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lundi 21 avril 2014

Les accidents se suivent à Fessenheim...

Le réacteur de Fessenheim, arrêté vendredi soir

NUCLEAIRE - Un incident s'est produit sur le réacteur n° 2 alors que le réacteur n°1 se trouve à l'arrêt depuis le 9 avril...

L’un des deux réacteurs de la Centrale nucléaire de Fessenheim  (Haut-Rhin), qui s' est arrêté automatiquement vendredi soir suite à des incidents , a été remis en service dimanche matin, a annoncé EDF.
«Depuis le dimanche 20 avril 2014 à 4h, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est de nouveau à disposition du réseau électrique national», indique EDF sur son site internet. La compagnie précise que la centrale «s’était arrêtée automatiquement le 18 avril, à 22h40 suite à un déclenchement du groupe turbo-alternateur situé dans la partie non nucléaire de l’installation. (…) Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement».

L’incident pas lié à l’âge avancé de la centrale selon EDF

Un porte-parole de la centrale de Fessenheim avait indiqué samedi que «l’arrêt automatique du réacteur n°2 a été déclenché suite à la fermeture intempestive d’une soupape qui règle l’arrivée de la vapeur sur le groupe turbo-alternateur dans la partie non nucléaire de la centrale». EDF avait assuré que cet arrêt automatique, semblable à celui d’un «disjoncteur», n’est en aucun cas lié à l’âge avancé de cette centrale, la plus ancienne en service du parc nucléaire français (mise en service en 1977), et que le gouvernement s’est engagé à fermer fin 2016.
Cet incident sur son réacteur n°2 était intervenu alors que le n°1 se trouve lui-même à l’arrêt depuis le 9 avril, en raison d’une fuite détectée dans sa tuyauterie d’alimentation en eau (également dans la partie non nucléaire de la centrale).
MCD

jeudi 17 avril 2014

Fête de la Terre cette fin de semaine dans la Biovallée de la Drôme...

Biovallée : Fête de la Terre et la Biodiversité les 19 et 20 avril 2014...


 
​Samedi ​
19 et
​dimanche ​
20 avril 2014 : "Journée Internationale de la Terre et de la Biodiversité" 
Les associations Ecologie au Quotidien et la LPO vous invitent à participer au week-end dans le cadre des " Journées de la Terre"
Au programme en Biovallée de la Drôme :
A Die
Samedi 19 avril :
10h à 12h :
Troc de graines et de plants sur le marché de Die.
Midi : Jardins de l'Aube : Repas partagé - Troc de graines et de plants. ( Fléchage à partir du parking de l'Ecole Maternelle de Chabestan)
14-16h : "Je démarre un potager bio" avec Sylvère Lerouge
15h : Lecture de paysage et découverte des chants d'oiseaux  le long de la Rivière Drôme avec Gilbert David-LPO et Claude Veyret.
A Allex-26
Dimanche 20 avril 2014
Co-voiturage à 11h et 14h Parking Office du Tourisme Die.
12h 14h30 : Visite du Musée de la Maison de la Réserve Naturelle des Ramières - www.lagaredesramieres.com/. Route de Grâne–26400 Allex.
12h : Pique-nique partagé aux Ramières.
15h-17h : Visite guidée de la Réserve des Ramières par François Humbert, bagueur, LPO 26.
15h-17h : Balade à vélo à partir de Réserve des Ramières.
​A bientôt,
Anne Tesson
pour​
Ecologie au Quotidien
Tel : 04 75 21 00 56       

mardi 15 avril 2014

Vers une interdiction des OGM...

L'Assemblée nationale adopte une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique

C'est une nouvelle tentative pour proscrire le MON 810 de la firme Monsanto...

L’Assemblée nationale a adopté mardi une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France, dans une nouvelle tentative pour proscrire de façon pérenne le MON 810 de la firme américaine Monsanto.
Les socialistes, auteurs du texte examiné en première lecture, les écologistes, les radicaux de gauche et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les centristes de l’UDI étaient partagés. Les élus UMP, qui avaient annoncé un vote contre, avaient quitté l’hémicycle pour marquer leur opposition.
Le texte volontairement large a pour but de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, édictée mi-mars en urgence par arrêté juste avant la période des semis. L'Union française des semenciers et l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) ont attaqué cet arrêté, plaidant le droit d'«aux innovations biotechnologiques». Le Conseil d'Etat, saisi par des pro-OGM, avait annulé l'été dernier un arrêté d'interdiction datant de 2011 du MON 810, rouvrant la voie à son utilisation. Les députés PS ont martelé mardi leur refus de toute «culture d'OGM en France», face "«organisations agricoles qui défendent un modèle productiviste dépassé, aux lobbies (et à) l'Europe qui semble prête à baisser pavillon contre l'avis d'une bonne moitié des Etats», selon les mots de leur porte-parole Annick Lepetit. Les élus écologistes et du Front de gauche ont aussi épinglé les risques des OGM pour l'environnement.

l'UMP contre cette interdiction

L'UMP a dénoncé «une idéologie» du refus des progrès scientifiques. Bernard Accoyer (UMP) a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel une fois le texte adopté définitivement, au motif notamment de «la primauté du droit européen sur la loi française». «Les Verts vous font faire n'importe quoi», a-t-il lancé à l'adresse des socialistes. Se distinguant, la députée UMP de l'Essonne et ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'origine d'un précédent moratoire sur le MON810, a indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à cette proposition de loi «car la France n'a rien à gagner à (sa) culture».

Interdire par avance un autre maïs transgénique

Des amendements écologistes visant à élargir l'interdiction de la culture à l'ensemble des plantes génétiquement modifiées ont été refusés, au motif que la proposition de loi, préparée «en urgence», se veut «pragmatique», selon les socialistes. L'article unique de la proposition de loi, qui doit maintenant être examinée au Sénat, stipule que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite sur le territoire national».
Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507 (Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les Etats ont été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d'autorisation des OGM. Le MON810 est le seul OGM actuellement cultivé dans l'Union européenne. Son renouvellement d'autorisation est actuellement en cours d'examen par l'Union européenne, avec en parallèle des discussions pour revoir le processus d'évaluation des OGM. Les Etats de l'UE ont la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
MCD

lundi 14 avril 2014

Vers la Fin des Gaz de schiste...

Gaz de schiste: Total abandonne la prospection en Pologne

Varsovie / Le géant pétrolier français Total a abandonné la prospection de gaz de schiste en Pologne, a indiqué lundi le ministère polonais de l'Environnement.
«La licence de prospection a expiré le 1er avril et Total n'a pas demandé sa reconduction», a déclaré  le porte-parole du ministère, Pawel Mikusek.
«Il s'agit de l'unique champ de prospection dont disposait Total en Pologne, dans le sud-est du pays, où il coopérait avec Chevron», a-t-il ajouté.
Interrogé, Total Pologne s'est refusé à tout commentaire.
Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste dont les réserves dans ce pays sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3.
Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés et une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet 2013. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation commerciale, il faudrait quelque 350 forages.
La gouvernement polonais a délivré au total une centaine de licences de prospection de gaz de schiste. Avant Total, les recherches en Pologne ont été abandonnées par Exxon, Talisman et Marathon Oil. Mais plusieurs géants comme Chevron ou ConocoPhillips poursuivent les explorations.
Varsovie prévoit d'investir dans ce domaine 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020.
MCD

jeudi 10 avril 2014

Première transition : l' éfficacité énergétique...

L'efficacité énergétique, carton de la transition énergétique allemande

Hanovre (Allemagne) : L'aspect le plus méconnu de la transition énergétique en Allemagne est celui qui marche le mieux à l'export : économies d'énergie et utilisation efficace des ressources, devenues une marque de fabrique de l'industrie de ce pays, lui assurent de gros débouchés à l'étranger.
La transition énergétique, «si nous la réussissons, sera, j'en suis persuadée, un autre carton allemand à l'export», martelait il y a peu Angela Merkel. L'Allemagne n'a pas fait beaucoup d'émules dans son choix radical des renouvelables et son renoncement au nucléaire. Mais pour ses entreprises, la prophétie de la chancelière se réalise déjà.
Dans les allées de la Foire industrielle de Hanovre, grand-messe de l'industrie mondiale qui se tient jusqu'à vendredi, le sujet est omniprésent: quelles machines, quels procédés industriels permettent de consommer moins d'énergie? Et souvent les acteurs qui apportent les réponses sont allemands. Ce sont les Bosch et les Siemens, mais aussi une kyrielle de PME très spécialisées.
Martin Lack explique ainsi avec force détails comment sa société, le groupe familial Lütze, a mis au point un système de câblage qui permet de faire circuler plus efficacement l'air dans une armoire électrique, et d'y faire baisser la température pour éviter les déperditions d'énergie. A l'origine de la trouvaille, une étude réalisée par Lütze, Volkswagen et un autre groupe allemand, Rittal, sur les moyens de faire baisser de 15% la consommation d'énergie d'une telle armoire.

 Le plus gros potentiel 

«C'est dans les techniques d'économies d'énergie qu'il y a le plus gros potentiel» pour les entreprises allemandes, explique à l'AFP Carola Kantz. Elle est chargée des thématiques d'énergie à la fédération VDMA des fabricants de machines-outils, un des secteurs de l'économie allemande qui vendent le plus à l'étranger.
L'Allemagne a pris à la fin des années 90 le virage des renouvelables puis redéfini en 2011, après Fukushima, de nouveaux objectifs encore plus ambitieux de politique énergétique. Parmi eux une baisse de 50% de la consommation d'énergie primaire d'ici à 2050, au moyen d'économies d'énergie, surtout dans l'habitat et dans l'industrie.
Moins médiatisé que le développement des renouvelables, parce que moins visible et plus éparpillé, cet aspect est «le plus méconnu de la transition énergétique, et c'est pourtant celui qui marche le mieux», assène Stefan Kohler, président de l'Agence allemande pour l'énergie (Dena). «Le succès de l'économie allemande tient pour beaucoup au fait que ses produits permettent de réaliser des économies d'énergie», explique-t-il.
Dans les renouvelables, que l'Allemagne a commencé à subventionner il y a 15 ans, «nous avons donné une impulsion» que d'autres ont suivie, dit-il. Mais maintenant, éoliennes et surtout panneaux solaires sont fabriqués moins cher ailleurs.

Automatiquement de bonne qualité

En revanche la thématique de l'efficacité énergétique reste étroitement associée à l'Allemagne. Le gouvernement soutient ce secteur avec un programme spécifique et un site internet, «efficiency-from-germany».
«En Allemagne il y avait ce savoir-faire, cette tradition de technologies liées à la protection de l'environnement», explique Rafael Piechota sur le stand de Paul Wurth Umwelttechnik. Paul Wurth, sidérurgiste basé au Luxembourg, a installé en Allemagne cette filiale de technologies «vertes», qui fournit aux aciéries des systèmes clé en main d'optimisation de l'efficacité énergétique. Le procédé, qui s'exporte dans 72 pays, repose sur l'utilisation des émissions de vapeur des usines pour produire à nouveau de l'énergie, explique M. Piechota.
Un peu plus loin Michael Punz fait l'article pour les lampes LED de sa société i-Save. Elles consomment «au moins 40% de moins» qu'un éclairage normal, et même «jusqu'à 80%». Elles éclairent les halls d'exposition de la Foire de Hanovre mais aussi certains espaces de l'aéroport de Sydney.
«Pour les clients, le fait qu'un produit est allemand veut dire qu'il est automatiquement de bonne qualité», dit son directeur des ventes, lui-même sud-africain. 
MCD

samedi 5 avril 2014

Les paysans contre la confiscation du vivant...

Semences: manifestation contre le brevetage du vivant

Lyon : Une cinquantaine de producteurs agricoles ont manifesté vendredi matin à Lyon pour une libre utilisation des semences et des préparations naturelles, menacées selon eux par l'«agrobusiness» qui cherche «à breveter le vivant».
Répondant à l'appel de la Confération paysanne Rhône-Alpes dans le cadre d'une journée d'action régionale, les manifestants se sont rendus devant la direction des douanes.
En vertu de la récente loi sur les contrefaçons, cette administration peut saisir et détruire des produits agricoles naturels «susceptibles de contenir des micro-organismes brevetés».
Derrière la banderole de tête où était écrit: «Pour une libre reproduction de nos semences de ferme», certains participants étaient grimés en bagnards, avec des boulets aux pieds, en scandant «On est des paysans, pas des contrebandiers». «Pas de brevet sur le vivant», proclamait aussi une des pancartes brandies par les manifestants.
«Je prends les consommateurs à témoins: 80% des cultures dans le monde sont des cultures sauvages. Vous comprenez bien l'intention des multinationales qui se cachent derrière la loi. S'ils peuvent réussir à obtenir que c'est une contrefaçon d'utiliser une semence indigène, c'est 100% de la production mondiale qui est sous contrôle et qui est payable», a déclaré Vincent Rouzé, le secrétaire de la Confédération paysanne du Rhône.
«Là on est en train d'organiser l'appauvrissement du vivant, en le réservant à certains industriels qui en auront le monopole», a ajouté ce producteur de fromages.
«Si on veut nous faire payer la reproduction du vivant, nous sommes des contrebandiers et fiers de l'être», a-t-il conclu.
Deux autres actions symboliques devaient avoir lieu vendredi en journée à Colombier-le-Vieux en Ardèche et sur l'Ecosite d'Eurre, dans la Drôme.






MCD

jeudi 3 avril 2014

La nouvelle ministre de l' écologie: beaucoup de positions ambigües.

Nucléaire, gaz de schiste...: les positions de Ségolène Royal

Nucléaire, gaz de schiste, taxe carbone ... Les principales prises de position de Ségolène Royal, nouvelle ministre de l'Ecologie et l'énergie, sur les grands dossiers qu'elle a désormais en main.

SA VISION DE L'ECOLOGIE:
Elle promeut la «social-écologie»: «une croissance verte» qu'elle juge être «un levier de sortie de crise très efficace», qu'il faut combiner à un «nouveau modèle social» qui «remet du bien-être et de l'humain dans l'économie».
En 2011, elle estimait que la France devait «devenir la première puissance écologique d'Europe dans le domaine des énergies renouvelables».
Ministre de l'Ecologie entre avril 1992 et mars 1993, Ségolène Royal  a représenté la France en 1992 lors du fondateur sommet de la Terre, à Rio. De son bilan, elle met en avant la loi déchets de 1992 pour favoriser la valorisation des déchets et mieux prendre en compte les impacts environnementaux de leur élimination et celle en 1993 obligeant à la prise en compte des paysages dans les permis de construire.
Une action qu'elle poursuit localement depuis 2004 en Poitou-Charentes avec l'adoption de plans en faveur des énergies renouvelables  et la promotion de la voiture électrique.

NUCLEAIRE:
Pendant la primaire socialiste en 2011, elle souhaitait ramener le nucléaire «à une énergie d'appoint». Elle s'était prononcée pour une sortie du nucléaire en France à «échéance de 40 ans maximum», avec «réduction de la part du nucléaire à 50% de la production d'électricité avant 20 ans» (le gouvernement a posé l'échéance à 2025).
Elle promettait d'abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d'en faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les énergies renouvelables.
Elle était aussi favorable à l'abandon de l'EPR de Penly et de tout projet de stockage de déchets nucléaires en grande profondeur, comme à Bure.

GAZ DE SCHISTE:
En 2011, elle se disait «favorable à l'interdiction» de l'extraction du gaz de schiste tant que «la maîtrise» de cette exploitation «n'est pas garantie». Ne fermant pas la porte à une exploitation par «les générations futures», elle jugeait «nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme».

TAXE CARBONE:
Elle avait ferraillé, en 2009, contre le projet de «taxe carbone» de Nicolas Sarkozy , dénonçant un «impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement décalé dans le temps», trop pénalisant pour les ménages modestes. Nicolas Hulot , promoteur de cette taxe finalement enterrée courant 2010, a estimé dans un livre paru en 2013 que Ségolène Royal a, avec cette déclaration, «torpillé la taxe et anéanti plusieurs mois de travail».
Ségolène Royal a contesté à nouveau l'été dernier la contribution climat énergie poposée par le gouvernement pour lier en partie les taxes sur les énergies polluantes à leurs rejets en CO2, fustigeant un «impôt supplémentaire». En tant que ministre de l'Energie, elle va toutefois désormais devoir gérer la montée en puissance d'une contribution adoptée à l'automne.

DIESEL:
Elle a aussi clairement pris position contre une hausse de la fiscalité sur le diesel: «On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire», disait-elle en mars 2013.
Pour lutter contre la pollution atmosphérique issue du transport, elle affirmait en 2011 être contre les péages urbains à l'entrée des grandes villes et préfère la circulation alternée basée sur les plaques d'immatriculation.

NOTRE-DAME-DES-LANDES:
En 2011, elle avait appelé à «une nouvelle enquête d'utilité publique» sur le projet de futur aéroport nantais, évoquant la possibilité de «trouver un site moins nuisible et moins fragile» que celui de Notre Dame des Landes . Cette position avait été saluée par plusieurs opposants au projet. En mai 2013, elle estimait que la construction de l'aéroport «sera très difficile à faire».
MCD

lundi 31 mars 2014

Dérèglement climatique : vers une catastrophe annoncée...

Réchauffement: l'impact dans huit grandes régions du monde

Yokohama (Japon) - Le 2e volet du rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), publié lundi à Yokohama (Japon), recense dans chaque grandes régions des impacts du réchauffement, ainsi que les risques et les actions possibles.

1 - AFRIQUE

- Impacts constatés: recul des glaciers dans l'Est de l'Afrique, réchauffement des eaux de surface des Grands lacs.
-Risques: pression accrue sur les ressources en eau, réduction des rendements agricoles, modification de la géographie des maladies dues aux changements du régime des pluies et des températures.
- Actions: sécuriser les ressources en eau et en améliorer la gestion, utiliser des variétés plus tolérantes à la chaleur, améliorer l'accès à l'eau saine et la surveillance médicale.

2 - EUROPE

- Impacts constatés: recul des glaciers dans les Alpes, en Scandinavie et en Islande; floraison plus précoce des arbres; hausse des surfaces incendiées en Grèce et au Portugal; migration vers le nord du zooplancton, de poissons, d'oiseaux marins.
- Risques: inondations (aussi dues à l'urbanisation), restriction de l'usage de l'eau, rendements agricoles affectés par des chaleurs extrêmes en Europe du Sud, améliorés en Europe du Nord, effets des vagues de chaleur sur la santé, la productivité au travail et la qualité de l'air.
- Actions: prévention des inondations, stratégies et technologies plus économes en eau, adaptation des habitations, des lieux de travail et des infrastructures, amélioration de la gestion des incendies.

3 - ASIE

- Impacts constatés: dégradation du permafrost (terres gelées en permanence) en Sibérie, Asie centrale et sur le plateau tibétain, hausse du débit des rivières lié à la fonte des glaciers dans l'Himalaya et en Asie centrale; apparition d'arbustes dans la toundra sibérienne, déclin des massifs coralliens et des algues dans les eaux tropicales et sur les côtes du Japon
- Risques: inondations et dommages aux infrastructures et à l'habitat; mortalité causée par des chaleurs extrêmes; pénurie d'eau et de nourriture causée par la sécheresse dans certaines régions.
- Actions: planification urbaine, déplacement de certains habitats; réduire la vulnérabilité des infrastructures; végétaliser les villes contre la chaleur.

4 - OCEANIE

- Impacts constatés: baisse du débit des rivières dans le sud, recul des glaciers en Nouvelle-Zélande, déplacements et mutations génétiques de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes en Australie; aggravation du blanchiment de la Grande barrière de corail; maturation précoce des vignes.
- Risques: déclin de la ressource en eau dans le sud-est de l'Australie; dommages accrus dus à la montée du niveau des eaux et aux pluies intenses; risques locaux d'extinction d'espèces; modification des rendements agricoles.
- Actions: nécessité de réduire les facteurs non-climatiques (pollution, pêche, tourisme, etc.) en raison d'une adaptation limitée des écosystèmes; contrôle de l'affectation des terres, amélioration de la prévention des inondations.

5 - AMERIQUE DU NORD:

- Impacts constatés: recul des glaciers, baisse des réserves d'eau dans l'Ouest, migration de variétés de poissons vers le nord.
- Risques: pression accrue sur la ressource en eau; baisse des rendements agricoles dans certaines régions due à la réduction des précipitations, la hausse des températures et la multiplication des événements extrêmes; impacts sanitaires accrus des vagues de chaleur; atteintes aux infrastructures en hausse; aggravation des incendies
- Actions: mesures de prévention (feux interdits, introduction d'une végétation plus résistante), système de climatisation dans l'habitat résidentiel; système d'alerte sanitaire, centres de rafraichissement, actions pour verdir les habitats.

6 - AMERIQUE LATINE:

- Impacts constatés: recul des glaciers, hausse du débit des cours d'eau dépendants du Rio de La Plata, aggravation du blanchiment des coraux dans les Caraïbes
- Risques: pression accrue sur la ressource en eau dans les zones semi-arides ou dépendantes des glaciers, risques d'inondations dans les agglomérations dû à des précipitations extrêmes.
- Actions: améliorer l'affectation des terres et l'accès à l'eau; plan de prévention et de gestion des inondations, nouvelles semences plus adaptées au stress hydrique et au dioxyde de carbone.

7 - REGIONS POLAIRES:

- Impacts constatés: réduction de la banquise arctique, réduction du volume des glaciers arctiques; dégradation du permafrost, formation de nouveaux lacs, développement des arbustes, variété accrue d'espèces dans l'ouest de l'Antarctique, accroissement du trafic maritime dans le détroit de Béring
- Risques: réduction de l'habitat des ours polaires; déplacement de populations, arrivée d'espèces invasives, navigabilité accrue dans l'océan Arctique

8 - PETITES ILES:

- Impacts: montée des eaux.
- Risques: pertes de ressources, d'habitat et d'infrastructures dans les zones côtières et les basses terres dues aux inondations.
- Actions: restauration et entretien des paysages et écosystèmes côtiers; amélioration de la gestion des terres et des ressources d'eau; adaptation des modes de construction.

(Source: Résumé aux décideurs in «Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité», GIEC 2014)

mardi 25 mars 2014

Dérèglement climatique : la catastrophe à venir

Climat: à Yokohama, les experts du Giec planchent sur l'état de la planète

Yokohama (Japon) - Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a commencé mardi à Yokohama, près de Tokyo, à plancher sur un rapport sur l'état climatique de la planète, document dont les conclusions s'annoncent pour le moins alarmistes.
«Cette réunion est d'une énorme importance. Ce rapport va élargir notre compréhension des questions liées à l'impact du changement climatique», a déclaré à l'ouverture des débats Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec depuis 2002.
Aggravation des évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie des équilibres actuels, avertissent les scientifiques auteurs de ce rapport qui sera rendu public le 31 mars.
Le ministre japonais de l'environnement, Nobuteru Ishihara, a de son côté réaffirmé l'engagement du Japon dans la lutte contre le changement climatique.
Fin 2013, Tokyo avait annoncé abandonner son précédent objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES) - moins 25% entre 1990 et 2020 - pour viser désormais une baisse de «3,8% entre 2005 et 2020», soit une augmentation de 3% par rapport à 1990, selon les calculs de l'administration nippone.
D'après une version non définitive du rapport de 29 pages du Giec, pour chaque degré Celsius supplémentaire, la disponibilité des ressources en eau potable se trouverait diminuée de 20% pour l'équivalent de 7% de la population mondiale.
Les risques d'inondations, notamment en Europe et en Asie, seraient sensiblement augmentés par les émissions de GES. La production de céréales (blé, riz et maïs) pourrait baisser de 2% par décennie, alors que la demande risque de s'élever de 14% d'ici à 2050.
La pauvreté, la migration et la faim qui résultent des catastrophes naturelles sont des facteurs de conflits, car ils attisent la concurrence sur fond de diminution de ressources, met en garde la version préliminaire du rapport.
Pour ce 2e tome, plus de 300 chercheurs ont compilé des milliers d'études, soumis leurs écrits aux commentaires de la communauté scientifique et proposé un document synthétique destiné aux responsables politiques.
Avant sa publication à Yokohama, cette synthèse appelée «résumé aux décideurs» devra être approuvée par 195 pays.
«Il est très important d'avoir cet accord sur le constat scientifique pour donner une chance à la négociation», expliquait récemment à l'AFP Sylvie Joussaume, climatologue au CNRS français et membre du Giec, groupe qui reçut le Prix Nobel de la Paix en 2007.
«Nous sommes à la croisée des chemins»
L'objectif de la communauté internationale est de parvenir, lors de la Conférence des Nations unies de 2015 à Paris, à un accord mondial et contraignant pour contenir le réchauffement à 2 degrés à l'horizon 2100, par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil au-delà duquel les scientifiques prévoient des conséquences dramatiques inévitables.
Cet objectif s'annonce très ardu: les émissions de GES - pour les trois-quarts dues aux énergies fossiles - continuent à augmenter alors qu'il faudrait qu'elles amorcent une décrue pour espérer ne pas dépasser les 2 degrés.
En marge de la réunion de Yokohama, l'organisation écologiste Greenpeace a lancé «un SOS»: «le changement climatique dévaste déjà des nations, détruit déjà des vies et fait déjà des milliards de dollars de dégâts».
«Cette crise ne connait pas de frontières. Nous sommes au bord de l'abîme climatique: chaque tonne de pétrole, de charbon ou de gaz extraite nous en rapproche davantage. Mais on peut s'en sortir. Les énergies renouvelables ont progressé plus vite qu'escompté et sont prêtes à concurrencer notre vieux et polluant système énergétique», estime Kaisa Kosonen, une activiste de Greenpeace International.
«Le message essentiel est: il faut choisir. Allons-nous continuer de voguer d'un désastre à l'autre, ou bien allons-nous prendre notre avenir en mains ? Nous sommes à la croisée des chemins et l'Histoire nous jugera sur les choix que nous allons faire maintenant», a-t-elle poursuivi.
Pour sa part l'organisation non-gouvernementale Oxfam a averti mardi que le changement climatique pourrait faire reculer le combat contre la faim dans le monde de «plusieurs décennies».
C'est «la plus grande menace qui pèse sur notre chance de gagner» ce combat, a déclaré Winnie Byanyima, directrice exécutive d'Oxfam International.
MCD

vendredi 21 mars 2014

Moins 5,3 millons d' hectares de forêts par an...

La déforestation continue de gagner du terrain à l'échelle mondiale

L'Amérique du Sud et l'Afrique accusent les plus fortes pertes en terres boisées...

Les terres boisées continuent à régresser à l'échelle mondiale, l'Amérique du Sud et l'Afrique accusant les plus fortes pertes, a révélé l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) ce vendredi à l'occasion de la journée internationale des forêts.
«L'amélioration des données sur les ressources forestières est fondamentale pour freiner la déforestation illicite et la dégradation des forêts», précise dans un communiqué l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), dont le siège est à Rome. La nouvelle évaluation des changements intervenus dans les forêts de la planète montre le recul des utilisations de terres forestières entre 1990 et 2010.

Les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an

«Si nous voulons sérieusement mettre fin à la déforestation, conformément à l'objectif de la FAO "Zéro déforestation illégale", il faudra impérativement partir d'informations et de données fiables», a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, cité dans le communiqué.
Selon cette étude -la première montrant l'évolution de l'utilisation des terres forestières au cours des 20 dernières années-, les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an, ce qui correspond, pour la période 1990-2010, à une perte nette équivalant à près de 4 fois la taille de l'Italie ou une fois celle de la Colombie. Les conclusions d'une enquête mondiale de télédétection montrent que les superficies boisées totales en 2010 s'élèvent à 3,89 milliards d'hectares, soit 30% des terres émergées de la planète.

Différences considérables entre les régions

A l'échelle mondiale, la réduction brute d'utilisation des terres forestières causée par la déforestation et les catastrophes naturelles au cours de la période (15,5 millions d'hectares par an) a été partiellement compensée par des gains de superficies forestières obtenus grâce au boisement et à l'expansion des forêts naturelles (10,2 millions d'hectares par an).
Selon la FAO, des différences considérables existent entre les régions, sachant que les forêts du monde sont réparties ainsi: forêts tropicales (45% du total), boréales (31%), tempérées (16%) et subtropicales (8%). Ainsi, «les forêts tropicales ont diminué en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, l'Amérique du Sud tropicale accusant la plus grosse perte en termes absolus, suivie de l'Afrique tropicale, tandis que l'Asie subtropicale et tempérée a affiché des gains de superficies boisées», souligne le communiqué.
Aux fins de cette enquête, la FAO a collaboré avec plus de 200 experts de 107 pays dans le cadre d'un partenariat entre la FAO, ses Etats membres et le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR). 
MCD

lundi 17 mars 2014

Le maïs Monsanto transgénique interdit en France..

La France interdit la culture du maïs transgénique MON 810

OGM - Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée...

Le ministère de l'Agriculture a interdit samedi par un arrêté publié au Journal officiel la commercialisation, l'utilisation et la culture du maïs génétiquement modifié MON 810, produit par le groupe américain Monsanto.
«La commercialisation, l'utilisation et la culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON 810 (...) sont interdites sur le territoire national jusqu'à l'adoption (...) d'une décision définitive» et des mesures communautaires, stipule l'arrêté.

«Le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives»

Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée. Mais le ministère de l'Agriculture a considéré qu'il y avait urgence, «eu égard à la proximité du début de la période de semis» à établir une interdiction d'ici là.
L'arrêté estime que «le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives».
«Au vu de données scientifiques fiables et de résultats très récents de la recherche internationale, la mise en culture de variétés de semences de maïs MON 810 sans mesures de gestion adéquates présenterait des risques graves pour l'environnement ainsi qu'un danger de propagation d'organismes nuisibles devenus résistants», indique le texte. Le Conseil d' État a annulé l' été dernier un arrêté d' interdiction datant de 2011 du MON 810 et dont le renouvellement d'autorisation est en cours d'examen par l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
MCD

vendredi 14 mars 2014

Traiter la pollution atmosphèrique...

Pollution: EELV plaide à nouveau pour la circulation alternée

Europe Ecologie-Les Verts a salué vendredi la gratuité, même trop tardive à ses yeux, des transports  pour combattre la pollution de l'air, mais a demandé d'aller plus loin en instaurant la circulation alternée.
Dans un communiqué, le parti dirigé par Emmanuelle Cosse écrit: «alors que la France subit depuis plusieurs jours un épisode de pollution de l’air dramatique pour la santé, le gouvernement réagit enfin en prenant des mesures d’urgences. En Ile-de-France et d' autres Régions, la gratuité des transports vient d’être décidée jusqu’à dimanche soir».
Les écologistes «se félicitent de cette décision qu’ils appellent de leurs voeux depuis plusieurs jours», tout en regrettant «le trop long temps de réaction».
Ils «demandent la mise en place sans attendre de la circulation alternée».
«Le préfet est en mesure de l’appliquer depuis mercredi matin et rien ne peut justifier ces hésitations quand il s’agit d’un enjeu sanitaire d’aussi grande importance», argumente le parti écologiste.
Au-delà des mesures d’urgence, il prône «un changement de modèle de développement alliant baisse de la circulation avec un report vers les transports collectifs et l’engagement d’une conversion industrielle permettant de construire les véhicules propres de demain».
Le seuil d'alerte à la pollution aux particules, dépassé jeudi en plusieurs Région de France  pour la quatrième journée consécutive, devrait encore l'être vendredi, a indiqué l'association Airparif.
Un arrêté préfectoral du 27 octobre 2011 permet la mise en oeuvre de la circulation alternée en Ile-de-France dès lors que le seuil d'alerte est dépassé deux jours de suite, dans les épisodes de pollution au dioxyde d'azote ou aux particules fines, avait rappelé Christophe Najdovski à la mi-décembre, lors d'un précédent épisode de forte pollution aux particules.
MCD

mercredi 12 mars 2014

La nature a 4 milliards d' années d' expérience...

Quand les entreprises s'inspirent de la nature: le biomimétisme

Imiter les rapaces pour créer des avions plus économes ou les éponges calcaires pour produire du béton allégé et compostable: la recherche de modes de vie plus «soutenables» nécessite de s'inspirer toujours plus de la nature, «la plus belle entreprise ayant jamais existé», plaide le biologiste Gilles Boeuf.
Le biomimétisme, le nom donné à l'imitation de la nature, «n'est ni une technologie, ni une discipline scientifique, c'est une philosophie qui consiste à se dire que la plus belle entreprise ayant jamais existé, c'est le vivant», explique le président du Muséum national d'histoire naturelle.
Gilles Boeuf, l'un des meilleurs spécialistes français de la biodiversité, est à la tête du conseil scientifique du Ceebios, le premier site français de recherche et de développement économique consacré au biomimétisme attendu à partir de fin 2014 à Senlis (Oise) et au coeur d'une conférence ce jeudi à la Maison de la Chimie, à Paris.
«Le vivant a 3,85 milliards d'années et il a résolu énormément de questions liées à son existence et à sa survie. La nature est excellente parce qu'elle réagit toujours en optimisant, au coût énergétique le plus bas», souligne le chercheur.
Un exemple? Ces microalgues marines, les diatomées, qui secrètent du verre à seulement 20°C quand l'homme «ne sait le faire qu'à 1.000 degrés!»
«Dans cette philosophie, il faut beaucoup d'humilité et ne pas être arrogant en disant qu'on va tout créer», relève le professeur au Collège de France.
S'inspirer de la nature n'est pas nouveau: Léonard de Vinci le faisait déjà pour certaines de ses inventions et le pionnier de l'aviation Clément Ader a aussi imité les chauve-souris.
Dans la seconde partie du XXe siècle, on parle alors de «bionique», une science «qu'on imagine à l'époque très axée sur les matériaux et les technologies de transports» et sur les formes. Depuis les années 1990 et un livre fondateur de la scientifique américaine Janine Benyus, le terme de «biomimétisme» s'impose, même si Gilles Boeuf préfère, lui, celui de «bio-inspiration».
- Ventilation inspirée d'une termitière
Ce qui est nouveau, c'est peut-être l'intérêt de plus en plus marqué des entreprises.
Certaines, explique le chercheur, continuent à s'intéresser aux formes pour réduire la consommation d'énergie.
Des avions, par exemple, ont aujourd'hui le bout des ailes recourbées: une modification née de l'observation du vol de rapaces dans les Pyrénées qui permet un gain de 20% de consommation de kérosène, s'enthousiasme le chercheur.
Au Japon, des trains à grande vitesse Shinkansen ont été «non seulement inspirés de la forme du martin-pêcheur quand il pénètre dans l'eau mais ont, en plus, un revêtement inspiré des ailes de hibou pour ne pas faire de bruit».
D'autres industriels s'intéressent aux matériaux, poursuit Gilles Boeuf, en montrant l'échantillon de coque de bateau en fibres de lin posé sur son bureau situé au Jardin des plantes, à Paris.
«On peut par exemple aujourd'hui faire du béton inspiré du squelette des éponges calcaires, beaucoup plus léger, largement aussi résistant mais surtout compostable», décrit-il.
Mais la nature offre aussi des solutions pour dépolluer des sols comme le font certaines bactéries ou améliorer les bâtiments, comme pour cet immeuble à Harare, au Zimbabwe, dont la ventilation est inspirée de celle des... termitières.
«Je pense qu'on va encore trouver plein de choses», affirme Gilles Boeuf, soulignant que beaucoup de chercheurs «font déjà du biomimétisme sans le savoir», faute de relations fortes entre laboratoires, ingénieurs et entreprises.
D'où, selon le biologiste, l'intérêt du futur Ceebios, installé sur une ancienne caserne militaire à Senlis, qui aura pour objectif de «mettre en relation des PME et des grands groupes avec des ingénieurs et des chercheurs et de les faire - brainstormer -  ensemble pour sortir de nouveaux produits. Cela existe en Allemagne et aux Etats-Unis, pas en France.»
«On peut vivre mieux en consommant moins, et l'entreprise joue un rôle pour cela important», conclut le chercheur résolument «optimiste» sur l'avenir de la planète.
RencEcolQuot

mardi 11 mars 2014

A Fukushima rien n' est réglé...

La centrale de Fukushima est-elle encore dangereuse aujourd'hui?

Trois ans après la tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima, la centrale n'est toujours pas sécurisée...

Une terrible catastrophe nucléaire évitée? Diificile à dire, même trois ans après le drame qui a fait 20.000 morts et laissé exsangue toute une région sinistrée avec plus de 200 000 déplacés. La centrale nucléaire accidentée de Fukushima est officiellement « sous contrôle », depuis décembre 2011, mais nombre de problèmes demeurent. Trois exactement après le désastre, voici le point sur la situation.
L'état des réacteurs et des piscines:
- Réacteurs 1 et 3: leurs bâtiments de protection ont été soufflés par des explosions d'hydrogène en mars 2011. Ces deux unités sont à présent continuellement refroidies mais nul ne sait où se trouve le combustible fondu.Une nouvelle catastrophe est possible.
Le réacteur 1 est recouvert d'une sorte de tente dure, le 3 est à ciel ouvert, mais les débris de ferraille accumulés au-dessus ont été retirés.
Les piscines de désactivation de ces réacteurs sont aussi refroidies avec une température maintenue entre 10 et 20°C. De la vapeur, radioactive, d'origine inconnue, s'échappe par intermittence du dessus du réacteur 3.
- Réacteur 2: surmonté d'un bâtiment "en apparence" quasi intact, c'est le réacteur qui a dégagé le plus d'éléments radioactifs dans l'environnement. Il est aussi continuellement refroidi mais l'état du combustible fondu est inconnu. La température de sa piscine de désactivation est maintenue à 10°C.
- Réacteur 4: à ciel ouvert pendant longtemps à cause d'explosions d'hydrogène qui ont soufflé son bâtiment, ce réacteur (qui était vide au moment du tsunami) est désormais en partie surmonté d'un "camouflage" sous lequel a été installé un dispositif de retrait des quelque 1.533 assemblages de combustible qui se trouvaient dans sa piscine de désactivation. Le vidage de ce bassin fragilisé a débuté en novembre et 462 assemblages ont déjà été extraits à la date du 9 mars.
Le début du retrait du combustible usé des autres piscines est programmé entre début 2015 et fin 2017.
Le problème de l'eau contaminée:
Quelque 436.000 mètres cubes d'eau sont stockés dans plus de 1.000 cuves et citernes de différents types et 70.000 dans les bâtiments et tranchées sous la centrale.
Cette eau doit être décontaminée avec un système appelé ALPS censé filtrer 60 éléments radioactifs, mais il n'est pas encore complètement fiable et sa capacité est de toute façon insuffisante. Une fois purifiée, il est fort possible que cette eau sera un jour rejetée en mer, même s'il y restera du tritium. Terrifiant.
Par ailleurs, des "tests" de mur de glace souterrain sont en cours pour bloquer le passage d'eau sous la centrale où elle est contaminée et s'écoule ensuite en partie en mer.Mais la mer est quotidiennement contaminée.
Les autorités assurent cependant que « la radioactivité n'est pour ainsi dire pas présente en dehors du port de la centrale ». Ce qui est totalement faux. Un région comme Rhône Alpes est contaminée et interdite.
Autres grands sujets de préoccupation immédiats:
La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et les autorités sont confrontées aux problèmes du traitement des déchets radioactifs qui s'accumulent de jour en jour, du maintien d'un personnel compétent pendant des décennies, du contrôle strict de leur exposition aux radiations et de la réduction de la vulnérabilité du site aux catastrophes naturelles. Les équipements installés en urgence après l'accident doivent de surcroît être remplacés par des moyens plus pérennes et des technologies nouvelles développées pour le démantèlement.
Si une autre explosion ne vient pas ...
MCD

dimanche 9 mars 2014

Fukushima , 3 ans et cela continue...

Alsace: Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim



Ils étaient 10 000 à protester contre le nucléaire à l’occasion du troisième anniversaire de l'accident de la centrale atomique japonaise de Fukushima...

En famille, avec pancartes et fanfares, plusieurs milliers d'antinucléaires français, allemands et suisses manifestaient dimanche sur des ponts du Rhin, à l'occasion du troisième anniversaire de la catastrophe atomique  de Fukushima au Japon, pour réclamer notamment la «fermeture immédiate» de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin).
«François Hollande serez-vous le président de la catastrophe nucléaire?», «Nucléaire = démocratie bafouée», pouvait-on lire par exemple sur des pancartes de manifestants à Fessenheim, où se massaient des centaines de personnes, selon un photographe présent sur place.
Peu avant 15H00, les forces de l'ordre avaient  pointé prés de 10 manifestations sur différents sites de rassemblement.  Les organisateurs tablaient sur un chiffre de l'ordre de 10.000 personnes.
50 jours d'actions antinucléaires en France
A l'appel de diverses associations antinucléaires et environnementales des deux côtés de la frontière, les manifestants avaient investi vers 14H00 huit ponts enjambant le Rhin, de Strasbourg jusqu'à la frontière suisse en passant par Fessenheim.
Des actions pacifiques et symboliques étaient menées sur les ponts, comme un «die in» (où les manifestants s'allongent par terre) sur le pont de l'Europe à Strasbourg, des chaînes humaines reliant les deux rives, des lâchers de ballons, des prises de parole et une minute de silence en mémoire des victimes de Fukushima .
«Fukushima, les gens croient que c'est derrière eux, alors qu'en réalité ça ne fait que commencer: le plus grand nombre de victimes est à venir. On commence maintenant à voir apparaître de premières leucémies infantiles» au Japon, s'est indigné André Hatz, porte-parole de l'association Stop Fesssenheim  et membre du réseau Sortir du nucléaire. 200 000 Japonais sont toujours déportés  hors des lieux de la catastrophe.
Une partie des manifestants devait converger vers 15H30 devant la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France encore en service, pour y réclamer sa «fermeture immédiate».
Sur une faille sismique
Le gouvernement s'est engagé pour l'heure à la fermer en 2016. «On est en train de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe quand» a dénoncé M. Hatz, rappelant que la centrale alsacienne est construite sur une faille sismique.
Parmi les manifestants à Fessenheim figurait le Japonais Naoto Matsusumura, aux cheveux blancs et à la moustache fine, surnommé «le dernier homme de Fukushima», qui effectue actuellement un séjour en Europe pour avertir des risques nucléaires.
Jeudi, à Paris, il avait estimé que le prochain accident nucléaire arriverait «soit au Japon, soit en France».
«Je pense qu'EDF pense également que les centrales nucléaires françaises bénéficient d'une technique de meilleure qualité. Tepco (la compagnie d'électricité japonaise responsable de Fukushima, ndlr), c'était pareil. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas de danger, que c'était sûr...» avait-il déclaré.
«Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre», avait ajouté celui qui vit en ermite avec des animaux près de la ville japonaise désertée de Tomioka, située dans le périmètre interdit d'un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima, dévastée depuis le tremblement de terre, le tsunami et la radioactivité de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
Le réseau Sortir du nucléaire a prévu 50 jours d'actions antinucléaires en France du 8 mars au 26 avril, autre date anniversaire d'une catastrophe nucléaire, celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986.
MCD

mardi 4 mars 2014

Réinvestir l'Espace public avec des Jardins...

Des jardins urbains malins: Un peu de douceur dans un monde de briques

En milieu urbain, les citoyens cherchent à créer des espaces de mieux vivre…

Le jardin à la française. Un patrimoine légué par André Le Nôtre à travers les siècles passés. Mais la tradition perdure et aujourd’hui encore, le jardin façon hexagonale continue d’innover mais en tenant compte des enjeux urbains de notre époque. Pour preuve le prix «Cité verte», qui a récompensé cette année, dans le cadre du concours de l’innovation «Jardins, jardin 2014», un projet de cabane Polypode, réalisé par Sarah Sellam paysagiste et Steven Domin, jardinier.
«Ensemble inventons les natures urbaines», prône l’organisateur du concours. Une problématique bien comprise par cette cabane, une structure végétale permettant de créer des lieux intimes au cœur de la ville en particulier sur vos toits et terrasses.
Un jardin créé en deux semaines
«Nous sommes partis sur un concept général de création de structures végétales habituées au milieu urbain, explique la lauréate interrogée par 20 Minutes. Polypode signifie plusieurs pieds. La cabane s’adapte au contexte, à la dimension de l’espace. Ce n’est pas un projet figé. La création est constituée d’un dôme végétal en métal, osier et végétal avec, à ses pieds, des bacs géométriques de plantes, en acier corten. «Polypode vient aussi du nom d’une fougère, assez commune, qui pousse sur les murs en milieu urbain.»
«Nous mettons en place des plantes assez rustiques, qui grimpent sur la structure. On peut également laisser la place à des plantes potagères. Une de nos plantes grimpantes est par exemple une vigne.» Le temps de création n’excède pas deux semaines pour un prix projet moyen de 3.000 euros pour une superficie de 20 m2. «Nous faisons le suivi de notre projet, annonce la créatrice. Il faut que ce soit simple à entretenir pour des urbains.»
Pour vos rendez-vous intimes ou vos soirées entre voisins
Voilà donc un peu de douceur dans ce monde de briques. «Dans le contexte d’urbanisation croissante, les citadins expriment un besoin de retour au végétal, c’est très psychologique, poursuit Sarah Sellam. Nous souhaitons que ces endroits assurent aux citoyens des bienfaits en termes de qualité de vie, c’est pourquoi nous attachons de l’importance à l’esthétique et pas qu’à l’aspect technique de la cabane.»
Cela peut ainsi devenir un jardin intime ou un lieu de vie collectif pour se retrouver entre voisins. Et pourquoi pas au bureau, entre salariés -une fois réglés les problèmes de légalité, de sécurité, de portance et d’étanchéité. «Sinon, cet espace peut juste être décoratif pour ceux qui ont besoin d’avoir une vue agréable sur du vert», affirme la paysagiste.
MCD

dimanche 2 mars 2014

Encore des destructions de milieux naturels...à Lisle sur Tarn...

Tarn:  des opposants à un projet de barrage...

Albi - Des militants hostiles à un projet de barrage dans le Tarn ont été expulsés jeudi du site qu'ils occupaient pour empêcher les travaux, mais ont immédiatement reconstruit à proximité un campement de fortune, déterminés comme jamais à protéger la zone humide et sa biodiversité.
Les opérations d'expulsion, pour lesquelles une centaine de gendarmes ont été mobilisés, se sont déroulées dans un calme relatif, selon des sources concordantes. Une personne a été interpellée et placée en garde à vue pour violences sur agent de la force publique, selon les gendarmes.
D'après le récit d'un membre du collectif «Tant qu'il y aura des bouilles», qui dénonce le projet depuis octobre à la façon des opposants à l'aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes, les gendarmes sont arrivés à 08H30 jeudi sur le site appartenant au Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du projet, où ils avaient construit une cabane et monté un chapiteau. Une dizaine d'opposants étaient alors présents sur les lieux, sur le territoire de Lisle-sur-Tarn.
«Les gendarmes nous ont laissé sortir le plus gros de nos affaires personnelles puis les agents du Conseil général ont démantelé la cabane et démonté notre chapiteau», a-t-il raconté  sous couvert de l'anonymat. Environ 70 militants arrivés en renfort ont été empêchés par les gendarmes d'accéder au site avant que les opposants ne s'installent de l'autre côté de la route, sur une parcelle appartenant à l'Office national des forêts (ONF) où ils ont immédiatement reconstruit «un campement de fortune», a-t-il ajouté.
- Occupation «illégale»
Le barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée doit être construit sur la zone humide du Testet, au pied de la forêt de Sivens, dans le nord-ouest du Tarn, par la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). L'ouvrage est censé soutenir l'étiage du Tescou, petit affluent du Tarn, et assurer l'approvisionnement en eau des fermes voisines. Mais c'est un réservoir de biodiversité de 13 hectares qui est appelé à disparaître et la tension va grandissant à mesure que les échéances approchent.
La préfecture a expliqué que ces expulsions avaient été mises en œuvre à la demande du Conseil général et faisaient suite à une décision de justice. «Il est procédé ce jour à l’expulsion des opposants au projet de barrage de Sivens» qui sont «installés illégalement sur site», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Ce projet est «indispensable pour le maintien d'une activité économique en milieu rural» et permettra une «restauration des débits essentielle pour l'environnement alors que les déficits hydriques s'accentuent d'année en année».
- 'Non-sens agronomique et écologique'
Ce n'est pas du tout l'avis des opposants, auxquels le député européen écologiste José Bové a apporté son soutien, déplorant «le passage en force des promoteurs du projet». «Ce barrage est un non-sens agronomique et écologique», a-t-il dit dans un communiqué. La zone humide ne «doit pas être sacrifiée au bénéfice d’une agriculture intensive dépassée. Ce cadeau des pouvoirs publics financeurs au lobby des maïsiculteurs est un gaspillage économique et écologique scandaleux».
Les opposants, qui avaient fortement perturbé des opérations de prélèvements d'espèces dans le cadre des travaux préparatoires à la construction de l'ouvrage, se disent déterminés à poursuivre leur action. Les «zadistes» comme ils s'appellent en référence à la «zone à défendre» créée en Loire-Atlantique, veulent désormais empêcher les opérations de déforestation prévues incessamment sur le site.
«Cette affaire va devenir un scandale d’État», a prédit un membre de «Tant qu'il y aura des bouilles», un terme local qui désigne des terrains humides et peu rentables. «Nous n’allons pas abandonner, bien au contraire !», a-t-il dit à notre correspondante.
Un autre collectif lutte contre le barrage. Ce «collectif pour la sauvegarde de la zone du Testet» regroupe des associations de défense de l'environnement et veut, lui, agir contre le projet par les voies légales. Ces opposants, qui évoquent aussi le coût élevé du barrage (8 Millions EUR) pour «l'irrigation intensive» d'un faible nombre, une vingtaine d'agriculteurs, selon eux, a toutefois été débouté d'une de ses actions en justice.
La FDSEA, toujours du mauvais coté du manche, parle elle de 80 agriculteurs susceptibles d'être concernés par le projet.
MCD

jeudi 27 février 2014

La déforestation avance à grands pas....

Indonésie: Procter & Gamble accusé de favoriser la déforestation

Kalimantan central (Indonésie) - Greenpeace a accusé mercredi le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble de se fournir en huile de palme auprès d'exploitants agricoles responsables de la déforestation alarmante en Indonésie.
L'huile de palme indonésienne entre dans la composition de produits phares de P&G comme par exemple les shampooings Head & Shoulders et Pantene et le gel de rasage Gillette.
«Le producteur de Head & Shoulders doit laisser la forêt tropicale menacée à la porte de nos salles de bain», estime Greenpeace.
«Il doit faire du ménage dans ses procédures et garantir à ses clients que ses produits sont inoffensifs pour la forêt», a souligné le responsable de la campagne indonésienne de Greenpeace, Bustar Maitar.
Il n'a pas été immédiatement possible d'obtenir une réaction de Procter & Gamble, dernière entreprise à être épinglée dans ce dossier par l'organisation écologiste.
Un photographe de l'AFP a constaté le vaste déboisement en cours dans les concessions des fournisseurs de P&G dans la partie indonésienne de Bornéo, troisième plus grande île du monde.
Selon le WWF, Bornéo a perdu plus de la moitié de la jungle qui la couvrait encore à plus de 90% il y a quelques décennies seulement, et ce en dépit d'un moratoire sur les défrichements lancé en 2011 par le gouvernement indonésien, largement considéré comme un échec.
Pourtant cette forêt tropicale est une réserve de biodiversité, avec quelque 1.400 espèces animales et 15.000 espèces végétales, qui absorbe le gaz carbonique de la planète, permettant de ralentir le réchauffement climatique.
Les campagnes de Greenpeace ont conduit plusieurs multinationales comme Unilever, Nestlé et L'Oréal à modifier leur chaîne d'approvisionnement afin d'éviter de perdre d'importants clients soucieux de leur image publique.
L'Indonésie possède le troisième bassin de forêts équatoriales dans le monde, après le Brésil et la République démocratique du Congo.
La moitié des forêts indonésiennes ont disparu en cinquante ans, selon les ONG, souvent pour faire place aux exploitations d'huile de palme, dont l'Indonésie est le premier producteur mondial.
La surface plantée en palmiers a été multipliée par près de 27 dans l'archipel en une vingtaine d'années, selon des chiffres officiels. Et le pays a pour ambition d'augmenter de plus de 60% sa production d'huile de palme d'ici à 2020.
MCD

mercredi 26 février 2014

Vers une interdiction des OGM ?

Interdiction du maïs transgénique: la proposition de loi adoptée en commission...

Paris - La commission du développement durable de l'Assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique en France, qui sera débattue le 10 avril dans l'hémicycle.
Socialistes, écologistes et UDI ont voté pour tandis que l'UMP s'est abstenue.
Ce texte est identique à une proposition de loi du sénateur socialiste Alain Fauconnier rejetée le 17 février par le Sénat. Le gouvernement et la majorité mènent ensemble une course de vitesse pour interdire le maïs transgénique avant la période des semis, en particulier le MON810 que certains producteurs veulent planter.
La proposition de loi a pour but de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, mais va au-delà car elle stipule que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite». Pour marquer ce caractère général, la commission a d'ailleurs retiré du titre la référence au seul maïs MON810 qui y figurait.
Elle a en revanche repoussé un amendement des écologistes, tiré d'une proposition de loi qu'ils avaient déposé de leur côté, visant toutes les plantes génétiquement modifiées et pas seulement le maïs.
Le Conseil d’État a annulé l'été dernier un arrêté d'interdiction, datant de 2011, du MON 810 produit par le groupe américain Monsanto, et dont le renouvellement d'autorisation est en cours d'examen par l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.
Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507 (Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les États ont été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d'autorisation des OGM.
MCD

jeudi 20 février 2014

Die 26150 : Formation à la taille douce des arbres fruitiers...

Les associations Ecologie au Quotidien et Dryade sont heureuses de vous proposer un Stage de taille douce des arbres fruitiers
avec Alain Pontoppidan auteur de "Manuel de Taille douce" aux éditions Terre Vivante
le week-end des 8 et 9 mars 2014 à Die
A partir d'observations simples de rameaux et branches, les participants sont amenés à comprendre le mode de fonctionnement naturel des arbres, afin, dans un deuxième temps, de s'initier à la technique de taille douce des arbres fruitiers. La matinée est consacrée à l'observation, et à l'élaboration technique. L'après midi aux travaux pratiques sur le terrain, à l'extérieur.
Coût du stage : 70 € (50 € pour les personnes en situation économique difficile)
Rendez vous : Samedi 8 mars, à 9 heures, salle Beauvoisin à Die
Prévoir des vêtements pour l'extérieur, des bottes, un sécateur. Repas de midi tiré du sac, portez votre pique-nique.
Pour tout renseignement, ou vous inscrire,
Pascale Laussel (Dryade) 06 26 69 25 88
Association Dryade
10 rue Archinard, 26400 Crest
0811 26 00 64
Courriel : contac@dryade26.org
Anne Tesson (Ecologie au quotidien) 04 75 21 00 56
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes, France
Tel : 04 75 21 00 56       


jeudi 13 février 2014

Maïs transgénique : Forte opposition...en Europe

Maïs transgénique: 12 Etats anti-OGM lancent un appel à la Commission européenne

Bruxelles - Douze Etats membres de l'UE emmenés par la France ont lancé mercredi un appel de la dernière chance à la Commission européenne pour qu'elle renonce à autoriser, comme elle affirme y être obligée, la mise en culture d'un nouvel OGM sur le territoire de l'Union.
«Nous espérons avoir demain (jeudi) une réponse de nos services légaux à cette lettre», a commenté Roger Waite, porte-parole de la Commission sur ce dossier. Mais l'exécutif bruxellois avait réaffirmé dans la matinée ne pas avoir «d'autre choix que d'autoriser la culture de cet OGM», le maïs TC 1507 du groupe Dupont-Pionner, faute de majorité qualifiée au sein des 28 pour l'interdire.
«La Commission est encore en mesure de retirer sa proposition» d'autorisation, avancent pour leur part dans un courrier au commissaire à la Santé, Tonio Borg, les douze irréductibles (Autriche, Bulgarie, Chypre, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Slovenie et Malte).
Leur appel ne recueille toutefois pas le soutien de la totalité des 19 pays qui s'étaient prononcés mardi contre la culture de cet OGM, sans pour autant atteindre la majorité qualifiée nécessaire à son interdiction.
La République Tchèque, la Belgique, l'Allemagne et le Portugal se sont en effet abstenus, ce qui équivalait a soutenir les cinq pays favorables à la culture, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande et Estonie.
«On voit mal comment une lettre de 12 pays peut-être plus importante que la prise de position de 19 pays», a commenté une source européenne.
Pour les douze signataires de la lettre, dont MCD a eu copie, le refus opposé par les 19 Etats-membres, sur 28, ne pourrait être ignoré «dans aucune autre procédure de décision».
«Nous sommes convaincus que la Commission ne peut ignorer les inquiétudes légales, politiques et scientifiques exprimées», insistent-ils.
Selon une source proche du dossier, l'exécutif bruxellois va quoi qu'il en soit chercher à temporiser avant de rendre effective l'autorisation du TC1507, qui devrait être renvoyée après les élections européennes de mai prochain.
S'affirmant tenue sur ce dossier par les règles en vigueur, la Commission renvoie toutefois la balle aux Etats en soutenant qu'ils pourraient se doter des moyens leur permettant de bannir les plantes transgéniques sur leur territoire national.
Cette proposition de la Commission a été inscrite à l'ordre du jour de la réunion des ministres de l'Environnement de l'UE le 3 mars.
MCD

dimanche 8 décembre 2013

Les Rencontres Rhône-Alpes de l'Ecologie 2014 dans la Drôme



En Drôme dans la Biovallée® du 19 janvier au 9 février 2014

A Die dans la Salle Polyvalente du 23 janvier au 3 février 2014

Les 12èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien

«  Biodiversité, Cultivons la Vie»

« Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »     Edgar Morin
                                                                                        
La biodiversité, c’est le passage de « l’homme et la nature » à « l’homme dans la nature », voire « l’homme est la nature».
C’est l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité et leurs relations.
C’est le tissu vivant du phénomène que l’on appelle la vie.
La biodiversité est bien plus qu’un catalogue d’espèces, la vie est partout, elle interagit avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons…
Les écosystèmes naturels maintiennent la vie humaine sur terre, purifient l'air et l'eau, atténuent les sécheresses et les inondations…La biodiversité constitue une ressource capitale : alimentation, médicaments…
Nous sommes, les humains, de plus en plus nombreux à être saisis par la crise écologique et en particulier par l’extinction des espèces. La dégringolade continue.  Par milliers, plantes et animaux disparaissent…après des dizaines d’années de palabres…  
De nombreuses initiatives fleurissent sur la planète allant dans le sens de la vie. Nous sommes la biodiversité.   Ensemble, cultivons la vie !

Sauf indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la Salle Polyvalente (Bd du Ballon)

Dimanche 19 janvier      sortir de l’atome

Livron sur Drôme – Mairie de Livron, Salle Aragon,
17h30 Film/Débat : Welcome to Fukushima, d’Alain de Halleux
Prolongation des réacteurs nucléaires français jusqu’à 50 ans : un projet inconscient et irresponsable ! Participation libre.
FRAPNA-StopTricastin-SDN26/07-Ensemble Livron-CRIIRAD

vendredi 6 décembre 2013

Nous allons manquer de terres vivrières...

Bétonnés, érodés, pollués... les sols de la planète vont mal

Paris - Saviez-vous que dans une grosse cuillère de terre, il y autant de micro-organismes que d'êtres humains sur la planète? Pourtant, cette ressource vitale à maints égards se dégrade dans le monde, quand elle ne «disparaît pas sous le béton», alerte le chercheur Dominique Arrouays de l'INRA à l'occasion de la «Journée mondiale des sols».
Et l'ampleur des dégâts est importante: 60% des terres cultivées sur la planète sont «touchées par une ou plusieurs formes de dégradation», rappelle le président de l'Association française pour l'étude du sol (Afes) et expert auprès de l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation (FAO).
Les sols sont essentiels pour la production alimentaire mondiale, mais aussi cruciaux pour le filtrage et l'épuration des eaux qui les traversent, régulent les inondations, abritent une grande biodiversité terrestre ou encore jouent un rôle central dans la régulation du climat, en stockant et relâchant des gaz à effet de serre.
Ainsi, a souligné Dominique Arrouays lors d'un colloque organisé à Paris, les sols «sont un maillon central de nos écosystèmes» et «au coeur de grands enjeux planétaires».
Mais ils sont de plus en plus menacés, et parmi la multiplicité des dégâts - de l'acidification à la salinisation en passant par la contamination par divers polluants ou le compactage des sols sous le poids de machines lourdes utilisées dans l'agriculture - le chercheur en isole deux à combattre en priorité.
«Prendre le pouls de la planète»
«L'artificialisation», dit-il dans un entretien à l'AFP, «c'est-à-dire la disparition des sols sous le béton. Ce sont 20.000 hectares par an qui disparaissent». Soit 6.350 m2 par seconde.
«Et puis l'érosion, car c'est une perte irrémédiable», poursuit-il, précisant qu'elle est essentiellement due à «la façon dont on gère les sols», avec notamment la disparition de la couverture végétale qui les protège contre la pluie et le vent.
«On fait de plus en plus de monocultures, qui laissent le sol nu à certaines période de l'année». En outre «en France, par exemple, le fait qu'on soit passé de petites parcelles avec des haies et des fossés à de grands +open fields+, on favorise le ruissellement et donc l'érosion».
Et d'avancer le chiffre de 20.000 milliards de tonnes de terres érodées par an dans le monde, soit 3,4 tonnes par habitant, quand il faut parfois jusqu'à 2.000 ans pour que la nature fabrique 10 cm de terre fertile.
En France, sur les fonctions liées à l'épuration ou encore l'écoulement de l'eau dans les rivières, on «est déjà dans l'orange ou dans le rouge, en particulier en Ile-de-France, sur le pourtour de la Méditerranée, et autour de presque toutes les grosses villes françaises».
«Mais au niveau mondial, la situation est bien plus alarmante, notamment dans les grands pays émergents, comme la Chine, l'Inde, le Brésil, la nouvelle Russie. On est dans des ordres de grandeur concernant l'érosion ou la contamination par les polluants jusqu'à 4 fois plus élevés qu'en France».
Parallèlement aux mesures d'urgence à prendre, comme repenser l'urbanisme en construisant notamment dans les friches industrielles, il faut développer, selon M. Arrouays, «des outils de surveillance à l'échelle mondiale» sur l'état des sols, ce que se propose de faire la FAO en lançant un Partenariat mondial sur les sols.
L'idéal, selon lui, serait alors «d'avoir une base de données mondiale sur les sols, de façon harmonisée, pour pouvoir prendre le pouls de la planète de la même façon qu'on le fait pour le climat, la désertification, ou la biodiversité».
MCD

mercredi 4 décembre 2013

L' Ecologie au coeur des prochaines élections municipales...

Municipales 2014: Le développement durable s'invite dans les campagnes

ENVIRONNEMENT - Les Français veulent des maires qui s'engagent...

Ringard, l’environnement? Si ce thème a été le grand oublié des débats de la dernière présidentielle, ce ne sera pas le cas aux prochaines municipales. C’est du moins ce qu’il ressort d’un baromètre réalisé par OpinionWay pour le cabinet de conseil Auxilia.
Car pour près de six Français sur dix (59%), le développement durable comptera dans le choix de la liste pour laquelle ils voteront en mars prochain. C’est particulièrement vrai à gauche, où les sympathisants sont 68% à l’assurer. Et ce n’est pas faux à droite, puisque l’environnement y influencera plus d’un électeur sur deux (53%).
A noter que l’intérêt est particulièrement fort chez les jeunes: 68% des moins de 25 ans estiment que cet enjeu pèsera dans leur décision électorale. Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay, voit même dans la défense de cette thématique un outil anti-abstention: «Le développement durable peut être un levier de mobilisation important. Les jeunes ont une vision plus pragmatique et moins politicienne du vote et rien n’est plus porteur pour eux que ce sujet-là.»
En attendant, près d’un citoyen sur deux (48%) estime que son maire ne prend pas suffisamment en compte le développement durable dans son action. Un sentiment encore plus marqué dans les petites et les grandes communes, soit respectivement moins de 5.000 et plus de 100.000 habitants.

Les Français font confiance à leurs communes

Certes, les Français pensent que le développement durable est avant tout l’affaire des citoyens eux-mêmes, mais ils ne déchargent pas pour autant les pouvoirs publics de cette fonction: 62% des sondés estiment que c’est également à eux d’agir dans ce domaine, loin devant les entreprises (35%), l’Union Européenne (23%) ou les associations (6%).
Et si l’Etat est à leurs yeux l’acteur le plus légitime, c’est dans leur commune que les Français croient avant tout pour faire changer les choses: «56% d’entre eux lui font confiance pour mener une politique de développement durable, alors même que la défiance à l’égard des pouvoirs publics est forte», note Frédéric Vasse, directeur Recherche et Innovation chez Auxilia.
D’ailleurs, les attentes des Français vis-à-vis de leurs maires sont très diversifiées: sensibilisation des enfants au développement durable (30%), aide à la réduction de la facture énergétique (27%) ou encore développement des emplois locaux autour des filières vertes (25%). Dans les villes de plus de 50.000 habitants, les citoyens sont également très nombreux (35%) à demander à leurs élus d’agir contre la pollution atmosphérique et contre les risques naturels et industriels –contre moins de 20% dans les plus petits villages.
«La commune paraît le bon échelon pour agir, d’autant plus que le développement durable vient croiser toutes les grandes questions économiques, sociétales et urbaines», analyse  Frédéric Vasse, qui recommande également aux maires de ne pas hésiter à miser sur «l’urbanisme collaboratif: les citoyens sont prêts à s’impliquer et à collaborer avec leurs élus pour faire avancer les problématiques de développement durable», assure-t-il.
Le baromètre a été réalisé du 23 au 30 octobre auprès d’un échantillon de 2.010 Français représentatifs, constitué selon la méthode des quotas.
* Céline Boff