Climat: les maires du monde s'engagent à réduire leurs émissions
Les représentants des villes et collectivités du monde entier se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique , dans une déclaration signée samedi lors d'un sommet à Nantes.
«Nous
nous engageons à mobiliser dans nos budgets locaux les financements
nécessaires à la mise en oeuvre d'actions à faible intensité de
carbone», est-il souligné dans ce document, adopté par acclamation par
les représentants d'une vingtaine de réseaux mondiaux fédérant «la quasi totalité» des villes et collectivités des cinq continents, selon les organisateurs.
Cette
déclaration, signée à l'occasion d'un «sommet mondial des villes et
territoires sur le climat», coïncide avec la publication par le Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) d'un rapport
prévoyant une hausse de jusqu'à 4,8°C de la température moyenne de la
Terre d'ici à 2100.
Les signataires de la déclaration de Nantes se
disent dans leur déclaration «gravement préoccupés par la menace sur la
vie humaine causée par la dégradation des conditions environnementales
mondiales», mettant notamment «en danger l’accès durable à l’eau et à la
nourriture».
«Cette déclaration, qui lie climat et développement durable,
est une feuille de route pour Paris 2015, un véritable engagement à
faire de la part des collectivités», a assuré le sénateur Ronan Dantec
(EELV), l'un des organisateurs du sommet.
Vendredi, intervenant au sommet mondial des «villes durables» Ecocity à Nantes, le Premier ministre Jean Marc Ayrault
a souhaité que la conférence des Nations unies sur le changement
climatique prévue à Paris en 2015 débouche sur un «accord contraignant»
en la matière. MCD
Climat: le Giec alarmiste sur le réchauffement et le niveau de la mer
Stockholm - La température moyenne de la Terre devrait
encore grimper de 0,3 à 4,8°C d'ici à 2100 et le niveau des mers va
significativement s'élever : c'est le constat des experts du climat du
Giec, plus certains que jamais de la responsabilité de l'homme dans le
réchauffement climatique.
Dans son nouveau rapport adopté
vendredi à Stockholm, le Groupe d'experts intergouvernemental sur
l'évolution du climat (Giec) revoit à la hausse l'augmentation du niveau
de la mer, qui devrait être de 26 à 82 cm d'ici à 2100, selon le nouvel
état des lieux scientifique sur le changement climatique.
Pour
le Giec, il est désormais «extrêmement probable» que l'influence
humaine soit la principale cause du réchauffement observé depuis le
milieu du XXe siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la
terminologie très précise du rapport d'une trentaine de pages, synthèse
de plus de 9.000 études scientifiques publiées. Dans son précédent
rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,
dans une déclaration télédiffusée, a salué le travail du Giec pour son
«évaluation régulière et impartiale». Le Giec avait été mis en cause en
2010, à la suite de quelques erreurs dans son précédent rapport mises en
avant par les climato-sceptiques.
«Ce nouveau rapport sera
essentiel pour les gouvernements qui oeuvrent à la réalisation d'un
accord ambitieux et légalement contraignant sur le changement climatique
en 2015», a-t-il estimé.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a appelé la communauté internationale à une action forte.
«S'il
y a un dossier qui réclame plus de coopération et d'engagement
diplomatique, c'est bien celui-là», a assuré M. Kerry en estimant que le
rapport était «un nouvel appel à un sursaut».
Le diagnostic du Giec doit guider les négociations internationales sur le climat en vue d'un accord international
visé en 2015 à Paris pour permettre d'atteindre l'objectif retenu par
195 pays : contenir le réchauffement sous les 2°C par rapport à l'époque
pré-industrielle.
Le texte adopté vendredi est une synthèse d'une
trentaine de pages entérinée par 110 gouvernements, représentés dans la
capitale suédoise.
«La vérité qui dérange est confirmée : le
changement climatique est réel, il se produit à un rythme alarmant et
les activités humaines, principalement la combustion, le provoquent», a
commenté un collectif d'ONG dont Greenpeace, WWF (Fonds mondial pour la nature), Oxfam et Les Amis de la Terre.
La France a salué la publication d'un rapport «qui confirme la réalité dramatique du changement climatique».
Pour
Connie Hedegaard, la commissaire européenne chargée du climat, «si un
médecin était sûr à 95% que vous aviez une maladie grave, vous
commenceriez immédiatement à chercher un remède».
Concernant
l'ampleur du réchauffement d'ici à la fin du siècle, le Giec a retenu
quatre scénarios possibles sans se prononcer sur leur probabilité.
Evénements météo extrêmes
Le
Giec estime probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le cas
le plus optimiste, et 4,8°C d'ici à la fin du siècle par rapport à la
température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude
dépendant évidemment en premier lieu des quantités de gaz à effet de
serre qui seront émises dans l'atmosphère ces prochaines décennies. La
Terre s'est déjà réchauffée d'environ 0,8°C depuis l'époque
pré-industrielle.
A l'exception du scénario le plus optimiste, il
est peu probable que la hausse des températures soit contenue à 2°. Mais
même celui-là «ne se produira que si une action rapide est lancée,» a
averti le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale,
Michel Jarraud.
L'élévation du niveau de la mer, l'une des
conséquences majeures du réchauffement, a été revue à la hausse : les
scientifiques estiment désormais qu'il peut monter en moyenne de 26 à 82
cm d'ici à 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les
climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore
insuffisamment étudié il y a six ans : la fonte dans les océans des
glaciers côtiers du Groenland et de l'Antarctique.
Les experts s'attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, même si certains aspects ne sont pas encore tout à fait clairs.
«Les
vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et
durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous
attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de
précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s'il va y
avoir des exceptions», estime Thomas Stocker, coprésident du Giec.
Le Giec, créé il y a 25 ans sous l'égide de l'ONU et lauréat du prix Nobel de la Paix
2007, a pour mission d'établir l'état des lieux du réchauffement, mais
ne fournit pas de préconisations. Au printemps 2014, deux autres volumes
du rapport (impacts et moyens de les atténuer) seront publiés.
Le démantèlement de la centrale nucléaire de
Fessenheim ne devrait pas commencer avant 2018 pour le délégué
interministériel chargé du dossier...
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) peut encore être
fermée dès la fin 2016 comme s'y est engagé le gouvernement, mais son
démantèlement ne pourra pas commencer avant 2018, estime le délégué
interministériel en charge de sa fermeture dans un entretien aux
Dernières nouvelles d'Alsace mercredi. «On n'est pas encore hors délai»,
même si EDF «tarde à transmettre un vrai dossier de fermeture»,
reconnaît Françis Rol-Tanguy .
Une fois la centrale arrêtée, il faut laisser le combustible reposer
avant qu'il puisse être transporté, souligne Francis Rol-Tanguy: «Cela
demande au moins deux ans», ce qui signifie que «le démantèlement
proprement dit ne pourra commencer qu'en 2018». Vendredi dernier, le
président François Hollande a confirmé la fermeture de la centrale
nucléaire de Fessenheim «fin 2016», tout en reportant à fin 2014 la loi
sur la transition énergétique qui doit sceller cette fermeture.
Pas eu de rencontre» avec les syndicats et les élus locaux
Le gouvernement favorise l'option d'un plafonnement de la capacité de
production nucléaire qui forcera à fermer Fessenheim «si EDF veut
l'autorisation d'exploiter l'EPR de Flamanville comme prévu en 2016»,
précise le délégué interministériel.
Chargé de mener des discussions avec les acteurs alsaciens pour
explorer les conséquences sociales et économiques de la fermeture de
Fessenheim, Francis Rol-Tanguy déplore n'avoir «toujours pas eu de
rencontre» avec les syndicats et les élus locaux, un recours ayant été
déposé devant le Conseil d'Etat contre sa nomination. «Cela peut encore
traîner six mois. Je regrette que le dialogue ne s'instaure pas. Là pour
le coup on perd du temps pour explorer les pistes de reconversion»,
regrette-t-il.
Seule centrale qui devrait fermer
Avec ses deux réacteurs de 900 MW, Fessenheim est la seule des 19
centrales françaises (58 réacteurs au total) dont la fermeture a été
annoncée par le président François Hollande. Celui-ci s'est engagé à
réduire la part du nucléaire dans la production électrique française de
75% à 50% d'ici 2025. MCD
Stockholm: ouverture des travaux du Giec sur le réchauffement climatique
Stockholm - Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
(Giec) a ouvert lundi à Stockholm une conférence qui doit valider des
conclusions alarmantes sur le réchauffement de la planète.
«Les preuves scientifiques du (...) changement climatique
se sont renforcées année après année, laissant peu d'incertitudes à
part ses graves conséquences», a affirmé le président de l'IPCC,
Rajendra Pachauri, à l'ouverture de cette conférence.
Pendant
quatre jours, c'est sur ces preuves que vont plancher à Stockholm les
délégués, scientifiques et représentants des gouvernements.
L'objectif
est de valider la première partie d'un rapport sur le réchauffement de
la planète, le cinquième de ce groupe qui a obtenu le prix Nobel de la
paix en 2007.
Reposant sur les contributions de 250 auteurs, ce
volume va confirmer la responsabilité de l'homme mais aussi
l'intensification de certains événements extrêmes et revoir à la hausse
la montée attendue du niveau de la mer, selon une version provisoire du
résumé obtenue par l'AFP.
Il va mettre en lumière l'urgence d'agir
pour espérer contenir le réchauffement à +2°C depuis l'ère
pré-industrielle, un objectif adopté par les 195 pays négociant sous
l'égide de l'ONU qui semble de moins en moins réalisable.
M. Pachauri a souligné qu'à Stockholm ce texte serait approuvé «ligne par ligne».
Le
Giec, créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et
le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), joue à
chaque écrit sa crédibilité scientifique. Depuis qu'en 2007 des erreurs
de son propre aveu évitables avaient été utilisées par les
climato-sceptiques, il a réformé ses procédures de validation.
Il a
promis lundi que le diagnostic serait inattaquable. «Je ne connais pas
de document qui ait été soumis à ce genre d'examen minutieux et qui ait
impliqué autant de personnes à l'esprit critique, qui ont offert leur
perspicacité et leurs conseils», a affirmé le coprésident du groupe de travail qui a signé le document, Thomas Stocker.
Il «se base sur des millions
de mesures dans l'atmosphère, la terre, la glace, et depuis l'espace.
Ces mesures permettent d'avoir une vue sans précédent et impartiale sur
l'état du système climatique», selon M. Stocker.
«Le changement
climatique est l'un des grands défis de notre époque (...) Parce que ce
changement menace nos ressources primaires, la terre et l'eau, en un mot
parce qu'il menace notre seule maison, nous devons y faire face. Cela
exige les meilleures informations pour prendre les décisions les plus
efficaces», a ajouté M. Stocker, qui est professeur de physique du
climat et de l'environnement à l'université de Berne (Suisse).
L'objectif
de certains membres de l'ONU est d'arriver en 2015 à Paris à un nouvel
accord global sur le climat, après l'échec de la conférence de
Copenhague en 2009. Le président français Français Hollande vise un «pacte» pour «contenir l'évolution de la température en-deçà de 2°C à l'horizon 2100».
Les
deux volets suivants du rapport du Giec (sur les conséquences du
changement climatique et sur les moyens de les atténuer) sont attendus
au printemps, avant une synthèse globale en octobre 2014.
La
ministre de l'Environnement suédoise, Lena Ek, a dit lundi son
«admiration» pour le Giec, composé de «plus de mille scientifiques qui
travaillent ensemble, qui font du volontariat, pour apporter au monde un
message unique sur le changement climatique, et aussi comment le
combattre».
L'organisation non gouvernementale Greenpeace a dit s'attendre à un pronostic «sombre», et dénoncé l'inaction des dirigeants de la planète.
«C'est
comme être dans un voiture qui roule à toute allure dans la mauvaise
direction, avec les gouvernements qui discutent du partage des sièges et
l'industrie des énergies fossiles qui pousse la pédale d'accélérateur
au plancher. Il est temps de mettre un coup de frein», a-t-elle écrit
dans un communiqué.
Bruxelles se mobilise pour une gestion durable des forêts de l'Union européenne
Bruxelles - La Commission européenne a dévoilé vendredi une nouvelle «stratégie» pour garantir une gestion durable des forêts de l'UE, mises sous pression par une demande accrue de bois et les changements climatiques.
Fondé
sur une approche «globale» de la forêt en tant que niche économique et
écosystème, ce cadre d'action réactualise un précédent plan européen datant de 1998. Comme le précédent, il sera non contraignant pour les Etats, faute de consensus en ce sens.
Entretemps,
les forêts, qui couvrent 40% de la surface de l'UE, ont vu leur part
s'accroître dans la production énergétique, fournissant 50% des énergies renouvelables , souligne la Commission dans un communiqué.
En
2020, la biomasse, soit les résidus de bois utilisés pour les pellets,
devrait ainsi fournir 42% de la part de l'objectif de 20% d'énergies
renouvelables dans la consommation de l'UE, selon les projections de la
Commission. Cela absorberait le montant total des coupes actuelles,
selon une source européenne.
Les menaces découlant du changement
climatique, incendies et tempêtes, se sont aussi accrues, alors même que
les forêts sont indispensable pour absorber les gaz à effet de serre.
«Les
forêts sont des écosystèmes clés autant qu'une source de richesse et
d'emplois, à condition qu'elles soient gérées correctement», a souligné
le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos, cité par ce communiqué.
La
Commission propose que les Etats s'entendent d'ici à fin 2014 sur la
fixation de critères harmonisés pour garantir une exploitation durable
des forêts et leur meilleure protection.
En matière financière, elle préconise notamment de dégager en faveur des forêts une partie des fonds
affectés au développement rural et plaide pour que «les politiques
forestières nationales intègrent les politiques connexes de l'UE», en
matière d'industrie, de recherche et d'environnement.
La stratégie recommande aussi la conclusion d'accords commerciaux pour faciliter l'import-export des produits forestiers.
Gestionnaires
et exploitants des forêts d'Europe avaient affiché leur impatience en
juillet face aux retards dans l'annonce de ce plan-cadre, soulignant
qu'ils en attendaient une approche «cohérente» pour développer leur
filière.
Quelque 60% des forêts européennes sont privées,
détenues par environ 16 millions de propriétaires. Les autres, surtout
en Europe du sud et du sud-est sont publiques.
Le président de l' Équateur appelle à un boycottage mondial de trust Chevron...
Aguarico (Equateur) - Le président d'Equateur, Rafael
Correa, a appelé mardi à un boycottage mondial du géant pétrolier
américain Chevron, en litige avec le gouvernement de Quito pour un cas
de pollution en Amazonie.
"Les outils que nous allons
utiliser pour combattre Chevron sont la vérité et l'appel solidaire aux
citoyens du monde à ne pas acheter les produits de Chevron", a annoncé
M. Correa, en lançant une campagne contre la multinationale depuis
Aguarico, une localité de la province de Sucumbios (nord).
"C'est
un des pires désastres environnementaux de la planète", a clamé le chef
de l'Etat, exhortant aussi les actionnaires de Chevron à "ne pas être
complices et à "vendre leur actions".
M. Correa a symboliquement
plongé la main dans une des mares de brut laissées à l'abandon dans
cette région amazonienne et dont l'Equateur attribue la responsabilité à
la compagnie Texaco, acquise par Chevron en 2001.
Baptisée "la
main sale de Chevron", la campagne a aussi pour objectif d'attirer sur
place des personnalités mondiales telles que des prix Nobel de la paix
ou des vedettes engagées du cinéma et de la musique.
La compagnie
américaine a été condamnée en 2011 par la cour de de Sucumbios à une
amende record de 9 milliards de dollars dont le montant a été confirmé
l'année suivante en appel, puis doublé au motif que l'entreprise n'avait
pas présenté ses excuses.
Toutefois Chevron récuse cette décision
et a saisi des tribunaux internationaux, invoquant l'absence de preuves
scientifiques ainsi que la corruption d'un magistrat équatorien. Selon
la compagnie américaine, les dégâts environnementaux ont été provoqués
par la compagnie d'État équatorienne Petroecuador.
"Pour
économiser quelques dollars, Chevron a utilisé les pires techniques
d'extraction. Il y a près de 1.000 piscines comme celle-là dans notre
Amazonie", a encore dénoncé M. Correa lors de sa visite.
"Elles
n'ont jamais été traitées, seulement dissimulées sous une couche de
terre pour tromper l'Etat équatorien", a poursuivi le chef d'Etat
socialiste, connu pour ses positions critiques envers les États-Unis et
les multinationales.
A l'origine de cette affaire, quelque 30.000
indigènes et petits agriculteurs avaient porté plainte contre la
compagnie Texaco pour avoir pollué de vastes zones de la forêt
amazonienne durant une période d'exploitation de 1964 à 1990.
Plusieurs riverains ont accompagné le président lors de son périple afin de témoigner des effets de la pollution.
"En
16 ans, j'ai vu mourir dix personnes, la plupart d'un cancer", affirme
Wilmar Moreno, un professeur de 45 ans, en exhibant ses jambes
recouvertes d'ulcères, dus selon lui à la consommation d'eau contaminée.
"Texaco nous a condamné à une mort lente", s'indigne Carmen Perez, une
paysanne de 61 ans.
De son côté, Chevron a réagi à la campagne
lancée par M. Correa en déplorant qu'il ait "décidé une fois de plus
d'interférer dans cette affaire". Le président équatorien "offre une
version tronquée et erronée de l'histoire de ces champs pétroliers et de
l'auteur de ces dégâts environnementaux", a ajouté la compagnie dans un
communiqué.
La condamnation de Chevron en Equateur représente
l'amende la plus forte dans l'histoire du droit de l'environnement,
dépassant celle de 4,5 milliards de dollars infligée à ExxonMobil pour
la marée noire de l'Alaska en 1989. MCD
Japon : arrêt total confirmé du dernier réacteur nucléaire...
Tokyo - Le seul réacteur nucléaire qui était encore en
service au Japon est désormais totalement arrêté pour maintenance, a
confirmé lundi matin la compagnie exploitante, Kansai Electric Power
(Kepco).
L'unité 4 de la centrale d'Ohi (ou Oi, ouest)
étant stoppée, le Japon est de nouveau totalement privé d'énergie
nucléaire comme ce fut déjà le cas entre mai et juillet 2012.
Toutes
les centrales nippones avaient alors progressivement été mises hors
service sine die par précautions supplémentaires à la suite de
l'accident de Fukushima causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.
Kepco
avait toutefois reçu en juin 2012 des élus locaux et du Premier
ministre d'alors, Yoshihiko Noda, l'autorisation de remettre en
exploitation les réacteurs 3 et 4 d'Ohi, juste avant l'installation de
la nouvelle instance de régulation du secteur, il y a tout juste un an.
L'unité 4 avait été réactivée le 19 juillet 2012 pour un période de 13 mois.
L'unité
3 avait quant à elle été relancée le 1er juillet 2012 et a été de
nouveau stoppée le 2 septembre dernier, également pour un entretien
régulier, obligatoire après un peu plus d'un an de fonctionnement
continu.
Il est matériellement impensable que d'autres réacteurs
japonais soient relancés avant la fin de l'année au mieux, même si des
compagnies, dont Kepco, ont postulé pour que la sûreté de plusieurs
installations soit certifiée par l'autorité de régulation à l'aune de
nouvelles normes plus strictes entrées en vigueur le 8 juillet dernier. MCD
Qui sont les cinquante entreprises les plus polluantes?
Les entreprises françaises Total, Saint-Gobain et Air Liquide figurent parmi les mauvais élèves du climat...
Les
émissions de gaz à effet de serre des 500 plus grandes entreprises
cotées mondiales ont reculé de 14% en quatre ans, mais celles des 50
plus gros émetteurs ont continué à augmenter, selon une étude publiée
jeudi. Au total, les 500 plus grandes entreprises cotées émettront en
2013 l'équivalent de 3,6 milliards de tonnes de CO2, contre 4,2
milliards en 2009, selon un rapport du CDP, l'ex-Carbon Disclosure
Project, une organisation indépendante spécialisée dans les émissions
des sociétés.
Pétroliers et énergéticiens en première place
Les 50 plus gros émetteurs, dont les émissions ont progressé de 1,7%
en quatre ans, rejettent à eux seuls 73% de ce total dans l'atmosphère,
soit plus de 2,5 milliards de tonnes (hors émissions indirectes dites de
Scope 3), selon le CDP. Cette seule progression est équivalente à
mettre 8,5 millions de camions supplémentaires sur les routes, souligne
le CDP. «Les plus gros émetteurs, qui ont le plus grand impact en terme
d'émissions mondiales et représentent donc la plus grande opportunité de
changement à grande échelle, doivent faire plus pour réduire leurs
émissions», estime l'organisme, qui élabore ses données pour des
investisseurs.
La liste du CDP des 50 plus gros émetteurs est essentiellement
composée de pétroliers et d'énergéticiens, de cimentiers et de groupes
métallurgiques ou miniers. Seize d'entre eux sont des entreprises
américaines (ExxonMobil, Wal-Mart, Dow Chemical...). Suivent le
Royaume-Uni (6), le Canada, la France et l'Allemagne (5). Le Brésil, le
Japon, l'Espagne, la Suisse en comptent deux, pour un représentant de
l'Australie (Woodside), l'Italie (Enel), le Luxembourg (ArcelorMittal),
les Pays-Bas (Shell), la Norvège (Statoil), l'Afrique du Sud (Sasol) et
la Corée du Sud (Posco).
Total, Saint-Gobain, Air Liquide, EDF et GDF Suez
Côté français, Total, Saint-Gobain, Air Liquide, EDF et GDF Suez
figurent dans le top 50 mondial du CDP. Il faut y ajouter Lafarge, que
CDP n'inclut étrangement pas dans la liste mais qui apparaît pourtant
comme deuxième émetteur français dans les données du CDP. GDF Suez est
le plus gros pollueur (157,9 millions de tonnes), devant Lafarge (106,3
millions), EDF (80,4), Total (51,4), Air Liquide (22,1) et Saint-Gobain
(12,8).
Les données restent toutefois incomplètes, une centaine d'entreprises
sur 500 n'ayant pas correctement communiqué leurs émissions, et
certaines émissions indirectes n'étant que difficilement comptabilisées.
Selon les estimations du PNUE, le bras environnemental de l'ONU, les
émissions totales de gaz à effet de serre chaque année dans le monde
avoisinent les 50 milliards de tonnes-équivalent CO2. La planète vient
d'entrer «dans une nouvelle zone de danger» avec une concentration de
CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé
depuis l'ère du pliocène il y des millions d'années, a averti l'Onu en
mai. Un nouveau rapport très attendu des experts du climat du Giec doit
être publié le 27 septembre. MCD
Alimentation: le gaspillage coûte 750 milliards de dollars par an: principal responsable, la Grande Distribution.
Plus d'un milliard de tonnes de nourriture, soit
un tiers de la production mondiale, est gaspillée chaque année, pour un
coût d'environ 750 milliards de dollars et avec un impact très négatif
sur l'environnement, a déploré mercredi la FAO.
«Le
gaspillage massif de nourriture a une grande importance sur la sécurité
alimentaire et la sécurité en général», a déclaré José Graziano da
Silva, directeur général de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation
et l'agriculture (FAO), basée à Rome, en présentant un rapport à ce
sujet.
«Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu'un tiers
de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à
cause de pratiques inadéquates, lorsque 870 millions d'êtres humains
sont affamés chaque jour», s'est-il indigné. Ce gaspillage
«effarant» porte aussi «un grave préjudice à l'environnement», note la
FAO. A titre d'exemple, «chaque année, la nourriture produite sans être
consommée engloutit un volume d'eau équivalant au débit annuel de la
Volga en Russie et est responsable du rejet dans l'atmosphère de 3,3
milliards de tonnes de gaz à effet de serre».
Dans la seule «Asie
industrialisée», région qui comprend la Chine, le Japon et la Corée du
Sud, près de 200 kg de légumes et céréales par habitant sont gaspillés
chaque année en moyenne et la perte de produits alimentaires se produit
tout au long de la chaîne. A l'échelle mondiale, 54% du gaspillage
alimentaire se situe «en amont», c'est-à-dire pendant les phases de
production, de manutention et de stockage et 46% «en aval», lors de la
transformation, la distribution et la consommation.
«Les pays en
développement sont plus touchés par les pertes alimentaires durant la
production agricole; en revanche, les régions à revenus moyens et élevés
connaissent davantage de gaspillage au niveau de la vente au détail et
des consommateurs», relève la FAO.
Achim Steiner, directeur du
Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), a qualifié de «phénomène
stupéfiant» le gaspillage de nourriture dont les coûts sur
l'environnement seront à payer «par nos enfants et petits-enfants».
Selon
le rapport, les coûts économiques directs du gaspillage de produits
agricoles, en excluant les poissons et les fruits de mer, représentent
environ 750 milliards de dollars chaque année dans le monde (en se
basant sur les prix à la production), soit le PIB annuel de la Suisse...
Les
autres secteurs ayant un impact environnemental négatif sont
l'industrie de la viande en Amérique du Nord et Latine, ou le
gaspillage de fruits en Asie, Europe et Amérique Latine.
«La
réduction du gaspillage de nourriture pourrait non seulement alléger la
pression sur des ressources naturelles limitées mais aussi réduire le
besoin d'augmenter la production alimentaire» pour nourrir une
population mondiale croissante, estime le rapport.
«La priorité
absolue» est la prévention des pertes et gaspillages mais en cas
d'excédents alimentaires, la FAO préconise notamment leur réutilisation,
par exemple par des dons aux personnes démunies ou s'ils sont impropres
à la consommation humaine, l'alimentation alimentale. Ou encore le
compostage, la nourriture qui pourrit dans les décharges étant un gros
producteur de méthane, gaz à effet de serre très nocif.
Parmi les
bonnes pratiques déjà en vigueur, la FAO cite de nouveaux sacs en
plastique utilisés aux Philippines pour protéger le riz des rongeurs, de
l'air et de l'humidité, un nouveau système d'emballage en
Grande-Bretagne permettant de maintenir les fruits et légumes frais plus
longtemps et une chaîne de magasins en Espagne qui vend au détail des
céréales ou fruits secs en quantité voulue par le client, évitant
l'achat de quantités superflues qui risquent d'être jetées plus tard. MCD
Une petite île allemande montre la voie de la transition énergétique
Pellworm (Allemagne) - Bienvenue à Pellworm, son port de
pêche, son église du XIe siècle et ses éoliennes, qui font de la petite
île allemande un fournisseur d'électricité pour le reste du pays et un
modèle d'auto-gestion énergétique.
L'île, poche de
verdure balayée par le vent au milieu de bancs de sable de la mer du
Nord à une heure de bateau de la terre ferme, produit trois fois plus
d'électricité qu'il n'en faut pour son millier d'habitants, son unique
commerce et son feu de circulation solitaire.
Comme dans un nombre
croissant de communes allemandes, ce sont les citoyens qui ont pris
eux-mêmes en main leur «transition énergétique».
Les huit
éoliennes qui se dressent aux confins de l'île - pour ne pas gâcher la
vue aux touristes - appartiennent à 40 familles du village, et
produisent de quoi alimenter 400 foyers, c'est-à-dire suffisamment pour
«exporter» vers le continent.
«Tout a commencé dans les années 80
quand des éoliennes et panneaux solaires ont été testés ici», raconte à
l'AFP le maire Jürgen Feddersen. «C'est de là que date notre réputation
d'île des renouvelables».
Juteux profits
Pour stimuler la
production de courant vert, la législation allemande fixe un prix
garanti aux producteurs, et donne la priorité à l'énergie propre dans
l'alimentation du réseau.
Certains habitants de Pellworm, des
agriculteurs pour la plupart, sont donc devenus producteurs d'énergie,
s'assurant de juteux profits.
Mais là n'était pas leur principale
motivation. «Nous savons ce que veut dire le changement climatique»,
assure Kai Edlefsen, adjoint au maire, éleveur bio et gestionnaire du
parc éolien. «Nous vivons entourés d'eau, et nous devons bien admettre
que le niveau de l'océan monte», poursuit-il. «Nous ne pouvons pas
sauver le monde, mais nous pouvons apporter notre contribution».
Faire
cela en auto-gestion, et pas par le biais des grands groupes d'énergie,
«a été essentiel pour que la population l'accepte», ajoute M. Edlefsen.
Les
autorités locales ont aussi subventionné des appareils électro-ménagers
à faible consommation énergétique, et certaines maisons de Pellworm,
parmi celles qui n'arborent pas le toit de chaume traditionnel, sont
équipées de panneaux solaires.
Pour les jours sans vent et sans
soleil, une centrale au biogaz transforme maïs et fumier en méthane puis
en électricité. Si tout cela ne suffit pas, Pellworm s'alimente en
courant venu du continent, grâce à la ligne sous-marine qui lui permet
aussi d'écouler son surplus.
Objectif: l'auto-suffisance
Pellworm
économise 5.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, selon Walter
Fohrbeck, historien de l'île, ce qui neutralise les émissions de 500
foyers sur la terre ferme.
L'île veut aller encore plus loin et
devenir complètement auto-suffisante. EON Hanse, fournisseur régional
d'électricité et filiale du géant EON, s'apprête à tester à Pellworm
plusieurs systèmes de stockage d'électricité et de réseaux intelligents
(«smart grids»).
Deux piles géantes, chacune de la taille d'un
conteneur et utilisant deux technologies différentes, sont installées à
proximité des éoliennes, et dix foyers équipés de dispositifs plus
petits, de la taille d'un frigo. Objectif: stocker l'électricité en trop
pour l'utiliser plus tard. Les compteurs intelligents doivent pour leur
part optimiser la consommation de courant en fonction de la production.
A
terme, l'île ne veut pas être excédentaire seulement en électricité
mais en énergie, explique M. Fohrbeck, en limitant voire en éliminant la
consommation de carburants et de fuel domestique.
Les efforts de
Pellworm paient aussi dans un autre domaine: l'île s'est taillé une
réputation de destination de vacances écologiques et attire de plus en
plus de touristes. Surfant sur cette vague, un investisseur de Hambourg y
loue depuis cette année quatre voitures électriques, pour des balades
sur l'île 100% vertes. APL
Cinéma : «Supertrash», l’enfer de la baie des Anges
Le film «Supertrash», en salle le 9 octobre, nous emmène dans la décharge débordante de Villeneuve-Loubet...
C’est
un endroit qui ressemble à l’enfer. Au beau milieu de la baie des
Anges, le purgatoire de la société de consommation a pris la forme d’une
colline de plastique, papier, restes de repas, boues, animaux englués
et cercueils en fin de concession. Depuis des années, tous les rebuts de
la vie quotidienne, de l’industrie, du festival
de Cannes, se sont entassés à Villeneuve-Loubet jusqu’à ce que cet
enfer ne dépasse toutes les collines avoisinantes, répandant son odeur
et ses «jus» de décomposition à des kilomètres aux alentours. Le
réalisateur Martin Esposito nous emmène de l’autre côté de nos
poubelles, dans cette décharge des Alpes-Maritimes, avec le film Supertrash, dont même les moins écolos ne devraient pas sortir indemnes.
Lorsque vous avez commencé à tourner, vous pensiez passer peu de
temps dans la décharge de Villeneuve-Loubet. Qu’est-ce qui vous y a
retenu?
Je pensais sortir rapidement de cet endroit jusqu’à ce que j’y
découvre les tapis du festival de Cannes. Cela m’a évidemment interpellé
en tant que réalisateur. Le dessin global du film n’était pas encore
fini et j’ai compris que ce que je devais raconter et partager était mon
regard et mon chemin à travers cette décharge. Même si j’avais envie de
faire le tour du monde des décharges à ciel ouvert, ce qui s’est alors
dessiné est un film lié au seul endroit où je pouvais vraiment montrer
ce qui se passait sur la Côte d’Azur, en France, dans mon pays.
Pourquoi vous êtes-vous infligé ces semaines dans une cabane, à
manger les restes de nourriture trouvée, à supporter chaque jour la
puanteur de la décharge?
Le rapport à la nourriture était destiné à montrer le gâchis: ce qui
arrive dans la décharge est souvent comestible. Quant à la vie dans la
cabane, c’était pour créer un lien cinématographique avec la nature,
voir le contraste entre la décharge et la forêt.
On voit qu’aucun tri, aucun recyclage n’est fait alors que tous les
Français et les villes sont maintenant équipés de poubelles de tri.
Pourquoi cela n’est pas fait? Et pourquoi ne pas plutôt avoir enquêté
sur les raisons d’une telle catastrophe?
La population française a compris qu’il fallait trier ses déchets
mais est-ce que le recyclage existe vraiment en France? Nous faisons une
partie du travail des acteurs de l’environnement que l’on paie pour
traiter nos déchets, et malheureusement ils ne prennent pas le relais.
Il y a encore plus de 250 décharges en France, sans compter les
incinérateurs, c’est la preuve d’un dysfonctionnement. Le film montre ce
désordre. Mon souhait est que les gens ne baissent pas les bras, qu’ils
aient d’autant plus envie de trier, et que les acteurs de
l’environnement se réveillent. J’aimerais faire un autre film pour
donner l’envie et l’énergie de changer les choses.
Aujourd’hui, la décharge de Villeneuve-Loubet a fermé, que sont devenus les déchets?
La décharge n’est pas fermée pour moi car les déchets sont toujours
enfouis et elle produit toujours du méthane. Certains parlent de
revalorisation, disent utiliser le méthane pour produire de l’énergie
mais l’arsenic et les hydrocarbures enfouis sont toujours là. Les
déchets arrivent maintenant dans d’autres décharges. Il faudrait que le
relais soit vraiment pris avec une vraie campagne de dépollution.
Vous pensez qu’il est encore temps d’agir? Comment? Voulez-vous interpeller les élus, les citoyens…?
J’ai confiance en l’Etat et dans les acteurs de l’environnement pour
réagir. Nous sommes face à un problème de santé publique, mais nous ne
sommes pas suicidaires, on ne va pas donner du lixiviat à boire à nos enfants. Je reste très positif.
André Cicolella: «Nous sommes de plus en plus malades à cause de l'environnement»
Le président du Réseau santé environnement alerte
sur les produits et les technologies du quotidien qui nous
intoxiquent...
Shampooing, téléphone portable, bouteille d’eau en
plastique, vêtements… Nous sommes cernés par les substances toxiques et
les ondes. André Cicolella, président de l’association Réseau Environnement Santé
(RES), travaille depuis des années sur ces questions qui commencent à
peine à être traitées par les pouvoirs publics. Pour lui, aucun doute:
notre environnement est de plus en plus nocif.
Ces dernières semaines, deux listes de produits du quotidien potentiellement toxiques ont été publiées par 60 Millions de consommateurs et l’UFC-Que choisir.
Deux rapports sur l’exposition aux ondes électromagnétiques ont
également été remis au ministère de l’Ecologie fin août. Etes-vous
satisfait que ces questions soient de plus en plus prises au sérieux?
Nous sommes en train de prendre conscience d’une contamination chimique généralisée qui a un lien étroit avec l’épidémie de maladies chroniques que nous traversons.
Nous sommes de plus en plus malades à cause de l’environnement, mais
maintenant que l’on connaît mieux les effets toxiques, on va pouvoir
agir contre les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité...
Pourquoi tant de substances toxiques entrent dans la composition de nos produits de tous les jours?
La mise sur le marché de ces substances chimiques s’est faite sans aucun contrôle. Sur 143.000 substances mises sur le marché, seules 3.000 ont été évaluées. De plus, la notion de perturbateurs endocriniens
a seulement vingt ans et des substances comme le bisphénol n’ont pas
été évaluées sur ce critère lors de leur mise sur le marché.
Les contrôles sont-ils renforcés aujourd’hui?
Le processus européen Reach a permis de classer environ 150 substances comme «extrêmement préoccupantes» par l’European chemicals agency (Echa) –144 au 20 juin 2013,
ndlr- c’est-à-dire devant faire l’objet d’une évaluation et qui
pourraient être interdites. Mais ce processus est très lent et la
Commission européenne renâcle à adopter une réelle définition des perturbateurs endocriniens. De plus, il est très difficile d’anticiper «l’effet cocktail», les effets combinés de toutes ces substances.
Comment peut-on faire, au quotidien, pour éviter ces substances potentiellement dangereuses?
L’association Noteo a lancé un site Web
sur lequel on trouve l’évaluation de 45.000 produits de consommation
courante. Les produits nocifs y sont indiqués. Le consommateur peut donc
consulter cette base de données sur son smartphone en faisant ses courses. Sinon, pour éviter les pesticides, on peut se fier aux produits biologiques.
Jugez-vous que les pouvoirs publics ne sont pas assez impliqués sur cette question?
Le ministère de la Santé devrait donner une information sur ces substances dangereuses. Même s’il est impliqué dans une Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, ceux-ci n’ont pas été évoqués dans le cadre de la réflexion sur la France en 2025. Même si l’OMS a publié au début de l’année un excellent rapport,
conjointement avec le Programme des Nations unies pour l’environnement,
sur les perturbateurs endocriniens, la question des liens entre santé
et environnement est encore trop marginale dans les politiques
publiques.
Est-ce parce qu’on manque encore de preuves scientifiques de leur impact sur la santé?
Les médecins sont de plus en plus conscients du lien qu’il peut y
avoir, il existe de la littérature scientifique sur le sujet, mais aussi
bien pour les ondes électromagnétiques que pour les perturbateurs
endocriniens, on a agi sans penser aux conséquences au lieu d’appliquer
le principe de précaution.
Attaques de troupeaux en Champagne: Les chiens errants peuvent être abattus, si les loups tuent 6000 brebis par an en France, les chiens divagants en tuent quelques 200 000.
AGRICULTURE - Les gardes-chasse et les lieutenants de
louveterie auront la possibilité de tirer sur les chiens en état de
divagation…
Les préfets de l'Aube et de la Haute-Marne vont autoriser l'abatage des chiens errants la nuit après des attaques à répétition de troupeaux d'ovins
dans des exploitations frontalières aux deux départements. «Dès
mercredi et pendant un mois, les gardes-chasse et les lieutenants de
louveterie auront la possibilité de tirer sur les chiens en état de
divagation lors de patrouilles nocturnes autour des exploitations ovines
dans quatre cantons des deux départements», a-t-on indiqué à la
préfecture de la Haute-Marne.
L'Aube et la Haute-Marne ont connu depuis fin mai 2013 plus d'une
vingtaine d'attaques de troupeaux occasionnant la mort par égorgement ou
par euthanasie suite à des blessures graves, d'une cinquantaine de
moutons. Plusieurs de ces attaques avaient été classées «loup non exclu»
par les spécialistes de l'Office national de la chasse et de la faune
sauvage qui n'ont cependant pu valider cette hypothèse, faute de traces
ADN retrouvées sur place.
Tout chien qui n'est plus sous la surveillance effective de son maître
Trois loups ont été identifiés depuis avril 2011 dans le massif
forestier vosgien distant d'une centaine de kilomètres du lieu des
attaques en Champagne. Dans les Vosges, les loups ont tué 139 ovins en
72 prédations en 2011, puis 80 en 40 attaques l'année suivante. «Ces
opérations de grande envergure ont également pour but d'apporter des
informations nouvelles sur le type de canidé responsable de ces
attaques», a-t-on précisé à la préfecture.
En juin dernier déjà, des patrouilles chargées d'identifier ou
d'effaroucher les prédateurs avaient circulé en vain pendant dix jours
autour d'exploitations ovines de Haute-Marne. D'après la loi, est
considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d'une
action de chasse ou de la garde ou de la protection du troupeau, n'est
plus sous la surveillance effective de son maître ou qui en est éloigné
d'une distance dépassant cent mètres.
Les électrosensibles à la recherche d'une terre vierge de toute onde
Boulc (Drôme), envoyée
spéciale Il faut d'abord parvenir au site du rendez-vous, encaissé dans une
vallée aussi belle que sauvage, nichée aux portes du Vercors, à une dizaine de
kilomètres de Boulc (Drôme), 128 âmes. Ensuite, laisser son téléphone portable
dans la voiture, éteint et la batterie ôtée. Les clefs du véhicule sont
déposées dans un seau en fer. On a aussi été prévenue qu'il était préférable de
ne pas se parfumer deux jours avant et de laver ses habits avec des lessives
faiblement chimiques.
Sur un champ entouré de
pins, près d'une ferme semi-enterrée, une cinquantaine d'hommes et de femmes se
parlent, assis en cercle. Tous sont électrohypersensibles (EHS), c'est-à-dire
qu'ils souffrent de diverses pathologies (maux de tête, réactions cutanées,
insomnies, tachycardie, etc.) qu'ils attribuent aux champs électromagnétiques
émis par les technologies modernes : portables, réseaux Wi-Fi, antennes-relais,
etc. Si ces malades des ondes sont venus de la France entière à ce
rassemblement organisé par l'association Une terre pour les EHS, du 26 au 28
août, c'est pour parler de leurs symptômes, trouver du réconfort, mais surtout voir
leur maladie reconnue.
3 % DE LA POPULATION SELON
LES ASSOCIATIONS
"Aujourd'hui, les
réseaux de téléphonie mobile, de Wi-Fi ou Wimax couvrent l'ensemble du territoire
: il n'y a plus d'endroit dans lequel nous pouvons nous réfugier pour nous sentir
bien", déplore Philippe Tribaudeau, président de l'association basée sur
le site drômois, et lui-même "électro", comme il dit. Son collectif,
à l'instar d'une quinzaine d'autres en France, demande la mise en place "urgente"
de zones blanches, vierges d'ondes, une mesure recommandée par le Conseil de l'Europe
en 2011.
Les EHS, qui
représenteraient 3 % de la population selon les associations – un chiffre
impossible à confirmer en l'absence d'évaluation nationale –, n'ont pas tous
abandonné toute technologie. Au rassemblement se côtoient des profils très
différents, vivant plus ou moins en marge de la société, selon leur degré
d'intolérance aux ondes.
A un extrême, il y a Anne Cautin , 57 ans, une très grande électrohypersensible, qui se sent "brûler" à la moindre onde, et à des fréquences extrêmement basses (50 Hz) générées par le passage du courant électrique. "Depuis
2009, je suis un véritable radar : je sais qu'à tel endroit, il y a une
antenne ou un transformateur. Je ressens le courant jusque dans mes
terminaisons nerveuses", raconte-t-elle, les joues écarlates, les pieds nus et le poignet relié à un piquet en acier enfoncé dans la terre, pour se "décharger". Le voyage
depuis les Hautes-Alpes, où elle vit dans d'anciennes écuries éclairées
à la bougie et chauffées au poêle, l'a épuisée. Elle l'a passé
enveloppée de couvertures dans un camion transformé en cage de Faraday
(une enceinte métallique étanche aux champs électromagnétiques), conduit
par sa fille, dont elle dépend totalement. Elle restera très peu sur le
site, où quelques ondes parviennent malgré l'isolement. UNE MALADIE "TRÈS PÉNALISANTE DANS LA VIE PROFESSIONNELLE" Au contraire, Oscar, 47 ans, profite de la Drôme pour se ressourcer . Cet ancien commercial dans de grandes banques, intolérant au Wi-Fi depuis 2010, continue de vivre et travailler à Paris, comme formateur pour des établissements bancaires et professeur en école de commerce. "Les
journées m'épuisent, entre les brûlures à l'intérieur du corps, les
picotements et les maux de tête. Et j'ai du mal à récupérer la nuit", témoigne-t-il, préférant rester anonyme face à une maladie "très pénalisante dans la vie professionnelle". "Avant, je travaillais à New York, Chicago, Londres. J'ai dû lever le pied pour me soigner ." Comme lui, tous les EHS ont vu leur vie profondément modifiée :
Isabelle, podologue à la retraite de 52 ans, qui dort souvent dans sa
cave pour fuir
l'antenne-relais qui jouxte sa maison ; Mailys, étudiante en master de
21 ans, qui porte casquettes et écharpes anti-ondes la nuit et consulte
un sophrologue ; ou M. Tribaudeau, 52 ans, également
multichimicosensible (intolérant aux odeurs de lessive, parfum ou à la
pollution), qui a perdu son poste de professeur de technologie, son logement puis sa femme. Si leur souffrance est manifeste – une partie d'entre eux a obtenu un
certificat d'invalidité – aucun lien de causalité n'a pour l'instant
été établi entre les ondes électromagnétiques et leur maladie. Des
symptômes que nombre de médecins, démunis, attribuent encore
régulièrement à des troubles psychiatriques ou psychosomatiques. La
controverse est loin d'être tranchée chez les scientifiques et divise la
classe politique. En janvier, la proposition de loi de la députée EELV Laurence Abeille, qui avançait des mesures pour réduire l'usage du Wi-Fi et appliquer
le principe de précaution, a été "enterrée", renvoyée en commission.
Deux autres textes sont toujours au stade de la commission des affaires
économiques : l'un, déposé par l'UMP
en février, demande l'abaissement du seuil maximal d'exposition aux
ondes des antennes-relais à 0,6 volt/mètre (V/m) (un plafond aujourd'hui
situé entre 41 et 61 V/m selon les fréquences) et l'autre, porté par le
PS en avril, visant à réguler l'installation des antennes. "Nous n'avons pas les moyens de faire fléchir les opérateurs de téléphonie. Il faut donc une volonté du gouvernement", assure l'attachée parlementaire de Michèle Rivasi, Justine Arnaud , venue à Boulc représenter la députée européenne EELV qui se bat depuis longtemps pour la reconnaissance des EHS. "On ne va pas attendre dix ans. La zone blanche, on la prendra s'il le faut",
prévient M. Tribaudeau, sous le regard approbateur de l'assistance.
L'homme a déjà occupé avec son camping-car la forêt de Saoû dans la
Drôme, entre juin et octobre 2010, avant d'être expulsé par les
autorités. "L'électrosensibilité, c'est une vie d'errance, d'isolement, de précarité, constate-t-il. Il faut essayer de le vivre au mieux ; nous sommes des exclus." Audrey Garric
Fukushima: Les dernières annonces de Tepco révèlent l'ampleur de la catastrophe
NUCLEAIRE - Tepco, l'opérateur de la centrale japonaise, a avoué que de l'eau contaminée se déversait dans l'océan...
Plus
de deux ans après le tsunami qui a dévasté la centrale nucléaire de
Fukushima, la radioactivité continue à se répandre dans l’environnement.
Ce mercredi, l’opérateur de la centrale japonaise, Tepco, a avoué que quelque 300 tonnes d’eau radioactive se déversaient quotidiennement dans l’océan Pacifique, résultat d’un mélange entre les eaux pluviales et les eaux de refroidissement des réacteurs.
Des solutions «de dernière minute un peu ridicules»
D’après Tepco, les nappes phréatiques situées sous la centrale sont
en train de s’infiltrer dans les sous-sols de l’usine et saturent le
système de décontamination des eaux de refroidissement. Toute cette eau
chargée de césium, de tritium et d’autres éléments radioactifs risque
ainsi de se déverser dans l’océan, contrairement à ce que soutenait
Tepco depuis des mois. L’opérateur assurait, jusqu’à la fin du mois de
juillet, que les eaux stagnaient sous terre. «Tepco vient d’avouer,
après des mois de mensonges, qu’il y avait bien des fuites dans la mer,
assène Thierry Salomon, président de l’association Négawatt.
Cette eau est très fortement contaminée par des produits à fission
longue et Tepco n’arrive pas du tout à maîtriser ce qui se passe.»
Si les chiffres donnés par Tepco sont toujours pris avec des pincettes par les experts, l’opérateur estime que la radioactivité des eaux souterraines a été multipliée par 47 entre le 31 juillet et le 5 août.
Début juillet, un record de 900.000 becquerels par litre d’eau avait
déjà été mesuré dans des puits situés sous la centrale. A comparer avec
la radioactivité naturelle de la mer, qui n’est que d’environ 10
becquerels par litre. «On va assister, comme à Tchernobyl,
à des phénomènes de reconcentration locale de la radioactivité par le
lessivage dû à la pluie, commente Thierry Salomon. Face à cela, Tepco
emploie des expédients de dernière minute un peu ridicules, comme mettre
des filets pour empêcher que les poissons ne s’approchent de la
centrale.»
Rassurer pour relancer les réacteurs
L’opérateur, visiblement dépassé par les événements, devrait toutefois recevoir le soutien du gouvernement japonais. Le Premier ministre Shinzo Abe a ainsi déclaré ce mercredi que les autorités allaient s’impliquer davantage dans la gestion de l’eau contaminée et a qualifié le problème «d’urgent». «Stabiliser la centrale de Fukushima
est notre défi. En particulier, l'eau contaminée représente un problème
urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population», a
expliqué Shinzo Abe.
Un enjeu hautement politique pour ce nouveau gouvernement, élu en
décembre 2012, qui a prévu de relancer le programme nucléaire du Japon.
Les dernières annonces se passent ainsi dans un «contexte de tensions
sur le redémarrage du nucléaire, auquel un grand nombre de citoyens
japonais semblent plutôt réticents, pense Roland Desbordes, président de
la Commission de recherches et d’informations indépendante sur la radioactivité (Criirad).
Face au discours contradictoire de Tepco et à l’absence d’experts
indépendants sur les lieux, le gouvernement se doit de prendre la
position du gendarme.»
Mais pour la centrale de Fukushima, les problèmes ne s’arrêteront pas
de sitôt. «L’Etat japonais a face à lui un chantier qui va durer 30 à
40 ans, explique Thierry Salomon. Et de toute façon, on ne résoudra pas
le problème, on ne peut que diminuer la radioactivité. Cette
catastrophe, c’est quand elle se produit que tout commence.». MCD
Fukushima: Les dernières annonces de Tepco révèlent l'ampleur de la catastrophe
NUCLEAIRE - Tepco, l'opérateur de la centrale japonaise, a avoué que de l'eau contaminée se déversait dans l'océan...
Plus
de deux ans après le tsunami qui a dévasté la centrale nucléaire de
Fukushima, la radioactivité continue à se répandre dans l’environnement.
Ce mercredi, l’opérateur de la centrale japonaise, Tepco, a avoué que quelque 300 tonnes d’eau radioactive se déversaient quotidiennement dans l’océan Pacifique, résultat d’un mélange entre les eaux pluviales et les eaux de refroidissement des réacteurs.
Des solutions «de dernière minute un peu ridicules»
D’après Tepco, les nappes phréatiques situées sous la centrale sont
en train de s’infiltrer dans les sous-sols de l’usine et saturent le
système de décontamination des eaux de refroidissement. Toute cette eau
chargée de césium, de tritium et d’autres éléments radioactifs risque
ainsi de se déverser dans l’océan, contrairement à ce que soutenait
Tepco depuis des mois. L’opérateur assurait, jusqu’à la fin du mois de
juillet, que les eaux stagnaient sous terre. «Tepco vient d’avouer,
après des mois de mensonges, qu’il y avait bien des fuites dans la mer,
assène Thierry Salomon, président de l’association Négawatt.
Cette eau est très fortement contaminée par des produits à fission
longue et Tepco n’arrive pas du tout à maîtriser ce qui se passe.»
Si les chiffres donnés par Tepco sont toujours pris avec des pincettes par les experts, l’opérateur estime que la radioactivité des eaux souterraines a été multipliée par 47 entre le 31 juillet et le 5 août.
Début juillet, un record de 900.000 becquerels par litre d’eau avait
déjà été mesuré dans des puits situés sous la centrale. A comparer avec
la radioactivité naturelle de la mer, qui n’est que d’environ 10
becquerels par litre. «On va assister, comme à Tchernobyl ,
à des phénomènes de reconcentration locale de la radioactivité par le
lessivage dû à la pluie, commente Thierry Salomon. Face à cela, Tepco
emploie des expédients de dernière minute un peu ridicules, comme mettre
des filets pour empêcher que les poissons ne s’approchent de la
centrale.»
Rassurer pour relancer les réacteurs
L’opérateur, visiblement dépassé par les événements, devrait toutefois recevoir le soutien du gouvernement japonais. Le Premier ministre Shinzo Abe a ainsi déclaré ce mercredi que les autorités allaient s’impliquer davantage dans la gestion de l’eau contaminée et a qualifié le problème «d’urgent». «Stabiliser la centrale de Fukushima
est notre défi. En particulier, l'eau contaminée représente un problème
urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population», a
expliqué Shinzo Abe.
Un enjeu hautement politique pour ce nouveau gouvernement, élu en
décembre 2012, qui a prévu de relancer le programme nucléaire du Japon.
Les dernières annonces se passent ainsi dans un «contexte de tensions
sur le redémarrage du nucléaire, auquel un grand nombre de citoyens
japonais semblent plutôt réticents, pense Roland Desbordes, président de
la Commission de recherches et d’informations indépendante sur la radioactivité (Criirad).
Face au discours contradictoire de Tepco et à l’absence d’experts
indépendants sur les lieux, le gouvernement se doit de prendre la
position du gendarme.»
Mais pour la centrale de Fukushima, les problèmes ne s’arrêteront pas
de sitôt. «L’Etat japonais a face à lui un chantier qui va durer 30 à
40 ans, explique Thierry Salomon. Et de toute façon, on ne résoudra pas
le problème, on ne peut que diminuer la radioactivité. Cette
catastrophe, c’est quand elle se produit que tout commence.»
Fukushima: l'eau contaminée, un problème «urgent», selon le gouvernement
Participation de l'Etat
M.
Abe, qui a demandé au ministère de l'Industrie de prendre «des mesures
rapides et efficaces» à ce sujet, a précisé que l'Etat participerait
désormais au financement de la gestion du problème de l'eau contaminée
sur le site.
L'Etat a déjà versé, aux côtés des compagnies
d'électricité du pays, quelque 3.800 milliards de yens (près de 30
milliards d'euros) à un fonds créé pour soutenir Tepco dans la gestion
de la catastrophe.
Mais ces sommes ont été affectées jusqu'à
maintenant principalement à divers travaux de sécurisation du site et
pour l'indemnisation de plus d'un million de personnes affectées par
cette catastrophe nucléaire, la plus grave depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.
L'autorité
de régulation du secteur nucléaire du Japon a ordonné vendredi à Tepco
d'accélérer les travaux d'endiguement de l'eau contaminée. Elle avait
annoncé fin juillet qu'elle allait enquêter sur les causes des fuites
d'eau contaminée dans les sous-sols de la centrale.
La compagnie fait l'objet de critiques récurrentes pour sa façon jugée malhonnête d'informer le public.
Sur
la question des fuites, elle a longtemps affirmé que l'eau contaminée
stagnait sur le site et n'allait pas dans l'océan, avant de reconnaître
le contraire ( des millions de litres).
Les pépins sont quotidiens à Fukushima
Daiichi. Quelque 3.000 techniciens et ouvriers s'escriment sur le site
pour préparer son démantèlement mais sont en permanence confrontés à la
survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de
la radioactivité. MCD
Etats-Unis: Des enfants contraints au silence sur le gaz de schiste
PLANETE - Une compagnie pétrolière a acheté le silence d'une famille américaine...
Un accord à l'amiable sanctionné par la justice entre des compagnies exploitant du gaz de schiste
en Pennsylvanie et un couple qui les poursuivait pour des problèmes de
santé, interdit au couple et à leurs enfants de jamais parler de cette
industrie en public. L'accord entériné par la justice à huis clos en
2011 et rendu public la semaine dernière par le Pittsburg Post Gazette,
spécifie clairement que les plaignants Chris et Stephanie Hallowich ont
l'interdiction à vie de s'exprimer sur le gisement géant de gaz de
schiste de Marcellus situé dans le nord-est de la Pennsylvanie et que
cette interdiction s'applique également à leurs enfants de 7 et 10 ans.
Le couple avait attaqué trois compagnies pétrolières (Range
Resources, Williams Gas/Laurel Mountain Midstream et MarkWest Energy)
affirmant que les produits chimiques utilisés pour le forage de puits
près de leur ferme avaient eu des conséquences sur leur santé,
provoquant notamment des brûlures aux yeux, à la gorge et aux oreilles
ainsi que des maux de tête, rapporte le Pittsburg Post-Gazette.
«Nous savons que nous avons signé pour nous taire pour toujours»
L'accord passé en août 2011 à huis clos dans un tribunal du comté de Washington était jusqu'ici resté confidentiel mais le Post Gazette
a obtenu d'un juge sa récente publication. Selon un compte-rendu
d'audience, Stephanie Hallowich explique avoir touché, contre son
silence, 750.000 dollars selon les termes de cet accord. «Pour la
sécurité et la santé de nos enfants, nous avions besoin (de cet argent)
pour les retirer de cet endroit». «Nous savons que nous avons signé pour
nous taire pour toujours mais pourquoi cela doit-il lier nos enfants
qui sont encore mineurs et empiéter sur leurs droits?», ajoute-t-elle
toujours selon le compte-rendu d'audience.
«Nous pouvons les informer. Nous pouvons leur expliquer qu'ils ne
peuvent pas parler de cela mais nous ne pouvons pas contrôler ce qui se
passe dans la cour de récréation», explique son mari faisant valoir que
dans la région, de nombreux enfants ont des parents qui travaillent dans
le secteur. L'avocat de la famille, Peter Villari, affirmait alors
qu'en 30 ans de carrière, il n'avait jamais vu une telle interdiction
liant des mineurs.
La moitié des papillons européens a disparu en vingt ans
Les pesticides et le manque de plantes à butiner sont responsables...
Les prairies européennes ont perdu la moitié de leurs papillons en seulement vingt ans, alarme un rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE)
à paraître ce mardi. Ce déclin devrait «déclencher la sonnette
d’alarme» a averti Hans Bruyninckx, le directeur de l’AEE. Les coupables
de cette disparition: les pesticides utilisés par l’agriculture
intensive et la raréfaction des fleurs à butiner. En particulier,
certaines régions du nord-ouest de l’Europe ne laissent aux papillons
«que le bord des routes, le long des voies de chemin de fer et les parcs
des villes» pour butiner, précise le rapport. MCD
Angleterre: 16 opposants au gaz de schiste arrêtés
Londres - Seize opposants au gaz de schiste ont été interpellés par la police vendredi après deux jours demanifestations autour d'un site d'exploration à Balcome dans le Sud de l'Angleterre.
La
société Cuadrilla doit y conduire à partir de samedi des essais en vue
de forages par fracturation hydraulique, une technique destinée à
libérer les hydrocarbures jugée controversée et polluante par les
écologistes.
Plusieurs dizaines de manifestants, mélange de locaux
et d'activistes dont une ancienne playmate et un «clown professionnel»,
essayaient d'empêcher les ouvriers d'entrer sur le site et de bloquer
le chantier.
Cuadrilla a indiqué avoir reçu l'autorisation de reprendre les forages de manière purement expérimentale pour l'instant.
La
même société avait dû interrompre en 2011 ses forages dans le nord-est
de l'Angleterre après l'enregistrement de légères secousses telluriques.
En décembre, le gouvernement britannique lui a donné l'autorisation de
reprendre les forages exploratoires mais en l'assortissant de nouveaux
contrôles.
Vendredi dernier, le ministre des Finances britannique,
George Osborne, a déclaré vouloir faire de la Grande-Bretagne «le
leader de la révolution du gaz de schiste».
Le Chancelier de
l'Echiquier a dans cette optique proposé la mise en place du régime
fiscal sur l'extraction de gaz de schiste le «plus généreux» au monde en
abaissant le taux d'imposition sur une partie de sa production de 62%,
taux appliqué au pétrole et au gaz conventionnel, à 30%.
Un récent
rapport du British Geological Survey a révélé que les ressources en gaz
de schiste dans le nord de l'Angleterre étaient deux fois plus
importantes qu'une précédente estimation des ressources de l'ensemble du
pays. MCD
Un mois de périple anti-nucléaire s'achève dans l'Ain
Lyon - Plusieurs dizaines de militants anti-nucléaires
ont achevé samedi dans l'Ain une marche d'un mois dans la vallée du
Rhône, en suivant les étapes de traitement de l'uranium, pour
sensibiliser la population aux dangers du nucléaire.
«On a
terminé vers 12H30 à Blyes», au sud d'Ambérieu-en-Bugey, «après être
passés vers 09H00 devant la centrale du Bugey», a raconté à l'AFP Albert
Monti, militant contre le nucléaire, venu de Picardie.
Les
marcheurs, qui étaient «70 voire plus» pour cette dernière journée,
selon M. Monti, ont joué «deux-trois saynètes» pour illustrer notamment
les alternatives à l'énergie nucléaire. Après une fête en fin de
journée, ils prévoient de se disperser dimanche.
Leur «Marche
internationale pour la paix et la sortie du nucléaire» est partie le 29
juin de Malvesi, près de Narbonne, où se situe la Comurex-Areva, une
usine de raffinage et de conversion d'uranium.
Il s'agissait de
suivre «les étapes de traitement de l'uranium avant d'arriver dans les
réacteurs», avait expliqué jeudi Jocelyn Peyret, un des organisateurs du
périple, membre du réseau Sortir du nucléaire.
Les manifestants
ont notamment effectué une halte devant une usine de combustible
nucléaire à Romans-sur-Isère (Drôme) mi-juillet, durant laquelle ils ont
rendu public le dépôt d'une plainte contre Areva pour «violation des
règles de sûreté».
Areva avait signalé en septembre 2012 un
événement survenu dans l'usine FBFC de Romans (fabrication de
combustible), que l'Autorité de sûreté nucléaire avait classé au niveau 2
sur 7 «en raison du défaut de culture de sûreté» notamment.
Les
participants à la marche sont accompagnés de quelques militants
australiens, qui souhaitent alerter l'opinion sur les menaces pesant sur
les Aborigènes, à cause de l'exploitation de mines d'uranium par Areva
dans leur pays.
«L'Australie est le troisième exportateur au monde
d'uranium, nous n'avons pas de centrale mais Areva explore 120 mines
d'uranium sur les territoires aborigènes», a souligné Bilbo Taylor,
militant australien. MCD
Corse: forte hausse des maladies thyroïdiennes après Tchernobyl
La catastrophe nucléaire de Tchernobyl (1986) a provoqué une forte augmentation des maladies thyroïdiennes,
dont des cancers, en Corse, l'une des régions françaises les plus
exposées au nuage radioactif, selon une enquête indépendante italienne
présentée jeudi à Ajaccio.
Selon le document, le nombre de cancers
de la thyroïde a augmenté de 28,29% chez les hommes en Corse, après le
passage du nuage radioactif (pas de chiffre significatif chez les
femmes).
L'augmentation du pourcentage de thyroïdites a été de 55,33% chez les femmes et de 78,28% chez les hommes.
Concernant
les enfants, selon l'enquête, «le risque de thyroïdites chez les moins
de 18 ans vivant en Corse et exposés au nuage de Tchernobyl est augmenté
de 62,5% par rapport aux enfants n'ayant pas été exposés».
Réalisée
par le groupement Ospedali Galliera de Gênes, cette «Enquête
épidémiologique rétroactive concernant les conséquences du nuage de
Tchernobyl sur les populations de Corse» a été remise à la Collectivité
territoriale de Corse (CTC) qui l'avait commandée.
L'équipe de 25
chercheurs, dirigée par le professeur Paolo Cremonesi de l'hôpital
Galliera, avait emporté l'appel d'offres européen lancé en 2011 par la
CTC.
Inédite au plan européen, selon ses auteurs, l'étude a été
effectuée sur la base de 14.000 dossiers médicaux archivés et plus
particulièrement sur 5.500 dossiers «complets» concernant des patients
ayant consulté avant et après l'accident de la Centrale Nucléaire ukrainienne du 26 avril 1986.
Alors
que les autorités françaises avaient nié tout effet du passage du nuage
radioactif sur la France en 1986, cette enquête va notamment permettre à
des associations de patients de demander réparation en justice, a
indiqué la présidente de la commission Tchernobyl de l'Assemblée de
Corse, Josette Risterucci.
Mme Risterucci a souhaité que d'autres
régions puissent s'inspirer du travail des chercheurs italiens pour
dénoncer le «mensonge d'Etat» qui avait suivi en France la catastrophe
et obtenir réparation.
Philippe Martin, nouveau ministre, affirme que Fessenheim sera fermée fin 2016
ECOLOGIE - Sa fermeture avait été annoncée par le président François Hollande...
Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin affirme qu'il fermera lacentrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin «d'ici au 31 décembre 2016» dans une interview au Journal du Dimanche paru ce dimanche.
«Les engagements pris par François Hollande
sur le nucléaire seront tenus dans le quinquennat. J’ai un mandat : je
fermerai Fessenheim d’ici au 31 décembre 2016», déclare le successeur de
Delphine Batho qui a dû quitter le gouvernement le 2 juillet pour avoir
critiqué le budget de son ministère.
Réduire la part du nucléaire
Le site de Fessenheim (2 réacteurs de 900 MW) est le seul des 19
centrales françaises (et 58 réacteurs) dont la fermeture a été annoncée
par le président François Hollande qui s'est engagé à réduire la part du
nucléaire de 75% à 50% de la production électrique d'ici 2025.
«La loi sur la transition énergétique prendra les dispositions pour
que cette fermeture soit effective. Il est temps que les responsables
politiques reprennent la main sur les décisions énergétiques de la
France», poursuit le ministre qui affirme plus loin n'avoir «rien
contre» le patron d'EDF Henri Proglio
après avoir précisé que «ce n'est pas à un homme seul d'incarner la
politique qui doit être menée. EDF doit nous aider à réaliser nos
décisions et ne pas s’en affranchir».
Gaz de schiste
A propos des gaz de schiste,
Philippe Martin déclare que «faire miroiter l’éventualité qu’on puisse
trouver une technique sans impact sur l’environnement (contrairement à
la fracturation hydraulique NDLR) est une lubie» et oppose aux enjeux
économiques, mis en avant par le ministre du Redressement économique Arnaud Montebourg pour justifier l'exploitation immédiate de ces gaz, le «grand projet que sont les énergies renouvelables».
Au sujet du diesel, le ministre énonce qu'il «faudra décider du
rythme de la convergence de la fiscalité entre le diesel et l’essence,
et des mesures de compensation pour les plus modestes. En matière
d’écologie, il faut avoir le courage de prendre des décisions
structurellement impopulaires et qui donneront des effets pour les
générations futures.»
Interrogé sur la façon dont il entend exercer son mandat, Philippe
Martin affirme: «Il n’y aura pas de souplesse de ma part concernant
l’écologie». MCD
L'UE met au ban un insecticide mortel pour les abeilles
Bruxelles - L'Union Européenne a décidé mardi
d'interdire l'usage à l'air libre du Fipronil, un insecticide mortel
pour les abeilles du groupe allemand BASF, après avoir déjà mis au ban
trois autres pesticides.
La mesure a été adoptée par 23
Etats, ouvrant la voie à sa mise en oeuvre par la Commission, a indiqué
cette dernière dans un communiqué. Seules l'Espagne, première
utilisatrice, et la Roumanie, ont voté contre, selon une source
européenne. Le Fipronil avait été identifié en mai comme
présentant "un risque élevé" avéré pour les traitements du maïs par
l'Autorité européenne de sécurité" des aliments (EFSA). A compter
du 31 décembre 2013, son usage sera banni pour deux ans pour le
traitement des semences de mais et tournesols. Il ne pourra plus être
utilisé que pour certaines cultures sous serres, excluant les poireaux,
oignons et brassicacées (choux, radis...).
BASF a contesté cette
décision, jugeant que la Commission devrait s'engager "dans un plan
d'action ambitieux pour identifier les réelles causes du déclin de la
santé des abeilles", plutôt que de "continuer à limiter l'accès des
agriculteurs à des technologies innovantes".
L'ONG environnementale Greenpeace
a pour sa part jugé le moratoire insuffisant, plaidant pour une
interdiction durable, "seule susceptible d'aider à restaurer les
populations d'abeilles".
La Commission européenne a déjà décidé
en mai d'interdire pour deux ans l'utilisation de trois néonicotinoides
(la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) utilisés dans
des pesticides fabriqués par les groupes Bayer et Syngenta.
Menaçante
pour l'écosystème terrien, la baisse du nombre des abeilles est imputée
par les experts à une série de facteurs, incluant, outre les
pesticides, les parasites, le manque de médicaments vétérinaires ou
parfois leur utilisation abusive, la gestion de l’apiculture, le manque
d’habitats et de nourriture et le changement climatique.
La France
a interdit depuis 2005 l'utilisation du Fipronil, que seuls cinq pays
de l'UE utilisent encore pour le maïs (Espagne, Hongrie, Bulgarie,
République Tchèque et Slovaquie). Cet insecticide est également utilisé
pour d'autres cultures en Belgique, Roumanie et Pays Bas. MCD
Transition énergétique: les recommandations inquiètent les ONG
Paris - La formulation de certaines recommandations du
Débat national de la transition énergétique, qui doivent être finalisées
jeudi, ont inquiété certaines ONG mercredi, alors qu'un nouveau projet a
été soumis aux acteurs de ce débat.
«La dernière
version des quinze préconisations contient des modifications
inacceptables», a réagi le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot ,
Matthieu Orphelin, en citant notamment la question de la fiscalité
écologique et celle l'objectif de baisse de consommation énergétique à
retenir.
Chez France Nature Environnement (FNE), la spécialiste
de l'énergie Maryse Arditi constate également des «régressions» sur
certains points tout en restant optimiste sur la conclusion du débat
national, jeudi, au terme de neuf mois de discussions entre entreprises,
syndicats, ONG, élus et experts.
La dernière séance plénière du Débat, voulu par le président François Hollande pour esquisser l'avenir énergétique de la France, doit permettre d'entériner quinze recommandations.
Officiellement
remises au gouvernement le 20 septembre lors de la Conférence
environnementale annuelle, elles doivent nourrir une loi de
programmation énergétique présentée à l'automne au conseil des ministres
et débattue début 2014 au Parlement.
Ces recommandations se
veulent suffisamment générales pour prendre en compte les intérêts
divergents mais laissent ouverts certains désaccords de fond,
principalement sur l'objectif de la baisse de consommation énergétique
mais aussi sur le nucléaire.
La Fondation Hulot juge «inacceptable» la disparition , dans le dernier projet, d'une allusion au «rattrapage de la fiscalité du diesel sur l'essence», défendu par les ONG.
De
même, elle dénonce la reformulation de l'objectif d'une baisse de la
consommation énergétique de 50% d'ici 2050 pour permettre à la France de
tenir ses engagements internationaux sur le climat. La nouvelle
formulation serait trop favorable aux entreprises, qui défendent un
objectif moins relevé, pour la FNH.
Chez FNE, Maryse Arditi pointe
d'autres points de désaccord, sur la question du nucléaire mais aussi
sur les objectifs affichés de développement des énergies renouvelables («entre 30 et 40%» d'électricité d'origine renouvelable en 2030).
Elle juge toutefois important de «ne pas avoir cherché à masquer les dissensus» dans ces recommandations.
«Après,
ce n'est que la toute première étape. Nous, notre inquiétude, c'est
surtout de savoir ce qui va rester dans la loi de ce débat»,
souligne-t-elle. MCD
Gaz de schiste: Hollande exclut l'exploration pendant son mandat.
François Hollande a exclu dimanche toute exploration du gaz de schiste
pendant sa présidence, lors d'un entretien télévisé, un engagement
salué par les défenseurs de l'environnement pour lesquels le chef de
l'Etat a ainsi levé l'ambiguïté sur ce sujet sensible.
«Tant
que je suis président, il n'y aura pas d'exploration de gaz de
schiste», a dit M. Hollande lors de l'entretien accordé à TF1 et France 2
à l'occasion de la fête nationale.
«C'est quoi le gaz de schiste? C'est un eldorado, là, qu'il suffirait de creuser?», a ironisé le chef de l’État.
Une
loi de 2011 «interdit l'exploration du gaz de schiste sur la méthode de
la fracturation hydraulique», qui présente des «risques» pour les
nappes phréatiques «selon les techniques d'aujourd'hui», a-t-il rappelé.
«On en voit un certain nombre de conséquences aux États-Unis».
Le Premier ministre Jean Marc Ayrault avait déjà assuré jeudi qu'il était «exclu d'exploiter des gaz de
schiste aujourd'hui en France», des propos visant à rassurer les
écologistes et à recadrer son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg , qui avait évoqué mardi la perspective d'une exploitation «écologique» des gaz de schiste.
L'engagement
du chef de l’État semble ainsi mettre fin à une ambiguïté qui
accompagne les gouvernements successifs depuis deux ans, entourant les
techniques d'extraction de cette resssource.
François Hollande avait annoncé en septembre l'annulation de sept demandes de permis soupçonnés de viser ces hydrocarbures.
Mais
deux mois plus tard, il avait rappelé que la recherche de techniques de
forage alternatives continuait et qu'il «prendr(ait) ses
responsabilités» si une nouvelle technologie apparaissait.
Cette
«ambiguïté permanente», pointée par l'ex-ministre de l’Écologie Delphine
Batho, donnait des gages à tous ceux qui estimaient que la France
n'avait pas les moyens de se passer des gaz de schiste.
Les propos tenus dimanche par François Hollande ont immédiatement été salués par les défenseurs de l'environnement.
«On
est satisfait qu'il ferme la porte à l'exploration et à l'exploitation
du gaz de schiste, quelle que soit la technique d'extraction», a dit à
l'AFP Anne Valette, chargée des questions climat à Greenpeace .
M.
Hollande «semble avoir compris que l'enjeu derrière le schiste est
avant tout un enjeu climatique, au-delà de la technique d'extraction»,
a-t-elle ajouté.
«C'est une très bonne nouvelle de voir que le
président de la République réaffirme son attachement à une loi qui
interdit l'exploration du gaz de schiste», a déclaré à l'AFP le
porte-parole de France Nature Environnement (FNE), Benoît Hartmann.
En
juillet 2011, au terme de plusieurs mois de mobilisation dans toute la
France, le Parlement avait adopté la loi Jacob interdisant la
fracturation hydraulique, seule utilisée aujourd'hui pour aller chercher
les gaz et pétrole de schiste.
Or, cette loi interdit de fait la
recherche de ces hydrocarbures mais ne ferme aucunement la porte à une
exploitation future avec d'autres techniques.
«C'est une excellente nouvelle», a dit à l'AFP la présidente du WWF (Fonds mondial pour la nature) France, Isabelle Autissier.
«On était inquiet, on sentait qu'il y avait des pressions», a-t-elle poursuivi.
Pour
le président de l'Association pour la protection des animaux sauvages
(ASPAS), Pierre Athanaze, «on ne peut que saluer la détermination du
président de la République». «Dans les Cévennes, où avaient été
autorisées les premières explorations, il y a des villages absolument
partout», a-t-il rappelé. MCD
soyons le changement...que nous voulons voir dans le monde...
Conférences/Débats/Films/Expositions/Ateliers Spectacles/Visites de Sites/Soirées Conviviales
Les 3 Ecologies : personnelle, sociale et environnementaleThèmes :Territoiresen Transition, Préserver la Forêt, Biodiversité, L’Eau, Danger des Gaz de Schiste, Sortir du Nucléaire, Se soigner Autrement, Psychiatrie Citoyenne, Quelle BioVallée voulons-nous ?, Toxicité des OGM, Action Non-Violente, Collectifs Citoyens, Santé et Alimentation, Pour un Revenu d’Existence, Monnaies Locales, Centre de Soins Palliatifs Alternatifs, Solidarité Paysanne, Fabriquer une Eolienne, Permaculture, Communautés de Travail et de Vie, Les Indignés, Les Abeilles, Adolescence Autrement, Protéger les Haies, Transformation Personnelle/Transformation Sociale, Relation Nord/Sud, Toilettes Sèches, Démonstration d’Eco-Construction, Mobilité et Habitat léger, Eduquer Autrement, Véhicules Partagés, Résister, c’est Créer, Les Artisans du Changement, Quelle Paysannerie ?, Les Monnaies Locales, Eco-Habiter, Epargne Solidaire, Intelligence Collective, Renouveler la Démocratie…
Intervenants : Miguel Bénasayag, Michèle Rivasi,
LesDésobeissants, Tripalium, Pistil, Les Amanins, l’Ecole de la Nature et des Savoirs, Survie 26/07, LPO-Drôme, Bal Folk …
Vous pouvez vous connecter au film de présentation des Rencontres de l'Ecologie ( 1mn 56) grâce au lien suivant : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
" Ecologie au Quotidien" a pour objectif de sensibiliser les habitants sur l'impact de nos gestes quotidiens sur l'environnement, la santé et la société et de proposer des alternatives. Pour ce faire l'association organise à Die, depuis 7 ans à la mi-janvier, les " Rencontres de l'Ecologie au Quotiden" pendant 12 jours et propose conférences, débats, ateliers pratiques, ateliers pour les jeunes, visites de sites, soirées artistiques, sur les 3 écologies: pesonnelle, sociale et environnementale. Espace de rencontres convivial où le plaisir de partager, d'échanger, de créer des projets, de danser permet d'imaginer et construire les transformations sociales et écologique de demain.
L'association met en réseau des associations de l'ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l'Ecologie et des valeurs humanistes. Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d'une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un " Mieux vivre ensemble".