NUCLEAIRE - Un incident s'est produit sur le réacteur n° 2 alors que le réacteur n°1 se trouve à l'arrêt depuis le 9 avril...
L’un des deux réacteurs de la Centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui s' est arrêté automatiquement vendredi soir suite à des incidents , a été remis en service dimanche matin, a annoncé EDF.
«Depuis le dimanche 20 avril 2014 à 4h, l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim
est de nouveau à disposition du réseau électrique national», indique
EDF sur son site internet. La compagnie précise que la centrale «s’était
arrêtée automatiquement le 18 avril, à 22h40 suite à un déclenchement
du groupe turbo-alternateur situé dans la partie non nucléaire de
l’installation. (…) Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la
sûreté des installations, ni sur l’environnement».
L’incident pas lié à l’âge avancé de la centrale selon EDF
Un porte-parole de la centrale de Fessenheim avait
indiqué samedi que «l’arrêt automatique du réacteur n°2 a été déclenché
suite à la fermeture intempestive d’une soupape qui règle l’arrivée de
la vapeur sur le groupe turbo-alternateur dans la partie non nucléaire
de la centrale». EDF avait assuré que cet arrêt automatique, semblable à
celui d’un «disjoncteur», n’est en aucun cas lié à l’âge avancé de
cette centrale, la plus ancienne en service du parc nucléaire français
(mise en service en 1977), et que le gouvernement s’est engagé à fermer
fin 2016.
Cet incident sur son réacteur n°2 était intervenu alors que le n°1 se
trouve lui-même à l’arrêt depuis le 9 avril, en raison d’une fuite
détectée dans sa tuyauterie d’alimentation en eau (également dans la
partie non nucléaire de la centrale).
20 avril 2014 : "Journée
Internationale de la Terre et de la Biodiversité"
Les associations
Ecologie au Quotidien et la LPO vous invitent à participer au week-end dans le
cadre des " Journées de la Terre"
Au programme en Biovallée
de la Drôme :
A
Die
Samedi
19 avril : 10h à 12h :
Troc de graines et de plants sur le marché de Die. Midi : Jardins de l'Aube : Repas partagé -
Troc de graines et de plants. ( Fléchage à partir du parking de l'Ecole
Maternelle de Chabestan)
14-16h
: "Je démarre un potager bio"
avec Sylvère Lerouge
15h
: Lecture de paysage et
découverte des chants d'oiseaux le long de la Rivière Drôme
avec Gilbert David-LPO et Claude Veyret. A Allex-26 Dimanche 20 avril 2014
Co-voiturage à 11h et
14h Parking Office du Tourisme Die.
12h
14h30 : Visite du Musée de
la Maison de la Réserve Naturelle des Ramières - www.lagaredesramieres.com/. Route de Grâne–26400 Allex.
12h : Pique-nique partagé aux Ramières.
15h-17h : Visite guidée de la Réserve des Ramières
par François Humbert, bagueur, LPO 26.
15h-17h : Balade à vélo à partir de Réserve des
Ramières.
L'Assemblée nationale adopte une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique
C'est une nouvelle tentative pour proscrire le MON 810 de la firme Monsanto...
L’Assemblée
nationale a adopté mardi une proposition de loi interdisant la culture
du maïs transgénique en France, dans une nouvelle tentative pour
proscrire de façon pérenne le MON 810 de la firme américaine Monsanto.
Les socialistes, auteurs du texte examiné en première lecture, les
écologistes, les radicaux de gauche et le Front de gauche ont voté pour,
tandis que les centristes de l’UDI étaient partagés. Les élus UMP, qui
avaient annoncé un vote contre, avaient quitté l’hémicycle pour marquer
leur opposition.
Le texte volontairement large a pour but de sécuriser juridiquement
l'interdiction du maïs MON 810, édictée mi-mars en urgence par arrêté
juste avant la période des semis. L'Union française des semenciers et
l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) ont attaqué cet
arrêté, plaidant le droit d'«aux innovations biotechnologiques». Le
Conseil d'Etat, saisi par des pro-OGM, avait annulé l'été dernier un
arrêté d'interdiction datant de 2011 du MON 810, rouvrant la voie à son
utilisation. Les députés PS ont martelé mardi leur refus de
toute «culture d'OGM en France», face "«organisations agricoles qui
défendent un modèle productiviste dépassé, aux lobbies (et à) l'Europe
qui semble prête à baisser pavillon contre l'avis d'une bonne moitié des
Etats», selon les mots de leur porte-parole Annick Lepetit. Les élus
écologistes et du Front de gauche ont aussi épinglé les risques des OGM
pour l'environnement.
l'UMP contre cette interdiction
L'UMP a dénoncé «une idéologie» du refus des progrès scientifiques.
Bernard Accoyer (UMP) a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel
une fois le texte adopté définitivement, au motif notamment de «la
primauté du droit européen sur la loi française». «Les Verts vous font
faire n'importe quoi», a-t-il lancé à l'adresse des socialistes. Se
distinguant, la députée UMP de l'Essonne et ancienne ministre de
l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'origine d'un précédent
moratoire sur le MON810, a indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à cette
proposition de loi «car la France n'a rien à gagner à (sa) culture».
Interdire par avance un autre maïs transgénique
Des amendements écologistes visant à élargir l'interdiction de la
culture à l'ensemble des plantes génétiquement modifiées ont été
refusés, au motif que la proposition de loi, préparée «en urgence», se
veut «pragmatique», selon les socialistes. L'article unique de la
proposition de loi, qui doit maintenant être examinée au Sénat, stipule
que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est
interdite sur le territoire national».
Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507
(Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les Etats ont
été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la
majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen
d'autorisation des OGM. Le MON810 est le seul OGM actuellement cultivé
dans l'Union européenne. Son renouvellement d'autorisation est
actuellement en cours d'examen par l'Union européenne, avec en parallèle
des discussions pour revoir le processus d'évaluation des OGM. Les
Etats de l'UE ont la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM
autorisé par l'Union européenne. MCD
Gaz de schiste: Total abandonne la prospection en Pologne
Varsovie / Le géant pétrolier français Total a abandonné
la prospection de gaz de schiste en Pologne, a indiqué lundi le
ministère polonais de l'Environnement.
«La licence de
prospection a expiré le 1er avril et Total n'a pas demandé sa
reconduction», a déclaré le porte-parole du ministère, Pawel
Mikusek.
«Il s'agit de l'unique champ de prospection dont
disposait Total en Pologne, dans le sud-est du pays, où il coopérait
avec Chevron», a-t-il ajouté.
Interrogé, Total Pologne s'est refusé à tout commentaire.
Soucieuse
de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement
dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste dont les
réserves dans ce pays sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de
m3.
Une cinquantaine de forages ont jusqu'à présent été réalisés
et une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en
juillet 2013. Pour décider de la rentabilité de l'exploitation
commerciale, il faudrait quelque 350 forages.
La gouvernement
polonais a délivré au total une centaine de licences de prospection de
gaz de schiste. Avant Total, les recherches en Pologne ont été
abandonnées par Exxon, Talisman et Marathon Oil. Mais plusieurs géants
comme Chevron ou ConocoPhillips poursuivent les explorations.
Varsovie prévoit d'investir dans ce domaine 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020. MCD
L'efficacité énergétique, carton de la transition énergétique allemande
Hanovre (Allemagne) : L'aspect le plus méconnu de la
transition énergétique en Allemagne est celui qui marche le mieux à
l'export : économies d'énergie et utilisation efficace des ressources,
devenues une marque de fabrique de l'industrie de ce pays, lui assurent
de gros débouchés à l'étranger.
La transition
énergétique, «si nous la réussissons, sera, j'en suis persuadée, un
autre carton allemand à l'export», martelait il y a peu Angela Merkel.
L'Allemagne n'a pas fait beaucoup d'émules dans son choix radical des
renouvelables et son renoncement au nucléaire. Mais pour ses
entreprises, la prophétie de la chancelière se réalise déjà.
Dans
les allées de la Foire industrielle de Hanovre, grand-messe de
l'industrie mondiale qui se tient jusqu'à vendredi, le sujet est
omniprésent: quelles machines, quels procédés industriels permettent de
consommer moins d'énergie? Et souvent les acteurs qui apportent les
réponses sont allemands. Ce sont les Bosch et les Siemens, mais aussi
une kyrielle de PME très spécialisées.
Martin Lack explique
ainsi avec force détails comment sa société, le groupe familial Lütze, a
mis au point un système de câblage qui permet de faire circuler plus
efficacement l'air dans une armoire électrique, et d'y faire baisser la
température pour éviter les déperditions d'énergie. A l'origine de la
trouvaille, une étude réalisée par Lütze, Volkswagen et un autre groupe
allemand, Rittal, sur les moyens de faire baisser de 15% la consommation
d'énergie d'une telle armoire.
Le plus gros potentiel
«C'est
dans les techniques d'économies d'énergie qu'il y a le plus gros
potentiel» pour les entreprises allemandes, explique à l'AFP Carola
Kantz. Elle est chargée des thématiques d'énergie à la fédération VDMA
des fabricants de machines-outils, un des secteurs de l'économie
allemande qui vendent le plus à l'étranger.
L'Allemagne a pris à
la fin des années 90 le virage des renouvelables puis redéfini en 2011,
après Fukushima, de nouveaux objectifs encore plus ambitieux de
politique énergétique. Parmi eux une baisse de 50% de la consommation
d'énergie primaire d'ici à 2050, au moyen d'économies d'énergie, surtout
dans l'habitat et dans l'industrie.
Moins médiatisé que le
développement des renouvelables, parce que moins visible et plus
éparpillé, cet aspect est «le plus méconnu de la transition énergétique,
et c'est pourtant celui qui marche le mieux», assène Stefan Kohler,
président de l'Agence allemande pour l'énergie (Dena). «Le succès de
l'économie allemande tient pour beaucoup au fait que ses produits
permettent de réaliser des économies d'énergie», explique-t-il.
Dans
les renouvelables, que l'Allemagne a commencé à subventionner il y a 15
ans, «nous avons donné une impulsion» que d'autres ont suivie, dit-il.
Mais maintenant, éoliennes et surtout panneaux solaires sont fabriqués
moins cher ailleurs.
Automatiquement de bonne qualité
En
revanche la thématique de l'efficacité énergétique reste étroitement
associée à l'Allemagne. Le gouvernement soutient ce secteur avec un
programme spécifique et un site internet, «efficiency-from-germany».
«En
Allemagne il y avait ce savoir-faire, cette tradition de technologies
liées à la protection de l'environnement», explique Rafael Piechota sur
le stand de Paul Wurth Umwelttechnik. Paul Wurth, sidérurgiste basé au
Luxembourg, a installé en Allemagne cette filiale de technologies
«vertes», qui fournit aux aciéries des systèmes clé en main
d'optimisation de l'efficacité énergétique. Le procédé, qui s'exporte
dans 72 pays, repose sur l'utilisation des émissions de vapeur des
usines pour produire à nouveau de l'énergie, explique M. Piechota.
Un
peu plus loin Michael Punz fait l'article pour les lampes LED de sa
société i-Save. Elles consomment «au moins 40% de moins» qu'un éclairage
normal, et même «jusqu'à 80%». Elles éclairent les halls d'exposition
de la Foire de Hanovre mais aussi certains espaces de l'aéroport de
Sydney.
«Pour les clients, le fait qu'un produit est allemand
veut dire qu'il est automatiquement de bonne qualité», dit son directeur
des ventes, lui-même sud-africain. MCD
Semences: manifestation contre le brevetage du vivant
Lyon : Une cinquantaine de producteurs agricoles ont
manifesté vendredi matin à Lyon pour une libre utilisation des semences
et des préparations naturelles, menacées selon eux par l'«agrobusiness»
qui cherche «à breveter le vivant».
Répondant
à l'appel de la Confération paysanne Rhône-Alpes dans le cadre d'une
journée d'action régionale, les manifestants se sont rendus devant la
direction des douanes.
En
vertu de la récente loi sur les contrefaçons, cette administration peut
saisir et détruire des produits agricoles naturels «susceptibles de
contenir des micro-organismes brevetés».
Derrière la banderole de
tête où était écrit: «Pour une libre reproduction de nos semences de
ferme», certains participants étaient grimés en bagnards, avec des
boulets aux pieds, en scandant «On est des paysans, pas des
contrebandiers». «Pas de brevet sur le vivant», proclamait aussi une des
pancartes brandies par les manifestants.
«Je prends les
consommateurs à témoins: 80% des cultures dans le monde sont des
cultures sauvages. Vous comprenez bien l'intention des multinationales
qui se cachent derrière la loi. S'ils peuvent réussir à obtenir que
c'est une contrefaçon d'utiliser une semence indigène, c'est 100% de la
production mondiale qui est sous contrôle et qui est payable», a déclaré
Vincent Rouzé, le secrétaire de la Confédération paysanne du Rhône.
«Là
on est en train d'organiser l'appauvrissement du vivant, en le
réservant à certains industriels qui en auront le monopole», a ajouté ce
producteur de fromages.
«Si on veut nous faire payer la reproduction du vivant, nous sommes des contrebandiers et fiers de l'être», a-t-il conclu.
Deux
autres actions symboliques devaient avoir lieu vendredi en journée à
Colombier-le-Vieux en Ardèche et sur l'Ecosite d'Eurre, dans la Drôme.
Nucléaire, gaz de schiste...: les positions de Ségolène Royal
Nucléaire, gaz de schiste, taxe carbone ...
Les principales prises de position de Ségolène Royal, nouvelle ministre
de l'Ecologie et l'énergie, sur les grands dossiers qu'elle a désormais
en main.
SA VISION DE L'ECOLOGIE:
Elle
promeut la «social-écologie»: «une croissance verte» qu'elle juge être
«un levier de sortie de crise très efficace», qu'il faut combiner à un
«nouveau modèle social» qui «remet du bien-être et de l'humain dans
l'économie».
En 2011, elle estimait que la France devait «devenir
la première puissance écologique d'Europe dans le domaine des énergies
renouvelables».
Ministre de l'Ecologie entre avril 1992 et mars 1993, Ségolène Royal
a représenté la France en 1992 lors du fondateur sommet de la Terre, à
Rio. De son bilan, elle met en avant la loi déchets de 1992 pour
favoriser la valorisation des déchets et mieux prendre en compte les
impacts environnementaux de leur élimination et celle en 1993 obligeant à
la prise en compte des paysages dans les permis de construire.
Une action qu'elle poursuit localement depuis 2004 en Poitou-Charentes avec l'adoption de plans en faveur des énergies renouvelables et la promotion de la voiture électrique.
NUCLEAIRE:
Pendant
la primaire socialiste en 2011, elle souhaitait ramener le nucléaire «à
une énergie d'appoint». Elle s'était prononcée pour une sortie du
nucléaire en France à «échéance de 40 ans maximum», avec «réduction de
la part du nucléaire à 50% de la production d'électricité avant 20 ans»
(le gouvernement a posé l'échéance à 2025).
Elle promettait
d'abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d'en
faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les
énergies renouvelables.
Elle était aussi favorable à l'abandon de
l'EPR de Penly et de tout projet de stockage de déchets nucléaires en
grande profondeur, comme à Bure.
GAZ DE SCHISTE:
En 2011, elle se disait «favorable à l'interdiction» de l'extraction du gaz de schiste
tant que «la maîtrise» de cette exploitation «n'est pas garantie». Ne
fermant pas la porte à une exploitation par «les générations futures»,
elle jugeait «nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés
d'extraction propres à long terme».
TAXE CARBONE:
Elle avait ferraillé, en 2009, contre le projet de «taxe carbone» de Nicolas Sarkozy ,
dénonçant un «impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement
décalé dans le temps», trop pénalisant pour les ménages modestes. Nicolas Hulot ,
promoteur de cette taxe finalement enterrée courant 2010, a estimé dans
un livre paru en 2013 que Ségolène Royal a, avec cette déclaration,
«torpillé la taxe et anéanti plusieurs mois de travail».
Ségolène
Royal a contesté à nouveau l'été dernier la contribution climat énergie
poposée par le gouvernement pour lier en partie les taxes sur les
énergies polluantes à leurs rejets en CO2, fustigeant un «impôt
supplémentaire». En tant que ministre de l'Energie, elle va toutefois
désormais devoir gérer la montée en puissance d'une contribution adoptée
à l'automne.
DIESEL:
Elle a aussi clairement pris
position contre une hausse de la fiscalité sur le diesel: «On a
encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel,
on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt
supplémentaire», disait-elle en mars 2013.
Pour lutter contre la
pollution atmosphérique issue du transport, elle affirmait en 2011 être
contre les péages urbains à l'entrée des grandes villes et préfère la
circulation alternée basée sur les plaques d'immatriculation.
NOTRE-DAME-DES-LANDES:
En
2011, elle avait appelé à «une nouvelle enquête d'utilité publique» sur
le projet de futur aéroport nantais, évoquant la possibilité de
«trouver un site moins nuisible et moins fragile» que celui de Notre Dame des Landes .
Cette position avait été saluée par plusieurs opposants au projet. En
mai 2013, elle estimait que la construction de l'aéroport «sera très
difficile à faire».
Réchauffement: l'impact dans huit grandes régions du monde
Yokohama (Japon) - Le 2e volet du rapport du Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), publié
lundi à Yokohama (Japon), recense dans chaque grandes régions des
impacts du réchauffement, ainsi que les risques et les actions
possibles.
1 - AFRIQUE
- Impacts constatés: recul des glaciers dans l'Est de l'Afrique, réchauffement des eaux de surface des Grands lacs.
-Risques: pression accrue sur les ressources en eau, réduction des
rendements agricoles, modification de la géographie des maladies dues
aux changements du régime des pluies et des températures.
-
Actions: sécuriser les ressources en eau et en améliorer la gestion,
utiliser des variétés plus tolérantes à la chaleur, améliorer l'accès à
l'eau saine et la surveillance médicale.
2 - EUROPE
-
Impacts constatés: recul des glaciers dans les Alpes, en Scandinavie et
en Islande; floraison plus précoce des arbres; hausse des surfaces
incendiées en Grèce et au Portugal; migration vers le nord du
zooplancton, de poissons, d'oiseaux marins.
- Risques: inondations
(aussi dues à l'urbanisation), restriction de l'usage de l'eau,
rendements agricoles affectés par des chaleurs extrêmes en Europe du
Sud, améliorés en Europe du Nord, effets des vagues de chaleur sur la
santé, la productivité au travail et la qualité de l'air.
-
Actions: prévention des inondations, stratégies et technologies plus
économes en eau, adaptation des habitations, des lieux de travail et des
infrastructures, amélioration de la gestion des incendies.
3 - ASIE
-
Impacts constatés: dégradation du permafrost (terres gelées en
permanence) en Sibérie, Asie centrale et sur le plateau tibétain, hausse
du débit des rivières lié à la fonte des glaciers dans l'Himalaya et en
Asie centrale; apparition d'arbustes dans la toundra sibérienne, déclin
des massifs coralliens et des algues dans les eaux tropicales et sur
les côtes du Japon
- Risques: inondations et dommages aux
infrastructures et à l'habitat; mortalité causée par des chaleurs
extrêmes; pénurie d'eau et de nourriture causée par la sécheresse dans
certaines régions.
- Actions: planification urbaine, déplacement
de certains habitats; réduire la vulnérabilité des infrastructures;
végétaliser les villes contre la chaleur.
4 - OCEANIE
-
Impacts constatés: baisse du débit des rivières dans le sud, recul des
glaciers en Nouvelle-Zélande, déplacements et mutations génétiques de
nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes en Australie; aggravation du
blanchiment de la Grande barrière de corail; maturation précoce des
vignes.
- Risques: déclin de la ressource en eau dans le sud-est
de l'Australie; dommages accrus dus à la montée du niveau des eaux et
aux pluies intenses; risques locaux d'extinction d'espèces; modification
des rendements agricoles.
- Actions: nécessité de réduire les
facteurs non-climatiques (pollution, pêche, tourisme, etc.) en raison
d'une adaptation limitée des écosystèmes; contrôle de l'affectation des
terres, amélioration de la prévention des inondations.
5 - AMERIQUE DU NORD:
- Impacts constatés: recul des glaciers, baisse des réserves d'eau dans l'Ouest, migration de variétés de poissons vers le nord.
-
Risques: pression accrue sur la ressource en eau; baisse des rendements
agricoles dans certaines régions due à la réduction des précipitations,
la hausse des températures et la multiplication des événements
extrêmes; impacts sanitaires accrus des vagues de chaleur; atteintes aux
infrastructures en hausse; aggravation des incendies
- Actions:
mesures de prévention (feux interdits, introduction d'une végétation
plus résistante), système de climatisation dans l'habitat résidentiel;
système d'alerte sanitaire, centres de rafraichissement, actions pour
verdir les habitats.
6 - AMERIQUE LATINE:
-
Impacts constatés: recul des glaciers, hausse du débit des cours d'eau
dépendants du Rio de La Plata, aggravation du blanchiment des coraux
dans les Caraïbes
- Risques: pression accrue sur la ressource en
eau dans les zones semi-arides ou dépendantes des glaciers, risques
d'inondations dans les agglomérations dû à des précipitations extrêmes.
-
Actions: améliorer l'affectation des terres et l'accès à l'eau; plan de
prévention et de gestion des inondations, nouvelles semences plus
adaptées au stress hydrique et au dioxyde de carbone.
7 - REGIONS POLAIRES:
-
Impacts constatés: réduction de la banquise arctique, réduction du
volume des glaciers arctiques; dégradation du permafrost, formation de
nouveaux lacs, développement des arbustes, variété accrue d'espèces dans
l'ouest de l'Antarctique, accroissement du trafic maritime dans le
détroit de Béring
- Risques: réduction de l'habitat des ours
polaires; déplacement de populations, arrivée d'espèces invasives,
navigabilité accrue dans l'océan Arctique
8 - PETITES ILES:
- Impacts: montée des eaux.
-
Risques: pertes de ressources, d'habitat et d'infrastructures dans les
zones côtières et les basses terres dues aux inondations.
-
Actions: restauration et entretien des paysages et écosystèmes côtiers;
amélioration de la gestion des terres et des ressources d'eau;
adaptation des modes de construction.
(Source: Résumé aux décideurs in «Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité», GIEC 2014)
Climat: à Yokohama, les experts du Giec planchent sur l'état de la planète
Yokohama (Japon) - Le Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a commencé mardi à
Yokohama, près de Tokyo, à plancher sur un rapport sur l'état climatique
de la planète, document dont les conclusions s'annoncent pour le moins
alarmistes.
«Cette réunion est d'une énorme importance.
Ce rapport va élargir notre compréhension des questions liées à l'impact
du changement climatique», a déclaré à l'ouverture des débats Rajendra
Kumar Pachauri, le président du Giec depuis 2002.
Aggravation des
évènements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces
animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des
maladies, déplacements de population: les conséquences à venir du
changement climatique sont de nature à déstabiliser une grande partie
des équilibres actuels, avertissent les scientifiques auteurs de ce
rapport qui sera rendu public le 31 mars.
Le ministre japonais de
l'environnement, Nobuteru Ishihara, a de son côté réaffirmé
l'engagement du Japon dans la lutte contre le changement climatique.
Fin
2013, Tokyo avait annoncé abandonner son précédent objectif de
réduction des gaz à effet de serre (GES) - moins 25% entre 1990 et 2020 -
pour viser désormais une baisse de «3,8% entre 2005 et 2020», soit une
augmentation de 3% par rapport à 1990, selon les calculs de
l'administration nippone.
D'après une version non définitive du
rapport de 29 pages du Giec, pour chaque degré Celsius supplémentaire,
la disponibilité des ressources en eau potable se trouverait diminuée de
20% pour l'équivalent de 7% de la population mondiale.
Les
risques d'inondations, notamment en Europe et en Asie, seraient
sensiblement augmentés par les émissions de GES. La production de
céréales (blé, riz et maïs) pourrait baisser de 2% par décennie, alors
que la demande risque de s'élever de 14% d'ici à 2050.
La
pauvreté, la migration et la faim qui résultent des catastrophes
naturelles sont des facteurs de conflits, car ils attisent la
concurrence sur fond de diminution de ressources, met en garde la
version préliminaire du rapport.
Pour ce 2e tome, plus de 300
chercheurs ont compilé des milliers d'études, soumis leurs écrits aux
commentaires de la communauté scientifique et proposé un document
synthétique destiné aux responsables politiques.
Avant sa publication à Yokohama, cette synthèse appelée «résumé aux décideurs» devra être approuvée par 195 pays.
«Il
est très important d'avoir cet accord sur le constat scientifique pour
donner une chance à la négociation», expliquait récemment à l'AFP Sylvie
Joussaume, climatologue au CNRS français et membre du Giec, groupe qui
reçut le Prix Nobel de la Paix en 2007. «Nous sommes à la croisée des chemins»
L'objectif
de la communauté internationale est de parvenir, lors de la Conférence
des Nations unies de 2015 à Paris, à un accord mondial et contraignant
pour contenir le réchauffement à 2 degrés à l'horizon 2100, par rapport à
l'ère pré-industrielle, seuil au-delà duquel les scientifiques
prévoient des conséquences dramatiques inévitables.
Cet objectif
s'annonce très ardu: les émissions de GES - pour les trois-quarts dues
aux énergies fossiles - continuent à augmenter alors qu'il faudrait
qu'elles amorcent une décrue pour espérer ne pas dépasser les 2 degrés.
En
marge de la réunion de Yokohama, l'organisation écologiste Greenpeace a
lancé «un SOS»: «le changement climatique dévaste déjà des nations,
détruit déjà des vies et fait déjà des milliards de dollars de dégâts».
«Cette
crise ne connait pas de frontières. Nous sommes au bord de l'abîme
climatique: chaque tonne de pétrole, de charbon ou de gaz extraite nous
en rapproche davantage. Mais on peut s'en sortir. Les énergies
renouvelables ont progressé plus vite qu'escompté et sont prêtes à
concurrencer notre vieux et polluant système énergétique», estime Kaisa
Kosonen, une activiste de Greenpeace International.
«Le message
essentiel est: il faut choisir. Allons-nous continuer de voguer d'un
désastre à l'autre, ou bien allons-nous prendre notre avenir en mains ?
Nous sommes à la croisée des chemins et l'Histoire nous jugera sur les
choix que nous allons faire maintenant», a-t-elle poursuivi.
Pour
sa part l'organisation non-gouvernementale Oxfam a averti mardi que le
changement climatique pourrait faire reculer le combat contre la faim
dans le monde de «plusieurs décennies».
C'est «la plus grande
menace qui pèse sur notre chance de gagner» ce combat, a déclaré Winnie
Byanyima, directrice exécutive d'Oxfam International.
La déforestation continue de gagner du terrain à l'échelle mondiale
L'Amérique du Sud et l'Afrique accusent les plus fortes pertes en terres boisées...
Les
terres boisées continuent à régresser à l'échelle mondiale, l'Amérique
du Sud et l'Afrique accusant les plus fortes pertes, a révélé l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) ce vendredi à l'occasion de la journée internationale des forêts. «L'amélioration des données sur les ressources forestières est
fondamentale pour freiner la déforestation illicite et la dégradation
des forêts», précise dans un communiqué l'Organisation des Nations Unies
pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), dont le siège est à Rome.
La nouvelle évaluation des changements intervenus dans les forêts de la
planète montre le recul des utilisations de terres forestières entre
1990 et 2010.
Les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an
«Si nous voulons sérieusement mettre fin à la déforestation,
conformément à l'objectif de la FAO "Zéro déforestation illégale", il
faudra impérativement partir d'informations et de données fiables», a
déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, cité
dans le communiqué. Selon cette étude -la première montrant l'évolution de
l'utilisation des terres forestières au cours des 20 dernières années-,
les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions
d'hectares par an, ce qui correspond, pour la période 1990-2010, à une
perte nette équivalant à près de 4 fois la taille de l'Italie ou une
fois celle de la Colombie. Les conclusions d'une enquête mondiale de
télédétection montrent que les superficies boisées totales en 2010
s'élèvent à 3,89 milliards d'hectares, soit 30% des terres émergées de
la planète.
Différences considérables entre les régions
A l'échelle mondiale, la réduction brute d'utilisation des
terres forestières causée par la déforestation et les catastrophes
naturelles au cours de la période (15,5 millions d'hectares par an) a
été partiellement compensée par des gains de superficies forestières
obtenus grâce au boisement et à l'expansion des forêts naturelles (10,2
millions d'hectares par an). Selon la FAO, des différences considérables existent entre les
régions, sachant que les forêts du monde sont réparties ainsi: forêts
tropicales (45% du total), boréales (31%), tempérées (16%) et
subtropicales (8%). Ainsi, «les forêts tropicales ont diminué en
Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, l'Amérique du Sud tropicale
accusant la plus grosse perte en termes absolus, suivie de l'Afrique
tropicale, tandis que l'Asie subtropicale et tempérée a affiché des
gains de superficies boisées», souligne le communiqué. Aux fins de cette enquête, la FAO a collaboré avec plus de 200
experts de 107 pays dans le cadre d'un partenariat entre la FAO, ses
Etats membres et le Centre commun de recherche de la Commission
européenne (CCR). MCD
La France interdit la culture du maïs transgénique MON 810
OGM - Une proposition de loi interdisant la culture du maïs
transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée...
Le
ministère de l'Agriculture a interdit samedi par un arrêté publié au
Journal officiel la commercialisation, l'utilisation et la culture du
maïs génétiquement modifié MON 810, produit par le groupe américain
Monsanto.
«La commercialisation, l'utilisation et la culture des variétés de
semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON
810 (...) sont interdites sur le territoire national jusqu'à l'adoption
(...) d'une décision définitive» et des mesures communautaires, stipule
l'arrêté.
«Le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives»
Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en
France doit être débattue le 10 avril à l'Assemblée. Mais le ministère
de l'Agriculture a considéré qu'il y avait urgence, «eu égard à la
proximité du début de la période de semis» à établir une interdiction
d'ici là.
L'arrêté estime que «le principe de précaution justifie l'adoption de mesures restrictives».
«Au vu de données scientifiques fiables et de résultats très récents
de la recherche internationale, la mise en culture de variétés de
semences de maïs MON 810 sans mesures de gestion adéquates présenterait
des risques graves pour l'environnement ainsi qu'un danger de
propagation d'organismes nuisibles devenus résistants», indique le
texte. Le Conseil d' État a annulé l' été dernier un arrêté d' interdiction datant de 2011 du MON 810 et dont le renouvellement d'autorisation est en cours d'examen par
l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la possibilité
d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne. MCD
Pollution: EELV plaide à nouveau pour la circulation alternée
Europe Ecologie-Les Verts a salué vendredi la
gratuité, même trop tardive à ses yeux, des transports
pour combattre la pollution de l'air, mais a demandé d'aller plus loin
en instaurant la circulation alternée.
Dans un
communiqué, le parti dirigé par Emmanuelle Cosse écrit: «alors que la
France subit depuis plusieurs jours un épisode de pollution de l’air
dramatique pour la santé, le gouvernement réagit enfin en prenant des
mesures d’urgences. En Ile-de-France et d' autres Régions, la gratuité des
transports vient d’être décidée jusqu’à dimanche soir».
Les
écologistes «se félicitent de cette décision qu’ils appellent de leurs
voeux depuis plusieurs jours», tout en regrettant «le trop long temps de
réaction».
Ils «demandent la mise en place sans attendre de la circulation alternée».
«Le
préfet est en mesure de l’appliquer depuis mercredi matin et rien ne
peut justifier ces hésitations quand il s’agit d’un enjeu sanitaire
d’aussi grande importance», argumente le parti écologiste.
Au-delà
des mesures d’urgence, il prône «un changement de modèle de
développement alliant baisse de la circulation avec un report vers les
transports collectifs et l’engagement d’une conversion industrielle
permettant de construire les véhicules propres de demain».
Le
seuil d'alerte à la pollution aux particules, dépassé jeudi en plusieurs Région de France pour la quatrième journée consécutive, devrait encore
l'être vendredi, a indiqué l'association Airparif.
Un arrêté
préfectoral du 27 octobre 2011 permet la mise en oeuvre de la
circulation alternée en Ile-de-France dès lors que le seuil d'alerte est
dépassé deux jours de suite, dans les épisodes de pollution au dioxyde
d'azote ou aux particules fines, avait rappelé Christophe Najdovski à la mi-décembre, lors d'un
précédent épisode de forte pollution aux particules. MCD
Quand les entreprises s'inspirent de la nature: le biomimétisme
Imiter les rapaces pour créer des avions plus
économes ou les éponges calcaires pour produire du béton allégé et
compostable: la recherche de modes de vie plus «soutenables» nécessite
de s'inspirer toujours plus de la nature, «la plus belle entreprise
ayant jamais existé», plaide le biologiste Gilles Boeuf.
Le
biomimétisme, le nom donné à l'imitation de la nature, «n'est ni une
technologie, ni une discipline scientifique, c'est une philosophie qui
consiste à se dire que la plus belle entreprise ayant jamais existé,
c'est le vivant», explique le président du Muséum national
d'histoire naturelle.
Gilles Boeuf, l'un des meilleurs
spécialistes français de la biodiversité, est à la tête du conseil
scientifique du Ceebios, le premier site français de recherche et de
développement économique consacré au biomimétisme attendu à partir de
fin 2014 à Senlis (Oise) et au coeur d'une conférence ce jeudi à la
Maison de la Chimie, à Paris.
«Le vivant a 3,85 milliards
d'années et il a résolu énormément de questions liées à son existence et
à sa survie. La nature est excellente parce qu'elle réagit toujours en
optimisant, au coût énergétique le plus bas», souligne le chercheur.
Un
exemple? Ces microalgues marines, les diatomées, qui secrètent du verre
à seulement 20°C quand l'homme «ne sait le faire qu'à 1.000 degrés!»
«Dans
cette philosophie, il faut beaucoup d'humilité et ne pas être arrogant
en disant qu'on va tout créer», relève le professeur au Collège de
France.
S'inspirer de la nature n'est pas nouveau: Léonard de
Vinci le faisait déjà pour certaines de ses inventions et le pionnier de
l'aviation Clément Ader a aussi imité les chauve-souris.
Dans la
seconde partie du XXe siècle, on parle alors de «bionique», une science
«qu'on imagine à l'époque très axée sur les matériaux et les
technologies de transports» et sur les formes. Depuis les années 1990 et
un livre fondateur de la scientifique américaine Janine Benyus, le
terme de «biomimétisme» s'impose, même si Gilles Boeuf préfère, lui,
celui de «bio-inspiration». - Ventilation inspirée d'une termitière
Ce qui est nouveau, c'est peut-être l'intérêt de plus en plus marqué des entreprises.
Certaines, explique le chercheur, continuent à s'intéresser aux formes pour réduire la consommation d'énergie.
Des
avions, par exemple, ont aujourd'hui le bout des ailes recourbées: une
modification née de l'observation du vol de rapaces dans les Pyrénées
qui permet un gain de 20% de consommation de kérosène, s'enthousiasme le
chercheur.
Au Japon, des trains à grande vitesse Shinkansen ont
été «non seulement inspirés de la forme du martin-pêcheur quand il
pénètre dans l'eau mais ont, en plus, un revêtement inspiré des ailes de
hibou pour ne pas faire de bruit».
D'autres industriels
s'intéressent aux matériaux, poursuit Gilles Boeuf, en montrant
l'échantillon de coque de bateau en fibres de lin posé sur son bureau
situé au Jardin des plantes, à Paris.
«On peut par exemple
aujourd'hui faire du béton inspiré du squelette des éponges calcaires,
beaucoup plus léger, largement aussi résistant mais surtout
compostable», décrit-il.
Mais la nature offre aussi des solutions
pour dépolluer des sols comme le font certaines bactéries ou améliorer
les bâtiments, comme pour cet immeuble à Harare, au Zimbabwe, dont la
ventilation est inspirée de celle des... termitières.
«Je pense
qu'on va encore trouver plein de choses», affirme Gilles Boeuf,
soulignant que beaucoup de chercheurs «font déjà du biomimétisme sans le
savoir», faute de relations fortes entre laboratoires, ingénieurs et
entreprises.
D'où, selon le biologiste, l'intérêt du futur
Ceebios, installé sur une ancienne caserne militaire à Senlis, qui aura
pour objectif de «mettre en relation des PME et des grands groupes avec
des ingénieurs et des chercheurs et de les faire - brainstormer - ensemble
pour sortir de nouveaux produits. Cela existe en Allemagne et aux
Etats-Unis, pas en France.»
«On peut vivre mieux en consommant
moins, et l'entreprise joue un rôle pour cela important», conclut le
chercheur résolument «optimiste» sur l'avenir de la planète. RencEcolQuot
La centrale de Fukushima est-elle encore dangereuse aujourd'hui?
Trois ans après la tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima, la centrale n'est toujours pas sécurisée...
Une terrible catastrophe nucléaire évitée? Diificile à dire, même trois ans après le drame qui a fait 20.000 morts et laissé exsangue toute une région sinistrée avec plus de 200 000 déplacés. La
centrale nucléaire accidentée de Fukushima est officiellement « sous
contrôle », depuis décembre 2011, mais nombre de problèmes demeurent.
Trois exactement après le désastre, voici le point sur la situation. L'état des réacteurs et des piscines:
- Réacteurs 1 et 3: leurs bâtiments de protection ont été soufflés
par des explosions d'hydrogène en mars 2011. Ces deux unités sont à
présent continuellement refroidies mais nul ne sait où se trouve le
combustible fondu.Une nouvelle catastrophe est possible.
Le réacteur 1 est recouvert d'une sorte de tente dure, le 3 est à
ciel ouvert, mais les débris de ferraille accumulés au-dessus ont été
retirés.
Les piscines de désactivation de ces réacteurs sont aussi refroidies
avec une température maintenue entre 10 et 20°C. De la vapeur, radioactive, d'origine
inconnue, s'échappe par intermittence du dessus du réacteur 3.
- Réacteur 2: surmonté d'un bâtiment "en apparence" quasi intact, c'est
le réacteur qui a dégagé le plus d'éléments radioactifs dans
l'environnement. Il est aussi continuellement refroidi mais l'état du
combustible fondu est inconnu. La température de sa piscine de
désactivation est maintenue à 10°C.
- Réacteur 4: à ciel ouvert pendant longtemps à cause d'explosions
d'hydrogène qui ont soufflé son bâtiment, ce réacteur (qui était vide au
moment du tsunami) est désormais en partie surmonté d'un "camouflage"
sous lequel a été installé un dispositif de retrait des quelque 1.533
assemblages de combustible qui se trouvaient dans sa piscine de
désactivation. Le vidage de ce bassin fragilisé a débuté en novembre et
462 assemblages ont déjà été extraits à la date du 9 mars.
Le début du retrait du combustible usé des autres piscines est programmé entre début 2015 et fin 2017. Le problème de l'eau contaminée:
Quelque 436.000 mètres cubes d'eau sont stockés dans plus de 1.000
cuves et citernes de différents types et 70.000 dans les bâtiments et
tranchées sous la centrale.
Cette eau doit être décontaminée avec un système appelé ALPS censé
filtrer 60 éléments radioactifs, mais il n'est pas encore complètement
fiable et sa capacité est de toute façon insuffisante. Une fois
purifiée, il est fort possible que cette eau sera un jour rejetée en
mer, même s'il y restera du tritium. Terrifiant.
Par ailleurs, des "tests" de mur de glace souterrain sont en cours pour
bloquer le passage d'eau sous la centrale où elle est contaminée et
s'écoule ensuite en partie en mer.Mais la mer est quotidiennement contaminée.
Les autorités assurent cependant que « la radioactivité n'est pour ainsi dire pas présente en dehors du port de la centrale ». Ce qui est totalement faux. Un région comme Rhône Alpes est contaminée et interdite. Autres grands sujets de préoccupation immédiats:
La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et les autorités sont
confrontées aux problèmes du traitement des déchets radioactifs qui
s'accumulent de jour en jour, du maintien d'un personnel compétent
pendant des décennies, du contrôle strict de leur exposition aux
radiations et de la réduction de la vulnérabilité du site aux
catastrophes naturelles. Les équipements installés en urgence après
l'accident doivent de surcroît être remplacés par des moyens plus
pérennes et des technologies nouvelles développées pour le
démantèlement.
Si une autre explosion ne vient pas ... MCD
Alsace: Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires sur le Rhin et à Fessenheim
Ils étaient 10 000 à protester contre le nucléaire à l’occasion du
troisième anniversaire de l'accident de la centrale atomique japonaise de
Fukushima...
En famille, avec pancartes et fanfares, plusieurs
milliers d'antinucléaires français, allemands et suisses manifestaient
dimanche sur des ponts du Rhin, à l'occasion du troisième anniversaire
de la catastrophe atomique de Fukushima au Japon, pour réclamer notamment la
«fermeture immédiate» de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin).
«François Hollande serez-vous le président de la catastrophe
nucléaire?», «Nucléaire = démocratie bafouée», pouvait-on lire par
exemple sur des pancartes de manifestants à Fessenheim, où se massaient
des centaines de personnes, selon un photographe présent sur
place.
Peu avant 15H00, les forces de l'ordre avaient pointé prés de 10 manifestations sur différents sites de rassemblement. Les organisateurs tablaient sur un chiffre de
l'ordre de 10.000 personnes. 50 jours d'actions antinucléaires en France
A l'appel de diverses associations antinucléaires et
environnementales des deux côtés de la frontière, les manifestants
avaient investi vers 14H00 huit ponts enjambant le Rhin, de Strasbourg
jusqu'à la frontière suisse en passant par Fessenheim.
Des actions pacifiques et symboliques étaient menées sur les ponts,
comme un «die in» (où les manifestants s'allongent par terre) sur le
pont de l'Europe à Strasbourg, des chaînes humaines reliant les deux
rives, des lâchers de ballons, des prises de parole et une minute de
silence en mémoire des victimes de Fukushima . «Fukushima, les gens croient que c'est derrière eux, alors qu'en
réalité ça ne fait que commencer: le plus grand nombre de victimes est à
venir. On commence maintenant à voir apparaître de premières leucémies
infantiles» au Japon, s'est indigné André Hatz, porte-parole de
l'association Stop Fesssenheim et membre du réseau Sortir du nucléaire. 200 000 Japonais sont toujours déportés hors des lieux de la catastrophe.
Une partie des manifestants devait converger vers 15H30 devant la
centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France encore en
service, pour y réclamer sa «fermeture immédiate». Sur une faille sismique
Le gouvernement s'est engagé pour l'heure à la fermer en 2016. «On
est en train de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe
quand» a dénoncé M. Hatz, rappelant que la centrale alsacienne est
construite sur une faille sismique.
Parmi les manifestants à Fessenheim figurait le Japonais Naoto Matsusumura,
aux cheveux blancs et à la moustache fine, surnommé «le dernier homme
de Fukushima», qui effectue actuellement un séjour en Europe pour
avertir des risques nucléaires.
Jeudi, à Paris, il avait estimé que le prochain accident nucléaire arriverait «soit au Japon, soit en France».
«Je pense qu'EDF pense également que les centrales nucléaires
françaises bénéficient d'une technique de meilleure qualité. Tepco (la
compagnie d'électricité japonaise responsable de Fukushima, ndlr),
c'était pareil. Ils nous disaient qu'il n'y avait pas de danger, que
c'était sûr...» avait-il déclaré.
«Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut
se battre», avait ajouté celui qui vit en ermite avec des animaux près
de la ville japonaise désertée de Tomioka, située dans le périmètre
interdit d'un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima,
dévastée depuis le tremblement de terre, le tsunami et la radioactivité de Fukushima depuis le 11 mars 2011.
Le réseau Sortir du nucléaire a prévu 50 jours d'actions
antinucléaires en France du 8 mars au 26 avril, autre date anniversaire
d'une catastrophe nucléaire, celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986.
Des jardins urbains malins: Un peu de douceur dans un monde de briques
En milieu urbain, les citoyens cherchent à créer des espaces de mieux vivre…
Le
jardin à la française. Un patrimoine légué par André Le Nôtre à travers
les siècles passés. Mais la tradition perdure et aujourd’hui encore, le
jardin façon hexagonale continue d’innover mais en tenant compte des
enjeux urbains de notre époque. Pour preuve le prix «Cité verte», qui a
récompensé cette année, dans le cadre du concours de l’innovation «Jardins, jardin 2014», un projet de cabane Polypode, réalisé par Sarah Sellam paysagiste et Steven Domin, jardinier.
«Ensemble inventons les natures urbaines», prône l’organisateur du
concours. Une problématique bien comprise par cette cabane, une
structure végétale permettant de créer des lieux intimes au cœur de la
ville en particulier sur vos toits et terrasses. Un jardin créé en deux semaines
«Nous sommes partis sur un concept général de création de structures
végétales habituées au milieu urbain, explique la lauréate interrogée
par 20 Minutes. Polypode signifie plusieurs pieds. La cabane
s’adapte au contexte, à la dimension de l’espace. Ce n’est pas un projet
figé. La création est constituée d’un dôme végétal en métal, osier et
végétal avec, à ses pieds, des bacs géométriques de plantes, en acier
corten. «Polypode vient aussi du nom d’une fougère, assez commune, qui pousse sur les murs en milieu urbain.»
«Nous mettons en place des plantes assez rustiques, qui grimpent sur
la structure. On peut également laisser la place à des plantes
potagères. Une de nos plantes grimpantes est par exemple une vigne.» Le
temps de création n’excède pas deux semaines pour un prix projet moyen
de 3.000 euros pour une superficie de 20 m2. «Nous faisons le suivi de
notre projet, annonce la créatrice. Il faut que ce soit simple à
entretenir pour des urbains.» Pour vos rendez-vous intimes ou vos soirées entre voisins
Voilà donc un peu de douceur dans ce monde de briques. «Dans le
contexte d’urbanisation croissante, les citadins expriment un besoin de
retour au végétal, c’est très psychologique, poursuit Sarah Sellam. Nous
souhaitons que ces endroits assurent aux citoyens des bienfaits en
termes de qualité de vie, c’est pourquoi nous attachons de l’importance à
l’esthétique et pas qu’à l’aspect technique de la cabane.»
Cela peut ainsi devenir un jardin intime ou un lieu de vie collectif
pour se retrouver entre voisins. Et pourquoi pas au bureau, entre
salariés -une fois réglés les problèmes de légalité, de sécurité, de
portance et d’étanchéité. «Sinon, cet espace peut juste être décoratif
pour ceux qui ont besoin d’avoir une vue agréable sur du vert», affirme
la paysagiste. MCD
Albi - Des militants hostiles à un projet de barrage
dans le Tarn ont été expulsés jeudi du site qu'ils occupaient pour
empêcher les travaux, mais ont immédiatement reconstruit à proximité un
campement de fortune, déterminés comme jamais à protéger la zone humide
et sa biodiversité.
Les opérations d'expulsion, pour
lesquelles une centaine de gendarmes ont été mobilisés, se sont
déroulées dans un calme relatif, selon des sources concordantes. Une
personne a été interpellée et placée en garde à vue pour violences sur
agent de la force publique, selon les gendarmes.
D'après le récit
d'un membre du collectif «Tant qu'il y aura des bouilles», qui dénonce
le projet depuis octobre à la façon des opposants à l'aéroport nantais
de Notre-Dame-des-Landes, les gendarmes sont arrivés à 08H30 jeudi sur
le site appartenant au Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du
projet, où ils avaient construit une cabane et monté un chapiteau. Une
dizaine d'opposants étaient alors présents sur les lieux, sur le
territoire de Lisle-sur-Tarn.
«Les gendarmes nous ont laissé
sortir le plus gros de nos affaires personnelles puis les agents du
Conseil général ont démantelé la cabane et démonté notre chapiteau»,
a-t-il raconté sous couvert de l'anonymat. Environ 70 militants
arrivés en renfort ont été empêchés par les gendarmes d'accéder au site
avant que les opposants ne s'installent de l'autre côté de la route, sur
une parcelle appartenant à l'Office national des forêts (ONF) où ils
ont immédiatement reconstruit «un campement de fortune», a-t-il ajouté.
- Occupation «illégale»
Le barrage-réservoir d'1,5
million de m3 d'eau stockée doit être construit sur la zone humide du
Testet, au pied de la forêt de Sivens, dans le nord-ouest du Tarn, par
la Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). L'ouvrage est
censé soutenir l'étiage du Tescou, petit affluent du Tarn, et assurer
l'approvisionnement en eau des fermes voisines. Mais c'est un réservoir
de biodiversité de 13 hectares qui est appelé à disparaître et la
tension va grandissant à mesure que les échéances approchent.
La
préfecture a expliqué que ces expulsions avaient été mises en œuvre à la
demande du Conseil général et faisaient suite à une décision de
justice. «Il est procédé ce jour à l’expulsion des opposants au projet
de barrage de Sivens» qui sont «installés illégalement sur site»,
a-t-elle déclaré dans un communiqué. Ce projet est «indispensable pour
le maintien d'une activité économique en milieu rural» et permettra une
«restauration des débits essentielle pour l'environnement alors que les
déficits hydriques s'accentuent d'année en année». - 'Non-sens agronomique et écologique'
Ce
n'est pas du tout l'avis des opposants, auxquels le député européen
écologiste José Bové a apporté son soutien, déplorant «le passage en
force des promoteurs du projet». «Ce barrage est un non-sens agronomique
et écologique», a-t-il dit dans un communiqué. La zone humide ne «doit
pas être sacrifiée au bénéfice d’une agriculture intensive dépassée. Ce
cadeau des pouvoirs publics financeurs au lobby des maïsiculteurs est un
gaspillage économique et écologique scandaleux».
Les opposants,
qui avaient fortement perturbé des opérations de prélèvements d'espèces
dans le cadre des travaux préparatoires à la construction de l'ouvrage,
se disent déterminés à poursuivre leur action. Les «zadistes» comme ils
s'appellent en référence à la «zone à défendre» créée en
Loire-Atlantique, veulent désormais empêcher les opérations de
déforestation prévues incessamment sur le site.
«Cette affaire va
devenir un scandale d’État», a prédit un membre de «Tant qu'il y aura
des bouilles», un terme local qui désigne des terrains humides et peu
rentables. «Nous n’allons pas abandonner, bien au contraire !», a-t-il
dit à notre correspondante.
Un autre collectif lutte
contre le barrage. Ce «collectif pour la sauvegarde de la zone du
Testet» regroupe des associations de défense de l'environnement et veut,
lui, agir contre le projet par les voies légales. Ces opposants, qui
évoquent aussi le coût élevé du barrage (8 Millions EUR) pour «l'irrigation
intensive» d'un faible nombre, une vingtaine d'agriculteurs, selon eux, a
toutefois été débouté d'une de ses actions en justice.
La FDSEA, toujours du mauvais coté du manche, parle elle de 80 agriculteurs susceptibles d'être concernés par le projet.
Indonésie: Procter & Gamble accusé de favoriser la déforestation
Kalimantan central (Indonésie) - Greenpeace a accusé
mercredi le groupe américain de produits de grande consommation Procter
& Gamble de se fournir en huile de palme auprès d'exploitants
agricoles responsables de la déforestation alarmante en Indonésie.
L'huile
de palme indonésienne entre dans la composition de produits phares de
P&G comme par exemple les shampooings Head & Shoulders et
Pantene et le gel de rasage Gillette.
«Le producteur de Head &
Shoulders doit laisser la forêt tropicale menacée à la porte de nos
salles de bain», estime Greenpeace.
«Il doit faire du ménage dans
ses procédures et garantir à ses clients que ses produits sont
inoffensifs pour la forêt», a souligné le responsable de la campagne
indonésienne de Greenpeace, Bustar Maitar.
Il n'a pas été
immédiatement possible d'obtenir une réaction de Procter & Gamble,
dernière entreprise à être épinglée dans ce dossier par l'organisation
écologiste.
Un photographe de l'AFP a constaté le vaste
déboisement en cours dans les concessions des fournisseurs de P&G
dans la partie indonésienne de Bornéo, troisième plus grande île du
monde.
Selon le WWF, Bornéo a perdu plus de la moitié de la jungle
qui la couvrait encore à plus de 90% il y a quelques décennies
seulement, et ce en dépit d'un moratoire sur les défrichements lancé en
2011 par le gouvernement indonésien, largement considéré comme un échec.
Pourtant
cette forêt tropicale est une réserve de biodiversité, avec quelque
1.400 espèces animales et 15.000 espèces végétales, qui absorbe le gaz
carbonique de la planète, permettant de ralentir le réchauffement
climatique.
Les campagnes de Greenpeace ont conduit plusieurs
multinationales comme Unilever, Nestlé et L'Oréal à modifier leur chaîne
d'approvisionnement afin d'éviter de perdre d'importants clients
soucieux de leur image publique.
L'Indonésie possède le troisième
bassin de forêts équatoriales dans le monde, après le Brésil et la
République démocratique du Congo.
La moitié des forêts
indonésiennes ont disparu en cinquante ans, selon les ONG, souvent pour
faire place aux exploitations d'huile de palme, dont l'Indonésie est le
premier producteur mondial.
La surface plantée en palmiers a été
multipliée par près de 27 dans l'archipel en une vingtaine d'années,
selon des chiffres officiels. Et le pays a pour ambition d'augmenter de
plus de 60% sa production d'huile de palme d'ici à 2020. MCD
Interdiction du maïs transgénique: la proposition de loi adoptée en commission...
Paris - La commission du développement durable de
l'Assemblée nationale a adopté mercredi la proposition de loi socialiste
interdisant la culture du maïs transgénique en France, qui sera
débattue le 10 avril dans l'hémicycle.
Socialistes, écologistes et UDI ont voté pour tandis que l'UMP s'est abstenue.
Ce
texte est identique à une proposition de loi du sénateur socialiste
Alain Fauconnier rejetée le 17 février par le Sénat. Le gouvernement et
la majorité mènent ensemble une course de vitesse pour interdire le maïs
transgénique avant la période des semis, en particulier le MON810 que
certains producteurs veulent planter.
La proposition de loi a pour
but de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, mais va
au-delà car elle stipule que «la mise en culture des variétés de maïs
génétiquement modifié est interdite». Pour marquer ce caractère général,
la commission a d'ailleurs retiré du titre la référence au seul maïs
MON810 qui y figurait.
Elle a en revanche repoussé un amendement
des écologistes, tiré d'une proposition de loi qu'ils avaient déposé de
leur côté, visant toutes les plantes génétiquement modifiées et pas
seulement le maïs.
Le Conseil d’État a annulé l'été dernier un
arrêté d'interdiction, datant de 2011, du MON 810 produit par le groupe
américain Monsanto, et dont le renouvellement d'autorisation est en
cours d'examen par l'Union européenne. Les États de l'UE ont en effet la
possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union
européenne.
Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507
(Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE: si les États ont
été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la
majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen
d'autorisation des OGM. MCD
Les associations Ecologie au Quotidien et Dryade
sont heureuses de vous proposer un Stage de taille douce des arbres fruitiers
avec Alain Pontoppidan auteur de "Manuel de
Taille douce" aux éditions Terre Vivante
le week-end des 8 et 9 mars 2014 à Die
A partir d'observations
simples de rameaux et branches, les participants sont amenés à comprendre le
mode de fonctionnement naturel des arbres, afin, dans un deuxième temps, de
s'initier à la technique de taille douce des arbres fruitiers. La matinée est
consacrée à l'observation, et à l'élaboration technique. L'après midi aux
travaux pratiques sur le terrain, à l'extérieur.
Coût du stage : 70 € (50 € pour les personnes en
situation économique difficile)
Rendez vous : Samedi
8 mars, à 9 heures, salle Beauvoisin à Die
Prévoir des vêtements pour
l'extérieur, des bottes, un sécateur. Repas de midi tiré du sac, portez votre
pique-nique.
Pour tout renseignement,
ou vous inscrire,
Pascale Laussel (Dryade) 06 26 69 25 88
Association Dryade
10 rue Archinard, 26400 Crest
0811 26 00 64 Courriel : contac@dryade26.org
Maïs transgénique: 12 Etats anti-OGM lancent un appel à la Commission européenne
Bruxelles - Douze Etats membres de l'UE emmenés par la
France ont lancé mercredi un appel de la dernière chance à la Commission
européenne pour qu'elle renonce à autoriser, comme elle affirme y être
obligée, la mise en culture d'un nouvel OGM sur le territoire de
l'Union.
«Nous espérons avoir demain (jeudi) une
réponse de nos services légaux à cette lettre», a commenté Roger Waite,
porte-parole de la Commission sur ce dossier. Mais l'exécutif bruxellois
avait réaffirmé dans la matinée ne pas avoir «d'autre choix que
d'autoriser la culture de cet OGM», le maïs TC 1507 du groupe
Dupont-Pionner, faute de majorité qualifiée au sein des 28 pour
l'interdire.
«La Commission est encore en mesure de retirer sa
proposition» d'autorisation, avancent pour leur part dans un courrier au
commissaire à la Santé, Tonio Borg, les douze irréductibles (Autriche,
Bulgarie, Chypre, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie,
Luxembourg, Pologne, Slovenie et Malte).
Leur appel ne recueille
toutefois pas le soutien de la totalité des 19 pays qui s'étaient
prononcés mardi contre la culture de cet OGM, sans pour autant atteindre
la majorité qualifiée nécessaire à son interdiction.
La
République Tchèque, la Belgique, l'Allemagne et le Portugal se sont en
effet abstenus, ce qui équivalait a soutenir les cinq pays favorables à
la culture, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande et Estonie.
«On
voit mal comment une lettre de 12 pays peut-être plus importante que la
prise de position de 19 pays», a commenté une source européenne.
Pour
les douze signataires de la lettre, dont MCD a eu copie, le refus
opposé par les 19 Etats-membres, sur 28, ne pourrait être ignoré «dans
aucune autre procédure de décision».
«Nous sommes convaincus que
la Commission ne peut ignorer les inquiétudes légales, politiques et
scientifiques exprimées», insistent-ils.
Selon une source proche
du dossier, l'exécutif bruxellois va quoi qu'il en soit chercher à
temporiser avant de rendre effective l'autorisation du TC1507, qui
devrait être renvoyée après les élections européennes de mai prochain.
S'affirmant
tenue sur ce dossier par les règles en vigueur, la Commission renvoie
toutefois la balle aux Etats en soutenant qu'ils pourraient se doter des
moyens leur permettant de bannir les plantes transgéniques sur leur
territoire national.
Cette proposition de la Commission a été
inscrite à l'ordre du jour de la réunion des ministres de
l'Environnement de l'UE le 3 mars. MCD
En Drôme dans la
Biovallée® du 19 janvier au 9 février 2014
A Diedans la Salle Polyvalente du 23 janvier au 3
février 2014
Les 12èmes
Rencontres de l’Ecologie au Quotidien
« Biodiversité,
Cultivons la Vie»
« Les humains doivent se reconnaître dans leur
humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant
individuelle que culturelle. »Edgar Morin
La biodiversité, c’est le passage de
« l’homme et la nature » à « l’homme dans la nature »,
voire « l’homme est la nature».
C’est
l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité et leurs relations.
C’est le tissu vivant du phénomène que
l’on appelle la vie.
La biodiversité
est bien plus qu’un catalogue d’espèces, la vie est partout, elle interagit
avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons…
Les écosystèmes naturels maintiennent la
vie humaine sur terre,
purifient l'air et l'eau, atténuent les sécheresses et les inondations…La
biodiversité constitue une ressource capitale : alimentation, médicaments…
Nous sommes, les humains, de plus en
plus nombreux à être saisis par la crise écologique et en particulier par
l’extinction des espèces. La dégringolade continue.Par
milliers, plantes et animaux disparaissent…après des dizaines d’années de
palabres…
De nombreuses
initiatives fleurissent sur la planète allant dans le sens de la vie. Nous sommes la biodiversité. Ensemble, cultivons la vie !
Sauf
indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la
Salle Polyvalente (Bd du Ballon)
Dimanche 19 janvier sortir de
l’atome
Livron sur Drôme – Mairie de Livron, Salle Aragon,
17h30 Film/Débat : Welcome to Fukushima, d’Alain de Halleux
Prolongation des réacteurs
nucléaires français jusqu’à 50 ans : un projet inconscient et irresponsable ! Participation
libre.
Bétonnés, érodés, pollués... les sols de la planète vont mal
Paris - Saviez-vous que dans une grosse cuillère de
terre, il y autant de micro-organismes que d'êtres humains sur la
planète? Pourtant, cette ressource vitale à maints égards se dégrade
dans le monde, quand elle ne «disparaît pas sous le béton», alerte le
chercheur Dominique Arrouays de l'INRA à l'occasion de la «Journée
mondiale des sols».
Et l'ampleur des dégâts est
importante: 60% des terres cultivées sur la planète sont «touchées par
une ou plusieurs formes de dégradation», rappelle le président de
l'Association française pour l'étude du sol (Afes) et expert auprès de
l'organisation de l'ONU pour l'Alimentation (FAO).
Les sols sont
essentiels pour la production alimentaire mondiale, mais aussi cruciaux
pour le filtrage et l'épuration des eaux qui les traversent, régulent
les inondations, abritent une grande biodiversité terrestre ou encore
jouent un rôle central dans la régulation du climat, en stockant et
relâchant des gaz à effet de serre.
Ainsi, a souligné Dominique
Arrouays lors d'un colloque organisé à Paris, les sols «sont un maillon
central de nos écosystèmes» et «au coeur de grands enjeux planétaires».
Mais
ils sont de plus en plus menacés, et parmi la multiplicité des dégâts -
de l'acidification à la salinisation en passant par la contamination
par divers polluants ou le compactage des sols sous le poids de machines
lourdes utilisées dans l'agriculture - le chercheur en isole deux à
combattre en priorité.
«Prendre le pouls de la planète»
«L'artificialisation»,
dit-il dans un entretien à l'AFP, «c'est-à-dire la disparition des sols
sous le béton. Ce sont 20.000 hectares par an qui disparaissent». Soit
6.350 m2 par seconde.
«Et puis l'érosion, car c'est une perte
irrémédiable», poursuit-il, précisant qu'elle est essentiellement due à
«la façon dont on gère les sols», avec notamment la disparition de la
couverture végétale qui les protège contre la pluie et le vent.
«On
fait de plus en plus de monocultures, qui laissent le sol nu à
certaines période de l'année». En outre «en France, par exemple, le fait
qu'on soit passé de petites parcelles avec des haies et des fossés à de
grands +open fields+, on favorise le ruissellement et donc l'érosion».
Et
d'avancer le chiffre de 20.000 milliards de tonnes de terres érodées
par an dans le monde, soit 3,4 tonnes par habitant, quand il faut
parfois jusqu'à 2.000 ans pour que la nature fabrique 10 cm de terre
fertile.
En France, sur les fonctions liées à l'épuration ou
encore l'écoulement de l'eau dans les rivières, on «est déjà dans
l'orange ou dans le rouge, en particulier en Ile-de-France, sur le
pourtour de la Méditerranée, et autour de presque toutes les grosses
villes françaises».
«Mais au niveau mondial, la situation est bien
plus alarmante, notamment dans les grands pays émergents, comme la
Chine, l'Inde, le Brésil, la nouvelle Russie. On est dans des ordres de
grandeur concernant l'érosion ou la contamination par les polluants
jusqu'à 4 fois plus élevés qu'en France».
Parallèlement aux
mesures d'urgence à prendre, comme repenser l'urbanisme en construisant
notamment dans les friches industrielles, il faut développer, selon M.
Arrouays, «des outils de surveillance à l'échelle mondiale» sur l'état
des sols, ce que se propose de faire la FAO en lançant un Partenariat
mondial sur les sols.
L'idéal, selon lui, serait alors «d'avoir
une base de données mondiale sur les sols, de façon harmonisée, pour
pouvoir prendre le pouls de la planète de la même façon qu'on le fait
pour le climat, la désertification, ou la biodiversité». MCD
Municipales 2014: Le développement durable s'invite dans les campagnes
ENVIRONNEMENT - Les Français veulent des maires qui s'engagent...
Ringard,
l’environnement? Si ce thème a été le grand oublié des débats de la
dernière présidentielle, ce ne sera pas le cas aux prochaines
municipales. C’est du moins ce qu’il ressort d’un baromètre réalisé par
OpinionWay pour le cabinet de conseil Auxilia.
Car pour près de six Français sur dix (59%), le développement durable comptera dans le choix de la liste
pour laquelle ils voteront en mars prochain. C’est particulièrement
vrai à gauche, où les sympathisants sont 68% à l’assurer. Et ce n’est
pas faux à droite, puisque l’environnement y influencera plus d’un
électeur sur deux (53%).
A noter que l’intérêt est particulièrement fort chez les jeunes: 68%
des moins de 25 ans estiment que cet enjeu pèsera dans leur décision
électorale. Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay, voit
même dans la défense de cette thématique un outil anti-abstention: «Le
développement durable peut être un levier de mobilisation important. Les
jeunes ont une vision plus pragmatique et moins politicienne du vote et
rien n’est plus porteur pour eux que ce sujet-là.»
En attendant, près d’un citoyen sur deux (48%) estime que son maire
ne prend pas suffisamment en compte le développement durable dans son
action. Un sentiment encore plus marqué dans les petites et les grandes
communes, soit respectivement moins de 5.000 et plus de 100.000
habitants.
Les Français font confiance à leurs communes
Certes, les Français pensent que le développement durable est avant
tout l’affaire des citoyens eux-mêmes, mais ils ne déchargent pas pour
autant les pouvoirs publics de cette fonction: 62% des sondés estiment
que c’est également à eux d’agir dans ce domaine, loin devant les
entreprises (35%), l’Union Européenne (23%) ou les associations (6%).
Et si l’Etat est à leurs yeux l’acteur le plus légitime, c’est dans
leur commune que les Français croient avant tout pour faire changer les
choses: «56% d’entre eux lui font confiance pour mener une politique de
développement durable, alors même que la défiance à l’égard des pouvoirs
publics est forte», note Frédéric Vasse, directeur Recherche et
Innovation chez Auxilia.
D’ailleurs, les attentes des Français vis-à-vis de leurs maires sont
très diversifiées: sensibilisation des enfants au développement durable
(30%), aide à la réduction de la facture énergétique (27%) ou encore
développement des emplois locaux autour des filières vertes (25%). Dans
les villes de plus de 50.000 habitants, les citoyens sont également très
nombreux (35%) à demander à leurs élus d’agir contre la pollution
atmosphérique et contre les risques naturels et industriels –contre
moins de 20% dans les plus petits villages. «La commune paraît
le bon échelon pour agir, d’autant plus que le développement durable
vient croiser toutes les grandes questions économiques, sociétales et
urbaines», analyse Frédéric Vasse, qui recommande également aux maires
de ne pas hésiter à miser sur «l’urbanisme collaboratif:
les citoyens sont prêts à s’impliquer et à collaborer avec leurs élus
pour faire avancer les problématiques de développement durable»,
assure-t-il. Le baromètre a été réalisé du 23 au 30 octobre auprès d’un
échantillon de 2.010 Français représentatifs, constitué selon la méthode
des quotas.
soyons le changement...que nous voulons voir dans le monde...
Conférences/Débats/Films/Expositions/Ateliers Spectacles/Visites de Sites/Soirées Conviviales
Les 3 Ecologies : personnelle, sociale et environnementaleThèmes :Territoiresen Transition, Préserver la Forêt, Biodiversité, L’Eau, Danger des Gaz de Schiste, Sortir du Nucléaire, Se soigner Autrement, Psychiatrie Citoyenne, Quelle BioVallée voulons-nous ?, Toxicité des OGM, Action Non-Violente, Collectifs Citoyens, Santé et Alimentation, Pour un Revenu d’Existence, Monnaies Locales, Centre de Soins Palliatifs Alternatifs, Solidarité Paysanne, Fabriquer une Eolienne, Permaculture, Communautés de Travail et de Vie, Les Indignés, Les Abeilles, Adolescence Autrement, Protéger les Haies, Transformation Personnelle/Transformation Sociale, Relation Nord/Sud, Toilettes Sèches, Démonstration d’Eco-Construction, Mobilité et Habitat léger, Eduquer Autrement, Véhicules Partagés, Résister, c’est Créer, Les Artisans du Changement, Quelle Paysannerie ?, Les Monnaies Locales, Eco-Habiter, Epargne Solidaire, Intelligence Collective, Renouveler la Démocratie…
Intervenants : Miguel Bénasayag, Michèle Rivasi,
LesDésobeissants, Tripalium, Pistil, Les Amanins, l’Ecole de la Nature et des Savoirs, Survie 26/07, LPO-Drôme, Bal Folk …
Vous pouvez vous connecter au film de présentation des Rencontres de l'Ecologie ( 1mn 56) grâce au lien suivant : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
" Ecologie au Quotidien" a pour objectif de sensibiliser les habitants sur l'impact de nos gestes quotidiens sur l'environnement, la santé et la société et de proposer des alternatives. Pour ce faire l'association organise à Die, depuis 7 ans à la mi-janvier, les " Rencontres de l'Ecologie au Quotiden" pendant 12 jours et propose conférences, débats, ateliers pratiques, ateliers pour les jeunes, visites de sites, soirées artistiques, sur les 3 écologies: pesonnelle, sociale et environnementale. Espace de rencontres convivial où le plaisir de partager, d'échanger, de créer des projets, de danser permet d'imaginer et construire les transformations sociales et écologique de demain.
L'association met en réseau des associations de l'ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l'Ecologie et des valeurs humanistes. Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d'une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un " Mieux vivre ensemble".