris la forme d’une colline de plastique, papier, restes de repas, boues, animaux englués et cercueils en fin de concession. Depuis des années, tous les rebuts de la vie quotidienne, de l’industrie, du festival de Cannes, se sont entassés à Villeneuve-Loubet jusqu’à ce que cet enfer ne dépasse toutes les collines avoisinantes, répandant son odeur et ses «jus» de décomposition à des kilomètres aux alentours. Le réalisateur Martin Esposito nous emmène de l’autre côté de nos poubelles, dans cette décharge des Alpes-Maritimes, avec le film Supertrash, dont même les moins écolos ne devraient pas sortir indemnes.

Lorsque vous avez commencé à tourner, vous pensiez passer peu de temps dans la décharge de Villeneuve-Loubet. Qu’est-ce qui vous y a retenu?

Je pensais sortir rapidement de cet endroit jusqu’à ce que j’y découvre les tapis du festival de Cannes. Cela m’a évidemment interpellé en tant que réalisateur. Le dessin global du film n’était pas encore fini et j’ai compris que ce que je devais raconter et partager était mon regard et mon chemin à travers cette décharge. Même si j’avais envie de faire le tour du monde des décharges à ciel ouvert, ce qui s’est alors dessiné est un film lié au seul endroit où je pouvais vraiment montrer ce qui se passait sur la Côte d’Azur, en France, dans mon pays.

Pourquoi vous êtes-vous infligé ces semaines dans une cabane, à manger les restes de nourriture trouvée, à supporter chaque jour la puanteur de la décharge?

Le rapport à la nourriture était destiné à montrer le gâchis: ce qui arrive dans la décharge est souvent comestible. Quant à la vie dans la cabane, c’était pour créer un lien cinématographique avec la nature, voir le contraste entre la décharge et la forêt.

On voit qu’aucun tri, aucun recyclage n’est fait alors que tous les Français et les villes sont maintenant équipés de poubelles de tri. Pourquoi cela n’est pas fait? Et pourquoi ne pas plutôt avoir enquêté sur les raisons d’une telle catastrophe?

La population française a compris qu’il fallait trier ses déchets mais est-ce que le recyclage existe vraiment en France? Nous faisons une partie du travail des acteurs de l’environnement que l’on paie pour traiter nos déchets, et malheureusement ils ne prennent pas le relais. Il y a encore plus de 250 décharges en France, sans compter les incinérateurs, c’est la preuve d’un dysfonctionnement. Le film montre ce désordre. Mon souhait est que les gens ne baissent pas les bras, qu’ils aient d’autant plus envie de trier, et que les acteurs de l’environnement se réveillent. J’aimerais faire un autre film pour donner l’envie et l’énergie de changer les choses.

Aujourd’hui, la décharge de Villeneuve-Loubet a fermé, que sont devenus les déchets?

La décharge n’est pas fermée pour moi car les déchets sont toujours enfouis et elle produit toujours du méthane. Certains parlent de revalorisation, disent utiliser le méthane pour produire de l’énergie mais l’arsenic et les hydrocarbures enfouis sont toujours là. Les déchets arrivent maintenant dans d’autres décharges. Il faudrait que le relais soit vraiment pris avec une vraie campagne de dépollution.

Vous pensez qu’il est encore temps d’agir? Comment? Voulez-vous interpeller les élus, les citoyens…?

J’ai confiance en l’Etat et dans les acteurs de l’environnement pour réagir. Nous sommes face à un problème de santé publique, mais nous ne sommes pas suicidaires, on ne va pas donner du lixiviat à boire à nos enfants. Je reste très positif.

mercredi 4 septembre 2013

Malades des pollutions diverses....

André Cicolella: «Nous sommes de plus en plus malades à cause de l'environnement»

 Le président du Réseau santé environnement alerte sur les produits et les technologies du quotidien qui nous intoxiquent...

Shampooing, téléphone portable, bouteille d’eau en plastique, vêtements… Nous sommes cernés par les substances toxiques et les ondes. André Cicolella, président de l’association Réseau Environnement Santé (RES), travaille depuis des années sur ces questions qui commencent à peine à être traitées par les pouvoirs publics. Pour lui, aucun doute: notre environnement est de plus en plus nocif.

Ces dernières semaines, deux listes de produits du quotidien potentiellement toxiques ont été publiées par 60 Millions de consommateurs et l’UFC-Que choisir. Deux rapports sur l’exposition aux ondes électromagnétiques ont également été remis au ministère de l’Ecologie fin août. Etes-vous satisfait que ces questions soient de plus en plus prises au sérieux?

Nous sommes en train de prendre conscience d’une contamination chimique généralisée qui a un lien étroit avec l’épidémie de maladies chroniques que nous traversons. Nous sommes de plus en plus malades à cause de l’environnement, mais maintenant que l’on connaît mieux les effets toxiques, on va pouvoir agir contre les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité...

Pourquoi tant de substances toxiques entrent dans la composition de nos produits de tous les jours?

La mise sur le marché de ces substances chimiques s’est faite sans aucun contrôle. Sur 143.000 substances mises sur le marché, seules 3.000 ont été évaluées. De plus, la notion de perturbateurs endocriniens a seulement vingt ans et des substances comme le bisphénol n’ont pas été évaluées sur ce critère lors de leur mise sur le marché.

Les contrôles sont-ils renforcés aujourd’hui?

Le processus européen Reach a permis de classer environ 150 substances comme «extrêmement préoccupantes» par l’European chemicals agency (Echa) –144 au 20 juin 2013, ndlr- c’est-à-dire devant faire l’objet d’une évaluation et qui pourraient être interdites. Mais ce processus est très lent et la Commission européenne renâcle à adopter une réelle définition des perturbateurs endocriniens. De plus, il est très difficile d’anticiper «l’effet cocktail», les effets combinés de toutes ces substances.

Comment peut-on faire, au quotidien, pour éviter ces substances potentiellement dangereuses?

L’association Noteo a lancé un site Web sur lequel on trouve l’évaluation de 45.000 produits de consommation courante. Les produits nocifs y sont indiqués. Le consommateur peut donc consulter cette base de données sur son smartphone en faisant ses courses. Sinon, pour éviter les pesticides, on peut se fier aux produits biologiques.

Jugez-vous que les pouvoirs publics ne sont pas assez impliqués sur cette question?

Le ministère de la Santé devrait donner une information sur ces substances dangereuses. Même s’il est impliqué dans une Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, ceux-ci n’ont pas été évoqués dans le cadre de la réflexion sur la France en 2025. Même si l’OMS a publié au début de l’année un excellent rapport, conjointement avec le Programme des Nations unies pour l’environnement, sur les perturbateurs endocriniens, la question des liens entre santé et environnement est encore trop marginale dans les politiques publiques.

Est-ce parce qu’on manque encore de preuves scientifiques de leur impact sur la santé?

Les médecins sont de plus en plus conscients du lien qu’il peut y avoir, il existe de la littérature scientifique sur le sujet, mais aussi bien pour les ondes électromagnétiques que pour les perturbateurs endocriniens, on a agi sans penser aux conséquences au lieu d’appliquer le principe de précaution.
Propos recueillis par Audrey Chauvet

lundi 2 septembre 2013

Retablir la juste origine des prédations...

Attaques de troupeaux en Champagne: Les chiens errants peuvent être abattus,  si les loups tuent 6000 brebis par an en France, les chiens divagants en tuent quelques 200 000.

AGRICULTURE - Les gardes-chasse et les lieutenants de louveterie auront la possibilité de tirer sur les chiens en état de divagation…

Les préfets de l'Aube et de la Haute-Marne vont autoriser l'abatage des chiens errants la nuit après des attaques à répétition de troupeaux d'ovins dans des exploitations frontalières aux deux départements. «Dès mercredi et pendant un mois, les gardes-chasse et les lieutenants de louveterie auront la possibilité de tirer sur les chiens en état de divagation lors de patrouilles nocturnes autour des exploitations ovines dans quatre cantons des deux départements», a-t-on indiqué à la préfecture de la Haute-Marne.
L'Aube et la Haute-Marne ont connu depuis fin mai 2013 plus d'une vingtaine d'attaques de troupeaux occasionnant la mort par égorgement ou par euthanasie suite à des blessures graves, d'une cinquantaine de moutons. Plusieurs de ces attaques avaient été classées «loup non exclu» par les spécialistes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage qui n'ont cependant pu valider cette hypothèse, faute de traces ADN retrouvées sur place.

Tout chien qui n'est plus sous la surveillance effective de son maître

Trois loups ont été identifiés depuis avril 2011 dans le massif forestier vosgien distant d'une centaine de kilomètres du lieu des attaques en Champagne. Dans les Vosges, les loups ont tué 139 ovins en 72 prédations en 2011, puis 80 en 40 attaques l'année suivante. «Ces opérations de grande envergure ont également pour but d'apporter des informations nouvelles sur le type de canidé responsable de ces attaques», a-t-on précisé à la préfecture.
En juin dernier déjà, des patrouilles chargées d'identifier ou d'effaroucher les prédateurs avaient circulé en vain pendant dix jours autour d'exploitations ovines de Haute-Marne. D'après la loi, est considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d'une action de chasse ou de la garde ou de la protection du troupeau, n'est plus sous la surveillance effective de son maître ou qui en est éloigné d'une distance dépassant cent mètres.
Avec AFP

samedi 31 août 2013

Boulc : 3 jours avec les électro-sensibles...

Rassemblement de personnes EHS à Boulc.Les électrosensibles à la recherche d'une terre vierge de toute onde

Boulc (Drôme), envoyée spéciale Il faut d'abord parvenir au site du rendez-vous, encaissé dans une vallée aussi belle que sauvage, nichée aux portes du Vercors, à une dizaine de kilomètres de Boulc (Drôme), 128 âmes. Ensuite, laisser son téléphone portable dans la voiture, éteint et la batterie ôtée. Les clefs du véhicule sont déposées dans un seau en fer. On a aussi été prévenue qu'il était préférable de ne pas se parfumer deux jours avant et de laver ses habits avec des lessives faiblement chimiques.
Sur un champ entouré de pins, près d'une ferme semi-enterrée, une cinquantaine d'hommes et de femmes se parlent, assis en cercle. Tous sont électrohypersensibles (EHS), c'est-à-dire qu'ils souffrent de diverses pathologies (maux de tête, réactions cutanées, insomnies, tachycardie, etc.) qu'ils attribuent aux champs électromagnétiques émis par les technologies modernes : portables, réseaux Wi-Fi, antennes-relais, etc. Si ces malades des ondes sont venus de la France entière à ce rassemblement organisé par l'association Une terre pour les EHS, du 26 au 28 août, c'est pour parler de leurs symptômes, trouver du réconfort, mais surtout voir leur maladie reconnue.
3 % DE LA POPULATION SELON LES ASSOCIATIONS
"Aujourd'hui, les réseaux de téléphonie mobile, de Wi-Fi ou Wimax couvrent l'ensemble du territoire : il n'y a plus d'endroit dans lequel nous pouvons nous réfugier pour nous sentir bien", déplore Philippe Tribaudeau, président de l'association basée sur le site drômois, et lui-même "électro", comme il dit. Son collectif, à l'instar d'une quinzaine d'autres en France, demande la mise en place "urgente" de zones blanches, vierges d'ondes, une mesure recommandée par le Conseil de l'Europe en 2011.
Les EHS, qui représenteraient 3 % de la population selon les associations – un chiffre impossible à confirmer en l'absence d'évaluation nationale –, n'ont pas tous abandonné toute technologie. Au rassemblement se côtoient des profils très différents, vivant plus ou moins en marge de la société, selon leur degré d'intolérance aux ondes.
Anne Cautain, une très grande électrosensible, a vécu trois ans dans une grotte.
A un extrême, il y a Anne Cautin , 57 ans, une très grande électrohypersensible, qui se sent "brûler" à la moindre onde, et à des fréquences extrêmement basses (50 Hz) générées par le passage du courant électrique. "Depuis 2009, je suis un véritable radar : je sais qu'à tel endroit, il y a une antenne ou un transformateur. Je ressens le courant jusque dans mes terminaisons nerveuses", raconte-t-elle, les joues écarlates, les pieds nus et le poignet relié à un piquet en acier enfoncé dans la terre, pour se "décharger".
Le voyage depuis les Hautes-Alpes, où elle vit dans d'anciennes écuries éclairées à la bougie et chauffées au poêle, l'a épuisée. Elle l'a passé enveloppée de couvertures dans un camion transformé en cage de Faraday (une enceinte métallique étanche aux champs électromagnétiques), conduit par sa fille, dont elle dépend totalement. Elle restera très peu sur le site, où quelques ondes parviennent malgré l'isolement.
UNE MALADIE "TRÈS PÉNALISANTE DANS LA VIE PROFESSIONNELLE"
Au contraire, Oscar, 47 ans, profite de la Drôme pour se ressourcer . Cet ancien commercial dans de grandes banques, intolérant au Wi-Fi depuis 2010, continue de vivre  et travailler  à Paris, comme formateur pour des établissements bancaires et professeur en école de commerce. "Les journées m'épuisent, entre les brûlures à l'intérieur du corps, les picotements et les maux de tête. Et j'ai du mal à récupérer la nuit", témoigne-t-il, préférant rester  anonyme face à une maladie "très pénalisante dans la vie professionnelle". "Avant, je travaillais à New York, Chicago, Londres. J'ai dû lever  le pied pour me soigner ."
Comme lui, tous les EHS ont vu leur vie profondément modifiée : Isabelle, podologue à la retraite de 52 ans, qui dort souvent dans sa cave pour fuir  l'antenne-relais qui jouxte sa maison ; Mailys, étudiante en master de 21 ans, qui porte casquettes et écharpes anti-ondes la nuit et consulte un sophrologue ; ou M. Tribaudeau, 52 ans, également multichimicosensible (intolérant aux odeurs de lessive, parfum ou à la pollution), qui a perdu son poste de professeur de technologie, son logement  puis sa femme.
Rassemblement de personnes EHS à Boulc (Drôme), du 26 au 28 août.
Si leur souffrance est manifeste – une partie d'entre eux a obtenu un certificat d'invalidité – aucun lien de causalité n'a pour l'instant été établi entre les ondes électromagnétiques et leur maladie. Des symptômes que nombre de médecins, démunis, attribuent encore régulièrement à des troubles psychiatriques ou psychosomatiques. La controverse est loin d'être tranchée chez les scientifiques et divise la classe politique.
En janvier, la proposition de loi de la députée EELV Laurence Abeille, qui avançait des mesures pour réduire l'usage du Wi-Fi et appliquer  le principe de précaution, a été "enterrée", renvoyée en commission. Deux autres textes sont toujours au stade de la commission des affaires économiques : l'un, déposé par l'UMP en février, demande l'abaissement du seuil maximal d'exposition aux ondes des antennes-relais à 0,6 volt/mètre (V/m) (un plafond aujourd'hui situé entre 41 et 61 V/m selon les fréquences) et l'autre, porté par le PS en avril, visant à réguler l'installation des antennes.
"Nous n'avons pas les moyens de faire fléchir les opérateurs de téléphonie. Il faut donc une volonté du gouvernement", assure l'attachée parlementaire de Michèle Rivasi, Justine Arnaud , venue à Boulc représenter la députée européenne EELV qui se bat depuis longtemps pour la reconnaissance des EHS.
"On ne va pas attendre dix ans. La zone blanche, on la prendra s'il le faut", prévient M. Tribaudeau, sous le regard approbateur de l'assistance. L'homme a déjà occupé avec son camping-car la forêt de Saoû dans la Drôme, entre juin et octobre 2010, avant d'être expulsé par les autorités. "L'électrosensibilité, c'est une vie d'errance, d'isolement, de précarité, constate-t-il. Il faut essayer  de le vivre  au mieux ; nous sommes des exclus." 
Audrey  Garric

mardi 27 août 2013

300 000 litres, d'eau radioactive, sont déversés chaque jour dans l' océan...

Fukushima: Les dernières annonces de Tepco révèlent l'ampleur de la catastrophe

NUCLEAIRE - Tepco, l'opérateur de la centrale japonaise, a avoué que de l'eau contaminée se déversait dans l'océan...

Plus de deux ans après le tsunami qui a dévasté la centrale nucléaire de Fukushima, la radioactivité continue à se répandre dans l’environnement. Ce mercredi, l’opérateur de la centrale japonaise, Tepco, a avoué que quelque 300 tonnes d’eau radioactive se déversaient quotidiennement dans l’océan Pacifique, résultat d’un mélange entre les eaux pluviales et les eaux de refroidissement des réacteurs.

Des solutions «de dernière minute un peu ridicules»

D’après Tepco, les nappes phréatiques situées sous la centrale sont en train de s’infiltrer dans les sous-sols de l’usine et saturent le système de décontamination des eaux de refroidissement. Toute cette eau chargée de césium, de tritium et d’autres éléments radioactifs risque ainsi de se déverser dans l’océan, contrairement à ce que soutenait Tepco depuis des mois. L’opérateur assurait, jusqu’à la fin du mois de juillet, que les eaux stagnaient sous terre. «Tepco vient d’avouer, après des mois de mensonges, qu’il y avait bien des fuites dans la mer, assène Thierry Salomon, président de l’association Négawatt. Cette eau est très fortement contaminée par des produits à fission longue et Tepco n’arrive pas du tout à maîtriser ce qui se passe.»
Si les chiffres donnés par Tepco sont toujours pris avec des pincettes par les experts, l’opérateur estime que la radioactivité des eaux souterraines a été multipliée par 47 entre le 31 juillet et le 5 août. Début juillet, un record de 900.000 becquerels par litre d’eau avait déjà été mesuré dans des puits situés sous la centrale. A comparer avec la radioactivité naturelle de la mer, qui n’est que d’environ 10 becquerels par litre. «On va assister, comme à Tchernobyl, à des phénomènes de reconcentration locale de la radioactivité par le lessivage dû à la pluie, commente Thierry Salomon. Face à cela, Tepco emploie des expédients de dernière minute un peu ridicules, comme mettre des filets pour empêcher que les poissons ne s’approchent de la centrale.»

Rassurer pour relancer les réacteurs                                       

L’opérateur, visiblement dépassé par les événements, devrait toutefois recevoir le soutien du gouvernement japonais. Le Premier ministre Shinzo Abe a ainsi déclaré ce mercredi que les autorités allaient s’impliquer davantage dans la gestion de l’eau contaminée et a qualifié le problème «d’urgent». «Stabiliser la centrale de Fukushima est notre défi. En particulier, l'eau contaminée représente un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population», a expliqué Shinzo Abe.
Un enjeu hautement politique pour ce nouveau gouvernement, élu en décembre 2012, qui a prévu de relancer le programme nucléaire du Japon. Les dernières annonces se passent ainsi dans un «contexte de tensions sur le redémarrage du nucléaire, auquel un grand nombre de citoyens japonais semblent plutôt réticents, pense Roland Desbordes, président de la Commission de recherches et d’informations indépendante sur la radioactivité (Criirad). Face au discours contradictoire de Tepco et à l’absence d’experts indépendants sur les lieux, le gouvernement se doit de prendre la position du gendarme.»
Mais pour la centrale de Fukushima, les problèmes ne s’arrêteront pas de sitôt. «L’Etat japonais a face à lui un chantier qui va durer 30 à 40 ans, explique Thierry Salomon. Et de toute façon, on ne résoudra pas le problème, on ne peut que diminuer la radioactivité. Cette catastrophe, c’est quand elle se produit que tout commence.». MCD

mardi 13 août 2013

Fukushima : la catastrophe à venir...

Fukushima: Les dernières annonces de Tepco révèlent l'ampleur de la catastrophe

NUCLEAIRE - Tepco, l'opérateur de la centrale japonaise, a avoué que de l'eau contaminée se déversait dans l'océan...

Plus de deux ans après le tsunami qui a dévasté la centrale nucléaire de Fukushima, la radioactivité continue à se répandre dans l’environnement. Ce mercredi, l’opérateur de la centrale japonaise, Tepco, a avoué que quelque 300 tonnes d’eau radioactive se déversaient quotidiennement dans l’océan Pacifique, résultat d’un mélange entre les eaux pluviales et les eaux de refroidissement des réacteurs.

Des solutions «de dernière minute un peu ridicules»

D’après Tepco, les nappes phréatiques situées sous la centrale sont en train de s’infiltrer dans les sous-sols de l’usine et saturent le système de décontamination des eaux de refroidissement. Toute cette eau chargée de césium, de tritium et d’autres éléments radioactifs risque ainsi de se déverser dans l’océan, contrairement à ce que soutenait Tepco depuis des mois. L’opérateur assurait, jusqu’à la fin du mois de juillet, que les eaux stagnaient sous terre. «Tepco vient d’avouer, après des mois de mensonges, qu’il y avait bien des fuites dans la mer, assène Thierry Salomon, président de l’association Négawatt. Cette eau est très fortement contaminée par des produits à fission longue et Tepco n’arrive pas du tout à maîtriser ce qui se passe.»
Si les chiffres donnés par Tepco sont toujours pris avec des pincettes par les experts, l’opérateur estime que la radioactivité des eaux souterraines a été multipliée par 47 entre le 31 juillet et le 5 août. Début juillet, un record de 900.000 becquerels par litre d’eau avait déjà été mesuré dans des puits situés sous la centrale. A comparer avec la radioactivité naturelle de la mer, qui n’est que d’environ 10 becquerels par litre. «On va assister, comme à Tchernobyl , à des phénomènes de reconcentration locale de la radioactivité par le lessivage dû à la pluie, commente Thierry Salomon. Face à cela, Tepco emploie des expédients de dernière minute un peu ridicules, comme mettre des filets pour empêcher que les poissons ne s’approchent de la centrale.»

Rassurer pour relancer les réacteurs                                       

L’opérateur, visiblement dépassé par les événements, devrait toutefois recevoir le soutien du gouvernement japonais. Le Premier ministre Shinzo Abe a ainsi déclaré ce mercredi que les autorités allaient s’impliquer davantage dans la gestion de l’eau contaminée et a qualifié le problème «d’urgent». «Stabiliser la centrale de Fukushima   est notre défi. En particulier, l'eau contaminée représente un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population», a expliqué Shinzo Abe.
Un enjeu hautement politique pour ce nouveau gouvernement, élu en décembre 2012, qui a prévu de relancer le programme nucléaire du Japon. Les dernières annonces se passent ainsi dans un «contexte de tensions sur le redémarrage du nucléaire, auquel un grand nombre de citoyens japonais semblent plutôt réticents, pense Roland Desbordes, président de la Commission de recherches et d’informations indépendante sur la radioactivité (Criirad). Face au discours contradictoire de Tepco et à l’absence d’experts indépendants sur les lieux, le gouvernement se doit de prendre la position du gendarme.»
Mais pour la centrale de Fukushima, les problèmes ne s’arrêteront pas de sitôt. «L’Etat japonais a face à lui un chantier qui va durer 30 à 40 ans, explique Thierry Salomon. Et de toute façon, on ne résoudra pas le problème, on ne peut que diminuer la radioactivité. Cette catastrophe, c’est quand elle se produit que tout commence.»