jeudi 5 juin 2014
mercredi 28 mai 2014
Le nucléaire est mort...financièrement.
Ses centrales nucléaires vont ruiner la France
Selon la Cour des comptes, le coût du nucléaire a augmenté de 20% depuis 2010 et pourrait se répercuter sur les prix de l’électricité…
L’atome va-t-il mettre le porte-monnaie des Français en fusion? D’après une étude de la Cours des Comptes publiée ce mardi, le prix de l’énergie nucléaire, qui représente 75% de l'électricité en France, devrait augmenter fortement en raison d'importants investissements dans les centrales vieillissantes d'EDF: le coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi de 20,6% entre 2010 et 2013, atteignant 59,8 euros le mégawattheure (MWh ) contre 49,6 euros en 2010, et cette augmentation ne sera pas sans impact sur la facture d’électricité des Français.Pourquoi le coût du nucléaire augmente?
La Cour explique cetteprogression par la forte croissance des dépenses d' exploitation (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts, logistique, etc.). Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010. Dans le futur, «on a un risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a souligné mardi la Cour des comptes: EDF prévoit en effet de mener «un grand carénage», un plan de 55 milliards d'euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans. La Cour évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d'euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu'en 2033 (ou 110 milliards d'euros courants).Quel impact cela aura-t-il sur la facture d’électricité?
Le coût de l'électricité nucléaire représente environ 40% du prix de l'électricité payé par les consommateurs. Les tarifs de l'électricité ont déjà augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des Français au cours des trois prochaines années.Pourquoi prolonger la durée de vie des centrales si cela coûte aussi cher?
La Cour des comptes rappelle qu'une prolongation des réacteurs permettrait de limiter leur coût moyen de production: il atteindrait 61,6 euros pour la période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le calcul d'EDF est plus optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en tenant compte de l'impact positif d'une prolongation dès 2014. La Cour des comtpes pointe toutefois de "fortes incertitudes" dans le calcul des dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement du parc nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de stockage profond Cigéo, à Bure en Meuse). Elle dit aussi ne pas pouvoir calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des réacteurs existants, mais juge probable que leurs coûts de production seront sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel.Agence Libertad.
mardi 27 mai 2014
L'énergie atomique va coûter très cher...
L'énergie nucléaire sera de plus en plus chère en France
Ce coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi entre 2010 et 2013: la Cour l'estime à 59,8 euros le mégawattheure (MWh) l'an dernier, soit une augmentation de 20,6% (en euros courants) par rapport aux 49,6 euros de 2010, calculés dans un précédent rapport datant de janvier 2012.
Cette augmentation est importante, souligne-t-elle, car le coût de l'électricité nucléaire produite par EDF, groupe détenu à 84,4% par l'Etat, représente environ 40% du prix de l'électricité payé par les consommateurs.
Les tarifs de l'électricité avaient augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire est prévue cet été, mais la ministre de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des Français au cours des trois prochaines années.
La Cour explique cette progression par la «forte croissance» des dépenses d'exploitation (+11%) d'EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts, logistique, etc.).
«Cette évolution, qui s'explique notamment par le déploiement du projet industriel d'EDF pour permettre le prolongement de la durée d'exploitation des réacteurs existants, a des conséquences lourdes sur le coût du MWh», souligne l'organisme public.
Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d'euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010.
Dans le futur, «on a un risque de continuation d'augmentation des dépenses d'exploitation», a souligné mardi le président de chambre de la Cour, Gilles-Pierre Lévy, devant la commission d'enquête parlementaire sur le coût de la filière nucléaire, qui avait commandé cette étude.
Le programme de «grand carénage» d'EDF prévoit de mener pour 55 milliards d'euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu'il exploite, à l'horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur conception.
La Cour, dont la méthode de calcul ne tient pas compte de la manière dont le parc a été financé et amorti, évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d'euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu'en 2033 (ou 110 milliards d'euros courants).
Une étude réalisée par le cabinet WISE-Paris pour Greenpeace prévoit même un coût moyen de 4,35 milliards d'euros par réacteur si des critères de sûreté similaires à ceux du réacteur de troisième génération EPR étaient appliqués.
- Fortes incertitudes
Le nucléaire est l'un des principaux enjeux du projet de loi de transition énergétique que le gouvernement souhaite présenter en conseil des ministres avant l'été.
L'exécutif a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de réduire de 75 à 50% la part de l'atome dans la production électrique à l'horizon 2025. Mais les moyens d'y parvenir divisent, entre partisans d'une sortie du nucléaire, défenseurs du tout atome et ceux qui prônent la prolongation de la durée de vie de certaines centrales seulement.
Dans tous les cas, la Cour insiste sur «la nécessité» pour l'Etat de se prononcer sur l'éventuelle prolongation des réacteurs «afin de permettre aux acteurs, notamment à EDF, de planifier les actions et les investissements qui en résulteront».
Une prolongation permettrait de limiter le coût moyen de production, selon M. Lévy: il atteindrait 61,6 euros pour la période 2011-2025 avec un lissage sur 50 ans. Le calcul d'EDF est plus optimiste et table plutôt sur 56,4 euros, en tenant compte de l'impact positif d'une prolongation dès 2014.
La juridiction pointe toutefois de nouveau de «fortes incertitudes» dans le calcul des dépenses futures de la filière nucléaire (démantèlement du parc nucléaire et gestion des déchets radioactifs, dont le projet de stockage profond Cigéo, à Bure, dans l'Aube).
Elle dit aussi ne pas pouvoir calculer le coût de futurs EPR qui viendraient remplacer des réacteurs existants, mais juge probable que leurs coûts de production seront sensiblement supérieurs à ceux du parc actuel.
L'EPR en construction à Flamanville (Manche) devrait coûter 8,5 milliards d'euros, trois fois plus que le budget initial. Les futurs EPR de Hinkley Point, en Angleterre, devraient eux produire à 92,50 livres le mégawattheure (environ 114 euros).
«La transition énergétique était déjà une nécessité écologique, elle devient un impératif économique et social pour éviter de voir exploser les factures d'électricité», estime l'écologiste Denis Baupin, rapporteur de la commission d'enquête.
Cyrille Cormier, de Greenpeace, renchérit : «On n'est pas loin, et dans certains cas au-dessus, du coût de l'éolien terrestre», dit-il.
MCD
dimanche 25 mai 2014
Climat : Tout reste à faire...
Climat: le futur accord «ne sera pas parfait», selon le négociateur américain
«Il est important que nos attentes soient ambitieuses, et aussi fondées sur la réalité», a indiqué lors d'une rencontre avec quelques journalistes Todd Stern, négociateur en chef américain dans le processus de discussions sur le changement climatique impliquant depuis 1992 quelque 195 pays sous l'égide de l'ONU.
«Je suis certain que ce ne sera pas parfait», a-t-il ajouté. «C'est une négociation difficile. Sur quelque point que ce soit, c'est difficile d'obtenir un accord de tous les pays», selon le négociateur américain, pour qui oublier les réalités politiques ne «peut que conduire à une déception».
Les pays négociant sous l'égide de l'ONU ont pris rendez-vous pour conclure à Paris un accord global contraignant de limitation des émissions de gaz à effet de serre pour tous les pays, applicable à partir de 2020.
Les 19 mois jusqu'à la conférence de Paris doivent notamment permettre d'affiner la nature et le degré de contrainte des engagements que pourraient prendre les pays.
L'objectif global est de contenir le réchauffement à 2 degrés maximum par rapport à l'époque pré-industrielle, sachant que le thermomètre a déjà gagné 0,8°C selon les scientifiques et que le rythme actuel d'émissions nous place plutôt sur une trajectoire de +4°C.
Pour Todd Stern, le nouvel accord doit être «un important premier pas», «un cadre exploitable qui sera remis à jour tous les cinq ans».
Plutôt qu'une approche globale visant à attribuer à chaque pays un objectif de réduction, il se dit favorable à un système où chaque pays déterminera lui-même sa cible, «en cohérence avec ses capacités».
Reste la question clé des éventuelles différences dans la nature des engagements que pourraient prendre les pays, les grands émergents comme la Chine et l'Inde souhaitant que les pays développés prennent des engagements plus stricts en raison d'une responsabilité «historique» dans le réchauffement.
Les Etats-Unis et la Chine, les deux pays clé de la négociation car principaux émetteurs de gaz à effet de serre, sont engagés dont un «échange bilatéral intensif» sur ce thème, a reconnu le négociateur américain.
MCD
mercredi 21 mai 2014
Vers l' interdiction des pesticides dans les lieux publics....
Royal: «accélérer» la fin des pesticides dans les parcs, écoles ou terrains de sports
«Je souhaite (...) accélérer l'interdiction des produits phytosanitaires et des pesticides dans les villes et villages», a-t-elle lancé mardi en lançant officiellement la 8e «Fête de la nature», manifestation qui propose jusqu'à dimanche quelque 5.000 activités gratuites pour découvrir et mieux comprendre les espèces.
La France s'est dotée en janvier d'une loi interdisant les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020. Le texte bannit les produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, promenades, forêts. L'entretien de la voirie, des terrains de sports et des cimetières n'est pas concerné par cette loi.
«Cette obligation (...), franchement, je pense qu'on peut l'anticiper», estime Mme Royal.
«Des précurseurs de plus en plus nombreux prouvent qu'on peut se passer de ces substances nocives qui infiltrent l'air, l'eau et le sol», a-t-elle ajouté, citant «toutes ces communes» utilisant «déjà des méthodes alternatives» pour l'entretien des «jardins publics, écoles, terrains de sport, cimetières».
Plutôt qu'un nouvelle réglementation, la ministre compte sur la vertu de l'exemple, en promettant un label aux communes sans pesticides.
Selon l'agence chargée de la biodiversité en Ile-de-France, Natureparif, près de 10% des communes franciliennes ont déjà totalement renoncé à l'usage de pesticides, soit plus de 120 communes.
Dans un communiqué, plusieurs ONG se sont étonnées de cette opération «Villes et villages sans pesticides» en soulignant qu'elles ont également lancé en février un projet du même nom.
«Mme Royal reprend donc, sans les y associer pleinement, le travail des ONG (...) Cela pourrait être une bonne nouvelle pour nos organisations, si l’action de Mme la ministre ne ressemblait pas à une action de communication, lancée sans avoir effectué au préalable le travail de fond et de consultation nécessaire», regrettent ces associations, dont Générations futures.
La ministre va par ailleurs annoncer «très prochainement», avec son collègue de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, une interdiction des épandages de produits phytosanitaires «à moins de 200 mètres des écoles».
Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de Gironde avaient été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département a relevé une utilisation du produit dans des «conditions inappropriées».
MCD
mercredi 14 mai 2014
L' accès à l' eau en danger...
Comment le réchauffement va changer l'accès à l'eau sur la planète
Ajoutant à la pression démographique, le réchauffement attendu au 21e siècle devrait rendre l'eau «significativement» moins disponible en surface et dans les sous-sols autour de la Méditerranée, dans la Péninsule arabique, en Asie centrale ou en Californie, soulignent les experts du climat du Giec dans leur dernier état des lieux, publié en mars.
Paradoxalement, au nord de l'Europe, on craint davantage d'inondations en raison de pluies plus intenses.
Trop ou pas assez, il va falloir anticiper ces changements alors que 800 millions de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à une source sûre et régulière d'eau.
D'autant qu'il ne va pas seulement être question de quantité. La variabilité et la qualité de la ressource, autres critères majeurs de l'accès à l'eau, devraient aussi changer dans un monde plus chaud, explique à l'AFP, Blanca Jimenez-Cisneros, directrice de la division des sciences de l'eau à l'Unesco.
La fonte accélérée des glaciers peut par exemple avoir des impacts sur le débit des fleuves mais aussi avoir un effet trompeur en fournissant plus d'eau à court terme aux populations mais moins à long terme, ajoute-t-elle.
En termes de qualité, une température plus élevée provoquera un développement plus important de plantes aquatiques, qui peuvent produire des toxines difficiles à éliminer par les traitements conventionnels de l'eau.
Et là où les pluies seront plus intenses, on s'attend aussi à voir davantage de polluants apportés vers les usines de traitement.
Autre effet moins connu du réchauffement climatique: la salinisation des nappes d'eau douce souterraines sur les littoraux et les îles en raison de la hausse du niveau de la mer. Ce qui impliquera, dans certaines régions, une désalinisation particulièrement coûteuse.
Une nouvelle donne en perspective alors que la demande en eau pourrait croître, à l'échelle mondiale, de 55% d'ici à 2050 pour cause de croissance démographique - environ 9,6 milliards de Terriens estimés en 2050 pour 7,2 milliards aujourd'hui - mais aussi de développement économique, rappelait en mars un rapport de l'ONU.
- 'Compétition' pour l'eau -
Une demande que le réchauffement devrait lui-même contribuer à doper: en toute logique, une usine de production d'énergie utilise par exemple plus d'eau pour refroidir ses installations si l'eau est plus chaude. De même, la consommation d'eau pour boire ou se doucher augmente aussi quand le mercure grimpe, rappelle Blanca Jimenez-Cisneros.
D'où cette nécessité: s'adapter.
D'abord en questionnant nos usages de l'eau, en promouvant les technologies peu consommatrices pour les chasses d'eau et les lave-linge. Mais aussi en réutilisant l'eau quand c'est possible et en optimisant certaines utilisations, l'irrigation par exemple.
Il faudra également, dans certains cas, bâtir des digues et des barrages et amender les codes de construction.
La notion de risque «ne doit pas être prise à la légère», insiste le climatologue Hervé Le Treut.
«Quand les sismologues disent qu'il y a un risque de tremblement de terre, les gens l'acceptent généralement et ne construisent pas de maisons. Quand on dit qu'il y a des risques de sécheresse ou d'inondations, ils ont tendance à moins en tenir compte parce que la météorologie et la climatologie sont souvent associées à la notion de prévision plutôt qu'à celle de risque», ajoute-t-il.
Or, la question de l'eau est particulièrement sensible, rappelle le Giec dans son rapport, s'attendant dans certaines régions à une «compétition» exacerbée entre utilisateurs : agriculteurs, industriels, habitants, énergéticiens.
Mais la compétition peut aussi exister entre pays, comme c'est déjà le cas par exemple entre l'Egypte et l'Ethiopie au sujet du Nil.
Parler de futures «guerres de l'eau» serait exagéré, estime Richard Connor, spécialiste de l'eau chez Unisféra, un cabinet de conseil pour les gouvernements et les ONG. Mais on peut éventuellement s'attendre, à l'avenir, à des conflits «dans lesquels l'eau est la cause première, bien que souvent cachée.».
MCD
vendredi 9 mai 2014
Les forêts en voie de disparition...
Les forêts précieuses de Birmanie menacées par l'abattage
«Nous n'osions y entrer qu'en groupe. La forêt était dense, avec de nombreux animaux sauvages. Maintenant, c'est impossible de trouver l'ombre d'un arbre pour se protéger lorsqu'on est fatigué», raconte-t-elle.
Les tigres aussi ne sont qu'un lointain souvenir dans ces montagnes de Bago dont de larges bandes ont été scalpées par l'exploitation forestière ces dernières années.
Les branches et végétaux laissés derrière y sont brûlés pour faire place nette. Les habitants comptent sur un projet de reboisement de la région avec du teck. Mais même si cela se fait, cet arbre tropical précieux mettra plusieurs décennies à atteindre la maturité.
L'exploitation forestière en Birmanie a explosé sous l'ancienne junte, les généraux s'intéressant moins à l'environnement qu'à l'argent généré par l'appétit insatiable du marché international pour les bois rares.
Le pays a ainsi perdu entre 1990 et 2010 près de 20% de ce qui reste l'une des plus importantes forêts tropicales d'Asie, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
La corruption et une protection médiocre ont suscité une exploitation illégale effrénée enrichissant à la fois les proches de l'ancienne junte, des militaires et des groupes rebelles, estiment les experts.
Le gouvernement quasi civil qui a multiplié les réformes depuis la dissolution de la junte en 2011 a décidé de s'attaquer au problème, interdisant depuis le 1er avril les exportations de bois brut.
«Notre interdiction sera très efficace. La coupe, la distribution et la finition des produits du bois seront faites localement, pour que nous puissions également créer des emplois», souligne Tin Tun, haut responsable du ministère de l'Environnement et des Forêts.
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a salué cette décision, notant qu'elle s'accompagnait d'une baisse de 60% des quotas de coupe pour le teck et de 50% pour les autres bois durs pour l'année fiscale en cours, comparé à 2012-2013.
«Mais étant donné l'ampleur de l'exploitation illégale et des exportations en Birmanie, cela prendra du temps pour voir à quel point l'interdiction sera efficace», commente Michelle Owen, responsable de WWF dans le pays.
- «Corruption généralisée»
Dans le nord montagneux du pays, près de la frontière chinoise, les entreprises forestières s'enfoncent de plus en plus profondément dans la forêt vierge.
«Il faut arrêter l'abattage maintenant», insiste Frank Momberg, de l'ONG Flora & Fauna International (FFI), qui lutte contre la disparition d'une espèce tout juste découverte de singe au nez retroussé, dont quelque 300 individus vivraient dans les forêts de l'Etat Kachin.
L'abattage mécanique permet même de raser des pentes raides, où la disparition des arbres augmente les risques de glissements de terrain et met en danger un environnement qui accueille d'autres animaux sauvages comme le panda roux ou le takin, aussi connu comme la chèvre-antilope.
«Un écosystème entier est en train d'être détruit par ces abattages extrêmes», s'insurge Momberg.
Selon lui, les bois rares récoltés alimentent l'industrie du meuble à Tengchong, dans la province chinoise du Yunnan, l'érable pour des tables sculptée et le taiwania, conifère protégé, pour des «cercueil de luxe».
Selon l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA), la Chine a enregistré l'importation de 10 millions de mètres cube de bois de Birmanie entre 2000 et 2012, soit environ deux fois plus que le chiffre officiel du total des exportations birmanes sur la période (6,4 millions).
Quelque 84% du bois exporté vers la Chine a été transporté par la terre, malgré le fait que les exportations étaient de longue date seulement autorisées depuis les ports de Rangoun et de Dawei, le rendant «au mieux légalement douteux, au pire carrément illégal», commente l'ONG.
Dans un récent rapport basé sur des documents birmans et des chiffres du commerce international, l'EIA conclut que la Birmanie a exporté entre 2000 et 2014 jusqu'à 3,5 fois plus de bois que les volumes officiellement enregistrés.
«Un tel écart indique une criminalité et une corruption généralisées dans le secteur du bois birman», souligne le rapport, estimant que cette industrie fantôme rapportait des milliards de dollars.
Malgré la récente interdiction des exportations, des camions chargés de troncs ont été observés près du port de Rangoun après le 1er avril.
Et 60 tonnes de bois illégal ont été retrouvées dans des véhicules maquillés pour donner l'impression de participer à une campagne anti-abattage.
MCD
samedi 3 mai 2014
Greenpeace lutte contre le pétrole issu des forages de l'Artique...
(Photo : Le navire de
Greenpeace, le Rainbow Warrior)
La Haye : La police
néerlandaise a interpellé jeudi une trentaine d'activistes de Greenpeace, dont
le capitaine du célèbre Rainbow Warrior, alors qu'ils empêchaient un tanker
russe de livrer du pétrole de l'Arctique au port de Rotterdam.
«Le capitaine a été
interpellé et le navire emmené ailleurs», a indiqué à Roland Eckers, un
porte-parole de la police néerlandaise, à propos du Rainbow Warrior.
Le capitaine du Rainbow
Warrior n'est autre que Peter Wilcox, l'un des 30 activistes de Greenpeace
interpellés par les autorités russes en septembre alors qu'ils menaient une
action contre une plateforme pétrolière du russe Gazprom en Arctique.
«Plusieurs activistes ont
été interpellés, environ 30», a précisé M. Eckers.
Il a ajouté que le
pétrolier russe Mikhail Ulyanov, qui transporte la première cargaison de
pétrole extrait offshore dans l'Arctique, avait finalement pu s'amarrer.
Le capitaine est le seul à
bord du Rainbow Warrior à avoir été interpellé, a assuré la police
néerlandaise. Les autres activistes arrêtés opéraient notamment dans de petits
bateaux et s'étaient positionnés entre le quai et le pétrolier russe.
Willem Wiskerke, un
activiste de Greenpeace se trouvant à bord du Rainbow Warrior, a indiqué que
l'équipage se trouve dans le réfectoire du bateau avec des policiers.
«On ne sait pas encore si
nous allons être interpellés ou pas», a-t-il déclaré.
Des activistes se sont attachés
L'action de Greenpeace est
désormais «finie», a indiqué M. Eckers, selon laquelle la police avait détaché
«quelques personnes qui s'étaient attachée à une sorte d'oléoduc». «Nous les
avons détachés, cela s'est fait pacifiquement».
L'organisation écologiste
souhaitait protester contre l'exploitation d'hydrocarbures dans l'Arctique,
zone aux écosystèmes fragiles.
Ses activistes ont déployé
une banderole «Pas de pétrole de l'Arctique» sur la coque du pétrolier.
Au total, 80 activistes
appuyés par le Rainbow Warrior avaient tenté de bloquer l'arrivée du Mikhail
Ulyanov.
Le Rainbow Warrior avait
quitté le port de Rotterdam lundi pour aller intercepter le Mikhail Ulyanov en
mer du Nord, mais le pétrolier avait éteint son système de localisation
satellite pour éviter de se faire prendre en chasse par Greenpeace.
«Hypocrisie
totale»
La cargaison transportée
par le Mikhail Ulyanov a été achetée par le français Total et provient
précisément de la plateforme contre laquelle Greenpeace avait mené son action
en septembre.
Greenpeace accuse le
groupe français d'«hypocrisie totale» pour l'achat de cette cargaison de
pétrole après que son PDG, Christophe de Margerie, eut dit en 2012 que sa
société ne forerait pas dans l'Arctique.
«Il s'agit d'un contrat
spot et non d'un contrat d'achat de long terme», a souligné un porte-parole de
Total, ajoutant que les rumeurs selon lesquelles Total allait arrêter d'acheter
du pétrole offshore de l'Arctique étaient «inexactes».
«Total achète du pétrole
russe depuis des années et continuera à le faire en fonction de ses besoins et
des opportunités de marché», a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'«il n'y a
pas d'autres commandes de brut dans la zone Arctique en cours».
Le ministre néerlandais de
l'Economie Henk Kamp a rejeté jeudi une demande de députés néerlandais qui
souhaitent que les Pays-Bas refusent le pétrole extrait offshore dans
l'Arctique.
Une telle décision ne
contribuerait pas aux efforts internationaux pour coordonner la protection de
l'Arctique, a-t-il dit dans une lettre au parlement.
Piraterie
Les 30 militants de
Greenpeace interpellés en septembre l'avaient été de manière particulièrement
musclée alors que quelques-uns d'entre eux tentaient d'escalader la plateforme,
située dans des eaux internationales.
Inculpés pour piraterie,
les activistes avaient finalement été libérés sous caution en novembre avant de
bénéficier d'une amnistie en décembre, mais leur navire, l'Arctic Sunrise, est
toujours aux mains des autorités russes.
Le Tribunal international
du droit de la mer, saisi par les Pays-Bas, avait ordonné fin novembre à la
Russie de libérer le navire et les 30 activistes de Greenpeace. L'organisation
écologiste est basée aux Pays-Bas et l'Arctic Sunrise, le navire saisi, bat
pavillon néerlandais.
Mais la Russie avait
boycotté les audiences et ignoré le jugement.
En mars, Greenpeace a
saisi la Cour européenne des Droits de l'Homme, arguant que les membres
d'équipage de l'Arctic Sunrise avaient été interpellés et détenus de manière
illégale.
MCD avec APL
mercredi 30 avril 2014
Vocations scientifiques écolo chez les jeunes...
Les sciences participatives font fleurir les vocations scientifiques
Les programmes d’observation de la nature proposent au grand public de donner un coup de main aux scientifiques…
Papillons, herbes folles, insectes nocturnes ou oiseaux nicheurs: la nature est sous surveillance. De plus en plus d’institutions scientifiques ou d’associations proposent au grand public de participer à des programmes de sciences participatives: chacun est appelé à prendre des photographies ou observer certaines espèces animales et végétales afin de constituer des bases de données que les scientifiques pourront exploiter.Et la démarche a du succès: selon l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB), près de 37.409 participants ont collaboré à un programme de sciences participatives en 2012, et de nombreux projets locaux ou nationaux ont été lancés ces dernières années.
Apprendre en observant
Vigie-nature, Spipoll, Sauvages de ma rue… Pour les chercheurs, ces données apportées par les amateurs sont précieuses: «Cela nous permet d’avoir des observations partout sur le territoire, en ville et à la campagne, dans des espaces parfois privés auxquels les scientifiques n’ont pas accès», explique Romain Julliard, scientifique coordinateur du programme Vigie-Nature organisé par le Musée national d’histoire naturelle (MNHN). «Mobiliser un réseau de milliers d’observateurs, cela ne serait pas possible uniquement avec des scientifiques», poursuit-il. Pas uniquement pour des raisons de budgets en berne, mais parce que les nouveaux sujets d’études sur l’adaptation de la nature au changement climatique nécessitent une grande quantité de données et ne peuvent pas uniquement se baser sur l’observation d’un spécimen.Pour Lise, qui a participé au programme Sauvages de ma rue, «c’est surtout le besoin d’aller dehors et d’observer les différentes plantes qui m’a motivée». L’étudiante en licence Biodiversité des organismes et écologie dit avoir «beaucoup appris». «Cela me prépare à mon futur métier», poursuit Lise. Mais il n’y a pas que des scientifiques en herbe qui participent: «Beaucoup de gens qui n’avaient pas d’activité naturaliste trouvent ainsi un moyen de s’intéresser à la nature, estime Romain Julliard. Ce sont souvent des gens qui ont un peu de temps, comme des grands-parents qui participent avec leurs petits-enfants.» Les écoles sont aussi parfois mises à contribution: «Le protocole de collecte des données, qui doit être respecté par les participants, est important en termes éducatifs», précise Romain Julliard.
Effet de mode ou phénomène de société?
Apprendre la rigueur scientifique en «voyant la nature à sa porte» peut aussi déboucher sur une forte sensibilisation aux problèmes environnementaux: «Le but est aussi de faire comprendre la nature au grand public pour mieux la protéger, pense Emmanuel Berrod, chargé de programme à l’association Noé Conservation, qui coordonne le programme Insectes et ciel étoilé avec le Muséum. C’est aussi pour nous l’occasion de toucher beaucoup de citoyens et de faire connaître nos projets.»Grâce aux plateformes Internet qui permettent de saisir ses observations en ligne, un lien se crée entre les participants qui trouvent ainsi une communauté d’amoureux de la nature avec qui partager leurs découvertes: «Il n’y a plus les scientifiques qui savent et le grand public qui écoute, estime Romain Julliard. La connaissance est maintenant partagée», assure-t-il, espérant que les sciences participatives ne sont «pas qu’un effet de mode mais participent à un changement de société».
Audrey Chauvet
mardi 29 avril 2014
Les élèves exposés aux pesticides....
Des résidus de pesticides retrouvés sur des écoliers en milieu agricole
ETUDE : L’association «Génération future» vise à alerter sur les risques d’exposition aux produits perturbateurs endocriniens…
Les mèches de cheveux des enfants ont parlé. Une étude menée par l’association «Génération future» sur des écoliers en milieu agricole révèle la forte présence de pesticides dans leur organisme. Ils sont assimilés à des perturbateurs endocriniens. Selon les résultats, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons est avancée. Un chiffre alarmant alors que Ségolène Royal, la nouvelle ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a fait de la lutte contre ces produits l’un de ses principaux chantiers.Quels produits retrouve-t-on chez les enfants?
Vu le nombre de substances évoquées, François Vieillerette, porte-parole de l’association et auteur de l’étude, parle d’un cocktail capillaire très important. Les enfants portent non seulement les traces de pesticides apportés par leur environnement ou leur alimentation, mais aussi des produits d’origine non-agricole, comme la perméthrine, ou le filpronil, un tueur d’abeilles interdit depuis plusieurs années qu’on retrouve désormais dans les maisons sous forme d’antipuces pour animaux. «Quand les gamins caressent leur chien, ils s’intoxiquent», indique Viellerette. L’auteur évoque aussi des traces de vieux produits chlorés interdits comme l’endosulfan qui touche tous les enfants dans des proportions variables. Au total, l'analyse des 29 échantillons fait ressortir 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.Quels sont les risques?
Si les résidus sont présents dans les cheveux, cela signifie que les enfants y ont forcément été exposés. Et ce, dans un laps de temps assez long. «Les perturbateurs endocriniens agissent différemment des polluants classiques. A faible dose, sur des organismes sensibles.» Le jeune public doit être protégé dans la mesure où ces produits pourraient être responsables de cancers. En interférant avec les glandes endocrines sécrétant les hormones, ils sont aussi soupçonnés d'agir sur la fertilité, la croissance, le comportement et le psychisme. L'un des plus connus, le bisphénol A, utilisé dans le revêtement des boîtes de conserve et d'objets en plastique, est la cible d'une interdiction qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015 en France. Il a été banni en 2013 des objets destinés aux enfants de moins de trois ans.Quelle réponse politique?
A travers cette étude choc, l’association compte évidemment avertir les autorités. François Vieillerette évoque un règlement de 2009 qui n’est toujours pas appliqué à l’échelon européen. «On a voulu faire ce travail pour rappeler à la Commission européenne qu’elle doit appliquer son règlement au lieu d’écouter les industriels, les lobbies.» La Suède a déjà menacé de poursuivre la Commission devant la Cour de justice européenne pour que les dispositions soient appliquées. En France, la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens a été dévoilée mardi par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Annoncé en septembre 2012 lors de la conférence environnementale et élaboré en concertation avec les ONG, ce plan d'action vise à «protéger davantage la santé des Français et mieux anticiper les risques», indique la ministre.
Romain Scotto
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jeudi 24 avril 2014
L' animal est un etre sensible...
Nouveau statut des animaux : "Cela change notre regard éthique à leur égard"
Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, se félicite de la reconnaissance de la «sensibilité» des animaux dans le Code civil…
Des «êtres vivants doués de sensibilité»: les animaux bénéficient dorénavant d' un statut plus glorieux que celui de «bien meuble» qui leur attribué par le Code civil. Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et grand défenseur des animaux, cette modification législative est symbolique mais importante.Qu’est-ce que ce nouveau statut accordé aux animaux va changer concrètement?
Ca change notre regard éthique à l’égard des animaux. C'est davantage symbolique que pratique , les amis des animaux qui espèrent une évolution du bien être animal risquent d’être déçus, mais je pense que les symboles ont un sens. Je prêche pour que cet amendement soit un marchepied vers une amélioration de la condition animale.Ce changement de statut reflète-t-il une évolution des mentalités concernant notre rapport aux animaux?
Il y a eu une évolution considérable depuis l’avis que j’avais présenté en 2012 au Conseil économique et social sur le statut de l’animal. Je pense que la mobilisation des intellectuels, que l’on n’attendait pas forcément sur ce sujet considéré secondaire, de tous bords politiques confondus (dont les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l’écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, l’astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire – NDLR), a participé de cette réforme.Il existe beaucoup de statuts dérogatoires en France concernant les animaux, notamment pour la corrida, est-ce que cela va changer?
Le nouveau statut ne changera pas du jour au lendemain la situation de la tauromachie, des combats de coqs ou des autres tolérances qui me semblent inacceptables, mais on peut progresser dans l’humanisme. Si la garde des Sceaux considère que le dossier n’est pas clos, on pourrait reconsidérer nos relations à l’animal et retirer la tauromachie du patrimoine mondiale de l’humanité.Quelles évolutions supplémentaires souhaiteriez-vous?
On voit dans les certains pays des partis des animaux qui disposent de plusieurs sièges à l’assemblée. Ces partis ne sont du tout politisés, ils relèvent de société civile, intègrent beaucoup d’intellectuels, et font des propositions judicieuses pour une meilleure cohabitation et un meilleur respect de l’animal. Ensuite, je suis souvent surpris de voir que beaucoup d’éleveurs, dont l’animal est le patrimoine, s’opposent en premier lieu à ces modifications. Pour trouver crédit auprès des consommateurs qui sont sensibles à ces questions, ils auraient intérêt à prendre les devants.
Audrey Chauvet
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lundi 21 avril 2014
Les accidents se suivent à Fessenheim...
Le réacteur de Fessenheim, arrêté vendredi soir
NUCLEAIRE - Un incident s'est produit sur le réacteur n° 2 alors que le réacteur n°1 se trouve à l'arrêt depuis le 9 avril...
L’un des deux réacteurs de la Centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui s' est arrêté automatiquement vendredi soir suite à des incidents , a été remis en service dimanche matin, a annoncé EDF.«Depuis le dimanche 20 avril 2014 à 4h, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est de nouveau à disposition du réseau électrique national», indique EDF sur son site internet. La compagnie précise que la centrale «s’était arrêtée automatiquement le 18 avril, à 22h40 suite à un déclenchement du groupe turbo-alternateur situé dans la partie non nucléaire de l’installation. (…) Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement».
L’incident pas lié à l’âge avancé de la centrale selon EDF
Un porte-parole de la centrale de Fessenheim avait indiqué samedi que «l’arrêt automatique du réacteur n°2 a été déclenché suite à la fermeture intempestive d’une soupape qui règle l’arrivée de la vapeur sur le groupe turbo-alternateur dans la partie non nucléaire de la centrale». EDF avait assuré que cet arrêt automatique, semblable à celui d’un «disjoncteur», n’est en aucun cas lié à l’âge avancé de cette centrale, la plus ancienne en service du parc nucléaire français (mise en service en 1977), et que le gouvernement s’est engagé à fermer fin 2016.Cet incident sur son réacteur n°2 était intervenu alors que le n°1 se trouve lui-même à l’arrêt depuis le 9 avril, en raison d’une fuite détectée dans sa tuyauterie d’alimentation en eau (également dans la partie non nucléaire de la centrale).
MCD
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jeudi 17 avril 2014
Fête de la Terre cette fin de semaine dans la Biovallée de la Drôme...
Biovallée : Fête de la Terre et la Biodiversité les 19 et 20 avril 2014...

Samedi
19 et
dimanche
20 avril 2014 : "Journée
Internationale de la Terre et de la Biodiversité"
Les associations
Ecologie au Quotidien et la LPO vous invitent à participer au week-end dans le
cadre des " Journées de la Terre"
Au programme en Biovallée
de la Drôme :
A
Die
Samedi
19 avril :
10h à 12h : Troc de graines et de plants sur le marché de Die.
Midi : Jardins de l'Aube : Repas partagé - Troc de graines et de plants. ( Fléchage à partir du parking de l'Ecole Maternelle de Chabestan)
10h à 12h : Troc de graines et de plants sur le marché de Die.
Midi : Jardins de l'Aube : Repas partagé - Troc de graines et de plants. ( Fléchage à partir du parking de l'Ecole Maternelle de Chabestan)
14-16h
: "Je démarre un potager bio"
avec Sylvère Lerouge
15h
: Lecture de paysage et
découverte des chants d'oiseaux le long de la Rivière Drôme
avec Gilbert David-LPO et Claude Veyret.
A Allex-26
Dimanche 20 avril 2014
A Allex-26
Dimanche 20 avril 2014
Co-voiturage à 11h et
14h Parking Office du Tourisme Die.
12h
14h30 : Visite du Musée de
la Maison de la Réserve Naturelle des Ramières - www.lagaredesramieres.com/. Route de Grâne–26400 Allex.
12h : Pique-nique partagé aux Ramières.
15h-17h : Visite guidée de la Réserve des Ramières
par François Humbert, bagueur, LPO 26.
15h-17h : Balade à vélo à partir de Réserve des
Ramières.
A bientôt,
Anne Tesson
pour Ecologie au Quotidien
pour Ecologie au Quotidien
Tel
: 04 75 21 00 56
Sites : www.ecologieauquotidien.fr
mardi 15 avril 2014
Vers une interdiction des OGM...
L'Assemblée nationale adopte une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique
C'est une nouvelle tentative pour proscrire le MON 810 de la firme Monsanto...
L’Assemblée nationale a adopté mardi une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France, dans une nouvelle tentative pour proscrire de façon pérenne le MON 810 de la firme américaine Monsanto.Les socialistes, auteurs du texte examiné en première lecture, les écologistes, les radicaux de gauche et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les centristes de l’UDI étaient partagés. Les élus UMP, qui avaient annoncé un vote contre, avaient quitté l’hémicycle pour marquer leur opposition.
Le texte volontairement large a pour but de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, édictée mi-mars en urgence par arrêté juste avant la période des semis. L'Union française des semenciers et l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) ont attaqué cet arrêté, plaidant le droit d'«aux innovations biotechnologiques». Le Conseil d'Etat, saisi par des pro-OGM, avait annulé l'été dernier un arrêté d'interdiction datant de 2011 du MON 810, rouvrant la voie à son utilisation. Les députés PS ont martelé mardi leur refus de toute «culture d'OGM en France», face "«organisations agricoles qui défendent un modèle productiviste dépassé, aux lobbies (et à) l'Europe qui semble prête à baisser pavillon contre l'avis d'une bonne moitié des Etats», selon les mots de leur porte-parole Annick Lepetit. Les élus écologistes et du Front de gauche ont aussi épinglé les risques des OGM pour l'environnement.
l'UMP contre cette interdiction
L'UMP a dénoncé «une idéologie» du refus des progrès scientifiques. Bernard Accoyer (UMP) a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel une fois le texte adopté définitivement, au motif notamment de «la primauté du droit européen sur la loi française». «Les Verts vous font faire n'importe quoi», a-t-il lancé à l'adresse des socialistes. Se distinguant, la députée UMP de l'Essonne et ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'origine d'un précédent moratoire sur le MON810, a indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à cette proposition de loi «car la France n'a rien à gagner à (sa) culture».Interdire par avance un autre maïs transgénique
Des amendements écologistes visant à élargir l'interdiction de la culture à l'ensemble des plantes génétiquement modifiées ont été refusés, au motif que la proposition de loi, préparée «en urgence», se veut «pragmatique», selon les socialistes. L'article unique de la proposition de loi, qui doit maintenant être examinée au Sénat, stipule que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite sur le territoire national».Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507 (Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les Etats ont été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d'autorisation des OGM. Le MON810 est le seul OGM actuellement cultivé dans l'Union européenne. Son renouvellement d'autorisation est actuellement en cours d'examen par l'Union européenne, avec en parallèle des discussions pour revoir le processus d'évaluation des OGM. Les Etats de l'UE ont la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
MCD
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lundi 14 avril 2014
Vers la Fin des Gaz de schiste...
Gaz de schiste: Total abandonne la prospection en Pologne
«La licence de prospection a expiré le 1er avril et Total n'a pas demandé sa reconduction», a déclaré le porte-parole du ministère, Pawel Mikusek.
«Il s'agit de l'unique champ de prospection dont disposait Total en Pologne, dans le sud-est du pays, où il coopérait avec Chevron», a-t-il ajouté.
Interrogé, Total Pologne s'est refusé à tout commentaire.
Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste dont les réserves dans ce pays sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3.
Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés et une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet 2013. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il faudrait quelque 350 forages.
La gouvernement polonais a délivré au total une centaine de licences de prospection de gaz de schiste. Avant Total, les recherches en Pologne ont été abandonnées par Exxon, Talisman et Marathon Oil. Mais plusieurs géants comme Chevron ou ConocoPhillips poursuivent les explorations.
Varsovie prévoit d'investir dans ce domaine 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020.
MCD
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jeudi 10 avril 2014
Première transition : l' éfficacité énergétique...
L'efficacité énergétique, carton de la transition énergétique allemande
La transition énergétique, «si nous la réussissons, sera, j'en suis persuadée, un autre carton allemand à l'export», martelait il y a peu Angela Merkel. L'Allemagne n'a pas fait beaucoup d'émules dans son choix radical des renouvelables et son renoncement au nucléaire. Mais pour ses entreprises, la prophétie de la chancelière se réalise déjà.
Dans les allées de la Foire industrielle de Hanovre, grand-messe de l'industrie mondiale qui se tient jusqu'à vendredi, le sujet est omniprésent: quelles machines, quels procédés industriels permettent de consommer moins d'énergie? Et souvent les acteurs qui apportent les réponses sont allemands. Ce sont les Bosch et les Siemens, mais aussi une kyrielle de PME très spécialisées.
Martin Lack explique ainsi avec force détails comment sa société, le groupe familial Lütze, a mis au point un système de câblage qui permet de faire circuler plus efficacement l'air dans une armoire électrique, et d'y faire baisser la température pour éviter les déperditions d'énergie. A l'origine de la trouvaille, une étude réalisée par Lütze, Volkswagen et un autre groupe allemand, Rittal, sur les moyens de faire baisser de 15% la consommation d'énergie d'une telle armoire.
Le plus gros potentiel
«C'est dans les techniques d'économies d'énergie qu'il y a le plus gros potentiel» pour les entreprises allemandes, explique à l'AFP Carola Kantz. Elle est chargée des thématiques d'énergie à la fédération VDMA des fabricants de machines-outils, un des secteurs de l'économie allemande qui vendent le plus à l'étranger.
L'Allemagne a pris à la fin des années 90 le virage des renouvelables puis redéfini en 2011, après Fukushima, de nouveaux objectifs encore plus ambitieux de politique énergétique. Parmi eux une baisse de 50% de la consommation d'énergie primaire d'ici à 2050, au moyen d'économies d'énergie, surtout dans l'habitat et dans l'industrie.
Moins médiatisé que le développement des renouvelables, parce que moins visible et plus éparpillé, cet aspect est «le plus méconnu de la transition énergétique, et c'est pourtant celui qui marche le mieux», assène Stefan Kohler, président de l'Agence allemande pour l'énergie (Dena). «Le succès de l'économie allemande tient pour beaucoup au fait que ses produits permettent de réaliser des économies d'énergie», explique-t-il.
Dans les renouvelables, que l'Allemagne a commencé à subventionner il y a 15 ans, «nous avons donné une impulsion» que d'autres ont suivie, dit-il. Mais maintenant, éoliennes et surtout panneaux solaires sont fabriqués moins cher ailleurs.
Automatiquement de bonne qualité
En revanche la thématique de l'efficacité énergétique reste étroitement associée à l'Allemagne. Le gouvernement soutient ce secteur avec un programme spécifique et un site internet, «efficiency-from-germany».
«En Allemagne il y avait ce savoir-faire, cette tradition de technologies liées à la protection de l'environnement», explique Rafael Piechota sur le stand de Paul Wurth Umwelttechnik. Paul Wurth, sidérurgiste basé au Luxembourg, a installé en Allemagne cette filiale de technologies «vertes», qui fournit aux aciéries des systèmes clé en main d'optimisation de l'efficacité énergétique. Le procédé, qui s'exporte dans 72 pays, repose sur l'utilisation des émissions de vapeur des usines pour produire à nouveau de l'énergie, explique M. Piechota.
Un peu plus loin Michael Punz fait l'article pour les lampes LED de sa société i-Save. Elles consomment «au moins 40% de moins» qu'un éclairage normal, et même «jusqu'à 80%». Elles éclairent les halls d'exposition de la Foire de Hanovre mais aussi certains espaces de l'aéroport de Sydney.
«Pour les clients, le fait qu'un produit est allemand veut dire qu'il est automatiquement de bonne qualité», dit son directeur des ventes, lui-même sud-africain.
MCD
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samedi 5 avril 2014
Les paysans contre la confiscation du vivant...
Semences: manifestation contre le brevetage du vivant
Répondant à l'appel de la Confération paysanne Rhône-Alpes dans le cadre d'une journée d'action régionale, les manifestants se sont rendus devant la direction des douanes.
En vertu de la récente loi sur les contrefaçons, cette administration peut saisir et détruire des produits agricoles naturels «susceptibles de contenir des micro-organismes brevetés».
Derrière la banderole de tête où était écrit: «Pour une libre reproduction de nos semences de ferme», certains participants étaient grimés en bagnards, avec des boulets aux pieds, en scandant «On est des paysans, pas des contrebandiers». «Pas de brevet sur le vivant», proclamait aussi une des pancartes brandies par les manifestants.
«Je prends les consommateurs à témoins: 80% des cultures dans le monde sont des cultures sauvages. Vous comprenez bien l'intention des multinationales qui se cachent derrière la loi. S'ils peuvent réussir à obtenir que c'est une contrefaçon d'utiliser une semence indigène, c'est 100% de la production mondiale qui est sous contrôle et qui est payable», a déclaré Vincent Rouzé, le secrétaire de la Confédération paysanne du Rhône.
«Là on est en train d'organiser l'appauvrissement du vivant, en le réservant à certains industriels qui en auront le monopole», a ajouté ce producteur de fromages.
«Si on veut nous faire payer la reproduction du vivant, nous sommes des contrebandiers et fiers de l'être», a-t-il conclu.
Deux autres actions symboliques devaient avoir lieu vendredi en journée à Colombier-le-Vieux en Ardèche et sur l'Ecosite d'Eurre, dans la Drôme.
MCD
jeudi 3 avril 2014
La nouvelle ministre de l' écologie: beaucoup de positions ambigües.
Nucléaire, gaz de schiste...: les positions de Ségolène Royal
SA VISION DE L'ECOLOGIE:
Elle promeut la «social-écologie»: «une croissance verte» qu'elle juge être «un levier de sortie de crise très efficace», qu'il faut combiner à un «nouveau modèle social» qui «remet du bien-être et de l'humain dans l'économie».
En 2011, elle estimait que la France devait «devenir la première puissance écologique d'Europe dans le domaine des énergies renouvelables».
Ministre de l'Ecologie entre avril 1992 et mars 1993, Ségolène Royal a représenté la France en 1992 lors du fondateur sommet de la Terre, à Rio. De son bilan, elle met en avant la loi déchets de 1992 pour favoriser la valorisation des déchets et mieux prendre en compte les impacts environnementaux de leur élimination et celle en 1993 obligeant à la prise en compte des paysages dans les permis de construire.
Une action qu'elle poursuit localement depuis 2004 en Poitou-Charentes avec l'adoption de plans en faveur des énergies renouvelables et la promotion de la voiture électrique.
NUCLEAIRE:
Pendant la primaire socialiste en 2011, elle souhaitait ramener le nucléaire «à une énergie d'appoint». Elle s'était prononcée pour une sortie du nucléaire en France à «échéance de 40 ans maximum», avec «réduction de la part du nucléaire à 50% de la production d'électricité avant 20 ans» (le gouvernement a posé l'échéance à 2025).
Elle promettait d'abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d'en faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les énergies renouvelables.
Elle était aussi favorable à l'abandon de l'EPR de Penly et de tout projet de stockage de déchets nucléaires en grande profondeur, comme à Bure.
GAZ DE SCHISTE:
En 2011, elle se disait «favorable à l'interdiction» de l'extraction du gaz de schiste tant que «la maîtrise» de cette exploitation «n'est pas garantie». Ne fermant pas la porte à une exploitation par «les générations futures», elle jugeait «nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme».
TAXE CARBONE:
Elle avait ferraillé, en 2009, contre le projet de «taxe carbone» de Nicolas Sarkozy , dénonçant un «impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement décalé dans le temps», trop pénalisant pour les ménages modestes. Nicolas Hulot , promoteur de cette taxe finalement enterrée courant 2010, a estimé dans un livre paru en 2013 que Ségolène Royal a, avec cette déclaration, «torpillé la taxe et anéanti plusieurs mois de travail».
Ségolène Royal a contesté à nouveau l'été dernier la contribution climat énergie poposée par le gouvernement pour lier en partie les taxes sur les énergies polluantes à leurs rejets en CO2, fustigeant un «impôt supplémentaire». En tant que ministre de l'Energie, elle va toutefois désormais devoir gérer la montée en puissance d'une contribution adoptée à l'automne.
DIESEL:
Elle a aussi clairement pris position contre une hausse de la fiscalité sur le diesel: «On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire», disait-elle en mars 2013.
Pour lutter contre la pollution atmosphérique issue du transport, elle affirmait en 2011 être contre les péages urbains à l'entrée des grandes villes et préfère la circulation alternée basée sur les plaques d'immatriculation.
NOTRE-DAME-DES-LANDES:
En 2011, elle avait appelé à «une nouvelle enquête d'utilité publique» sur le projet de futur aéroport nantais, évoquant la possibilité de «trouver un site moins nuisible et moins fragile» que celui de Notre Dame des Landes . Cette position avait été saluée par plusieurs opposants au projet. En mai 2013, elle estimait que la construction de l'aéroport «sera très difficile à faire».
MCD
lundi 31 mars 2014
Dérèglement climatique : vers une catastrophe annoncée...
Réchauffement: l'impact dans huit grandes régions du monde
1 - AFRIQUE
- Impacts constatés: recul des glaciers dans l'Est de l'Afrique, réchauffement des eaux de surface des Grands lacs.
-Risques: pression accrue sur les ressources en eau, réduction des rendements agricoles, modification de la géographie des maladies dues aux changements du régime des pluies et des températures.
- Actions: sécuriser les ressources en eau et en améliorer la gestion, utiliser des variétés plus tolérantes à la chaleur, améliorer l'accès à l'eau saine et la surveillance médicale.
2 - EUROPE
- Impacts constatés: recul des glaciers dans les Alpes, en Scandinavie et en Islande; floraison plus précoce des arbres; hausse des surfaces incendiées en Grèce et au Portugal; migration vers le nord du zooplancton, de poissons, d'oiseaux marins.
- Risques: inondations (aussi dues à l'urbanisation), restriction de l'usage de l'eau, rendements agricoles affectés par des chaleurs extrêmes en Europe du Sud, améliorés en Europe du Nord, effets des vagues de chaleur sur la santé, la productivité au travail et la qualité de l'air.
- Actions: prévention des inondations, stratégies et technologies plus économes en eau, adaptation des habitations, des lieux de travail et des infrastructures, amélioration de la gestion des incendies.
3 - ASIE
- Impacts constatés: dégradation du permafrost (terres gelées en permanence) en Sibérie, Asie centrale et sur le plateau tibétain, hausse du débit des rivières lié à la fonte des glaciers dans l'Himalaya et en Asie centrale; apparition d'arbustes dans la toundra sibérienne, déclin des massifs coralliens et des algues dans les eaux tropicales et sur les côtes du Japon
- Risques: inondations et dommages aux infrastructures et à l'habitat; mortalité causée par des chaleurs extrêmes; pénurie d'eau et de nourriture causée par la sécheresse dans certaines régions.
- Actions: planification urbaine, déplacement de certains habitats; réduire la vulnérabilité des infrastructures; végétaliser les villes contre la chaleur.
4 - OCEANIE
- Impacts constatés: baisse du débit des rivières dans le sud, recul des glaciers en Nouvelle-Zélande, déplacements et mutations génétiques de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes en Australie; aggravation du blanchiment de la Grande barrière de corail; maturation précoce des vignes.
- Risques: déclin de la ressource en eau dans le sud-est de l'Australie; dommages accrus dus à la montée du niveau des eaux et aux pluies intenses; risques locaux d'extinction d'espèces; modification des rendements agricoles.
- Actions: nécessité de réduire les facteurs non-climatiques (pollution, pêche, tourisme, etc.) en raison d'une adaptation limitée des écosystèmes; contrôle de l'affectation des terres, amélioration de la prévention des inondations.
5 - AMERIQUE DU NORD:
- Impacts constatés: recul des glaciers, baisse des réserves d'eau dans l'Ouest, migration de variétés de poissons vers le nord.
- Risques: pression accrue sur la ressource en eau; baisse des rendements agricoles dans certaines régions due à la réduction des précipitations, la hausse des températures et la multiplication des événements extrêmes; impacts sanitaires accrus des vagues de chaleur; atteintes aux infrastructures en hausse; aggravation des incendies
- Actions: mesures de prévention (feux interdits, introduction d'une végétation plus résistante), système de climatisation dans l'habitat résidentiel; système d'alerte sanitaire, centres de rafraichissement, actions pour verdir les habitats.
6 - AMERIQUE LATINE:
- Impacts constatés: recul des glaciers, hausse du débit des cours d'eau dépendants du Rio de La Plata, aggravation du blanchiment des coraux dans les Caraïbes
- Risques: pression accrue sur la ressource en eau dans les zones semi-arides ou dépendantes des glaciers, risques d'inondations dans les agglomérations dû à des précipitations extrêmes.
- Actions: améliorer l'affectation des terres et l'accès à l'eau; plan de prévention et de gestion des inondations, nouvelles semences plus adaptées au stress hydrique et au dioxyde de carbone.
7 - REGIONS POLAIRES:
- Impacts constatés: réduction de la banquise arctique, réduction du volume des glaciers arctiques; dégradation du permafrost, formation de nouveaux lacs, développement des arbustes, variété accrue d'espèces dans l'ouest de l'Antarctique, accroissement du trafic maritime dans le détroit de Béring
- Risques: réduction de l'habitat des ours polaires; déplacement de populations, arrivée d'espèces invasives, navigabilité accrue dans l'océan Arctique
8 - PETITES ILES:
- Impacts: montée des eaux.
- Risques: pertes de ressources, d'habitat et d'infrastructures dans les zones côtières et les basses terres dues aux inondations.
- Actions: restauration et entretien des paysages et écosystèmes côtiers; amélioration de la gestion des terres et des ressources d'eau; adaptation des modes de construction.
(Source: Résumé aux décideurs in «Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité», GIEC 2014)
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mardi 25 mars 2014
Dérèglement climatique : la catastrophe à venir
Climat: à Yokohama, les experts du Giec planchent sur l'état de la planète
«Cette réunion est d'une énorme importance. Ce rapport va élargir notre compréhension des questions liées à l'impact du changement climatique», a déclaré à l'ouverture des débats Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec depuis 2002.
Aggravation des évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie des équilibres actuels, avertissent les scientifiques auteurs de ce rapport qui sera rendu public le 31 mars.
Le ministre japonais de l'environnement, Nobuteru Ishihara, a de son côté réaffirmé l'engagement du Japon dans la lutte contre le changement climatique.
Fin 2013, Tokyo avait annoncé abandonner son précédent objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES) - moins 25% entre 1990 et 2020 - pour viser désormais une baisse de «3,8% entre 2005 et 2020», soit une augmentation de 3% par rapport à 1990, selon les calculs de l'administration nippone.
D'après une version non définitive du rapport de 29 pages du Giec, pour chaque degré Celsius supplémentaire, la disponibilité des ressources en eau potable se trouverait diminuée de 20% pour l'équivalent de 7% de la population mondiale.
Les risques d'inondations, notamment en Europe et en Asie, seraient sensiblement augmentés par les émissions de GES. La production de céréales (blé, riz et maïs) pourrait baisser de 2% par décennie, alors que la demande risque de s'élever de 14% d'ici à 2050.
La pauvreté, la migration et la faim qui résultent des catastrophes naturelles sont des facteurs de conflits, car ils attisent la concurrence sur fond de diminution de ressources, met en garde la version préliminaire du rapport.
Pour ce 2e tome, plus de 300 chercheurs ont compilé des milliers d'études, soumis leurs écrits aux commentaires de la communauté scientifique et proposé un document synthétique destiné aux responsables politiques.
Avant sa publication à Yokohama, cette synthèse appelée «résumé aux décideurs» devra être approuvée par 195 pays.
«Il est très important d'avoir cet accord sur le constat scientifique pour donner une chance à la négociation», expliquait récemment à l'AFP Sylvie Joussaume, climatologue au CNRS français et membre du Giec, groupe qui reçut le Prix Nobel de la Paix en 2007.
«Nous sommes à la croisée des chemins»
L'objectif de la communauté internationale est de parvenir, lors de la Conférence des Nations unies de 2015 à Paris, à un accord mondial et contraignant pour contenir le réchauffement à 2 degrés à l'horizon 2100, par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil au-delà duquel les scientifiques prévoient des conséquences dramatiques inévitables.
Cet objectif s'annonce très ardu: les émissions de GES - pour les trois-quarts dues aux énergies fossiles - continuent à augmenter alors qu'il faudrait qu'elles amorcent une décrue pour espérer ne pas dépasser les 2 degrés.
En marge de la réunion de Yokohama, l'organisation écologiste Greenpeace a lancé «un SOS»: «le changement climatique dévaste déjà des nations, détruit déjà des vies et fait déjà des milliards de dollars de dégâts».
«Cette crise ne connait pas de frontières. Nous sommes au bord de l'abîme climatique: chaque tonne de pétrole, de charbon ou de gaz extraite nous en rapproche davantage. Mais on peut s'en sortir. Les énergies renouvelables ont progressé plus vite qu'escompté et sont prêtes à concurrencer notre vieux et polluant système énergétique», estime Kaisa Kosonen, une activiste de Greenpeace International.
«Le message essentiel est: il faut choisir. Allons-nous continuer de voguer d'un désastre à l'autre, ou bien allons-nous prendre notre avenir en mains ? Nous sommes à la croisée des chemins et l'Histoire nous jugera sur les choix que nous allons faire maintenant», a-t-elle poursuivi.
Pour sa part l'organisation non-gouvernementale Oxfam a averti mardi que le changement climatique pourrait faire reculer le combat contre la faim dans le monde de «plusieurs décennies».
C'est «la plus grande menace qui pèse sur notre chance de gagner» ce combat, a déclaré Winnie Byanyima, directrice exécutive d'Oxfam International.
MCD
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vendredi 21 mars 2014
Moins 5,3 millons d' hectares de forêts par an...
La déforestation continue de gagner du terrain à l'échelle mondiale
L'Amérique du Sud et l'Afrique accusent les plus fortes pertes en terres boisées...
Les terres boisées continuent à régresser à l'échelle mondiale, l'Amérique du Sud et l'Afrique accusant les plus fortes pertes, a révélé l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) ce vendredi à l'occasion de la journée internationale des forêts.«L'amélioration des données sur les ressources forestières est fondamentale pour freiner la déforestation illicite et la dégradation des forêts», précise dans un communiqué l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), dont le siège est à Rome. La nouvelle évaluation des changements intervenus dans les forêts de la planète montre le recul des utilisations de terres forestières entre 1990 et 2010.
Les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an
«Si nous voulons sérieusement mettre fin à la déforestation, conformément à l'objectif de la FAO "Zéro déforestation illégale", il faudra impérativement partir d'informations et de données fiables», a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, cité dans le communiqué.Selon cette étude -la première montrant l'évolution de l'utilisation des terres forestières au cours des 20 dernières années-, les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an, ce qui correspond, pour la période 1990-2010, à une perte nette équivalant à près de 4 fois la taille de l'Italie ou une fois celle de la Colombie. Les conclusions d'une enquête mondiale de télédétection montrent que les superficies boisées totales en 2010 s'élèvent à 3,89 milliards d'hectares, soit 30% des terres émergées de la planète.
Différences considérables entre les régions
A l'échelle mondiale, la réduction brute d'utilisation des terres forestières causée par la déforestation et les catastrophes naturelles au cours de la période (15,5 millions d'hectares par an) a été partiellement compensée par des gains de superficies forestières obtenus grâce au boisement et à l'expansion des forêts naturelles (10,2 millions d'hectares par an).Selon la FAO, des différences considérables existent entre les régions, sachant que les forêts du monde sont réparties ainsi: forêts tropicales (45% du total), boréales (31%), tempérées (16%) et subtropicales (8%). Ainsi, «les forêts tropicales ont diminué en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, l'Amérique du Sud tropicale accusant la plus grosse perte en termes absolus, suivie de l'Afrique tropicale, tandis que l'Asie subtropicale et tempérée a affiché des gains de superficies boisées», souligne le communiqué.
Aux fins de cette enquête, la FAO a collaboré avec plus de 200 experts de 107 pays dans le cadre d'un partenariat entre la FAO, ses Etats membres et le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR).
MCD
lundi 17 mars 2014
Le maïs Monsanto transgénique interdit en France..
La France interdit la culture du maïs transgénique MON 810
OGM - Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée...
Le ministère de l'Agriculture a interdit samedi par un arrêté publié au Journal officiel la commercialisation, l'utilisation et la culture du maïs génétiquement modifié MON 810, produit par le groupe américain Monsanto.«La commercialisation, l'utilisation et la culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON 810 (...) sont interdites sur le territoire national jusqu'à l'adoption (...) d'une décision définitive» et des mesures communautaires, stipule l'arrêté.
«Le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives»
Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée. Mais le ministère de l'Agriculture a considéré qu'il y avait urgence, «eu égard à la proximité du début de la période de semis» à établir une interdiction d'ici là.L'arrêté estime que «le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives».
«Au vu de données scientifiques fiables et de résultats très récents de la recherche internationale, la mise en culture de variétés de semences de maïs MON 810 sans mesures de gestion adéquates présenterait des risques graves pour l'environnement ainsi qu'un danger de propagation d'organismes nuisibles devenus résistants», indique le texte. Le Conseil d' État a annulé l' été dernier un arrêté d' interdiction datant de 2011 du MON 810 et dont le renouvellement d'autorisation est en cours d'examen par l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
MCD
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vendredi 14 mars 2014
Traiter la pollution atmosphèrique...
Pollution: EELV plaide à nouveau pour la circulation alternée
Dans un communiqué, le parti dirigé par Emmanuelle Cosse écrit: «alors que la France subit depuis plusieurs jours un épisode de pollution de l’air dramatique pour la santé, le gouvernement réagit enfin en prenant des mesures d’urgences. En Ile-de-France et d' autres Régions, la gratuité des transports vient d’être décidée jusqu’à dimanche soir».
Les écologistes «se félicitent de cette décision qu’ils appellent de leurs voeux depuis plusieurs jours», tout en regrettant «le trop long temps de réaction».
Ils «demandent la mise en place sans attendre de la circulation alternée».
«Le préfet est en mesure de l’appliquer depuis mercredi matin et rien ne peut justifier ces hésitations quand il s’agit d’un enjeu sanitaire d’aussi grande importance», argumente le parti écologiste.
Au-delà des mesures d’urgence, il prône «un changement de modèle de développement alliant baisse de la circulation avec un report vers les transports collectifs et l’engagement d’une conversion industrielle permettant de construire les véhicules propres de demain».
Le seuil d'alerte à la pollution aux particules, dépassé jeudi en plusieurs Région de France pour la quatrième journée consécutive, devrait encore l'être vendredi, a indiqué l'association Airparif.
Un arrêté préfectoral du 27 octobre 2011 permet la mise en oeuvre de la circulation alternée en Ile-de-France dès lors que le seuil d'alerte est dépassé deux jours de suite, dans les épisodes de pollution au dioxyde d'azote ou aux particules fines, avait rappelé Christophe Najdovski à la mi-décembre, lors d'un précédent épisode de forte pollution aux particules.
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